Une nouvelle étude montre qu'il conviendrait d'accorder une reconnaissance spéciale et une nouvelle considération thérapeutique aux patients atteints de spondylite ankylosante et présentant une affection inflammatoire non articulaire supplémentaire
AMSTERDAM, Pays-Bas, June 24 /PRNewswire/ --
- Résultats d'une étude présentés à l'occasion d'un grand Congrès européen de rhumatologie
Les résultats d'une nouvelle étude réalisée auprès de patients souffrant de spondylite ankylosante (SA), présentés ce jour à l'occasion de l'édition 2006 du Congrès européen annuel de rhumatologie organisé par la Ligue européenne de lutte contre les rhumatismes (EULAR), suggèrent que les patients présentant des manifestations d'ordre non articulaire associées à une spondylite ankylosante pourraient souffrir d'un phénotype pathologique différent, s'exprimant sous la forme d'affections articulaires plus périphériques, que les patients souffrant uniquement de la pathologie primaire. Par ailleurs, un second groupe d'étude, composé de patients recrutés en Belgique, a mis en évidence que sur les 42% de patients souffrant de SA et présentant au moins une manifestation non articulaire, 27% présentaient également une uvéite antérieure, 11% un psoriasis, et 10% une pathologie intestinale inflammatoire.
L'étude ASPECT (Ankylosing Spondylitis Patients Epidemiological Cross-sectional Trial, étude épidémiologique transversale menée auprès de patients atteints de spondylite ankylosante) a montré que près de la moitié des 847 patients souffrant de spondylite ankylosante (42%) inclus dans l'étude présentaient au moins une manifestation non articulaire, dont notamment uvéite, psoriasis et pathologie intestinale inflammatoire, et que 5% d'entre eux souffraient de plus d'une manifestation non articulaire au moment de leur inclusion dans l'étude. L'étude avait pour objectif d'évaluer quels paramètres cliniques contribuaient de manière indépendante à la présence de manifestations non articulaires chez les patients souffrant de spondylite ankylosante tels que définis par les critères de spondylarthrite de New York. En outre, une cohorte transversale supplémentaire composée de patients souffrant de spondylite ankylosante recrutés en Belgique a fait l'objet d'analyses afin de déterminer la prévalence et la gravité de cette affection dans leur pays.
<< Cette étude confirme que de nombreux patients atteints de spondylite ankylosante souffrent également d'autres pathologies inflammatoires non articulaires >>, a déclaré le Dr Filip Van den Bosch, investigateur de l'étude ASPECT, Hôpital universitaire de Gand, en Belgique. << Les praticiens devraient envisager de réviser leur approche de cette pathologie, afin d'assurer une prise en charge de la maladie dans sa globalité chez les patients atteints de spondylite ankylosante >>.
<< Plus de 60% des patients atteints de SA inclus dans cette étude et ayant déclaré souffrir de spondylite ankylosante depuis plus de 30 ans ont présenté tout un éventail de maladies inflammatoires, y compris psoriasis, uvéite et maladie intestinale inflammatoire, et 90% de ces patients souffraient à la fois d'affections rhumatismales axiales et périphériques >>, précise le Dr Serge D. Steinfeld, Département de Rhumatologie, Hôpital Erasme, Université de Bruxelles, Belgique. << Cette analyse souligne clairement l'importance et la nécessité de reconnaître et de traiter les maladies inflammatoires co-morbides chez les patients souffrant de spondylite ankylosante >>.
Ces résultats coïncident avec de nouvelles recherches montrant que les rhumatologues européens pourraient faire plus d'efforts pour diagnostiquer les manifestations non articulaires chez les patients souffrant de spondylite ankylosante. Une récente étude réalisée par Harris Interactive auprès de 450 rhumatologues européens a conclu que la grande majorité des rhumatologues interrogés (85% et 92% respectivement) reconnaissaient que les patients souffrant de spondylite ankylosante et présentant une ou plusieurs co-morbidités existantes présentaient généralement un pronostic moins favorable et jouissaient d'une moindre qualité de vie que les patients souffrant respectivement uniquement de spondylite ankylosante axiale et de spondylite ankylosante périphérique. Toutefois, un rhumatologue sur trois n'effectue pas auprès de ses patients atteints de SA un dépistage actif d'autres maladies inflammatoires, invoquant pour se disculper le manque de justifications cliniques.
À propos de l'étude ASPECT
ASPECT était une étude randomisée réalisée auprès de patients souffrant de SA (au regard du critère de New York modifié), qui ont été inclus entre le mois de février 2004 et le mois de février 2005 par 44% de la population belge de rhumatologues, afin d'évaluer quels étaient les paramètres cliniques qui contribuaient de manière indépendante à la présence de manifestations non articulaires chez les patients atteints de SA. Sur les 847 patients répondant au critère de New York, 492 (soit 58%) ne présentaient aucune manifestation non articulaire, 224 (26,5%) présentaient une uvéite, 89 (10,5%) un psoriasis, 84 (10%) une maladie intestinale inflammatoire, et 42 (5%) présentaient plus d'une manifestation non articulaire. Les patients atteints d'une uvéite associée à la SA avaient développé la maladie à un âge moins avancé (24,3 ans contre 27,3 ans) que les patients présentant une SA primaire (p = 0,0019). De plus, les cas d'oligoarthrite (RC 1,49 ; IC à 95% 1,08-2,05) et d'arthrite de la hanche (RC 1,44 ; 1,02-2,03) étaient plus fréquents chez ces patients (p = 0,014 et 0,036). La comparaison effectuée entre les patients atteints de SA présentant une maladie intestinale inflammatoire et les patients atteints de SA mais ne présentant pas de maladie intestinale inflammatoire a permis d'observer des résultats similaires. Un total de 52% de patients souffrant de SA et atteints de psoriasis présentaient également une oligoarthrite, contre 31% chez les patients souffrant uniquement de SA (p = 0,029 ; RC 2,26 [1,32-3,87]). Aucune différence significative n'a été observée au niveau des critères BASDAI (Bath Ankylosing Spondylitis Disease Activity Index), BASFI (Bath Spondylitis Functional Index), BASMI (Bath Ankylosing Spondylitis Metrology Index), CRP (C-reactive protein), HLAB27 et du degré de sacroiliite. Comme cela était prévisible, le recours aux corticostéroïdes et l'ostéoporose étaient plus fréquents dans le groupe de patients souffrant de SA et de maladie intestinale inflammatoire associée.
La sous-analyse belge de l'étude ASPECT
La sous-analyse réalisée dans le cadre de l'étude ASPECT avait pour objectif d'analyser de manière transversale la prévalence et la gravité de la spondylite ankylosante en Belgique. Les résultats ont conclu que 89 des 204 rhumatologues ont pris part à l'étude (soit 44% de la population totale de rhumatologues belges). 79% d'entre eux travaillaient dans des centres de soins secondaires, 11% dans des centres universitaires, et 10% dans les deux types de centres. 847 patients souffrant de spondylite ankylosante au regard du critère de spondylarthrite de New York modifié ont été inclus. Un total de 42% de patients présentaient des manifestations non articulaires de la maladie : 27% présentaient une uvéite antérieure, 11% un psoriasis, et 10% une pathologie intestinale inflammatoire. 34% des patients avaient un membre de leur famille souffrant de spondylite ankylosante, et 46% avaient un membre de leur famille atteint d'une affection liée à la spondylarthrite (spondylite ankylosante, uvéite antérieure, psoriasis et/ou maladie intestinale inflammatoire). 99% des patients avaient reçu des médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), et 58% avaient déjà eu recours à au moins 3 AINS. 52% des patients présentaient des antécédents d'utilisation de corticostéroïdes (intra-articulaires, oraux et/ou intraveineux), 69% avaient déjà eu recours à des agents modificateurs de la maladie divers (méthotrexate 19%, sulfasalazine 61%, azathioprine 4%), et 12% étaient ou avaient été traités par des agents anti-TNF.
À propos de la spondylite ankylosante
La spondylite ankylosante est une forme douloureuse et évolutive d'arthrite rachidienne qui affecte généralement des personnes âgées de moins de 35 ans. Elle débute typiquement à la fin de l'adolescence ou au début de la vingtaine, et peut entraîner une fusion des vertèbres rachidiennes, des hanches et d'autres articulations. Souvent mal diagnostiquée car assimilée à un << simple mal de dos >> (douleur dorsale mécanique) ou comme une arthrite indifférenciée, la SA est une pathologie inflammatoire systémique qui, outre son impact sur la colonne vertébrale, peut affecter la vision, les organes internes et les articulations périphériques. Selon la Campagne de recherche sur l'arthrite, la SA affecte jusqu'à 0,5% de la population. Sur le continent européen, sa prévalence est évaluée entre 0,2 et 1% de la population totale. La Spondylitis Association of America (SAA, Association américaine de la spondylite) estime pour sa part que 350.000 à un million de personnes souffrent de spondylite ankylosante ou d'une pathologie associée à la SA aux États-Unis.
À propos de Schering-Plough
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