Un projet sous la direction d'ERSPC s'intéressera au surdiagnostic du cancer de la prostate
ROTTERDAM, Pays-Bas, March 19 /PRNewswire/ --
- Une étude de dépistage fait part de ses constatations préliminaires au congrès annuel de l'EAU
L'équipe européenne qui a réalisé la plus grande étude aléatoire au monde portant sur le dépistage du cancer de la prostate est sur le point de lancer un grand projet, jeudi 22 mars, pour changer de façon radicale les modes de thérapie du cancer de la prostate. Plus de 2 millions d'hommes en Europe ont un cancer de la prostate et la plupart d'entre eux ont subi un traitement actif -- alors même que le traitement comprend des effets secondaires graves et bien connus.
<< Les techniques modernes de diagnostic ont amené à la découverte d'une foison de petits cancers précoces. Pourtant, il est possible, dans la plupart des cas, de ne pas les traiter, et ils ne causeront aucun souci aux malades de leur vivant >>, a dit le professeur Louis Denis, cofondateur de l'étude européenne aléatoire portant sur le dépistage du cancer de la prostate (ERSPC).
De plus, le professeur Chris Bangma, qui travaille également sur l'ERSPC et qui est président du département d'urologie au centre médical Erasmus en Hollande à Rotterdam, présentera les premiers résultats encourageants concernant le repérage en toute sécurité de cancers peu évolutifs et leur gestion sous forme de surveillance active, évitant ainsi les traitements précoces agressifs.
Une étude portant sur quatre années au sein du septième programme-cadre de l'Union Européenne prévoit également de confirmer le repérage des populations à risque porteuses de cancers peu évolutifs. À l'heure actuelle, il n'existe pas d'accord généralisé au sein de la profession médicale sur leur traitement.
La réunion d'information se tiendra à 15 heures, jeudi, au congrès annuel de l'Association européenne d'urologie, (du 21 au 24 mars), au Centre international des congrès à Berlin.
Mise en place il y a 10 ans, l'ERSPC est la plus grande étude aléatoire de dépistage du cancer de la prostate. Elle devrait répondre à la question fondamentale de savoir si le dépistage améliore le taux de survie spécifique au cancer en repérant les hommes qui présentent un risque. Elle s'intéressera également à la qualité de vie au cours du dépistage et au rôle des marqueurs sériques. Cette étude porte sur 220 000 hommes qui sont suivis dans huit pays -- les Pays-Bas, la Suède, la Finlande, la Belgique, la France, l'Espagne, l'Italie et la Suisse -- sur une durée allant jusqu'à 12 ans. Les résultats définitifs sont prévus entre 2008 et 2010.
Le professeur Bangma, ainsi que les fondateurs de l'ERSPC, les professeurs Fritz Schröder et Louis Denis - se tiennent à disposition pour répondre aux questions et accorder des entretiens.


