Un modèle mathématique reposant sur les résultats cliniques du Cervarix(TM), candidat vaccin contre le cancer du col de l'utérus de GSK, suggère que la vaccination pourrait réduire l'incidence des cancers de l'utérus de 80 %
LONDRES, Angleterre et RIXENSART, Belgique, October 30 /PRNewswire/ -- Les projections du modèle mathématique indique que la vaccination de toutes les fillettes âgées de 11 à 13 ans à l'aide du Cervarix(TM), candidat vaccin contre le cancer du col de l'utérus de GSK (NYSE : GSK), possède le potentiel nécessaire pour réduire l'incidence du cancer de l'utérus de 80 %, selon les données cliniques disponibles.[1] Le modèle de projections a été élaboré en deux étapes. Lors de la première, la vaccination à l'aide du candidat vaccin, qui offre une excellente protection contre deux des types de PVH figurant parmi les principaux facteurs de cancer, le 16 et le 18[2], entraînait, selon les prévisions, une réduction de 74 % des cas de cancer de l'utérus en France. Ces données constituaient l'analyse du scénario de base du modèle.[1]
Lors d'une analyse plus poussée, le modèle incorporait des éléments préliminaires indiquant que le candidat vaccin contre le cancer du col de l'utérus de GSK offrait une protection substantielle contre les lésions pré-cancéreuses supérieure à celle attendue des types de vaccins anti-PVH 16 et 18.[2] Lors de l'ajout de cette protection supplémentaire au modèle, une nouvelle réduction de 6 % est annoncée, soit une réduction totale de 80 % des cas de cancer du col de l'utérus.[1] Ces résultats ont été présentés aujourd'hui au 9e congrès européen annuel de l'International Society of Pharmacoeconomics and Outcomes Research (ISPOR) à Copenhague (Danemark).
D'autres données publiées lors du congrès de l'ISPOR mettent en relief non seulement le problème fondamental de santé[3,1] que le cancer du col de l'utérus représente pour toutes les femmes, mais aussi le coût considérable pour la société[4], notamment les coûts de mise en oeuvre des examens permettant de détecter ce type de cancer.[5], [6] Ainsi, les données produites au congrès de l'ISPOR révèlent que la vaccination réduira la mortalité liée au cancer du col de l'utérus, le nombre de cas de ce cancer et de cas de cancer pré-cliniques, ainsi que les coûts associés.
<< Le potentiel de diminution des cas de cancer du col de l'utérus et de la mortalité à hauteur de 80 %, tel que le suggèrent les résultats du modèle, est très encourageant >> remarque le professeur Lieven Annemans, ancien président de l'ISPOR. << Une vaccination qui apporte la plus large protection possible contre les types de PVH à l'origine de cancers est une stratégie souhaitable dans l'effort visant à alléger l'incidence de cet important problème de santé qu'est le cancer du col de l'utérus. Nous pourrons ainsi sauver les vies de femmes mais aussi épargner à nos systèmes de santé les coûts élevés associés aux interventions >> déclare-t-il.
Le modèle mathématique présenté au congrès de l'ISPOR vient s'ajouter aux analyses de plus en plus nombreuses, qui affichent des prévisions similaires de réduction du nombre de cas suite à l'utilisation du candidat vaccin de GSK, notamment celles réalisées en Espagne[7], au Royaume-Uni[8] et aux Etats-Unis[9].
Note aux rédacteurs :
La projection de la réduction du nombre de cancers du col de l'utérus est calculée en s'appuyant sur l'efficacité démontrée lors d'essais du candidat vaccin, dans l'environnement actuel de détection et de traitement de la maladie, en partant d'une vaccination à 100 % du groupe d'âge.
A propos du modèle mathématique
Afin d'évaluer les bienfaits cliniques du candidat vaccin, les chercheurs ont utilisé le modèle de Markov afin de simuler les effets de la prévention à long terme contre le cancer du col de l'utérus au moyen du candidat vaccin de GSK. Ce modèle a été bâti dans Microsoft(R) Excel et reproduit l'histoire naturelle des infections au PVH tout au long de la vie d'une cohorte d'âge de fillette de 11 à 13 ans. Il simule l'effet d'une vaccination à 100 % sur la cohorte combiné à celui du programme actuel de détection en évaluant le nombre de cas de cancer du col de l'utérus et de décès associés évités. Toutes les probabilités de transition de l'histoire naturelle de l'infection au PVH vers le cancer du col de l'utérus et les modèles de détection ont été obtenus à partir d'une étude de la littérature médicale, de l'avis des experts et des statistiques officielles françaises.
A propos du candidat vaccin contre le cancer du col de l'utérus de GSK
Le candidat vaccin de GSK a été mis au point afin de prévenir les infections et les lésions causées par les types de PVH à l'origine des cancers prévalents, le 16 et le 18.
Lors d'essais thérapeutiques précédents réalisés sur des femmes situées dans la tranche d'âge 15-25 ans, le vaccin a démontré être une excellente protection contre les infections persistantes aux PVH 16 et 18 et les lésions précancéreuses associées, et offre une excellente réponse anticorps pendant 4,5 ans. Le candidat vaccin contre le cancer du col de l'utérus de GSK est formulé à l'aide de l'adjuvant exclusif AS04 sélectionné afin de s'assurer qu'il fournit des niveaux d'anticorps élevés et stables. En outre, des données préliminaires concernant le candidat vaccin de GSK ont montré qu'il fournit une protection contre les infections provoquées par les types de PVH arrivant en troisième et quatrième position parmi les types à l'origine des cancers, le 45 et le 31. Les types 16, 18, 45 et 31 sont, ensemble, responsables de 80 % des cancers du col de l'utérus au niveau mondial.
Les données d'innocuité globales provenant des essais réalisés sous contrôle indiquent que le vaccin est généralement sûr et que l'observance thérapeutique est très bonne dans le cadre du calendrier à trois doses.
Plus de 16 000 femmes à travers le monde ont été vaccinées à l'aide du candidat vaccin de GSK dans le cadre d'essais achevés ou en cours. Des essais de phase III sont actuellement en cours.
GSK a déposé une demande d'autorisation de mise sur le marché de GSK pour son candidat vaccin auprès de l'Agence européenne du médicament en mars 2006. D'autres dépôts de dossier internationaux ont suivi en Australie, dans certains pays asiatiques et d'Amérique latine depuis mars 2006. Un dépôt auprès de la FDA (US Food and Drug Administration) suivra avant avril 2007.
A propos des PVH et du cancer du col de l'utérus
L'infection au PVH est très courante. Toute femme sexuellement active présente un risque de contracter un type de PVH, facteur potentiel du cancer du col de l'utérus. Bien qu'il existe différents types de PVH pouvant causer un cancer, les types 16, 18, 45 et 31 sont, ensemble, responsables de 80 % des cancers du col de l'utérus au niveau mondial.
Le cancer du col de l'utérus est un problème sanitaire mondial d'envergure puisque 500 000 nouveaux cas sont découverts chaque année à travers le monde. Il s'agit du deuxième cancer le plus fréquent et de la troisième cause de décès associé à un cancer chez la femme, au niveau mondial. Chaque année, environ 270 000 femmes meurent des suites de la maladie. Il s'agit du principal cancer à l'origine de décès parmi les femmes des pays en voie de développement.
Références :
[1] Demarteau N et al. Long term clinical effect of an HPV-vaccine for the prevention of cervical cancer in France in relation to age of vaccination: results from a Markov Model. Poster présenté au congrès l'ISPOR, du 28 au 31 octobre 2006.
[2] Harper DM, et al. Sustained efficacy up to 4-5 years of a bivalent L1 virus-like particle vaccine against human papillomavirus types 16 and 18: follow-up from a randomised control trial. Lancet 2006 ; 367:1247-1255.
[3] Rogozza R, Estimating the clinical benefits of HPV- 16/18 vaccination: challenges of modeling predicted cases of cervical cancer in Poland and Mexico, two countries with differing degrees of cervical disease and population stability. Poster présenté au congrès l'ISPOR, du 28 au 31 octobre 2006.
[4] Rash B, Comparing Management Patterns And Associated Costs Women With Abnormal Cervical Cytology In 5 Different Countries. Poster présenté au congrès l'ISPOR, du 28 au 31 octobre 2006.
[5] Helms LJ, Melnikow J, Determing costs of health care services for cost-effectiveness analyses: the case of cervical cancer prevention and treatment. Med Care 1999 ; 37:652-66.
[6] Insinga RP, Glass AG, Rush BB. The health care costs of cervical human papillomarvirus-related disease. Am J Obstet Gynecol 2004 ; 191:114-20.
[7] De San José S et al. Adaptation of a Health Economic Model of the Natural History of HPV Infection and Cervical Cancer for Spain. Présenté lors de la conférence internationale sur les papillomavirus, à Prague du 3 au 7 septembre.
[8] Kohli M et al. Estimating the Long-term Impact of a Prophylactic Human Papillomavirus (HPV) 16/18 Vaccine on the Burden of Cervical Disease in the UK. Présenté lors de la conférence internationale sur les papillomavirus, à Prague du 3 au 7 septembre.
[9] Juday TR et al. Clinical Benefits Associated with Vaccination Against Human Papillomavirus: The Contribution of Cross-Protection . Présenté lors de la conférence interdisciplinaire sur les agents antimicrobiens et la chimiothérapie de San Francisco (Etats-Unis) (ICAAC), du 27 au 30 septembre 2006.


