Une coalition mondiale de spécialistes du diabète exige une gestion intransigeante du diabète afin de prévenir un fardeau international coûteux et dévastateur
EASD - COPENHAGUE, Danemark, September 15 /PRNewswire/ --
- Appel mondial à l'action lancé par des spécialistes du diabète provenant d'Europe, d'Amérique latine, d'Asie, des États-Unis, du Canada et d'Australie
- Spécialistes du diabète :
- Nous devons améliorer la gestion du diabète
- Nous devons accroître l'acceptation de l'insuline en informant les gens de son utilisation en tant que traitement optimal viable
- Nous devons réduire le fardeau toujours grandissant de cette maladie
Un rapport de consensus publié aujourd'hui exige qu'on prenne des mesures très rapidement visant à améliorer la gestion du diabète de façon radicale. Le rapport de consensus consiste en un appel mondial à l'action fait à la suite d'une rencontre de 25 spécialistes des diabètes respectés provenant de 16 pays.
Le diabète est une épidémie mondiale en pleine croissance qui a un effet considérable sur les budgets en matière de santé et qui risque de réduire l'espérance de vie de ceux qui en sont atteints. La coalition a été créée afin de trouver des moyens pour faire face à ce fardeau mondial inquiétant après avoir appris quelles étaient les conclusions d'un sondage majeur mené à l'échelle internationale, le << Optimizing Control in Diabetes (OPTIMIZE) Survey >>, dans lequel près de 1 500 personnes souffrant du diabète de type 2, et provenant de sept pays différents, ont été interrogées sur leurs positions à l'égard de la gestion du diabète. Ce sondage a permis d'en arriver à la conclusion que les patients avaient des limites importantes en ce qui a trait à l'exécution du contrôle optimal de la glycémie.
<< Le diabète est une maladie évolutive, et presque tous les patients atteints du diabète de type 2 qui contrôlent présentement leur état grâce à une diète, à de l'exercice et à un traitement oral auront un jour besoin d'insuline, soit le traitement par excellence pour la gestion efficace du diabète. Cependant, un traitement n'est efficace que si les patients sont prêts à l'utiliser. Une recherche clinique récente montre que la moitié des patients à qui les médicaments pour le diabète administrés par voie orale ne leur suffisent pas pour atteindre les taux cibles de glycémie attendent de quatre à six ans au moins avant de commencer leur traitement à l'insuline. Cette situation se produit même chez des patients qui souffrent des complications du diabète non contrôlé, comme la neuropathie et la rétinopathie, qui peut mener à la cécité, où ceux-ci retardent encore le début de leur traitement à l'insuline >>, a expliqué le professeur Cefalu, du Pennington Biomedical Research Center (Centre de recherche biomédicale de Pennington), à Baton Rouge, en Louisiane, aux États-Unis.
Le sondage OPTIMIZE, qui a étudié les positions des patients à l'égard de la gestion du diabète, a appuyé ces données et a révélé des enjeux sérieux entourant l'acceptation de l'insuline auxquels on doit s'attaquer.
<< Ces résultats ont poussé mes collègues et moi-même à créer une coalition où nous avons conçu un rapport de consensus, qui, espérons-le, augmentera la prise de conscience du problème et incitera les patients de même que les professionnels de la santé à adhérer aux directives au sujet d'une intervention en phase initiale, tel qu'exigé >>, a ajouté le professeur Cefalu.
Appel à l'action
Le rapport de consensus du sondage OPTIMIZE traite des mesures clés visant à aider les patients à surmonter les obstacles du contrôle optimal de la glycémie, notamment :
Créer un environnement réceptif
- Il doit y avoir une amélioration en ce qui a trait à la prise de conscience du public et à l'autonomisation des patients
- Les professionnels de la santé doivent être mieux informés au sujet de l'insuline et des limites du traitement de façon à ce qu'ils puissent communiquer aux patients l'importance du contrôle optimal de la glycémie
- Les décideurs en matière de santé doivent savoir quels frais liés aux fiducies sont entraînés par le diabète.
Communiquer l'importance d'atteindre l'objectif
- Contribuer à faire comprendre aux patients que le traitement à l'insuline peut éventuellement être nécessaire en raison de la nature du diabète et qu'il devrait en être traité le plus tôt possible
- Le traitement à l'insuline devrait être mis en place de façon appropriée et sans délai
- La préférence des patients est importante dans toutes les décisions liées au traitement afin de favoriser une autogestion cohérente.
Rôle potentiel des nouveaux traitements à l'insuline non injectable
- Le fait de trouver des moyens d'accroître l'acceptation des traitements à l'insuline par les patients peut contribuer à atteindre les objectifs en matière de glycémie. De nouvelles options de traitement, comme l'insuline inhalée, pourrait occasionner plus de résultats fructueux pour les personnes souffrant du diabète.
<< L'insuline est le traitement réducteur de sucre dans le sang le plus efficace sur le marché, mais elle n'est pas utilisée efficacement. Malheureusement, les personnes atteintes du diabète de type 2 ont appris à craindre l'insuline plutôt que de la considérer comme un traitement efficace pouvant les aider à contrôler leur glycémie de façon optimale. Cette crainte a été entretenue par certains médecins qui utilisent le traitement à l'insuline comme menace pour promouvoir la conformité pendant les premiers stades du diabète, mais l'insuline est en fait le moyen le plus efficace et naturel de contrôler la glycémie. Le rapport de consensus du sondage OPTIMIZE souligne que la répugnance à utiliser l'insuline ou à intensifier un traitement à l'insuline est souvent causée par des facteurs liés à l'injection. Nous devons chasser ces peurs et améliorer la gestion du diabète, ce qui sous-entend le fait d'accroître l'acceptation de l'insuline en informant les gens de son utilisation en tant que traitement optimal viable, si nous voulons réduire le fardeau sans cesse grandissant de cette maladie >>, a commenté le professeur Mathieu de l'Université de Louvain, en Belgique.
Le diabète a atteint des niveaux épidémiques sans précédent. En effet, il y a environ 230 millions de diabétiques dans le monde, et ce nombre devrait monter en flèche pour se chiffrer à 350 millions d'ici 2025 si aucune mesure n'est adoptée pour contrer cette maladie [1]. Des essais historiques ont démontré sans équivoque qu'une mauvaise gestion de la glycémie mène à des complications liées directement au diabète [2],[3] telles que la cécité, des amputations, une insuffisance rénale, une crise cardiaque et une lésion d'un nerf. Le diabète est la quatrième cause de mortalité liée à la maladie en importance dans le monde. Le traitement des complications liées au diabète représente la majorité des coûts associés à cette maladie, qui sont estimés à environ 286 milliards de dollars chaque année [4].
Le professeur Mathieu a renchéri : << L'autogestion des patients est essentielle pour atteindre des résultats de traitement positifs. Si un patient n'est pas satisfait de son traitement, il est peu probable qu'il réussisse à l'administrer aussi précisément que ce qui a été prescrit. Tous les régimes d'insuline devraient être adaptés de façon à convenir aux besoins de chaque patient, et en offrant la gamme appropriée de choix de traitement, la préférence des patients peut être prise en considération et favoriser l'obtention de résultats de traitement encore plus positifs. >>
À propos du sondage OPTIMIZE
Le sondage OPTIMIZE a été mené par une société de recherche mondiale de premier ordre, Harris Interactive, au nom de Pfizer. Le sondage a été fait en juillet et en août 2005 auprès de 1 444 personnes souffrant du diabète de type 2; d'ailleurs, les participants étaient pratiquement représentés également entre les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne, l'Espagne, le Mexique et le Brésil. Les résultats du sondage OPTIMIZE sont disponibles sur demande.
À propos de la coalition OPTIMIZE
La coalition OPTIMIZE était composée de 25 spécialistes du diabète respectés provenant de 16 pays qui se sont rencontrés en février 2005 pour discuter des résultats du sondage OPTIMIZE. La rencontre a été parrainée par Pfizer.
Les membres de la coalition sont : Professeur Maarten Kamp Australie Dre Elizabeth Fernando Philippines Dr Michael Walter Roden Autriche Dre Rima Tan Philippines Professeure Chantal Mathieu Belgique Professeur Wladyslaw Grzeszczak Pologne Dr Freddy Goldberg Eliaschewitz Brésil Professeur Jacek Sieradzki Pologne Dr Jorge Gross Brésil Professeur Krzysztof Strojek Pologne Dr Keith Bowering Canada Dr Javier Ampudia Espagne Dr Lawrence Leiter Canada Dr Pedro Luis de Pablos-Velasco Espagne Professeur Bernard Charbonnel France Professeur Peter Diem Suisse Professeur Sotirios Raptis Grèce Professeur Nick Freemantle Royaume-Uni Dr Bipin Kumar Sethi Inde Professeur Stephen Gough Royaume-Uni Professeure Geremia Bolli Italie (Présidente) Dr William Cefalu États-Unis Dr Fernando Lavalle Mexique Dr Jaime Davidson États-Unis Dr Sergio Zuniga-Gujardo Mexique
Références
[1] Fédération internationale du diabète. http://www.idf.org/home/index.cfm?unode=3B96906B-C026-2FD3-87B73F80BC22682A.
Dernier accès : 14 Juillet 2006.
[2] UK Prospective Diabetes Study (UKPDS) Group. Intensive blood-glucose control with sulphonylureas or insulin compared with conventional treatment and risk of complications in patients with type 2 diabetes (UKPDS 33). Lancet. 12 sept. 1998;352(9131):837-53.
[3] Diabetes Control and Complications Trial Research group. The effect of intensive diabetes treatment on the development and progression of long-term complications in insulin-dependent diabetes mellitus: The Diabetes Control and Complications Trial. N Engl J Med 1993; 329:978-986.
[4] Fédération internationale du diabète. Diabetes Atlas 2e édition. 2003
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