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HOSPITALIER PITIE SALPETRIERE

lundi 18 avril 2005 à 10h02

Les bienfaits cliniques d'une reprise de la bithérapie associant PegIntron et Rebetol ont été démontrés chez les patients atteints d'hépatite C difficile à traiter


PARIS, April 18 /PRNewswire/ --

- PegIntron entraîne un taux de réponse virologique prolongée chez un nombre significatif de patients qui n'ont pas répondu à un traitement antérieur

Les résultats provisoires d'une grande étude clinique en cours suggèrent qu'un nombre significatif de patients atteints d'une infection chronique causée par le virus de l'hépatite C (VHC) et qui n'avaient pas répondu à des traitements antérieurs ont enregistré une réponse virologique prolongée après avoir subi une nouvelle bithérapie PegIntron(R) (peginterféron alfa-2b) et Rebetol(R) (ribavirine) dosée en fonction du poids. Les résultats de la première phase thérapeutique de l'étude EPIC(3) (Evaluation of PegIntron in Control of Hepatitis C Cirrhosis) (1), une grande étude clinique multicentrique engageant près de 2 200 patients répartis dans 140 sites dans le monde, ont été dévoilés hier au cours d'une présentation orale dans le cadre de la 40ème réunion annuelle de la European Association for the Study of the Liver (EASL).

Les patients qui ne répondaient pas ou ceux qui avait rechuté après un traitement à base d'interféron antérieur reçurent une bithérapie associant PegIntron (1.5 mcg/kg/semaine) et Rebetol (800-1,400 mg/jour) en fonction du poids pendant une période allant jusqu'à 48 semaines. Parmi les premiers 978 patients inscrits dans l'étude EPIC(3), 21 % avaient enregistré une réponse virologique prolongée, définie comme étant un virus indétectable (VHC-ARN négatif) six mois après la fin du traitement. Cela représente presque le double du taux de réponse virologique prolongée de 12 % chez les patients ayant subi un nouveau traitement avec peginterféron alfa-2a et ribavirine, observé dans une population similaire de patients (essai HALT-C)(2).

"Les patients qui n'ont pas répondu à un traitement VHC antérieur requièrent des options de traitement viables," a déclaré le Prof. Thierry Poynard, M.D., du Groupe Hospitalier Pitié-Salpêtrière, investigateur principal de l'étude EPIC(3). "Nos recherches démontrent que ce groupe de patients difficiles à traiter peut être re-traité avec succès avec une bithérapie PegIntron et Rebetol."

Ayant examiné la capacité de PegIntron et de Rebetol à obtenir une réponse virologique prolongée chez les patients qui n'avaient pas répondu à un traitement antérieur, les chercheurs ont également évalué la capacité de Réponse Virologique Précoce, définie comme étant une diminution >2 log10 ou VHC-ARN indétectable à la semaine 12, pour prédire la probabilité d'obtenir une réponse virologique prolongée chez ces patients. Parmi les patients qui enregistrèrent une Réponse Virologique Précoce, 36 % enregistrèrent une réponse virologique prolongée: 57 % de ceux qui présentaient un VHC-ARN indétectable à la semaine 12 enregistrèrent une réponse virologique prolongée, mais seulement 4 % de ceux qui présentaient une charge virale détectable à la semaine 12. Les patients qui n'avaient pas répondu ou avaient rechuté avec un VHC-ARN indétectable à la semaine 12 étaient également susceptibles d'enregistrer une réponse virologique prolongée (56 vs. 57 %). Les résultats d'EPIC(3) ont indiqué que, outre les patients qui présentaient un VHC-ARN indétectable à la semaine 12, la reprise du traitement pourrait aussi constituer une bonne option pour les patients présentant d'autres facteurs clés affectant leur réponse:

- La réponse virologique prolongée était supérieure chez les patients atteints du virus génotype 2 ou 3 (56 %) vs. les patients atteints du virus génotype 1 (14 %) (p<0.01); génotype 1 est le type d'hépatite C le plus difficile à traiter. - La réponse virologique prolongée était supérieure chez les patients qui avaient rechuté après un traitement antérieur (41 %) vs. Les patients qui n'avaient pas répondu au traitement (14 %) (p<0.01). - La réponse virologique prolongée était supérieure chez les patients atteints de fibrose F2/3 (bénigne à modérée) (26 %) vs. les patients atteints de fibrose F4 (avancée) (15 %)(p<0.01).

"Nous continuons de faire des progrès dans le traitement de l'hépatite C et, nous disposons actuellement de médicaments et de schémas thérapeutiques améliorés. Elle demeure toutefois une maladie difficile à conquérir," Poynard ajoute. "Nous savons que certains patients VHC ne pourront pas se débarrasser du virus avec les traitements disponibles à l'heure actuelle. Dans l'étude EPIC(3), nous cherchons les moyens d'enrayer la progression de la maladie hépatique chez les patients qui suivent un traitement PegIntron d'entretien à faible dose. Notre objectif est de maintenir ces patients en bonne santé jusqu'à ce que la prochaine génération de produits VHC soit disponible."

L'étude EPIC(3)

L'étude EPIC(3) rassemble trois études en une dans le but d'évaluer une bithérapie associant PegIntron et Rebetol. L'étude comprend :1) un essai réalisé sur les patients n'ayant pas répondu à un traitement antérieur avec une réponse virologique prolongée comme critère d'évaluation clinique pour les patients atteints d'une fibrose de type F2-4 ;2) un essai destiné à améliorer les résultats histologiques hépatiques dans le cadre d'un traitement à long terme de patients atteints d'une fibrose de type F2-3 ; 3) un essai destiné à améliorer les critères d'évaluation cliniques des cirrhotiques (qu'il s'agisse de patients n'ayant pas répondu au traitement ou n'ayant pas eu de traitement antérieur.

L'étude EPIC(3) engagera près de 2 200 patients atteints de fibrose (mais pas de cirrhose) pendant une phase thérapeutique initiale, et environ 1,700 patients n'ayant pas répondu au traitement en phase initiale et/ou atteints de cirrhose, dans une seconde phase d'entretien à long terme (trois à cinq ans).

Phase thérapeutique initiale : elle concerne des patients atteints de VHC, souffrant d'une fibrose de type F 2-4 (avec cicatrisation légère à avancée mais pas de cirrhose), qui n'ont pas répondu au traitement ou ont rechuté après l'administration d'une thérapie à base d'interféron associant ou non la ribavirine. Ils seront retraités par une bithérapie associant PegIntron, avec une posologie ajustée selon le poids (1,5 mcg/kg/sem.) et Rebetol (800-1,400 mg/jour) pendant 48 semaines.

Phase de traitement d'entretien : les patients qui n'ont pas répondu au traitement initial et/ou sont atteints de cirrhose recevront une faible dose de PegIntron dont la posologie sera ajustée selon le poids du patient (0,5 mcg/kg/sem)comme traitement d'entretien à long terme. L'étude évaluera si PegIntron, en monothérapie d'entretien, est capable de retarder ou d'éviter l'apparition d'une maladie hépatique létale provoquée par le virus chez les patients atteints d'une forme avancée de la maladie

Schering-Plough Research Institute est le promoteur de l'étude EPIC(3)qui est menée aux Etats-Unis, en Europe, en Amérique Latine et en Extrême-Orient.

Le Groupe Hospitalier Pitié-Salpêtrière est le plus grand hôpital de France avec ses 20 unités de recherche et il traite plus de 500 000 patients par an. Il compte 110 professeurs de médecine exerçant à plein temps. Outre sa vocation d'hôpital public, la Pitié-Salpêtrière est également un CHU accueillant 600 étudiants de l'Université Paris VI.

References: (1) Poynard T, Schiff E, Terg R, Goncales F, Diago M, Reichen J, Moreno R, Bedossa P, Burroughs M, Albrecht J. Sustained Virologic Response (SVR) In the EPIC(3) Trial: Week Twelve Virology Predicts SVR in Previous Interferon/Ribavirin Treatment Failures Receiving PegIntron/Rebetol (PR) Weight Based Dosing (WBD). Oral presentation. Sunday, April 17: 40th Annual Meeting of the European Association for the Study of Liver (EASL), Paris, France, April 14-17, 2005. (2) DiBisceglie A, Division of Gastroenterogy and Hepatology, St Louis University School of Medicine, St Louis, MO. Results of HALT-C Trial; Digestive Disease Week 2003 Conference, Orlando, FL, USA, May 17-23, 2003.

Hospitalier Pitie Salpetriere

Professeur Thierry Poynard, Fax: +33-1-45-86-20-22, tpoynard@teaser.fr; ou Molly Watson de Ritz Communications, +1-413-454-3926, Bureau: +1-413-568-5794

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