Le tiotropium réduit les exacerbations et le besoin de traitements associés chez les patients souffrant de BPCO
HOPITAL COCHIN, PARIS, France, March 7 /PRNewswire/ -- Les résultats d'une étude d'un an publiée dans le numéro du European Respiratory Journal de ce mois-ci montre que le tiotropium réduit d'une manière importante les exacerbations et le besoin de traitements associés chez les patients souffrant de BPCO, par comparaison au placebo (1). Le tiotropium (SPIRIVA(R)) est un médicament anticholinergique recommandé pour le traitement d'entretien de patients souffrant de BPCO [broncho-pneumopathie chronique obstructive] (2).
La BPCO est une maladie progressive des voies respiratoires qui crée des détériorations importantes de la fonction pulmonaire et une dyspnée chronique (2). 600 millions de personnes dans le monde souffrent déjà de BPCO, mais on s'attend à ce que cette pathologie s'étende jusqu'à être la principale cause de mortalité dans le monde d'ici 2020(3), (4).
Les exacerbations de BPCO, qui sont une cause importante de mortalité et d'infirmité, sont caractérisées par une aggravation aigüe des symptômes causant avec le temps une détérioration de la fonction pulmonaire (5). Prévenir et traiter les exacerbations est un des principaux objectifs du traitement de la BPCO (2) car ces exacerbations affectent profondément la qualité de vie du patient et rendent souvent nécessaire un traitement médicamenteux supplémentaire et une hospitalisation, ce qui ajoute au coût financier déjà élevé du traitement de la BPCO (6).
<< Les résultats de cette étude sont une très bonne nouvelle, tant pour les patients que pour leurs médecins >> a déclaré le Professeur Dusser, Chef du Service de Pneumologie de l'Hôpital Cochin à Paris et principal chercheur de cette étude. << Les traitements de la BPCO peuvent réduire la fréquence et la gravité des exacerbations ainsi que le recours aux traitements associés, et peuvent avoir un impact important tant sur la qualité de vie du patient que sur le coût du traitement. Cette étude a montré qu'avec le tiotropium nous avons une option de traitement efficace pour y parvenir. >>
Cette étude randomisée en double aveugle a porté sur un an, sur deux groupes parallèles de 1 010 patients dans 177 centres de soins en France. Comparé au placebo, le traitement au tiotropium (1):
- a significativement retardé l'apparition de la première exacerbation: de ~100 jours (p<0,001)
- a réduit de 17 % (p<0,01) la proportion de patients qui souffraient de plus d'une exacerbation
- a diminué le nombre d'exacerbations de 35 % (p<0,001) et le nombre de jours d'exacerbation de 37 % (p<0,001)
- a diminué le besoin de traitements associés notamment le nombre de visites d'urgence du médecin de 41%, d'appels téléphoniques au médecin de 53% (p<0,05) et réduit la prise de médicaments respiratoires concomitants, antibiotiques et stéroïdes oraux (p<0,0001).
Le traitement a aussi amélioré la respiration des patients sur une année, par comparaison au placebo. Cette amélioration a été mesurée par analyses spirométriques du FEV1 (ou VEMS, volume expiré maximal par seconde mesuré lors d'une expiration forcée).
Références:
1. Dusser D, Bravo M-L, Iacono P pour le groupe d'étude MISTRAL. Eur Respr J 2006; 27:547-555.
2. Global Initiative for Chronic Obstructive Lung Disease. Global Strategy for the Diagnosis, Management and Prevention of Chronic Obstructive Pulmonary Disease. Executive Summary. GOLD website (http://www.goldcopd.com). Mise à jour 2005.
3. World Health Organization/Organisation Mondiale de la Santé. Rapport OMS 2004. Annexe Statistique. Annexe tableau 2 et 3: 120-131.
4. Murray CJL, Lopez AD. eds. The Global Burden of Disease: a comprehensive assessment of mortality and disability from diseases, injuries, and risk factors in 1990 and projected to 2020. Cambridge; Harvard University Press; 1996.
5. Wedzicha JA, Donaldson GC. Respir Care 2003; 48:1204-1213.
6. Seemungal TAR, Donaldson GC, Bhowmik A et al. Am J Respir Crit Care. Med 2000; 161:1608-1613.


