L’enquête fédérale sur le travail non rémunéré recommande un prolongement et l’autorégulation des compagnies aériennes, selon le SCFP
Pierre Ducasse
SCFP Communications
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Devant les résultats décevants de l’enquête sur le travail non rémunéré menée par le fédéral, la Division du transport aérien du SCFP, le syndicat qui représente 20 000 agent(e)s de bord de 11 compagnies aériennes différentes, s’inquiète de la proposition du gouvernement de continuer à laisser l’industrie s’autoréguler.
« Les agent(e)s de bord savent que le travail non payé est une réalité dans leur secteur », a déclaré Wesley Lesosky, président de la Division du transport aérien du SCFP. « Même des compagnies comme Air Canada et Porter — qui ont offert à contrecœur des primes pour le service au sol équivalant à 50 % du taux horaire — reconnaissent la réalité du travail non payé dans le secteur aérien. Comment le gouvernement peut-il donc affirmer avec sérieux, à la population ainsi qu’aux travailleuses et travailleurs du secteur, que le travail non rémunéré n’existe pas? »
La Division du transport aérien du SCFP salue les efforts du gouvernement fédéral pour avoir mis en place un examen sur le recours abusif au travail non rémunéré dans le secteur aérien. Toutefois, la Division est déçue que l’enquête semble conclure que ces pratiques abusives adoptées par des compagnies aériennes valant des milliards de dollars ne constituent pas un problème qui mérite d’être corrigé. Tout ce que propose le gouvernement, c’est que les compagnies aériennes procèdent à des autovérifications de conformité salariale. Voilà qui est profondément insuffisant et décevant pour les dizaines de milliers de travailleuses et travailleurs canadiens qui doivent effectuer des tâches gratuitement à chaque quart de travail.
« Si l’on pouvait faire confiance aux compagnies aériennes pour qu’elles fassent ce qu’il faut, on n’en serait pas là aujourd’hui, mais c’est la seule solution proposée par le gouvernement jusqu’à présent », a ajouté Wesley Lesosky. « On ne fait pas confiance à des entreprises comme Air Canada, et la plupart des Canadien(ne)s non plus. Pourquoi le gouvernement accorde-t-il une confiance aveugle à des entreprises comme Air Canada pour qu’elles fassent ce qui est juste? »
Le travail non payé a été le principal enjeu de la grève menée par les 10 500 agent(e)s de bord d’Air Canada en août 2025, qui a immobilisé le transporteur national pendant trois jours. Le SCFP soutient depuis longtemps que les agent(e)s de bord devraient être rémunéré(e)s pour toutes les heures travaillées, et ce, à leur plein taux de salaire.
Cinq autres compagnies aériennes, dont WestJet et Porter, négocieront cette année de nouvelles conventions collectives avec leurs agent(e)s de bord, et l’élimination du travail non payé sera à nouveau au cœur des négociations.
« On a réclamé des mesures concrètes l’été dernier, mais on n’a eu droit qu’à une enquête qui a débouché sur la promesse d’en réaliser une autre », a affirmé Wesley Lesosky. « Le gouvernement agit comme si ça ne pressait pas. Ce n’est pas le cas. Il doit arrêter de tergiverser et faire son travail. »
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