Perspectives 2018: les investisseurs institutionnels s'éloignent de la volatilité, des bulles d'actifs et de la fragilité des marchés qu'ils anticipent pour l'année prochaine, selon une étude Natixis
- Les montants alloués aux stratégies passives sont sur le déclin pour la troisième année consécutive; 76% pensent que l'environnement actuel du marché favorise une gestion active
- Les actifs alternatifs font de l'ombre aux obligations à l'heure où les investisseurs se tournent vers l'Europe et les marchés émergents; les secteurs des technologies, des soins de santé, de l'aérospatial et des services financiers sont perçus comme les plus performants
- 72% sont surpris que la volatilité ait été si faible pendant si longtemps, et 59% disent qu'il s'agit là d'une préoccupation majeure, mais les risques géopolitiques et les bulles d'actifs sont les principales préoccupations des investisseurs institutionnels
- Une majorité déclare que la croissance des investissements passifs comprime artificiellement la volatilité (59%), fausse les valuations relatives et les ratios risques-rendements (56%), et augmente les risques systémiques (63%)
Perspectives 2018: les investisseurs institutionnels s'éloignent de la volatilité, des bulles d'actifs et de la fragilité des marchés qu'ils anticipent pour l'année prochaine, selon une étude Natixis
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Natixis Investment Managers
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Elizabeth.Bartlett@Natixis.com
ou
TED
MEYER, +1 617 449-2507
Ted.Meyer@Natixis.com
Les investisseurs institutionnels sont méfiants à l'égard de la fragilité des marchés, du faussement des prix d'actifs et des risques systémiques causés par les interventions des banques centrales et de la popularité croissante des investissements passifs, mais ils restent confiants que leurs propres portefeuilles seront capables de résister à l'orage avec seulement quelques légères modifications, selon les conclusions d'une nouvelle étude publiée ce jour par Natixis Investment Managers. Pour positionner leurs portefeuilles contre la volatilité qu'ils anticipent, à un moment où les banques centrales retirent graduellement le système d'assistance monétaire mis en place depuis la crise financière, les investisseurs professionnels du monde entier accroissent les sommes allouées aux actifs non traditionnels, y compris les capitaux propres, l'endettement privé, les infrastructures et l'immobilier, pour trouver des alternatives aux obligations et partir à la recherche de retours plus élevés dans un marché engorgé.
Ce communiqué de presse contient des éléments multimédias. Voir le communiqué complet ici : http://www.businesswire.com/news/home/20171205006504/fr/
Institutional Investors' 2018 Sector Outlook (Graphic: Business Wire)
Le Center for Investor Insight (organisme analytique pour investisseurs) de Natixis Investment Managers a interrogé 500 investisseurs institutionnels du monde entier gérant plus de 19 trillions de dollars d'actifs pour les retraités, gouvernements, compagnies d'assurance et autres institutions. L'étude a trouvé que 77% des répondants craignent que la période prolongée de faiblesse des taux d'intérêt ne soit à l'origine des bulles d'actifs. Six interrogés sur dix (59%) déclarent que l'absence de volatilité est une préoccupation majeure pour les investisseurs, et 59% pensent que la volatilité a été artificiellement comprimée par les montants engagés dans les stratégies d'investissement passif. Plus de la moitié (56%) pensent que l'augmentation des investissements passifs faussent les valuations boursières relatives et créent des risques systémiques (63%), parmi lesquels 72% sont d'avis que les investisseurs individuels n'ont pas conscience de ces conditions.
"Les investisseurs sont confrontés à des défis sans précédent, à l'heure où les banques centrales déploient les politiques d'argent facile qui ont dominé les marchés depuis la crise financière et se préparent à un marché obligataire ballotté pour la première fois depuis plus d'une génération", déclare David Giunta, CEO pour les États-Unis et le Canada chez Natixis Investment Managers. "Alors qu'elles planifient leur modus operandi, la majorité des institutions nous disent qu'une gestion active offre le moyen le plus sûr d'atteindre les objectifs clefs dans des marchés de cette nature, en fournissant par exemple une protection en aval, en augmentant l'exposition aux catégories d'actifs non corrélés, en tirant parti des mouvements de marché à court terme et, au final, en générant des retours mieux ajustés aux risques."
Les études de Natixis montrent que les investisseurs institutionnels ont augmenté les montants alloués aux investissements gérés de manière active depuis 2015, pour atteindre aujourd'hui plus de deux tiers de leur portefeuille global (68%). En parallèle, les montants alloués aux fonds gérés passivement ont décliné, pour passer de 36% en 2015 à 32% maintenant.
D'après l'étude, les principaux investisseurs institutionnels s'attendent aux tendances suivantes pour 2018:
- La gestion active continuera de gagner du terrain: les trois quarts des institutions (76%) s'accordent à dire que l'environnement du marché actuel sera probablement favorable à une gestion active des investissements en 2018, y compris 78% des fonds de pension et 79% des gestionnaires de fondation et de fonds de dotation. En quête de croissance, les investisseurs institutionnels disent trouver qu'une gestion active est mieux adaptée pour saisir les opportunités présentées par les marchés émergents (75%), fournir une exposition à des actifs non corrélés (74%) et mettre en place des stratégiques ESG (68%). Près des trois quarts (73%) des répondants disent qu'une gestion active convient également mieux pour fournir une protection en aval, en comparaison avec des stratégies passives.
- Une volatilité accrue: soixante-douze pour cent des investisseurs institutionnels se disent surpris que la volatilité soit restée si basse pendant si longtemps, et la plupart d'entre eux estiment que cette tendance ne continuera pas en 2018. Soixante-dix-huit s'attendent à ce que le marché boursier soit plus volatile et 70% pensent que le marché obligataire sera plus volatile l'année prochaine.
- Des bulles pas si petites: l'appétit des investisseurs pour des actifs plus risqués générant des rendements plus élevés a été une tendance récurrente positive, avec une ruée des investisseurs pour des actifs que beaucoup estiment être devenus des bulles. Trente pour cent des institutions pensent qu'il existe une bulle sur marché boursier, et 42%, y compris 60% au Royaume-Uni, pensent qu'il existe une bulle sur le marché obligataire. Près des deux tiers (64%) des investisseurs institutionnels pensent que le bitcoin, la principale cryptomonnaie émergente, est une bulle, avec une appréciation supérieure à 56%, pour dépasser la barre des 10 000 dollars ce mois-ci, depuis que l'étude a été réalisée. Sept répondants sur dix (71%) disent que les investisseurs institutionnels et individuels prennent trop de risques pour obtenir du rendement.
- Le retour de l'alpha: soixante-neuf pour cent des investisseurs pensent que les corrélations boursières conserveront le même niveau ou augmenteront dans l'année prochaine, et 76% disent que le ratio alpha a été plus difficile à atteindre en raison de l'efficience accrue des marchés. Toutefois, près de la moitié (46%) prédisent une solubilité en hausse, ou l'augmentation de l'écart entre les prix des titres en 2018. Sept investisseurs institutionnels sur dix (69%) disent qu'une gestion active leur permet de tirer parti des mouvements de marché à court terme.
- Pics sectoriels: davantage d'institutions (45%) s'attendent à ce que la performance du secteur des technologies dépassera celle du marché en 2018, avant tout autre secteur, suivi par les soins de santé (44%), la défense/aérospatial (43%) et les services financiers (41%).
- Menaces pour la performance des investissements: les investisseurs perçoivent certains événements géopolitiques, comme la tension avec la Corée du Nord et l'instabilité dans l'Union européenne, comme le plus gros risque pour les marchés. Soixante-quatorze pour cent des institutions disent que ces événements auraient un impact négatif sur la performance des investissements, suivi par l'impact des bulles d'actifs (65%), la hausse des taux d'intérêt (61%), la faiblesse des rendements (54%) et le déploiement d'un assouplissement quantitatif (53%).
Déplacements de portefeuille
Les gestionnaires institutionnels procèdent à des mesures tactiques d'allocation d'actifs et adoptent une approche plus stratégique dans la construction de leurs portefeuilles. Leurs trois premières préoccupations en matière de risques de portefeuille pour 2018 sont les taux d'intérêt (62%), les pics de volatilité du prix des actifs (53%) et les liquidités (32%). Seulement 43% pensent que la diversification dans les actions et obligations traditionnelles peut fournir une protection en aval adéquate, et 64% disent qu'un revenu fixe ne joue plus son rôle traditionnel de contrôle des risques dans leurs portefeuilles.
En moyenne, les portefeuilles institutionnels sont actuellement alloués aux actions (37%), obligations (34%), titres alternatifs (21%) et 5% en liquide. Plus de 90% sont diversifiés géographiquement, avec des positions en actions sur les marchés développés et émergents à l'échelle internationale. L'année prochaine, ils appliqueront les ajustements d'allocation suivants:
- Actions: diminuer l'exposition aux actions américaines; augmenter les montants alloués aux actions en Europe et sur les marchés émergents. Près de la moitié (46%) pensent que l'Asie-Pacifique offre les meilleures opportunités d'investissement sur les marchés émergents.
- Revenu fixe: diminuer l'exposition aux obligations à haut rendement et aux dettes publiques; augmenter l'exposition aux dettes des marchés émergents.
- Titres alternatifs: les principaux mouvements de l'année à venir portent sur l'augmentation des montants alloués aux actifs non traditionnels, y compris les capitaux privés, la dette privée, l'immobilier et les infrastructures.
Soixante et un pour cent pensent que les capitaux privés fournissent la meilleure diversification par rapport aux catégories d'actifs traditionnels, et 58% disent que la dette privée fournit une meilleure diversification que les véhicules à revenu fixe. Parmi ceux qui ont actuellement investi dans des capitaux privés, 81% sont satisfaits de la performance; toutefois, 44% disent que le manque de transparence les décourage d'investir dans des capitaux propres.
Quatre-vingt-huit pour cent des institutions ayant actuellement investi dans de la dette privée sont satisfaites de la performance, et sept sur dix (73%) souhaiteraient disposer de plus d'options d'investissement. Près de trente pour cent (29%) ont actuellement des positions dans des obligations environnementales. Alors que 78% ont investi dans l'infrastructure, et 33% projettent d'augmenter leur exposition l'année prochaine, 41% disent que l'incertitude politique a rendu leur organisation moins susceptible d'investir dans l'infrastructure.
Alors que 73% des institutions interrogées pensent que leur hypothèse de retour à long terme de 7,2% en moyenne est un objectif réaliste, seulement un quart (24%) revoient leurs attentes à la baisse pour 2018. Seulement 12% prévoient d'élever leur objectif, et la plupart d'entre eux conservent leurs objectifs actuels. Quatre-vingt-douze pour cent des institutions déclarent que la concrétisation de leurs hypothèses de retour à long terme est leur défi prioritaire, y compris 93% des gestionnaires de fonds de pension.
"Les investisseurs institutionnels ont adopté une approche à long terme et utilisé leur taille pour relever les défis que présentait cette période prolongée de faibles taux d'intérêt et de valuations élevées", déclare Robert Hussey, vice-président exécutif de l'Institutional Services Group chez Natixis Investment Managers. "En appliquant des stratégies alternatives, comme les infrastructures et les marchés privés, les institutions restent confiantes en leur capacité à affronter les obstacles à venir et à remplir leurs mandats."
Méthodologie
Natixis a interrogé 500 investisseurs institutionnels, y compris des gestionnaires de fonds de retraites d'entreprises et publiques, des fonds de dotation, des fonds d'assurance et des fonds souverains en Amérique du Nord, en Amérique latine, au Royaume-Uni, en Europe continentale, en Asie et au Moyen-Orient. Les données ont été recueillies en septembre et octobre 2017 par le cabinet d'étude CoreData. Les conclusions sont publiées dans un nouveau livre blanc intitulé "It's the end of the world as they know it. And they feel fine." (C'est la fin du monde tel que nous le connaissons, et ça ne les inquiète pas). Pour plus de renseignements, rendez-vous sur im.natixis.com/us/research/institutional-investor-outlook-2018.
À propos de Natixis Investment Managers
Natixis Investment Managers met à disposition des professionnels de la finance des moyens avisés permettant d'optimiser l'élaboration des portefeuilles. Forts de l'expertise de 26 sociétés de gestion spécialisées réparties dans le monde entier, nous nous appuyons sur notre plateforme Active ThinkingSM pour fournir des solutions proactives permettant à nos clients d'optimiser leurs résultats, sur tous les marchés. Natixis figure parmi les plus grands gestionnaires d'actif au monde1 (813,1 milliards € / 961,1 milliards $ d'actifs sous gestion2).
Basée à Paris et Boston, Natixis Investment Managers est une filiale de Natixis. Cotée à la Bourse de Paris, Natixis est une filiale de BPCE, deuxième groupe bancaire de France. Natixis Investment Managers dispose de sociétés de gestion d'investissement affiliées et de groupes spécialisés dans la distribution et les services, parmi lesquels Active Index Advisors®;3 AEW; AlphaSimplex Group; Axeltis; Darius Capital Partners; DNCA Investments;4 Dorval Asset Management;5 Gateway Investment Advisers; H2O Asset Management;5 Harris Associates; Investors Mutual Limited; Loomis, Sayles & Company; Managed Portfolio Advisors®;3 McDonnell Investment Management; Mirova;6 Natixis Asset Management; Ossiam; Seeyond;7 Vaughan Nelson Investment Management; Vega Investment Managers; et Natixis Private Equity Division, qui comprend Seventure Partners, Naxicap Partners, Alliance Entreprendre, Euro Private Equity, Caspian Private Equity et Eagle Asia Partners. Les offres ne sont pas toutes disponibles dans toutes les juridictions. Pour des informations complémentaires, rendez-vous sur im.natixis.com | LinkedIn: linkedin.com/company/natixis-investment-managers.
Natixis Investment Managers englobe toutes les entités de gestion et de distribution d'investissements affiliées à Natixis Distribution, L.P. et Natixis Investment Managers S.A.
Au Canada: ces informations sont fournies par Natixis Investment Managers Canada LP.
1 Mise à jour quantitative de Cerulli: Global Markets 2017 a
classé Natixis Investment Managers (anciennement Natixis Global Asset
Management) à la 15e place des plus grandes sociétés de gestion d'actifs
au monde, sur la base des actifs sous gestion au 31 décembre 2016.
2
Valeur liquidative au 30 septembre 2017. Les actifs sous gestion (ASG),
tels que déclarés, peuvent inclure des actifs notionnels, des actifs
administrés, des actifs bruts et d'autres types d'ASG non réglementaires.
3
Une division de Natixis Advisors, L.P.
4 Une
marque de DNCA Finance.
5 Une filiale de Natixis Asset
Management.
6 Une filiale de Natixis Asset Management.
Exploitée aux États-Unis par le biais de Natixis Asset Management U.S.,
LLC.
7 Une marque de Natixis Asset Management. Exploitée
aux États-Unis par le biais de Natixis Asset Management U.S., LLC.
Le texte du communiqué issu d'une traduction ne doit d'aucune manière être considéré comme officiel. La seule version du communiqué qui fasse foi est celle du communiqué dans sa langue d'origine. La traduction devra toujours être confrontée au texte source, qui fera jurisprudence.
Consultez la version source sur businesswire.com : http://www.businesswire.com/news/home/20171205006504/fr/


