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THE ALLIANCE FOR SAFE BIOLOGIC MEDICINES

mardi 1er octobre 2019 à 1h58

L'Alliance for Safe Biologic Medicines publie, lors du congrès de l'ESMO 2019, les résultats préliminaires de l'enquête menée auprès de prescripteurs européens de médicaments


BARCELONE, Espagne, 1 octobre 2019 /PRNewswire/ -- L'Alliance for Safe Biologic Medicines (ASBM) - Alliance pour des médicaments biologiques inoffensifs - a partagé cette semaine les résultats préliminaires d'une enquête menée auprès de 575 prescripteurs de médicaments biologiques dans six pays d'Europe occidentale, et qui englobe plusieurs questions politiques essentielles, notamment les pratiques de substitution des médicaments biosimilaires, la notification des effets indésirables et les critères gouvernementaux pour l'attribution des marchés. Depuis 2010, le groupe mène régulièrement des enquêtes auprès des médecins dans 13 pays afin de recueillir des données empiriques qui peuvent servir de guide aux décideurs sur la façon de renforcer la confiance des médecins dans les biosimilaires.

Les résultats ont été présentés sous la forme d'une affiche [https://c212.net/c/link/?t=0&l=fr&o=2596094-1&h=1485796637&u=https%3A%2F%2Fc212.net%2Fc%2Flink%2F%3Ft%3D0%26l%3Den%26o%3D2596094-1%26h%3D2580415270%26u%3Dhttp%253A%252F%252Fsafebiologics.org%252Fwp-content%252Fuploads%252F2019%252F09%252FESMO-Poster_2019-FINAL.pdf%26a%3Dposter&a=affiche] et d'une séance de discussion lors du Congrès 2019 de la Société européenne d'oncologie médicale (ESMO 2019). Les personnes qui ont répondu à l'enquête provenaient à parts égales de France, d'Allemagne, d'Italie, d'Espagne, de Suisse et du Royaume-Uni. Elles venaient de 10 spécialités : dermatologie, endocrinologie, gastroentérologie, hémato-oncologie, immunologie, néphrologie, neurologie, oncologie, ophtalmologie et rhumatologie. Cette enquête fait suite à celle menée par le groupe en 2013 auprès de 479 prescripteurs européens.

L'une des questions de politique examinées dans l'enquête est le contrôle exercé par les médecins sur les décisions relatives aux traitements biologiques, notamment la substitution automatique et le remplacement non médical. Alors que les gouvernements du monde entier cherchent à maîtriser leurs coûts de santé, l'utilisation de biosimilaires à moindre coût peut être un outil efficace. Pourtant, contrairement aux médicaments génériques, les biosimilaires ne sont pas des copies identiques du produit d'origine. C'est pourquoi la substitution automatique des médicaments biologiques est rare, voire interdite, dans la majorité des pays de l'Union européenne.

« Possédant 13 ans d'expérience dans la prescription de biosimilaires, les médecins européens sont devenus les mieux informés et les plus familiarisés avec les médicaments biosimilaires au monde », a déclaré Michael Reilly, directeur exécutif de l'ASBM et co-auteur de l'affiche. Alors que 76 % des médecins estimaient s'être familiarisés avec les biosimilaires dans l'enquête de 2013, ce chiffre a atteint 90 % en 2019.

M. Reilly a présenté l'affiche au congrès de l'ESMO, aux côtés d'Andrew Spiegel, co-auteur et directeur exécutif de la Global Colon Cancer Association. « Les pays qui cherchent à reproduire le succès que connaît l'Europe avec les biosimilaires peuvent s'inspirer de ces résultats. Vous remarquerez que l'importance de maintenir le contrôle du médecin et du patient sur les décisions relatives au traitement - y compris la décision de faire passer un patient stable à un biosimilaire - a également augmenté depuis l'enquête menée il y a six ans », a déclaré M. Reilly.

Une grande majorité des personnes interrogées (82 %) considèrent qu'il est « très important » ou « crucial » de décider quel médicament biologique est administré à leurs patients, ce qui suppose une augmentation par rapport aux 72 % de l'enquête de 2013. Par ailleurs, 84 % considèrent le pouvoir d'empêcher une substitution comme « très important » ou « crucial », ce qui suppose une augmentation par rapport aux 74 % relevés dans l'enquête de 2013.

Alors que 84 % des médecins ne ressentaient pas de gêne à prescrire des médicaments biosimilaires à de nouveaux patients, le niveau de confort tombe à 60 % lorsqu'il s'agit de faire passer des patients stables à un biosimilaire. 58 % des médecins ressentaient une gêne à l'idée de faire passer les patients à un biosimilaire pour des raisons économiques plutôt que pour des raisons de santé. Si la décision de le faire était prise par une tierce partie, 73 % d'entre eux seraient embarrassés.

La possibilité de choisir entre plusieurs médicaments différents revêtait également une grande importante pour les prescripteurs. En ce qui concerne l'adjudication des marchés publics, une majorité de personnes interrogées (63 %) estiment qu'il est « très important » ou « crucial » que les offres soient attribués à plusieurs fournisseurs. 83 % estiment qu'il est « très important » ou « crucial » que les appels d'offres nationaux prennent en compte d'autres facteurs que le prix.

« Même s'ils prescrivent aisément des biosimilaires, les médecins européens veulent avoir le choix entre plusieurs options afin de pouvoir prendre la meilleure décision médicale pour leurs patients - qu'il s'agisse du produit d'origine ou de l'un de ses biosimilaires », a souligné M. Spiegel.

L'ASBM va communiquer les résultats complets de l'enquête lors d'une série de réunions avec les régulateurs de toute l'Europe qui se tiendront cet automne. Il s'agira notamment de partager les données spécifiques à chaque pays avec plusieurs ministères nationaux de la santé, comme cela a été fait pour l'enquête menée par l'ASBM en 2013.

Contact : Media@safebiologics.org [mailto:Media@safebiologics.org]

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