Les ambassadeurs africains font appel à la responsabilité financière mondiale et à l'accroissement des ressources pour lutter contre le paludisme
WASHINGTON, October 28 /PRNewswire/ --
Plus de trente ambassadeurs africains ont assisté à une manifestation animée par la Banque Mondiale, ce jeudi, et se sont mis d'accord pour soutenir une plus grande transparence et une plus grande responsabilité en ce qui concerne les fonds utilisés pour lutter contre le paludisme.
(Photo : http://www.newscom.com/cgi-bin/prnh/20061026/CGTH100 )
Mis au défit par un appel émouvant d'Yvonne Chaka Chaka, vedette internationale de la chanson et représentante régionale d'UNICEF pour le paludisme, les ambassadeurs ont convenu que leurs pays auraient avantage à plus de clarté dans la manière dont ils utilisent les fonds, et que les donateurs devraient être plus ouverts sur leurs contributions exactes.
<< Je suis allé dans toute l'Afrique et il est clair que nous devons travailler ensemble. Aucun pays africain n'arrivera seul à faire des progrès rapides >>, a fait remarquer Yvonne Chaka Chaka après une éblouissante représentation dans l'atrium de la Banque Mondiale. << Aucun donateur individuel ne peut tout financer. Aucune agence de l'ONU ne peut y subvenir à elle seule. Nous devons travailler en partenariat avec les gouvernements des pays bénéficiaires, avec le secteur privé, avec les sociétés civiles et avec tous les donateurs. >>
En route vers New York pour prendre part au concert de la Jeunesse unie contre le paludisme (Youth United Against Malaria), dans le cadre du sommet de trois jours des Nations Unies sur le leadership mondial de la jeunesse, Yvonne Chaka Chaka a remercié son hôte, le président de la Banque mondiale, Paul D. Wolfowitz, pour sa direction sur le paludisme et lui a demandé de continuer son soutien.
Paul Wolfowitz a proclamé que le paludisme était une priorité dans l'agenda des développements soutenus par la Banque Mondiale. << La Banque ne peut bien sûr pas lutter seule contre le paludisme et la coordination est primordiale. La demande en ressources dépasse de loin leur disponibilité >>, a ajouté Paul Wolfowitz. << Bien que la Banque, les États-Unis et le Global Fund apportent un financement de près d'un milliard de dollars US par an, il est clair qu'il faut faire plus y compris augmenter les contributions des pays africains eux-mêmes. >>
Paul Wolfowitz en a appelé aux ambassadeurs d'apporter des preuves de succès pour que le financement continue. << Nous, les donateurs >>, souligne Paul Wolfowitz, << nous devons assumer notre part du marché. Au fur et à mesure que les pays développent leurs plans et investissent leurs propres ressources pour arriver à des résultats... l'argent ne doit pas les empêcher de sauver des vies. >>
Les ambassadeurs se sont engagés à être les soldats dans la lutte contre le paludisme pour améliorer l'infrastructure, assurer la responsabilité financière et mettre un terme à la perte de 3000 enfants africains par jour due à une maladie évitable et soignable.
L'ambassadeur de Zambie, Son Excellence, Mme Inonge Mbikusita-Lewanika, a déclaré que son pays faisait de grands progrès contre la maladie avec le soutien du Global Fund et de la Fondation Bill et Melinda Gates, entre autres, mais elle a souligné que plus de ressources étaient encore nécessaires pour mettre le succès de ces efforts à une plus grande échelle.
Les ambassadeurs se rencontreront dans les semaines à venir pour discuter des prochaines étapes concrètes pouvant mener à une plus grande responsabilité financière et à une plus grande transparence, et pour sauver plus de vies.
Partenariat pour faire reculer le paludisme (Roll Back Malaria Partnership)
Afin de fournir une approche internationale coordonnée pour lutter contre le paludisme, le << Partenariat pour faire reculer le paludisme >> a été lancé en 1998 par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le Fonds international de secours à l'enfance des Nations Unies (UNICEF), le Programme de développement des Nations Unies (UNDP) et la Banque Mondiale. Le Partenariat regroupe maintenant les gouvernements des pays affectés par le paludisme, leurs partenaires de développements bilatéraux et multilatéraux, le secteur privé, les organismes non gouvernementaux et communautaires, les fondations, les instituts de recherches et les établissements d'enseignement supérieur autour de l'objectif commun de réduire de moitié le fardeau mondial du paludisme d'ici 2010.


