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vendredi 9 février 2007 à 10h14

Les objectifs de réduction des émissions de CO2 proposés sont arbitraries et trop rigides


BRUXELLES, February 7 /PRNewswire/ -- L'industrie automobile européenne ne peut être en accord avec les propositions sur les émissions de CO2 des voitures qu'a faites aujourd'hui la Commission européenne. Les propositions ne sont pas équilibrées et sont nuisibles à l'économie européenne sur le plan du potentiel de richesse, d'emploi et de croissance. Les constructeurs automobiles européens ont demandé aux États membres de l'UE et au Parlement européen de prendre la tête du débat actuel et d'amorcer une discussion générale et juste basée sur des faits et des chiffres exacts.

<< Nous demandons aux gouvernements de l'UE et au Parlement européen d'élaborer une stratégie raisonnable et équilibrée visant à réduire les émissions de CO2 des voitures pour atteindre l'objectif de 120 g de CO2/km d'ici 2012 établi par l'UE, qui nécessitera des efforts de toutes les parties pertinentes et qui comprendra les nouvelles voitures ainsi que les voitures se trouvant déjà sur les routes >>, a affirmé Sergio Marchionne, président de l'Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA) basée à Bruxelles et PDG du groupe FIAT. << Les idées émises aujourd'hui par la Commission européenne sont trop axées sur la technologie automobile, niant ainsi le fait qu'une foule de moyens sont disponibles pour réduire les émissions de CO2 de façon beaucoup plus rentable au profit de l'environnement et de l'économie. >>

La Commission a formulé des objectifs arbitraires qui ne sont pas soutenus par une évaluation valide de tous les faits et les conséquences impliqués. Le fait de mettre le fardeau sur l'industrie automobile essentiellement représente la méthode la plus coûteuse et la moins rentable qui soit. Cela entraînera des pertes d'emploi et la relocalisation des usines de production à l'extérieur de l'UE, ce qui touchera gravement les régions européennes. << La réalité ne disparaîtra pas seulement en la dénonçant >>, a déclaré M. Marchionne. << Ce n'est pas le moment de tenir un débat idéologique. Le secteur de l'automobile est l'élément central de l'industrie manufacturière européenne, et des milliers d'entreprises plus petites dépendent d'une douzaine de joueurs importants. Dans l'UE, au moins 12 millions de travailleurs et leurs familles comptent sur une politique équilibrée sur les émissions de CO2 des voitures. L'industrie automobile ne désire pas être le sujet d'une expérience. Si elle demeurait inchangée, la proposition de la Commission réduirait la vigueur économique de l'Europe. >>

Les constructeurs automobiles européens sont fin prêts à entamer un dialogue constructif avec les législateurs de l'UE pour réaliser d'autres progrès en matière de réduction des émissions de CO2. L'industrie partage ses préoccupations publiques au sujet du réchauffement de la planète et contribue consciencieusement aux efforts de résolution de ce problème mondial. À la suite de l'accord de 1998 visant à réduire les émissions de CO2 des voitures, les améliorations continues apportées à la technologie automobile ont entraîné une importante baisse des émissions de CO2 de 13 % et ont contribué considérablement à la stratégie de l'UE consistant à atteindre ses objectifs de Kyoto. Cet exploit a été réalisé en dépit d'une tendance vers la demande de voitures plus grosses par les consommateurs et malgré les règles de l'UE, qui ont alourdi les voitures. L'industrie automobile exige une révision complète de l'accord actuel tel que stipulé dans l'accord de 1998. Toute mesure ou politique future ne peut être élaborée sans une évaluation transparente et approfondie de leurs répercussions sur l'environnement ainsi que l'économie européenne.

D'autres progrès en matière de réduction des émissions de CO2 des voitures peuvent et doivent être faits par le biais d'une approche intégrée et économique qui joint les innovations technologiques continues de l'industrie automobile aux efforts faits par les décideurs, les consommateurs et l'industrie du carburant. Cela entraînera des réductions d'émissions de CO2 rentables tout en maintenant les emplois et la concurrence de l'industrie automobile européenne. Des efforts harmonisés visant à accroître la demande du rendement du carburant par l'entremise d'une taxation liée au CO2 de voitures et de carburants alternatifs consistent en un élément important d'une Approche intégrée de la sorte.

La déclaration de la Commission faite dans CARS 21, qui a été publiée aujourd'hui de façon séparée, n'intègre pas entièrement les recommandations du Groupe de haut niveau CARS 21 de décembre 2005. Ce groupe, qui comprenait les commissaires Dimas, Verheugen et Barrot, six ministres nationaux, cinq PDG de l'industrie automobile, des MEP ainsi que des représentants de groupes de défense des consommateurs, a demandé explicitement qu'on instaure de << meilleures règles >> et par la suite une Approche intégrée pour les secteurs politiques importants comme la sécurité routière et les émissions de CO2. La publication CARS 21 a traité du besoin d'équilibrer les questions environnementales et économiques de façon rentable et durable. << C'était un exemple de politique industrielle responsable et cohérente >>, a mentionné M. Marchionne. << Nous demandons aux législateurs de l'UE de nourrir les contributions positives de CARS 21. >>

La circulation des voitures représente 11 % des émissions de CO2 dans l'UE. À l'échelle internationale, la circulation des voitures représente 5 % de toutes les émissions de CO2 causées par l'homme. La contribution européenne à ce résultat est de 1,5 % grâce à la technologie européenne de pointe.

L'ACEA représente les treize constructeurs automobiles européens les plus importants. Au coeur de l'industrie européenne, le secteur automobile est le principal employeur manufacturier dans l'UE. L'industrie automobile procure des emplois de plus en plus spécialisés à 2 millions d'Européens et soutient indirectement 10 millions d'employés de plus dans les industries connexes. L'Europe est la région où l'on fabrique le plus de véhicules dans le monde. En effet, des 46 millions de voitures fabriquées à l'échelle mondiale, 38 % proviennent de l'UE. Les membres de l'ACEA investissent annuellement 5 % du chiffre des ventes (20 milliards EUR) dans la R&D. Les membres sont : BMW Group, DAF Trucks, DaimlerChrysler, FIAT, Ford of Europe, General Motors Europe, MAN Nutzfahrzeuge, Porsche, PSA Peugeot Citroën, Renault, Scania, Volkswagen et Volvo.

ACEA
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