d'ici 2020 : de 95 000 à 153 000 emplois seront nés de la transition écologique en Île-de-France
le 17 octobre 2016
Emplois et transition écologique
Spécificités et potentiels en Île-de-France
L'IAU publie le troisième tome de l'étude sur les emplois de la transition écologique en Île-de-France.Après avoir réalisé un cadrage général, puis défini un périmètre statistique, il s'agit aujourd'hui d'étudier le coeur du réacteur, comment cette transition écologique se concrétise, ses marges de progression et son impact sur l'emploi tant quantitativement que qualitativement.
En Île-de-France, les perspectives de développement de l’économie verte et des emplois associés sont encourageantes. À moyen terme (5 à 10 ans), la dynamique de transformation est portée, à la fois, par les normes environnementales et les importants investissements publics consentis dans le cadre de projets tels que celui du Grand Paris ou du schéma régional du climat, de l’air et de l’énergie (SRCAE). Au total, à l’horizon 2020, ce sont entre 95 000 et 153 000 emplois (ETP) supplémentaires qui pourraient être créés pour couvrir les besoins du Grand Paris et du SRCAE.
Le secteur de la construction est le domaine d’activité qui devrait le plus bénéficier de ces investissements. Mais la grande majorité de ces emplois sont de durée limitée, et directement liés au calendrier d’investissement public dans la construction ou la rénovation des infrastructures. L’ampleur de la création d’emplois dépendra ensuite, à moyen et long terme, de la compétitivité des filières industrielles de l’économie verte et du positionnement de la région dans la chaîne de valeur de ces filières.
> Une attention particulière doit être portée aux PME et TPE et à leurs salariés
> Les entreprises franciliennes doivent innover et adapter leurs processus de production dans un environnement très concurrentiel> La transformation écologique suppose de relier l’économie actuelle à des objectifs de long terme (15 à 40 ans)Les recommandations de l'IAU s’articulent autour de quatre grands axes :
- La nature du cap politique : l’objectif doit être transversal, quantifiable et de long terme pour permettre de clarifier la trajectoire de transformation et limiter ainsi la prise de risque des acteurs.
- Le décalage entre la théorie et la pratique : de la sensibilisation au changement, il y a un nécessaire accompagnement des acteurs publics, sur la durée, qui n’a pas été encore fait.
- L’intégration des enjeux environnementaux dans la stratégie économique : les marges de progression subsistent à la fois dans la définition de priorités industrielles, la mise en pratique des innovations, la clarification du calendrier d’investissement, l’amélioration des outils de mesure de l’emploi dans l’économie verte.
- Enfin, face à la rapidité des mutations, l’anticipation et la coordination des acteurs aux différentes échelles nous paraissent indispensables pour optimiser la création d’emplois. Il s’agit de travailler étroitement avec les territoires, les entreprises, notamment les TPE PME, et de développer l’offre de formation initiale et continue en environnement pour les Franciliens.
Retrouvez l'intégralité de l'étude ici : http://www.iau-idf.fr/savoir-faire/nos-travaux/edition/emplois-et-transition-ecologique-2.html
Contact presse : Sandrine Kocki 01 44 79 75 78 / 06 07 05 92 20


