Les nouveaux résultats de l'étude ESPRIT confirment que l'association de dipyridamole et d'aspirine est le meilleur traitement pour éviter la récidive des accidents vasculaires cérébraux
INGELHEIM AM RHEIN, Allemagne, January 23 /PRNewswire/ -- Les derniers résultats d'ESPRIT (European/Australasian Stroke Prevention in Reversible Ischaemia Trial) publiés dans le numéro de février 2007 de Lancet Neuroloy, confirment que l'association de dipyridamole et d'aspirine est le traitement préféré en prévention secondaire des accidents vasculaires cérébraux (AVC) chez les patients souffrant d'un AVC d'origine artérielle.(1) Cette bithérapie a permis d'obtenir une réduction de 24 % du risque relatif de l'éventualité la plus fréquente (décès imputable à toutes les causes vasculaires, AVC non fatal, infarctus du myocarde non fatal ou complication hémorragique majeure) par rapport à un traitement anticoagulant d'intensité moyenne.(1)
<< La prescription dipyridamole plus aspirine afin d'éviter des récidives d'AVC chez les patients qui en ont déjà subi un, présente un bénéfice évident >>, estime le professeur Ale Algra, université d'Utrecht, Pays-Bas et investigateur en chef de l'étude ESPRIT. Il a poursuivi : << Ces patients courent un risque élevé de nouveaux évènements d'AVC potentiellement mortels et par conséquent un traitement antithrombotique est vital. Les résultats précédents d'ESPRIT(2) ont montré qu'une combinaison de dipyridamole et d'aspirine est 20 % plus efficace que l'aspirine en monothérapie et nos nouveaux résultats suggèrent que la combinaison est aussi meilleure qu'un traitement à base d'anticoagulants. >>
Dans le cadre de l'étude ESPRIT, l'innocuité du traitement antithrombotique de prévention secondaire des AVC signifiait que le risque de complications hémorragiques majeures était inférieur d'au moins 60 % chez les patients recevant la combinaison dipyridamole plus aspirine comparé à ceux recevant un traitement à base d'anticoagulants. << Dans l'étude ESPRIT, les patients traités avec la bithérapie dipyridamole plus aspirine ont présenté un nombre considérablement moins important de complications hémorragiques que ceux sous anticoagulants >>, a commenté le professeur Algra. << Pour les patients sous anticoagulants, tout effet bénéfique potentiel dans la prévention des évènements ischémiques était complètement annulé par un grand nombre de complications hémorragiques majeures. >>
ESPRIT a consisté en une étude indépendante, internationale, dirigée par un investigateur qui a comparé les anticoagulants oraux disponibles actuellement (cible de rapport international normalisé de 2,0 à 3,0), ou la bithérapie dipyridamole (400 mg quotidiennement) plus aspirine (30-325 mg quotidiennement), à l'aspirine en monothérapie chez les patients ayant subi une attaque ischémique transitoire (AIT) ou un AVC ischémique mineur.(3) La majorité des patients ont reçu une combinaison libre d'aspirine et dipyridamole avec un dosage d'aspirine variant de 30 à 325 mg/jour. Jusqu'à 8 % des patients ont reçu une combinaison à dosage fixe (200 mg de dipyridamole à libération prolongée plus 25 mg d'aspirine deux fois par jour, sous la marque Aggrenox(R) et Asasantin(R)). Même s'il s'agissait d'un essai ouvert, l'évaluation des résultats cliniques a été effectué en aveugle. Les résultats initiaux d'ESPRIT, publiés dans le Lancet en mai 2006, ont démontré le bénéfice évident de la bithérapie comparé à l'aspirine en monothérapie pour la prévention des décès vasculaires, des AVC secondaires, des infarctus du myocarde ou des hémorragies majeures.(2)
Les directives internationales de traitement actuelles recommandent trois options de traitement pour la prévention secondaire des AVC : bithérapie aspirine et dipyridamole, aspirine en monothérapie et clopidogrel pour les AVC d'origine artérielle. Les anticoagulants sont principalement recommandés pour les patients ayant subi un AVC d'origine cardiaque. ESPRIT a démontré l'avantage d'une bithérapie par rapport à l'aspirine en monothérapie et aux anticoagulants oraux, disponibles actuellement, pour le traitement des patients ayant subi un AVC d'origine artérielle.
La comparaison de la bithérapie à doses fixes (Aggrenox(R), Asasantin(R) par rapport à clopidogrel est actuellement en cours dans le cadre de PRoFESS (Prevention Regimen For Effectively avoiding Second Strokes), la plus importante étude de prévention des AVC jamais entreprise. Le recrutement pour cette étude s'est clos en 2006 et plus de 20 000 patients ont été enrôlés. Les premiers résultats sont attendus pour 2008.
Remarques à l'intention des éditeurs :
A propos d'ESPRIT
ESPRIT (European/Australasian Stroke Prevention in Reversible Ischaemia Trial) était une étude dirigée par un investigateur conçue pour mettre un terme à l'incertitude concernant l'efficacité relative de trois traitements antithrombotiques suite à une attaque ischémique transitoire (AIT) ou un AVC mineur susceptible d'être d'origine artérielle. Les patients étaient randomisés dans trois bras de traitement : acide acétylsalicylique (ASA), ASA plus dypiridamole et thérapie d'anticoagulation orale, six mois après une AIT ou un AVC mineur d'origine artérielle présumée. La comparaison de dipyridamole et ASA par rapport à ASA (aspirine) est le sujet d'une publication dans le Lancet (2) tandis que la comparaison dipyridamole plus ASA par rapport au traitement d'anticoagulation est publié dans Lancet Neurology.(1) La plage de dosage d'aspirine dans ESPRIT était de 30-325 mg/jour, avec un dosage médian de 75 mg/jour. Un total de 83 % des patients a reçu du dipyridamole à libération prolongée et jusqu'à 8 % ont reçu deux fois par jour la bithérapie à doses fixes, qui est commercialisée sous la marque Aggrenox(R) or Asasantin(R). L'étude ESPRIT a utilisé un critère d'évaluation composite qui ne fait pas partie de l'étiquette Aggrenox(R) (Asasantin(R)). Il a été demandé à tous les patients de venir en consultation tous les six mois avec le médecin responsable de la randomisation ou un infirmier formé aux fins de cette étude. Les patients ont été suivis pendant une période pouvant aller jusqu'à cinq ans (durée moyenne de suivi était 3,5 ans dans la première partie d'ESPRIT et 4,6 ans dans la seconde partie) avec des contrôles tous les six mois. Les caractéristiques de base et les doses prescrites d'acide acétylsalicylique étaient similaires dans tous les groupes de traitement. Aucun sponsor n'avait d'intérêt commercial dans les résultats de l'étude.
A propos d'Aggrenox(R)
Aggrenox(R) est un antithrombotique qui associe le dipyridamole à libération prolongée et l'ASA. Ce produit issu de la recherche et du développement de Boehringer Ingelheim est indiqué pour la prévention de la récidive d'AVC et de l'AIT. Commercialisé sous la marque Aggrenox(R) et Asasantin(R) Retard, le produit est enregistré dans plus de 50 pays.
A propos des accidents vasculaires cérébraux
Les accidents vasculaires cérébraux sont des évènements graves imputables aux maladies des vaisseaux sanguins transportant le sang dans le cerveau. Un accident vasculaire cérébral (AVC) provoque des lésions subites du tissu cérébral et survient suite à la rupture ou au blocage d'un vaisseau sanguin transportant l'oxygène et les éléments nutritifs dans le cerveau.(4) Les cellules nerveuses sont privées d'oxygène et meurent en quelques minutes. Il s'ensuit la suppression des fonctions corporelles contrôlées par les nerfs touchés. Les effets d'un AVC sont souvent permanents car les cellules cérébrales détruites ne peuvent pas être remplacées.
A propos de l'attaque ischémique transitoire (AIT)
L'attaque ischémique transitoire est souvent appelée un mini AVC et ses symptômes ressemblent beaucoup à un AVC total, y compris une faiblesse soudaine, l'hypoesthésie, la maladresse ou des picotements ou fourmillements d'un côté du corps, la perte soudaine ou la dégradation de la vue dans un oeil ou les deux yeux et l'incapacité de prononcer les mots correctement ou de les trouver. Les symptômes disparaissent toutefois après 24 heures. Sans traitement, les personnes victimes d'une AIT subiront un AVC complet au bout de quelques années.(5)
A propos de Boehringer Ingelheim
Le groupe Boehringer Ingelheim fait partie des vingt premières entreprises pharmaceutiques au monde. L'entreprise, dont le siège se trouve à Ingelheim en Allemagne, opère avec 143 filiales implantées dans 47 pays et compte près de 37 500 employés. Depuis sa création en 1885, l'entreprise privée est tournée vers la recherche, le développement, la fabrication et la commercialisation de produits à haute valeur thérapeutique pour traiter les problèmes de santé chez l'homme et l'animal.
In 2005, Boehringer Ingelheim a généré 9,5 milliards d'euros de ventes nettes tout en consacrant l'équivalent d'un cinquième des ventes nettes de son secteur le plus important (à savoir, les médicaments sur ordonnance) à la recherche et au développement).
Pour plus de renseignements, veuillez consulter www.boehringer-ingelheim.com
Avertissement
Ce communiqué est émis par le siège de Boehringer Ingelheim à l'intention de tous les marchés internationaux. Nous mettons en garde les lecteurs à propos des différences pouvant exister entre les pays concernant les informations médicales spécifiques y compris les utilisations sous licence. Veuillez garder ces différences à l'esprit lors de la lecture de ce document.
Références
1. The ESPRIT Study Group. Medium intensity oral anticoagulants versus aspirin after cerebral ischaemia of arterial origin (ESPRIT): a randomised controlled trial. Lancet Neurology 2007;6:115-124
2. The ESPRIT Study Group. Aspirin plus dipyridamole versus aspirin alone after cerebral ischaemia of arterial origin (ESPRIT): randomised controlled trial. The Lancet 2006;367:1665-73
3. De Schryver EL. Design of ESPRIT: an international randomized trial for secondary prevention after non-disabling cerebral ischaemia of arterial origin. European/Australian Stroke Prevention in Reversible Ischaemia Trial (ESPRIT) group. Cerebrovascular Diseases 2000;10:147-50
4. Heart and Stroke Facts. The American Stroke Association
5. Transient Ischaemic Attack Backgrounder. The Stroke Association UK


