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jeudi 8 mars 2007 à 18h02

Publication dans Cell : découverte du << régulateur maître >> du bronzage


CAMBRIDGE, Massachusetts, March 8 /PRNewswire/ -- Dans l'édition du 9 mars 2007 de la revue Cell publiée par Cell Press, des chercheurs constatent qu'un gène qui prévient le cancer contrôle aussi le mécanisme de bronzage de la peau.

<< Le gène suppresseur de tumeur p53 est fréquemment muté dans le cancer humain >>, a expliqué David Fisher, directeur du programme Melanoma Program in Medical Oncology au Dana-Farber Cancer Institute. << Maintenant, nous avons découvert qu'il joue un rôle dans le processus de bronzage de la peau. >>

Les chercheurs ont aussi établi un lien entre le mécanisme stimulé par le p53 et d'autres cas de noircissement de la peau aucunement liés à l'exposition au soleil.

D'après M. Fisher, ce sont les cellules les plus superficielles de la peau qui réagissent à l'exposition au soleil. Lorsque ces << kératinocytes >> sont exposés au soleil, ils sécrètent une hormone stimulatrice des mélanocytes (HSM), ce qui stimule d'autres cellules à produire les pigments de la peau.

La variation de la capacité de bronzage est provoquée par les différences des récepteurs de la HSM, selon M. Fisher. Par exemple, le variant de récepteur constaté chez les roux ne réagit aucunement à la HSM, ce qui les empêche de bronzer.

Cependant, les chercheurs n'avaient pas déterminé les facteurs qui étaient en fin de compte responsables de la production de l'hormone de bronzage.

M. Fisher a ajouté que la HSM est l'un des produits d'une séquence génétique qui code aussi la substance morphinomimétique naturelle, appelée bêta-endorphine. Alors que la HSM stimule la réaction du bronzage, la bêta-endorphine stimule, croit-on, le comportement de recherche de soleil.

L'équipe de M. Fisher a démontré que les souris ont besoin du p53 pour activer les gènes qui produisent la HSM et le bronzage. De même, l'induction de la bêta-endorphine par le soleil dépend aussi du p53.

L'induction de la bêta-endorphine semble être liée au processus de bronzage >>, a affirmé M. Fisher. << Cela peut expliquer les comportements de dépendance liés à la recherche absolue de soleil ou au recours aux salons de bronzage. >>

Les chercheurs ont observé dans la peau humaine des manifestations semblables à celles constatées chez les souris. Ils ont aussi fait la preuve que le p53, sous d'autres formes de la pigmentation anormale de la peau, peut être l'effet secondaire de certains médicaments ou d'autres stress.

<< Certains médicaments activent probablement par inadvertance le gène p53 et, par le fait même, le processus de bronzage >>, a présumé M. Fisher. << Il se peut que nous soyons maintenant en mesure de trouver des moyens de contrer cette activation afin qu'elle ne se produise pas. >>

De même, une compréhension plus approfondie du processus de bronzage pourrait entraîner la création de produits bronzants sécuritaires, sans aucune exposition aux rayons UV potentiellement nocifs, pouvant même être utilisés par ceux qui ne bronzent pas autrement. M. Fisher a affirmé qu'il est impliqué dans une petite société de biotechnologie dont la mission consiste à développer un tel produit.

Cell Press
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