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jeudi 26 février 2026 à 22h31

Proxima Fusion, RWE, l’État libre de Bavière et l’Institut Max-Planck de physique des plasmas signent un accord pour construire la première centrale à fusion commerciale au monde en Europe


Proxima Fusion, RWE, l’État libre de Bavière et l’Institut Max-Planck de physique des plasmas signent un accord pour construire la première centrale à fusion commerciale au monde en Europe

Antonella Scimemi
Courriel : antonella@burlington.cc

Proxima Fusion, la société spécialisée dans l’énergie de fusion qui connaît la croissance la plus forte en Europe, a signé un accord avec l’État libre de Bavière, RWE et l’Institut Max-Planck de physique des plasmas (IPP) pour mettre en service la première centrale à fusion à stellarator commerciale au monde.

La feuille de route vers une centrale à fusion commerciale commence avec Alpha

Le protocole d’accord définit une feuille de route qui devrait mener au développement commercial de la fusion nucléaire en Europe, et qui commencera par la construction du stellarator Alpha de démonstration, à proximité de l’Institut Max-Planck de physique des plasmas (IPP) à Garching.

Lorsqu’il sera opérationnel dans les années 2030, Alpha deviendra le premier stellarator à produire un gain énergétique net, ce qui signifie que son plasma produira davantage d’énergie qu’il n’en consommera. Il permettra également à Proxima et à ses partenaires de tester et de valider des technologies de fusion clés dans des conditions réelles et avec des cycles de développement plus courts, accélérant ainsi la mise en place de la première centrale à fusion à stellarator, Stellaris.

Sécurisation d’un site pour la centrale électrique Stellaris

La centrale électrique commerciale Stellaris sera construite sur le site de l’ancienne centrale nucléaire de Gundremmingen, actuellement en cours de démantèlement par RWE. Cet accord marque une étape majeure pour l’Europe dans sa transition vers l’énergie de fusion commerciale, alors que le continent passe du leadership dans la recherche sur la fusion au stade du déploiement industriel.

Alpha et Stellaris créeront ensemble des milliers d’emplois et de contrats de sous-traitance pour les fabricants et les ingénieurs européens dans des domaines tels que la construction, la fabrication, les systèmes électriques et magnétiques avancés, etc. L’objectif à long terme est d’intégrer la fusion au système énergétique européen, de réduire la dépendance aux importations d’énergie et d’appliquer pour la première fois l’expertise européenne en matière de fusion à un projet commercial connecté au réseau.

Accélérer la montée en puissance industrielle de la fusion en Europe

Selon les termes du protocole d’accord, l’État libre de Bavière, Proxima Fusion, RWE et l’IPP collaboreront pour sélectionner le site, obtenir les permis nécessaires, veiller à la conformité réglementaire et définir la structure du projet ainsi que son financement.

L’IPP sera responsable des travaux de physique des plasmas et de la direction scientifique du stellarator de démonstration Alpha. Proxima Fusion sera chargée de l’ingénierie, des processus d’approvisionnement public et de la construction. RWE apportera son expertise approfondie dans la construction et l’exploitation de centrales électriques complexes, ainsi que son vaste réseau industriel mondial.

Proxima prévoit de financer environ 20 % du coût total du projet par le biais d’investisseurs privés internationaux. Sous réserve d’un financement fédéral, l’État libre de Bavière a indiqué qu’il pourrait également contribuer au financement à hauteur de 20 %. RWE a également exprimé sa volonté de participer financièrement dans le cadre du protocole d’accord.

Les quatre partenaires unissent leurs efforts afin de maximiser leurs chances d’obtenir un financement fédéral dans le cadre du programme High-Tech Agenda Deutschland.

Francesco Sciortino, PDG et cofondateur de Proxima Fusion, a déclaré : « Ce protocole d’accord constitue une étape importante qui positionne clairement l’industrie européenne de la fusion sur la scène mondiale. Il marque le point de départ d’un écosystème industriel qui consolidera le savoir-faire existant et nouveau en Europe, et ancrera la création de valeur sur le continent. Il marque également le début d’une trajectoire de croissance industrielle à long terme pour les décennies à venir, qui devrait créer de nouvelles opportunités d’exportation pour l’Allemagne et l’Europe.

Avec les projets Alpha à Garching et Stellaris à Gundremmingen, nous réunissons pour la première fois en Europe, en un seul et même lieu, une recherche de classe mondiale, des innovations de haute technologie financées par des fonds privés et soutenues par des fonds publics, ainsi que leur mise en œuvre à l’échelle industrielle. La Bavière passe ainsi du statut de pôle de recherche à celui de région fondatrice de l’industrie de la fusion.

En collaboration avec l’État libre de Bavière, RWE et l’Institut Max-Planck de physique des plasmas, nous œuvrons à la mise en service de la première centrale à fusion commerciale en Allemagne. Il s’agit là d’un signal fort et visible à l’échelle internationale, qui montre que l’Europe façonne activement son propre avenir énergétique. »

Le Dr Markus Krebber, PDG de RWE AG, a déclaré : « Le potentiel de la technologie de fusion pour l’approvisionnement énergétique du futur est énorme. Grâce à un environnement de recherche de premier plan et aux startups qui en sont issues, comme Proxima Fusion, l’Allemagne est en mesure de jouer un rôle clé. C’est pourquoi il est positif que le gouvernement fédéral et le gouvernement régional travaillent main dans la main sur cette question, afin de construire en Allemagne la première centrale à fusion commerciale au monde. Chez RWE, nous sommes ravis de soutenir ce projet. Notre site de démantèlement, qui dispose d’infrastructures existantes, et notre expertise opérationnelle offrent des conditions idéales pour permettre à l’Allemagne de prendre une longueur d’avance sur la concurrence internationale en termes de temps et de coûts. »

Sibylle Günter, directrice scientifique de l’Institut Max-Planck de physique des plasmas, a déclaré : « Les avancées scientifiques de ces dernières années ont ouvert la voie à ce partenariat public-privé unique en son genre, qui marque une avancée concrète vers la construction d’une centrale à fusion. Avec l’Institut Max-Planck de physique des plasmas (IPP), l’Allemagne est un leader mondial dans le domaine de la recherche sur les stellarators et ce protocole d’accord nous offre l’opportunité de continuer à renforcer notre position de leader mondial. »

Le Dr Markus Söder, ministre-président de Bavière, a déclaré : « C’est une nouvelle étape importante dans la success-story de la Bavière dans le secteur de la haute technologie : la fusion nucléaire est en effet une technologie entièrement nouvelle qui peut fournir une électricité de base, sans CO₂ et propre, en quantités pratiquement illimitées. Elle a le potentiel de répondre à la demande croissante en électricité induite par la mobilité électrique, l’intelligence artificielle et les centres de données.

La Bavière est pleinement engagée dans la course mondiale pour cette source d’énergie du futur. Aujourd’hui marque le lancement d’un partenariat entre la société énergétique RWE, la startup munichoise Proxima Fusion spécialisée dans la physique, et l’Institut Max-Planck de physique des plasmas de Garching, leader mondial dans son domaine.

La Bavière réalise un doublé dans le domaine de la fusion : nous prévoyons la construction du réacteur de démonstration Alpha à Garching, près de Munich, et de la centrale de démonstration Stellaris à Gundremmingen. Cela permettra à la fois de poursuivre les recherches sur cette technologie et de tester sa faisabilité dans le monde réel.

Proxima Fusion prévoit de créer une usine d’aimants avec l’aide d’investisseurs privés et compte créer jusqu’à 1 000 emplois. L’une des plus grandes conférences mondiales destinées aux investisseurs se tient actuellement à Munich. Dans le cadre du programme High-Tech Agenda bavarois, l’État libre de Bavière soutient la recherche sur la fusion magnétique à hauteur de 400 millions d’euros, et le gouvernement fédéral devrait également y contribuer dans le cadre du programme High-Tech Agenda allemand.

Tout ceci représente un défi de grande ampleur : le programme Alpha à lui seul nécessite 2 milliards d’euros. Mais l’audace et l’élan sont essentiels pour développer les technologies de demain et les faire passer du domaine scientifique aux applications commerciales. Seul un investissement conséquent dans la technologie nous permettra d’assurer notre prospérité future. »

Hubert Aiwanger, ministre bavarois de l’Économie, du Développement régional et de l’Énergie, a déclaré : « La Bavière est idéalement placée pour accueillir le premier démonstrateur de fusion magnétique du Land. En associant l’expertise de recherche de pointe à l’échelle mondiale de l’IPP aux capacités d’ingénierie des fondateurs de Proxima Fusion, nous transformons nos atouts en avantages concurrentiels industriels et stratégiques. »

Markus Blume, ministre d’État de Bavière, a déclaré : « Alpha marque une étape importante vers la construction de la première centrale à fusion commerciale sur le sol bavarois et allemand. Il y a soixante-dix ans, avec le réacteur de recherche de Garching, nous avons lancé le premier site nucléaire du pays. Aujourd’hui, nous voulons être les pionniers à l’échelle nationale avec ce réacteur de démonstration pour la fusion nucléaire.

Le protocole d’accord est un nouveau résultat du leadership bavarois. Nous avons été le premier Land à définir la fusion nucléaire comme une mission stratégique clé. Avec notre “Fusion Masterplan”, nous avons donné le signal de départ en 2023 pour faire passer la fusion du stade de la recherche à celui de l’application concrète. Ce qui était autrefois rejeté devient aujourd’hui réalité.

Nous avons investi et nous continuerons à le faire, car nous croyons en cette technologie et en la force de notre écosystème unique. Ensemble, nous pouvons faire de ce rêve vieux de plusieurs décennies une réalité. »

Le texte du communiqué issu d’une traduction ne doit d’aucune manière être considéré comme officiel. La seule version du communiqué qui fasse foi est celle du communiqué dans sa langue d’origine. La traduction devra toujours être confrontée au texte source, qui fera jurisprudence.

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