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société :

DEXIA

secteur : Banque
vendredi 12 septembre 2003 à 11h13

DEXIA : Activité et Résultats du 2 ème trimestre 2003


-Résultat Net pdg : EUR 446 millions (+15,8% vs 2T 2002)

-Résultat d'exploitation : EUR 622 millions (+14,9% vs 2T 2002)
(après coût du risque)

-Rendement sur Fonds Propres 2 : 17,5%

-Bénéfice par action : EUR 0,66 pour le premier semestre 2003
(EUR 1,13 sur l'année 2002)

-Ratio Tier One : 9,7%

-Très bonne performance de l'activité commerciale dans les services financiers
au secteur public au 2 ème trimestre; reprise dans les métiers de banque de
proximité et de gestion d'actifs financiers

EUR millions 
2T 03 
Variation / 
1S 03 
Variation / 
  2T 02  1S 02 
Produit Net Bancaire 1 361 -4,80% 2 608 -5,50% 
À périmètre constant et hors  6,50%  2,70% 
éléments exceptionnels1     
Frais Généraux -733 -7,80% -1 493 -5,80% 
À périmètre constant et hors  -2,70%  -3,40% 
éléments exceptionnels     
Résultat Brut d’exploitation 628 -1,10% 1 115 -5,10% 
À périmètre constant et hors  19,40%  11,90% 
éléments exceptionnels     
Résultat d’exploitation 622 14,90% 1 044 -0,40% 
À périmètre constant et hors  30,90%  15,90% 
éléments exceptionnels     
Résultat Net part du groupe 446 15,80% 761 -2,70% 
À périmètre constant et hors  44,00%  15,40% 
éléments exceptionnels     


I. Comptes consolidés au 30 juin 2003.

1 Une liste complète des éléments exceptionnels est fournie à la page 19 du rapport d'activité, accessible sur le
site internet www.dexia.com à la rubrique relations investisseurs 2 Si le goodwill relatif à l'offre publique d'échange sur les actions de Dexia-BIL (en 1999), aux acquisitions de
FSA et Labouchere (en 2000), et à celles de Artesia BC, Kempen&Co et Groupe Financière Opale (en 2001)
était porté à l'actif du bilan et amorti sur 20 ans, le ROE se serait élevé à 5,8% au 1 er semestre 2003 et à 9,9% au
1 er semestre 2002.

Le Conseil d'Administration de Dexia s'est réuni le 11 septembre 2003. Il a arrêté les
comptes consolidés du groupe au 30 juin 2003 résumés ci-dessous.

 
2T 02 
2T 03 
Var. 
Var. 
1S 02 
1S 03 
Var. 
Var. 
EUR millions    sous-    sous- 
    jacente*    jacente* 
Revenus 1 430 1 361 -4,80% 6,50% 2 759 2 608 -5,50% 2,70% 
Coûts -795 -733 -7,80% -2,70% -1 584 -1 493 -5,80% -3,40% 
RBE 635 628 -1,10% 19,40% 1 175 1 115 -5,10% 11,90% 
Coût du risque -94 -6 -93,20% -66,70% -126 -71 -43,50% -29,90% 
Résultat d’exploitation 541 622 14,90% 30,90% 1 049 1 044 -0,40% 15,90% 
Impôts -126 -93 -26,30% 7,90% -244 -237 -2,80% 14,10% 
Résultat net pdg 385 446 15,80% 44,00% 782 761 -2,70% 15,40% 
Coef. d’exploitation 55,60% 53,80% 57,40% 57,20% 
ROE2 (**) 19,10% 20,50% 19,60% 17,50% 


(*) hors éléments exceptionnels, à périmètre constant

(**) rendement sur fonds propres, annualisé

Le Produit Net Bancaire du deuxième trimestre 2003, à EUR 1 361 millions, s'est inscrit en
baisse de -4,8% par rapport au même trimestre de l'année précédente. Hors revenus à
caractère exceptionnel ou non récurrent, il a été de +6,5% (+8,7% à taux de change constant).
Il est ici rappelé qu'au deuxième trimestre 2002, des plus-values non récurrentes avaient été
réalisées notamment sur le portefeuille d'OLO's (EUR 49 millions) ainsi que sur la cession de
la participation dans Clearstream (EUR 75 millions) et d'autres actifs non stratégiques
(EUR 12 millions). Au deuxième trimestre 2003, les revenus à caractère exceptionnel ou non
récurrent n'ont été que de EUR 3 millions. La bonne progression des revenus sous-jacents du
trimestre s'explique notamment par la performance du premier métier du groupe, qui
progresse de +9,1% de trimestre à trimestre - et ce malgré une évolution défavorable du cours
du dollar US -, ainsi que par la poursuite de la progression des revenus de la banque
commerciale de proximité (+3,8%).

Sur l'ensemble du premier semestre, les revenus se sont inscrits en baisse de -5,5% par
rapport à ceux du premier semestre 2002, mais en hausse de +2,7% si l'on exclut l'impact des
changements de périmètre intervenus ainsi que les éléments exceptionnels. A taux de change
constant, la progression des revenus semestriels a été de +5,1%.

Les charges d'exploitation se sont élevées à EUR 733 millions au deuxième trimestre 2003,
en recul de -7,8% par rapport au deuxième trimestre 2002. Toutefois, si l'on ne tient pas
compte des charges à caractère exceptionnel (portant principalement sur des charges de
restructuration), elles sont en baisse de -2,7% de trimestre à trimestre (-1,7% à taux de change
constant). Ceci atteste que les actions visant à réduire les frais généraux continuent à porter
leurs fruits, grâce en particulier aux synergies dégagées par l'intégration d'Artesia.

Sur l'ensemble du premier semestre 2003, les coûts se sont aussi inscrits en baisse, de -5,8%
par rapport à ceux du premier semestre 2002, et en baisse de -3,4% si l'on exclut l'impact des
changements de périmètre et des éléments exceptionnels. A taux de change constant, la baisse
des frais généraux sous-jacents du semestre a été de -2,3%.

Le résultat brut d'exploitation s'est élevé à EUR 628 millions au deuxième trimestre 2003,
soit une baisse de -1,1%. Hors éléments exceptionnels et non récurrents, il s'est inscrit en
hausse de +19,4% (+23,2% à taux de change constant). La séquence du résultat brut
d'exploitation sous-jacent des 5 derniers trimestres, indiquée ci-dessous, atteste de la
réactivité de Dexia en ce qui concerne la gestion de ses frais généraux, en baisse tendancielle,
et montre également que le niveau de ses revenus a évolué de façon favorable dans son
ensemble, dans une conjoncture qui a pourtant été très incertaine sur la période. Ceci tient en
particulier à la robustesse des recettes dans le principal métier du groupe, moins sensible que
les autres aux variations de conjoncture.

Hors éléments exceptionnels et non récurrents (T2 2002 à T1 2003: pro forma)

EUR millions 
2T 02 
3T 02 
4T 02 
1T 03 
2T 03 
Revenus 1 289 1 090 1 323 1 236 1 373 
Coûts -752 -727 -772 -745 -732 
RBE 537 363 551 491 641 


Le coefficient d'exploitation s'améliore lui aussi : 57,2% au premier semestre 2003 contre
57,4% au premier semestre 2002. Sur la base des revenus et coûts sous-jacents, on constate
également une amélioration : 56,6% au premier semestre 2003, contre 60,2% au premier
semestre 2002.

La charge nette du risque du deuxième trimestre 2003 s'est élevé à EUR 6 millions, en
baisse notable par rapport à celle du deuxième trimestre 2002, qui était de EUR 94 millions.
En cumul sur six mois, elle a été de EUR 71 millions, soit 43,5% de moins que celle du
premier semestre 2002. Il convient de rappeler que la charge du risque au deuxième trimestre
2002 incluait deux éléments particuliers : l'un était lié à un complément de provision générale
chez FSA à hauteur de EUR 34 millions, et le second correspondant à la constitution de
EUR 32 millions de provisions chez Dexia Bank Nederland au titre de l'activité de leasing
d'actions. A l'opposé, la charge du risque du deuxième trimestre 2003 inclut une reprise de
EUR 18 millions au titre de la provision chez Dexia Bank Nederland.

Le taux de charge du risque du semestre des activités bancaires de Dexia (hors Dexia
Nederland Holding), qui s'établit ainsi à 4,7 points de base en base annuelle, revient ainsi
dans la zone des très faibles niveaux constatés historiquement dans le Groupe, c'est-à-dire
inférieur à 10 points de base. Concernant les activités de rehaussement de crédit de FSA, le
ratio correspondant (dotation à la provision générale rapportée aux encours nets assurés)
s'établit, en base annualisée, à 0,9 point de base pour la même période.

Le résultat d'exploitation du trimestre s'est élevé à EUR 622 millions, soit une
augmentation de +14,9%. Hors éléments exceptionnels et non récurrents, il progresse de
+30,9%.

Sur le semestre, le résultat d'exploitation après coût du risque est de EUR 1 044 millions, soit
-0,4% par rapport à celui du premier semestre 2002, et +15,9% hors éléments exceptionnels et
changements de périmètre. Si l'on neutralise aussi l'effet de change, la progression est de
+20,3%.

La charge d'impôt a été de EUR -237 millions au premier semestre 2003, contre
EUR -244 millions au premier semestre 2002, soit une légère diminution de -2,8%. Cette
apparente stabilité masque en fait une progression de la charge fiscale sur opérations
courantes (EUR +35 millions ou +14,1%) corrélée à la croissance du résultat sous-jacent, et
en sens inverse, un crédit d'impôt net de EUR 50 millions lié à des opérations à caractère exceptionnel au premier semestre 2003 (à comparer à EUR 13 millions pour la période
comparable de 2002).

Le résultat net part du groupe s'est établi pour le deuxième trimestre 2003 à
EUR 446 millions, en augmentation de +15,8% par rapport au deuxième trimestre 2002. A
périmètre constant et en excluant les éléments exceptionnels, l'augmentation a été de +44,0%.

Pour le premier semestre, le résultat net part du groupe a été en recul de -2,7%, à
EUR 761 millions, mais en progression de +15,4% en éliminant les effets périmètres et les
éléments exceptionnels.
Le ROE (Rendement des Fonds Propres), s'est élevé à 17,5%2 en base annuelle. Il était de
19,6%2 sur le premier semestre 2002.

Le Bénéfice par action s'élève à EUR 0,66 sur les six premiers mois de l'année. Il était de
EUR 1,13 sur l'ensemble de l'année 2002.

Le ratio de fonds propres durs (Tier One Ratio) du groupe s'établit à 9,7% au 30 juin 2003.

Il était de 9,3% à fin 2002.

II. Activité et Résultats sous-jacents 3 des métiers

Résultat Brut d'Exploitation sous-jacent*

 
Montant 
Evolution 
Evolution 
 en M Euros 2T 03 / 2T 02 ** 2T 03 / 2T 02 ** 
 2T 03**  à taux de change 
   constant 
Total du Groupe 641 19,40% 23,20% 
Dont    
Services Financiers au Secteur Public 326 10,60% 18,50% 
Services Financiers de Proximité 117 28,90% 28,90% 
Gestions d’Actifs Financiers 88 -4,10% -1,10% 
Marchés de Capitaux et Trésorerie 86 -31,70% -25,90% 


* hors éléments exceptionnels

** pro forma

Les métiers commerciaux du groupe Dexia ont affiché de très bonnes performances
opérationnelles au deuxième trimestre. Le premier métier du groupe, les services financiers au
Secteur Public, dont le résultat d'exploitation a cru de +10,6% (+18,5% à taux de change
constant), a contribué pour moitié au résultat brut d'exploitation du groupe.

La banque de
proximité a continué sa progression et affiché une hausse sensible de son résultat brut
d'exploitation (+28,9%), tandis que la gestion d'actifs financiers a vu repartir ses résultats à la
hausse au deuxième trimestre par rapport au premier trimestre de cette année, même s'ils
restent légèrement inférieurs à ceux du deuxième trimestre de l'an dernier (-4,1% et -1,1% à
taux de change constant) au cours duquel les marchés avaient été moins mauvais. Le résultat
brut d'exploitation des activités de marchés de capitaux est en recul (-31,7%) pour des raisons
explicitées plus loin.

3 c'est à dire hors éléments exceptionnels et à périmètre constant

1. Les Services Financiers au Secteur Public

Activité

L'activité de financement long terme a connu un premier semestre très dynamique. La
production 4 s'est élevé à EUR 14,6 milliards, soit une augmentation de +18,5% par rapport à
la période comparable de 2002 (+29,8% à taux de change constant). Cette progression a été
enregistrée dans la quasi-totalité des marchés où le groupe Dexia opère, et elle concerne
principalement le secteur public local (+20,7%, à EUR 12,6 milliards), les financements
structurés et aux entreprises progressant de manière moins marquée sur le semestre (+6,2% à
EUR 2,0 milliards). On peut notamment relever plusieurs éléments significatifs : i) l'activité
de Public Finance aux Etats-Unis (hors FSA) a été très dynamique (+34,3% à taux de change
courant et +65,1% hors effet change à USD 6,2 milliards) ; ii) un important accroissement de
la production en France (+36,8% à EUR 3,2 milliards) ; iii) une hausse de +33,4% en
Belgique (à EUR 2,2 milliards), réalisée notamment dans le secteur du financement public
local ; iv) une très forte progression de la production en Grande Bretagne (EUR 845 millions
soit plus de 10 fois la production de la période comparable de 2002), liée à une reprise de
l'activité avec les collectivités locales britanniques et à deux opérations importantes conclues
dans le secteur des transports avec Metronet (rénovation et maintenance du métro de Londres)
et Network Rail ; v) la poursuite d'une activité soutenue en Espagne (+13,7% à EUR 720
millions) et ce malgré le contexte électoral (élection régionales et municipales de mai 2003)
peu favorable à l'activité qui a prévalu au second trimestre ; vi) un ralentissement de l'activité
en Italie (-44,9% à EUR 1,3 milliard), étant rappelé que le deuxième trimestre 2002 avait
enregistré des opérations très importantes garanties par l'Etat italien (pour un montant total de
EUR 1,3 milliard).

Le maintien de l'activité à un niveau élevé depuis plusieurs trimestres a contribué à une forte
progression des encours de financements à long terme. Ils se sont élevés au total (y compris
Allemagne) à EUR 167,5 milliards en hausse de 8,3% sur 12 mois.

Au-delà des activités de financement à long terme du métier, le semestre a été généralement
d'excellente tenue. Ainsi, l'encours de crédits à court terme s'est établi à EUR 21,2 milliards,
en augmentation de +12,0% sur 12 mois. Par ailleurs, l'encours de dépôts et d'avoirs gérés de
la clientèle du métier était de EUR 19,5 milliards au 30 juin 2003, en augmentation de
+15,7% sur 12 mois. L'encours de Sicav gérées par Dexia et distribuées aux clients du métier
a augmenté de +25,8% pour s'inscrire à EUR 4,5 milliards. Les activités d'assurance dans ce
métier, touchant notamment les personnels fonctionnaires publics locaux, conduites
principalement par Dexia-Sofaxis et les clients non particuliers de DVV/LesAP, ont
également été en croissance. Ainsi, sur le semestre, Dexia-Sofaxis a émis un montant total de
primes de EUR 248 millions, en hausse de +11,6% par rapport à la même période de 2002.

Les primes d'assurance émises par DVV/LesAP s'élèvent quant à elles à EUR 64 millions, en
hausse de +35,2% par rapport au premier semestre de l'an dernier. Enfin, l'activité de gestion
active de la dette exercée dans le groupe a été particulièrement dynamique sur le semestre et a
porté sur EUR 8,6 milliards de capitaux, surtout en France et en Belgique, mais également
dans les autres entités du groupe (Etats Unis, Espagne, Italie).

4 Hors Allemagne et mises en équivalence

Concernant FSA (Financial Security Assurance), le premier semestre de l'année a été marqué
par une activité record 5 principalement portée par un second trimestre exceptionnel sur le
secteur Municipal. Dans le secteur des ABS (Asset Backed Securities) et dans un contexte de
plus grande fragilité économique, FSA a adapté en les durcissant ses critères d'engagement.
Ceci s'est traduit, sur le premier semestre comme sur le deuxième trimestre de l'année 2003,
par une baisse des capitaux assurés et du volume des primes brutes actualisées par rapport aux
périodes correspondantes de l'année 2002. Au 30 juin 2003, l'encours des capitaux nets
assurés a continué à croître pour s'établir à USD 278 milliards (+12,3% sur 12 mois).

Résultats sous-jacents du métier (hors éléments exceptionnels et à périmètre constant)

EUR millions 
2T 02 
2T 03 
Var. 
Var. à 
1S 02 
1S 03 
Var. 
Var. à 
    change    change 
    constant    constant 
Revenus 439 479 9,10% 15,80% 873 934 7,00% 14,20% 
Coûts -144 -153 6,00% 10,50% -307 -307 0,00% 4,40% 
RBE 294 326 10,60% 18,50% 566 627 10,80% 19,50% 
Résultat net pdg 176 224 27,30% 36,40% 365 418 14,50% 24,40% 
Coef. D’exploitation 32,90% 32,00% 35,10% 32,80% 
ROEE (*) 21,50% 26,70% 22,10% 25,00% 


(*) Rendement des fonds propres économiques, annualisé

Les revenus sous-jacents traduisent la très bonne performance commerciale du métier, ceux-ci
s'inscrivant en hausse de +9,1% au deuxième trimestre 2003 par rapport au deuxième
trimestre de l'année 2002. Cette hausse aurait été de +15,8% à change constant.

Le résultat brut d'exploitation sous-jacent du deuxième trimestre 2003 a progressé de
+10,6% à EUR 326 millions, les coûts augmentant moins rapidement que les revenus du
métier.

Le coefficient d'exploitation sous-jacent continue de s'améliorer pour passer à 32,0%, contre
32,9% au second trimestre 2002. Cette amélioration se note également sur le semestre, le
coefficient passant de 35,1% au premier semestre 2002 à 32,8% sur les six premiers mois de
2003.

Le résultat net part du groupe s'inscrit en forte hausse (de +27,3%, et de +36,4% à taux de
change constant) sur le trimestre, du fait principalement du fort recul du coût du risque qui
revient vers ses niveaux historiquement faibles (passé de EUR 43 millions au second trimestre
2002 à EUR 6 millions au deuxième trimestre 2003), étant rappelé que le second trimestre de
2002 avait été marqué par un ajustement à la hausse (EUR 34 millions) des provisions sur le
portefeuille de CDOs (Collateralized Debt Obligations) de FSA.

La rentabilité sur fonds propres économiques du métier, s'améliore tant sur le trimestre
(26,7% à comparer à 21,5% sur le second trimestre 2002) que sur le semestre (25,0% contre
22,1% sur les six premiers mois de 2002).

5 voir communiqué de presse diffusé le 6 août 2003 et disponible sur le site internet de la filiale www.fsa.com

2. Les Services Financiers de Proximité

Ce métier affiche des performances en progression sensible dans un environnement
économique et financier toujours assez peu favorable caractérisé par :

- un niveau bas des taux d'intérêt ;

- une conjoncture boursière toujours incertaine n'incitant pas les clients à investir
dans des produits dépendant des aléas boursiers (OPC et assurance-vie en unités de
compte) ;

- une concurrence vive sur le marché belge.

Activité

Au 30 juin 2003, les encours des avoirs de la clientèle étaient en progression de +3,0% par
rapport au 31 décembre 2002, avec une croissance marquée au deuxième trimestre (+2,6%),
pour s'établir à EUR 81,1 milliards.

Les encours de produits de bilan étaient de EUR 56,7 milliards au 30 juin 2003, en
progression de +2,3% par rapport au 31 décembre 2002 et de +0,8% par rapport au 31 mars
2003. Cette hausse est portée par l'augmentation significative des carnets de dépôts qui ont
progressé de +8,8% sur 6 mois (+3,5% au cours du deuxième trimestre), atténuée par la
diminution continue des bons de caisse (-7,1% sur 6 mois ; -3,9% au cours du deuxième
trimestre). Malgré la progression des encours de carnets de dépôts, Dexia Banque a laissé sa
part de marché sur ce produit légèrement diminuer dans un souci de maintenir les marges au
niveau de rentabilité voulu.

Les encours de produits hors-bilan hors assurance (principalement les OPC) sont en
progression au cours du semestre (+1,5%), grâce à un rebond au deuxième trimestre (+5,9%)
principalement du à un effet marché positif.

Les activités d'assurance ont connu un excellent semestre : les réserves techniques
d'assurance vie sont en hausse de +13,4%, à EUR 6,6 milliards, portée par une production
élevée de produits d'assurance vie à taux garanti (branche 21). La croissance des encours en
unités de compte tient plus à un effet de marché positif, même si la collecte nette a été
positive au cours du deuxième trimestre pour ce type de produits. Globalement, pour le
premier semestre, la production de contrats d'assurance vie a augmenté de +48,1% par rapport
à la même période de l'an dernier.

Il existe toujours une tendance au transfert des placements de produits de hors-bilan vers les
produits de bilan, elle est beaucoup moins marquée au deuxième trimestre qu'au premier.

L'activité d'octroi de crédits a connu un rebond au deuxième trimestre après une quasi-stabilité
au premier (+2,0% sur le semestre ; +1,9% sur le trimestre), les encours s'élevaient à
EUR 22,8 milliards au 30 juin 2003. Cette performance s'explique par une vitalité du marché
des crédits hypothécaires soutenu par le contexte de taux d'intérêt bas qui prévalait sur cette
période ; les encours ont progressé de +2,3% sur le semestre (+1,4% au deuxième trimestre).

Les crédits aux petites entreprises et indépendants ont également progressé au cours du
deuxième trimestre (+4,1%) après un léger repli au premier trimestre. Les encours de crédits à
la consommation ont diminué de -3,5% sur le semestre (-1,9% au cours du deuxième
trimestre).

Résultats sous-jacents du métier (hors éléments exceptionnels et à périmètre constant)


EUR millions 
2T 02 
2T 03 
Var. 
1S 02 
1S 03 
Var. 
Revenus 435 452 3,80% 836 872 4,30% 
Coûts -344 -335 -2,80% -688 -674 -2,00% 
RBE 91 117 28,90% 148 198 33,60% 
Résultat net pdg 65 88 35,40% 107 137 27,90% 
Coeff d’exploitation 79,10% 74,10% 82,30% 77,30% 
ROEE (*) 14,10% 19,70% 11,80% 15,30% 


(*) Rendement des fonds propres économiques, annualisé

Les revenus se sont élevés à EUR 452 millions pour le deuxième trimestre, en progression de
+3,8% par rapport à la même période de l'an dernier. Celle-ci provient d'une augmentation de
la marge d'intérêt (+8,4%), qui fait plus que compenser la baisse des commissions et autres
revenus (-6,2%). La marge d'intérêt a été tirée par un effet volume positif tant sur la collecte,
en particulier les carnets de dépôts, que sur les prêts à la clientèle. Les marges se sont
globalement maintenues sur les produits de placement (et notamment sur les carnets de dépôts
dont le taux de rémunération offert à la clientèle a baissé de 25 points de base au début du
deuxième trimestre) et elles se sont légèrement améliorées sur les prêts à la clientèle.

Sur le premier semestre, les revenus sont en hausse de +4,3%.
Les coûts se sont inscrits en baisse de -2,8% au deuxième trimestre de cette année par rapport
à la même période de l'an dernier, -2,0% de semestre à semestre, sous l'effet du programme
de réduction des coûts, partiellement des synergies dégagées de l'intégration d'Artesia.

Le coefficient d'exploitation s'est ainsi amélioré ainsi de 5 points entre 2002 et 2003 et s'est
établi à 74,1% pour le deuxième trimestre. L'évolution est identique de semestre à semestre,
le ratio passant de 82,3% l'an dernier à 77,3% cette année.

Le résultat brut d'exploitation a donc affiché une hausse sensible de +28,9%, à
EUR 117 millions pour le deuxième trimestre (+33,6% de semestre à semestre).

Le coût du risque étant comparable, le résultat net part du groupe progresse également de
manière sensible au deuxième trimestre (+35,4%), à EUR 88 millions et EUR 137 millions
pour le premier semestre (soit +27,9% par rapport au premier semestre de l'an dernier). La
rentabilité se redresse nettement, le rendement sur fonds propres économiques a été de
15,3% pour le semestre (19,7% pour le deuxième trimestre).

3. La Gestion d'Actifs Financiers

Après un premier trimestre difficile, marqué par un contexte de marché exécrable, le
deuxième trimestre voit ses résultats repartir à la hausse dans un contexte de légère reprise
boursière. Ceci s'explique à la fois par de bonnes performances commerciales, notamment en
gestion d'actifs et administration de fonds et par le programme de réduction de coûts. Les
activités logées au sein de Dexia Nederland Holding (Dexia Bank Nederland et Kempen&Co)
sont analysées séparément.

Activité

Les encours sous gestion en banque privée s'élevaient à EUR 29,4 milliards au 30 juin 2003,
en légère augmentation (+1,0%) par rapport à la fin du premier trimestre. Cette augmentation
procède d'un effet de valorisation positif (EUR +0,9 milliards), contrebalancé par une légère
décollecte sur le trimestre (EUR -0,6 milliards). Il faut noter que la stratégie de réallocation
des encours de produits traditionnels vers des produits structurés, plus rémunérateurs, s'est
poursuivie au cours du trimestre.

En gestion d'actifs, les encours s'élevaient fin juin à EUR 72,8 milliards, en hausse de +6,7%
(ou EUR +4,6 milliards) par rapport à la fin du trimestre précédent, et retrouvent leur niveau
de fin juin 2002. La progression s'explique par un effet marché positif (EUR +3,3 milliards)
et également par une collecte positive pour un montant de EUR +1,3 milliard grâce à
l'obtention d'une quinzaine de nouveaux mandats importants de nouveaux clients
institutionnels, ainsi que du succès des produits d'assurance vie, promus par Dexia Insurance
et DVV/LesAP.

Dans la gestion administrative de fonds, l'activité a été très satisfaisante.

En banque
dépositaire, l'encours est en forte hausse (+12,1% ou EUR +13,2 milliards) par rapport à la
fin du premier trimestre 2003, pour s'établir fin juin à EUR 121,3 milliards.

Cette augmentation est en partie due à un effet de valorisation positif (EUR + 4,5 milliards) mais
surtout à de très bonnes performances commerciales, principalement au Luxembourg (avec
l'obtention de deux mandats importants de Julius Baer et HSBC), en France et en Irlande.
L'activité d'administration centrale a également connu un très bon trimestre, avec une
augmentation du nombre de calculs de Valeur Nette d'Inventaire (indicateur de profitabilité
pour l'activité) en hausse de +7,0% par rapport au premier trimestre, cette augmentation
s'expliquant par le développement de l'activité au Luxembourg et à Hong-Kong. Enfin,
concernant l'activité d'agent de transfert, le nombre total de transactions était en légère
augmentation (+2,2%) par rapport au premier trimestre de cette année.

Concernant les activités aux Pays-Bas (incluant Dexia Bank Nederland et Kempen&Co), hors
activité de share-leasing (cf. ci-après), les encours de banque privée s'élevaient au 30 juin à
EUR 1,9 milliard, en très légère augmentation par rapport à fin mars (effet marché positif).

L'activité de gestion d'actifs affichait un encours de EUR 4,5 milliards (6% des encours
totaux gérés par le groupe), en augmentation de +8,1% par rapport à fin mars, ayant aussi
bénéficié d'un effet de valorisation positif. Enfin, Dexia mène aux Pays-Bas une activité de
dépositaire de titres pour compte d'institutionnels dont l'encours se montait, fin juin, à
EUR 33,1 milliards (en hausse de +9,2% par rapport à trois mois plus tôt).

L'encours de share-leasing était à la fin du deuxième trimestre de EUR 3,7 milliards.
L'insuffisance de couverture était de EUR 1,7 milliard au 4 juillet dernier (date de clôture de
l'offre commerciale) calculée avec une valeur d'AEX de 293 ; l'insuffisance de sûretés réelles
était à la fin août d'environ EUR 1,5 milliard (calculée avec une valeur d'AEX de 329). Suite
à la clôture de l'offre commerciale (pour plus de détails, se référer au communiqué de presse
diffusé le 9 juillet) et au vu de l'expérience d'impayés sur le portefeuille, il a été possible de
définir une nouvelle méthodologie de provisionnement, permettant de couvrir tant les risques
de crédits potentiels ou avérés que le coût de l'offre commerciale. La provision inscrite dans
les comptes du 31 mars 2003 (EUR 496 millions) s'est avérée légèrement supérieure aux
besoins de provisionnement tels que définis par l'application de la nouvelle méthodologie.

Les provisions ont donc fait l'objet d'une reprise de EUR 18 millions dans les comptes du
deuxième trimestre, ramenant ainsi les provisions globales à leur niveau de fin 2002.

Résultats sous-jacents du métier (hors éléments exceptionnels et à périmètre constant) y-compris Dexia Nederland Holding

 
2T 02 
2T 03 
Var. 
Var. à 
1S 02 
1S 03 
Var. 
Var. à 
EUR millions    change    change 
    constant    constant 
Revenus 252 235 -6,80% -5,70% 525 459 -12,60% -11,40% 
Coûts -161 -147 -8,40% -8,20% -338 -310 -8,50% -8,40% 
RBE 91 88 -4,10% -1,10% 187 149 -20,10% -16,90% 
Résultat net pdg 63 57 -8,90% -6,00% 130 100 -22,80% -19,60% 
Coeff 63,70% 62,70% 64,50% 67,50%  
d’exploitation         
ROEE (*) 41,10% 36,50% 42,30% 31,90%  


(*) Rendement des fonds propres économiques, annualisé

Les revenus du métier se sont élevés pour le deuxième trimestre à EUR 235 millions, en
baisse de -6,8% par rapport à la même période de l'an dernier. La baisse des commissions et
autres revenus (-14,0%) explique largement cette évolution défavorable. Les revenus du
second trimestre ont toutefois affiché un rebond par rapport au premier trimestre de cette
année (+5,1%).

Pour le premier semestre, les revenus ont connu la même tendance et se sont inscrits en recul
de -12,6%, le premier trimestre de l'année 2003 ayant été particulièrement touché par les
conditions de marché défavorables.

Malgré une baisse substantielle des coûts au deuxième trimestre (-8,4%), à EUR 147 millions,
sous l'effet du programme de réduction des coûts, le résultat brut d'exploitation s'inscrit en
baisse de -4,1% (-1,1% à taux de change constant). Sur le semestre, le résultat brut
d'exploitation baisse de -20,1%. Le coefficient d'exploitation s'améliore d'un point par
rapport au deuxième trimestre 2002, les coûts baissant plus vite que les revenus, et s'est établi
à 62,7% au deuxième trimestre (contre 63,7% au deuxième trimestre de l'an dernier).

Le tableau ci-dessous reprend les contributions de chaque segment au résultat brut
d'exploitation du métier, isolant les activités aux Pays-Bas logées au sein de Dexia Nederland
Holding (Dexia Bank Nederland et Kempen&Co).

 
Banque 
Banque 
Gestion 
Gestion 
Administration 
Administration 
Conseil et 
Conseil et 
Dexia 
Dexia 
M EUR Privée Privée d’actifs d’actifs de fonds de fonds courtage courtage Nederland Nederland 
(*) (**)  (**)  (**)  (**) (**) Holding Holding 
 2T 02 2T 03 2T 02 2T 03 2T 02 2T 03 2T 02 2T 03 2T 02 2T 03 
PNB 80 74 35 35 53 50 75 68 
Coûts -59 -56 -21 -21 -32 -35 -10 -10 -39 -25 
RBE 22 18 14 14 20 15 -1 -2 36 43 


(*) Hors éléments exceptionnels et à périmètre constant

(**) Hors Dexia Nederland Holding

Les revenus de la banque privée se sont élevés à EUR 74 millions, en baisse de -8,0% par
rapport au deuxième trimestre de l'an dernier (ils sont stables par rapport au premier trimestre
de cette année). Les coûts ont été réduits de -5,0%, le résultat brut d'exploitation a reculé de
-16,2%.

Les revenus de la gestion d'actifs sont en légère progression (+0,7%) et marquent un rebond
par rapport au premier trimestre de cette année (+15,2%). Les coûts baissent de -0,5%, le
résultat brut d'exploitation est donc en légère progression (+2,6%). Par rapport au premier
trimestre, le résultat brut d'exploitation marque un redressement assez net (+47,1%).

Les revenus de l'administration de fonds sont en baisse de -5,3%, corrélativement à la baisse
des encours de dépositaire (par un effet marché essentiellement). Les bonnes performances
commerciales du trimestre avec le gain de nouveaux mandats importants ne seront reflétées en
termes de revenus que dans les comptes des prochains trimestres (commissions payées a
posteriori).

Dans les activités de courtage et conseil actions, les revenus sont en légère décroissance dans
le contexte difficile des marchés boursiers.

Les revenus générés par les activités aux Pays-Bas se sont élevés pour le trimestre à
EUR 68 millions et se sont inscrits, en baisse de -9,1% par rapport au deuxième trimestre de
l'an dernier. Deux raisons expliquent cette évolution : il n'y a quasiment plus de nouvelle
production de contrats de share-leasing et le contexte boursier reste toujours assez
défavorable aux activités de courtage et conseil actions. Les coûts sont en forte baisse
(-34,5%), ceci étant le fruit de la restructuration menée aux Pays-Bas. Le résultat brut
d'exploitation a donc progressé mécaniquement, à EUR 43 millions pour le trimestre.

4. Activités de marchés de capitaux et de trésorerie

Le résultat de ce segment, support des différents métiers du groupe, s'inscrit en diminution du
fait de la réduction volontaire des fonds propres économiques alloués à ce centre de profit.

Ainsi, les activités de gestion pour compte propre ont été complètement arrêtées à compter de
la fin du premier trimestre 2003.

En matière de collecte de ressource à long terme, les équipes de marché du groupe ont émis
près de EUR 5 milliards sur le second trimestre portant le total collecté sur le semestre à
EUR 11,9 milliards. La durée moyenne des ressources collectées sur le semestre s'est élevée à
5,9 années.

L'encours du portefeuille de gestion obligataire (Credit Spread Portfolio) était au 30 juin 2003
de EUR 42,6 milliards (EUR 46,3 fin 2002). Cette baisse est en partie due à la baisse du dollar
US par rapport à l'Euro, une partie du portefeuille étant libellé en dollar US. La vie moyenne
du portefeuille était légèrement inférieure à 5 ans.

Résultats sous-jacents du métier (hors éléments exceptionnels et à périmètre constant)

EUR millions 
2T 02 
2T 03 
Var. 
Var. à 
1S 02 
1S 03 
Var. 
Var. à 
    change    change 
    constant    constant 
Revenus 165 123 -25,70% -20,80% 342 271 -20,90% -16,70% 
Coûts -40 -37 -7,20% -5,20% -86 -79 -8,30% -6,30% 
RBE 125 86 -31,70% -25,90% 256 192 -25,10% -20,30% 
Résultat net pdg 85 72 -15,50% -8,90% 196 149 -24,10% -19,20% 
Coef. D’exploitation 24,40% 30,50% 25,20% 29,20% 
ROEE (*) 28,40% 29,70% 32,70% 30,60% 


(*) Rendement des fonds propres économiques, annualisé

La baisse des revenus de ces activités doit donc s'analyser dans le cadre de la réduction des
capitaux alloués, et, par ailleurs, de la très bonne performance enregistrée sur les deux
premiers trimestres de l'année 2002. Ainsi, les revenus trimestriels s'élèvent à
EUR 123 millions, en recul de -25.7% par rapport au 2 ème trimestre 2002. Cette baisse aurait
été de -20,8% à change constant. Sur le semestre, la baisse des revenus est plus modérée
(-20,9%), ces derniers se situant à EUR 271 millions. La décision d'arrêter certaines activités
et de réduire les fonds propres alloués à ce secteur ont pour vocation à limiter les risques et la
volatilité des résultats sous-jacents de ce pôle.

Le résultat brut d'exploitation sous- jacent du deuxième trimestre 2003 recule de -31,7%, les
coûts baissant moins rapidement que les revenus du métier.

Le coefficient d'exploitation sous-jacent, à 30,5%, est en augmentation par rapport à celui du
second trimestre 2002 (24,4%) qui avait été marqué par un fort dynamisme des revenus. Sur
le semestre, la détérioration du coefficient d'exploitation est plus faible, ce dernier passant de
25,2% au premier semestre 2002 à 29,2% sur les six premiers mois de 2003.

Le résultat net part du groupe s'inscrit en recul (de -15,5%, et de -8,9% à taux de change
constant) sur le trimestre à EUR 72 millions, recul cohérent avec la baisse de plus de 18% des
fonds propres économiques alloués à l'activité.

La rentabilité sur fonds propres économiques de l'activité, s'améliore donc sur le trimestre
(29,7% à comparer à 28,4% sur le second trimestre 2002) et reste, sur le semestre d'un très
bon niveau (30,6% contre 32,7% sur les six premiers mois de 2002).

III. Non alloué et éléments exceptionnels

1. Résultats sous-jacents non alloués aux métiers
(hors éléments exceptionnels et à périmètre constant)

EUR millions 
2T 2002* 
2T 2003* 
1S 2002* 
1S 2003* 
Revenus -3 85 -36 74 
Coûts -63 -60 -110 -108 
RBE -65 25 -145 -33 
Résultat net pdg -75 11 -144 -49 


* Pro forma

Le segment ' non alloué ' enregistre principalement les revenus des capitaux excédentaires,
des portefeuilles de participation, des couvertures de change et les coûts centraux. Les revenus
sont en hausse entre le deuxième trimestre 2002 et le deuxième trimestre 2003
(EUR +88 millions), deux éléments notables venant expliquer cette évolution :

i) EUR
+43 millions au titre des corrections de valeur sur les portefeuilles de placement; ii) EUR
+13 millions de gains de change, liés notamment à la couverture des revenus libellés en dollar
US.

La contribution du ' non alloué ' au résultat du groupe a été positive ce trimestre à hauteur de
EUR +11 millions (soit une augmentation de EUR +86 millions par rapport au deuxième
trimestre de l'an dernier). Sur le semestre, la contribution est négative, à hauteur de EUR -49
millions (soit une augmentation de EUR +95 millions par rapport au premier semestre de l'an
dernier).

2. Eléments exceptionnels

EUR millions 
2T 2002 
2T 2003 
1S 2002 
1S 2003 
Revenus 114 173 -1 
Coûts -20 -13 -21 -16 
RBE 94 -10 152 -17 
Coût du risque -32 13 -36 -10 
Plus ou moins-value sur inv. LT -10 -68 -18 
Impôts 19 59 13 50 
Dotations (-) ou reprises (+) du FRBG -1 -5 
Résultat net pdg 70 -6 129 



Les revenus exceptionnels ont baissé de EUR -111 millions entre le deuxième trimestre de
l'an dernier et le deuxième trimestre de cette année, le groupe n'ayant notamment pas réalisé
de plus-values sur le portefeuille d'OLO's comme au deuxième trimestre de l'an dernier
(EUR +49 millions). D'autre part, au second trimestre de l'an dernier, le groupe avait
engrangé une plus-value sur la vente de sa participation dans Clearstream (d'un montant de
EUR +75 millions comptabilisée en revenus).

Au niveau des coûts, une provision pour restructuration avait été comptabilisée l'an dernier
pour un montant de EUR -23 millions ; cette année, des provisions pour réduction d'effectifs
dans le groupe Dexia BIL ont été constituées pour un montant de EUR -15 millions.
En terme de coût du risque, une provision exceptionnelle de EUR -32 millions avait été dotée
pour couvrir les risques aux Pays-Bas par les produits de share-leasing, alors qu'une reprise
d'un montant de EUR +18 millions a été effectuée dans les comptes du deuxième trimestre de
cette année, résultant dans une reprise nette de la charge du risque de EUR +13 millions.
Au deuxième trimestre de cette année, deux lignes actuellement classées dans le portefeuille
de participations stratégiques (Fortis et Veolia Environnement) ont été dépréciées pour un
montant total de EUR -68 millions.

Au niveau des impôts, la part déductible de la dépréciation des participations dans les filiales
aux Pays-Bas a occasionné un crédit d'impôt de EUR +63 millions. Le goodwill (survaleur)
lié à ces acquisitions étant déduit des fonds propres, cette correction de valeur est neutre au
niveau des réserves consolidées.

Au total, la contribution des éléments exceptionnels au résultat net part du groupe a été de
EUR -6 millions pour le deuxième trimestre de cette année, soit EUR -76 millions par
rapport à l'an dernier.

En commentant ces résultats, Pierre RICHARD, Administrateur Délégué et Président
du Comité de Direction de Dexia, a déclaré :

' Le deuxième trimestre 2003 est en tous points favorable et nous sommes désormais repartis,
sauf imprévu, sur les rails de la croissance.

La passe difficile que nous avons traversée nous a beaucoup appris et nous a aguerris. Nous
sommes avant tout attachés à tenir nos engagements en ce qui concerne la réduction des coûts,
les synergies et le processus d'intégration mais aussi en ce qui concerne notre politique
rigoureuse de risque.

Nous maintiendrons bien sûr résolument ces actions mais avec aujourd'hui une perspective
plus prometteuse en matière de revenus.

Pour ce qui concerne l'année 2003 dans son ensemble, compte tenu de la situation actuelle
des marchés, Dexia estime pouvoir réaliser une augmentation de son bénéfice par action de
l'ordre de +5% à +10%.'



Annexe

Principaux agrégats du Bilan

Milliards EUR 
déc-02 
juin-03 
Evolution 
Total du bilan 350,9 353,4 0,70% 
Fonds propres 9,1 Ns 
Dettes envers la clientèle 85,3 86,8 1,70% 
Dettes représentées par un titre 146,5 141,9 -3,10% 
Créances sur la clientèle 157,8 155,1 -1,70% 
Obligations, actions et autres titres 121,9 128,9 5,70% 
Immobilisations financières 1,9 1,7 -7,60% 


Portefeuilles actions du groupe Dexia*

 
 
Valeur de 
Plus ou 
(ME) Valeur marché Moins- values 
 comptable 30/06/2003 latentes 
   30/06/2003 
Participations stratégiques 1 232   
Cotées ** 748 778 30 
Non cotées 484  
Autres actions 2 074   
Cotées 1 481 1 414 -67 
dont SICAV monétaires/obligataires 309 309  
des sociétés d’assurance 627 512 -115 
des sociétés bancaires 854 902 48 
- Non cotées 593  
dont SICAV monétaires/obligataires 78   


(*) hors portefeuille de négociation et actions détenues pour compte de tiers (assurance vie en unités de compte...)

** dont 
Valeur comptable 
Valeur de marché 
  30/06/2003 
Erste Bank 53 91 
Fortis 112 89 
Société Générale 298 311 
Véolia Environnement 127 120 
Autoroute du Sud de la France 38 39 



Service Presse

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Tél. : 02 222 49 95 - Fax : 02 222 90 90

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