CREDIT AGRICOLE SA : Résultats du 1er trimestre 2026 - RÉSULTATS SOLIDES FACE AUX TURBULENCES
| RÉSULTATS SOLIDES FACE AUX TURBULENCES | |||||||||||||
| CREDIT AGRICOLE S.A. | GROUPE CREDIT AGRICOLE | ||||||||||||
| En m€ | T1 2026 | Var. T1/T1 | T1 2026 | Var.T1/T1 | |||||||||
| Revenus | 6 994 | +0,9% | 10 000 | +2,8% | |||||||||
| Charges | -3 981 | -0,2% | -6 033 | +0,7% | |||||||||
| Résultat Brut d’Exploitation | 3 013 | +2,4% | 3 967 | +6,2% | |||||||||
| Coût du risque | -547 | +32,2% | -960 | +30,6% | |||||||||
| RNPG | 1 676 | +1,8% | 2 097 | +5,5% | |||||||||
| COEX | 56,9% | -0,6 pp | 60,3% | -1,3 pp | |||||||||
RÉSULTATS TRIMESTRIELS SOLIDES
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| Eric Vial, Président de la SAS Rue La Boétie et Président du Conseil d’administration de Crédit Agricole S.A. « La solidité des résultats du premier trimestre n’est pas le fruit du hasard : elle repose sur un modèle singulier, diversifié, ancré dans les territoires, qui démontre trimestre après trimestre sa pertinence. Dans un environnement plus volatil, le Crédit Agricole assume pleinement sa mission : accompagner durablement ses clients, soutenir les économies locales et contribuer activement aux grandes transformations en cours, avec constance et sens des responsabilités » | |
| Olivier Gavalda, Directeur général de Crédit Agricole S.A. « En dépit des turbulences, le Groupe publie des résultats solides et en croissance au 1er trimestre. Ils se traduisent par un développement soutenu dans tous les métiers, une accélération de la digitalisation des parcours et la poursuite de l’expansion en Europe. La bonne maîtrise des charges permet de réaliser un résultat d’exploitation en hausse de 6,2% pour le Groupe par rapport au 1er trimestre 2025 » | |
À l’occasion du conseil d’administration de Crédit Agricole S.A. du 29 avril 2026, la SAS Rue La Boétie a informé la société de son intention de procéder à l’achat sur le marché d’actions Crédit Agricole S.A., pour un montant maximum de 800 millions d’euros, et sans intention d’accroître sa participation au-delà de 65% du capital de Crédit Agricole S.A. Les détails de l’opération sont précisés dans un communiqué de presse émis ce jour par la SAS Rue La Boétie.
Ce communiqué de presse commente les résultats de Crédit Agricole S.A. ainsi que ceux du Groupe Crédit Agricole, qui regroupe les entités de Crédit Agricole S.A. et les Caisses régionales du Crédit Agricole, lesquelles détiennent 63,5% de Crédit Agricole S.A.
Toutes les données financières sont désormais systématiquement présentées en publié, pour les résultats du Groupe Crédit Agricole, de Crédit Agricole S.A. et des métiers, tant pour le compte de résultat que pour les ratios de rentabilité.
Groupe Crédit Agricole
Activité du Groupe
L’activité commerciale du Groupe reste soutenue ce trimestre dans l’ensemble de ses métiers, avec une dynamique de conquête de clientèle de très bon niveau. Sur le premier trimestre 2026, le Groupe enregistre ainsi 600 000 nouveaux clients en banque de proximité, dont 450 000 en France et 150 000 à l’international (Italie, Pologne, Égypte et Ukraine). Cette conquête de clientèle est notamment dynamisée par l’acquisition digitale, avec une nette accélération en France, via L by LCL Pro, et en Italie. Au cœur de cette dynamique, les parcours digitaux de Ma Banque s’enrichissent : ouverture de comptes‑titres (CTO) et de Plans d’Épargne en Actions (PEA), obtention d’accords de principe en ligne pour les prêts immobiliers, lancement du nouveau contrat d’assurance‑vie Oriance. Dans le même temps, le mouvement s’amplifie avec le déploiement de la plateforme d’épargne digitale CA Savings en Allemagne.
Au 31 mars 2026, en banque de détail, l’encours de collecte bilan atteint 845 milliards d’euros, en progression de 1,2 % sur un an en France et en Italie (+1,1 % pour les Caisses régionales et LCL, et +1,9 % en Italie). Les encours de crédits s’élèvent à 897 milliards d’euros, en hausse de 1,9 % sur un an sur ces mêmes zones (+1,8 % pour les Caisses régionales et LCL, et +2,3 % en Italie). En France, la production de crédits habitat progresse globalement de 6 % par rapport au premier trimestre 2025, dans un marché stable et concurrentiel, avec des évolutions contrastées selon les réseaux. Sur le segment des entreprises, l’activité demeure également bien orientée, en hausse de 7 % par rapport à la même période en 2025. Pour CA Italia, la production de crédits aux entreprises, doublée par rapport au premier trimestre 2025, est particulièrement dynamique, tandis que le marché du crédit habitat est concurrentiel.
En gestion d’actifs, la collecte nette atteint un niveau très élevé de 32 milliards d’euros, portée par la gestion passive (ETF, solutions indicielles) et, en gestion active, par les stratégies taux/crédit, diversifiées et les actifs privés. En assurance, la collecte brute épargne/retraite s’élève à 12,6 milliards d’euros (+19 % par rapport au premier trimestre 2025), avec un taux d’unités de compte de 34,7 % et les débuts prometteurs d’Oriance, nouveau contrat d’assurance-vie 100 % digital. La collecte nette est record à 5,7 milliards d’euros, positive sur les supports euros et unités de compte. En assurance dommage, la performance est soutenue par les hausses tarifaires et un portefeuille de 18 millions de contrats à fin mars 2026 (+7,3 % sur un an). Au total, les encours sous gestion en gestion d’actifs et épargne atteignent 3 075 milliards d’euros (+6,9 % sur un an), dont 2 398 milliards d’euros en gestion d’actifs, 378 milliards d’euros en assurance-vie et 299 milliards d’euros en gestion de fortune.
Le pôle SFS affiche une activité bien orientée. Chez CAPFM, la production est résiliente dans un contexte de marché automobile toujours défavorable. Elle progresse de +3,5 % par rapport au premier trimestre 2025 pour atteindre 11,4 milliards d’euros, en hausse sur l’ensemble des métiers. Les encours de crédit à la consommation sont en hausse à 123 milliards d’euros, soit +1,9% par rapport à fin mars 2025, porté par le personal finance, et stables sur l’automobile (baisse sur CAAB et en Chine, hausse sur Leasys). Pour les activités de CAL&F, l’activité de crédit-bail enregistre une légère baisse de production de -1,3 % par rapport à mars 2025 dans un contexte moins porteur en France, compensée par une hausse à l’international sur l’ensemble des entités et par l’intégration de Merca Leasing. En affacturage, la production est élevée, portée par de gros deals (+53 % par rapport au premier trimestre 2025) en France et en Allemagne.
La dynamique reste bien orientée ce trimestre pour le pôle Grande Clientèle. La banque d’investissement enregistre une excellente performance (+29,4 % hors effet change par rapport au premier trimestre 2025), portée par les activités structurés actions, fusions-acquisitions et equity capital markets. La banque de marché est impactée par le ralentissement du marché primaire (-6,4 % sur FICC hors effet change). La banque de financement recule de -6,0 % par rapport au premier trimestre 2025 (-1,1% hors effet change) avec une activité dynamique du Cash Management et de l’Export Finance, et le ralentissement du LBO. Les financements structurés se replient légèrement (-3,7 % hors effet change) après un premier trimestre 2025 élevé. Enfin, les services financiers aux institutionnels maintiennent un niveau très élevé d’encours conservés (6 126 milliards d’euros) et administrés (3 830 milliards d’euros), soutenu par la conquête de nouveaux clients et l’intégration des activités de Degroof Petercam au deuxième trimestre 2025. Les volumes de règlement-livraison sont en forte hausse dans le contexte de volatilité des marchés en mars.
Soutien continu aux transitions
Le Groupe Crédit Agricole intensifie son soutien aux transitions avec la définition de trois nouvelles cibles en matière de finance durable à horizon 2028, annoncées dans son plan ACT 2028.
Ainsi le Groupe cible un ratio green-brown de 90/10 à horizon 2028. Ce ratio mesure la part des expositions liées aux énergies bas-carbone par rapport à celle des expositions liées à l’extraction d’énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon). A fin 2024 et fin 2025, ce ratio s’établit respectivement à 84/16 et 89/11.
Le Groupe vise un encours de financement des transitions environnementale et sociale3 de 240 milliards d’euros à fin 2028. Celui-ci s’établit à 220 milliards d’euros au 31 décembre 2025, répartis notamment en 119 milliards d’euros pour la transition environnementale et 78 milliards d’euros en faveur de l’inclusion et de la cohésion sociale. Ce niveau se compare aux 202 milliards d’euros atteints au 31 décembre 2024, qui se répartissaient notamment en 114 milliards d’euros pour la transition environnementale et 71 milliards d’euros en faveur de l’inclusion et de la cohésion sociale.
Enfin, la BFI ambitionne d’accroitre ses revenus annuels liés à la finance durable4 pour atteindre 1 milliard d’euros en 2028. En 2024 et 2025, ces revenus s’élèvent respectivement à 655 millions d’euros et 729 millions d’euros.
Résultats du Groupe
Au premier trimestre 2026, le résultat net part du Groupe du Groupe Crédit Agricole ressort à 2 097 millions d’euros, en hausse de +5,5% par rapport au premier trimestre 2025, bénéficiant d’une forte progression du résultat brut d’exploitation.
Résultats consolidés du Groupe Crédit Agricole au T1-26 et T1-25
| m€ | T1-26 | T1-25 | ∆ T1/T15 |
| Produit net bancaire | 10 000 | 9 726 | +2,8% |
| Charges d'exploitation | (6 033) | (5 992) | +0,7% |
| Résultat brut d'exploitation | 3 967 | 3 734 | +6,2% |
| Coût du risque de crédit | (960) | (735) | +30,6% |
| Sociétés mises en équivalence | 271 | 177 | +53,0% |
| Gains ou pertes sur autres actifs | 27 | 4 | x 6,8 |
| Variation de valeur des écarts d'acquisition | - | 0 | ns |
| Résultat avant impôt | 3 305 | 3 180 | +3,9% |
| Impôt | (1 021) | (1 000) | +2,1% |
| Rés. net des activ. arrêtées ou en cours de cession | - | (0) | ns |
| Résultat net | 2 284 | 2 180 | +4,8% |
| Intérêts minoritaires | (187) | (193) | (3,0%) |
| Résultat net part du Groupe | 2 097 | 1 987 | +5,5% |
| Coefficient d'exploitation (%) | 60,3% | 61,6% | -1,3 pp |
Au premier trimestre 2026, le produit net bancaire s’élève à 10 000 millions d'euros, en hausse de +2,8% par rapport au premier trimestre 2025, bénéficiant d’une très forte hausse de la marge d’intermédiation des caisses régionales (+34,3% par rapport au premier trimestre 2025). Les charges d’exploitation restent maitrisées et s’établissent à -6 033 millions d’euro, quasi stable à +0,7% sur un an. Ainsi, le résultat brut d’exploitation s’élève à 3 967 millions d’euros, en hausse de +6,2% par rapport au premier trimestre 2025 (+8,7% à périmètre comparable6), avec un coefficient d’exploitation à 60,3%, en amélioration de -1,3 point de pourcentage par rapport au premier trimestre 2025.
Le coût du risque de crédit s’élève à -960 millions d’euros, en augmentation de +30,6% par rapport au premier trimestre 2025. Il se décompose en une dotation nette de -755 millions d’euros correspondant au coût du risque avéré (niveau 3), et une dotation nette de -159 millions d’euros liée à des provisions de prudence sur les encours sains (niveau 1 et 2), cette dernière intégrant les impacts de la revue des scénarios IFRS 9 pour -80 millions d’euros et de dotations géo-sectorielles liées au conflit au Moyen-Orient pour -28 millions d’euros. A noter, également, une dotation nette de -46 millions d’euros sur les risques autres intégrant notamment un complément de provision juridique sur le crédit auto UK pour -17 millions d’euros chez CAPFM. Les niveaux de provisionnement ont été déterminés en tenant compte de plusieurs scénarios économiques pondérés, et en appliquant des ajustements forfaitaires sur des portefeuilles sensibles. La pondération des scénarios a été revue au premier trimestre 2026, pour tenir compte du déclenchement du conflit au Moyen-Orient et de ses impacts macroéconomiques, avec notamment le renforcement de la pondération du scénario défavorable par rapport au quatrième trimestre 2025. Les scénarios économiques pondérés du premier trimestre 2026 sont identiques à ceux utilisés le trimestre précédent. Le coût du risque sur encours7 atteint 30 points de base sur quatre trimestres glissants et 31 points de base en vision trimestrielle annualisée8.
Le résultat avant impôt s’établit à 3 305 millions d'euros, en hausse de +3,9% par rapport au premier trimestre 2025. Il intègre la contribution des sociétés mises en équivalence pour +271 millions d’euros, en hausse de +94 millions d’euros par rapport au premier trimestre 2025, intégrant notamment l’impact de première consolidation d’ICG et un effet périmètre lié à Victory Capital sur le périmètre de la Gestion d’Actifs9 . La charge d’impôt est de -1 021 millions d’euros, en hausse de +2,1% sur la période.
Le résultat net avant intérêts minoritaires s’établit à 2 284 millions d’euros, en progression de 4,8 % sur un an. Les intérêts minoritaires reculent de – 6 millions d’euros.
Caisses régionales
La conquête brute s’établit à +320 000 nouveaux clients sur le trimestre. Le taux de principalisation de dépôts à vue ainsi que la part des clients utilisant les outils digitaux sont en hausse. Les parts de marché de crédit (total crédits) s’élèvent à 23% (à fin janvier 2026, source Banque de France), +0,4 point de pourcentage par rapport à janvier 2025. La production de crédit poursuit son dynamisme et est en hausse de +10% par rapport au premier trimestre 2025, en lien avec la hausse de +11.7% sur le crédit habitat et de 9.5% sur les marchés spécialisés. Le taux moyen à la production des crédits habitat atteint 3,05%10. Le taux global du stock sur l’ensemble des crédits s’améliore sur un an (+10 points de base). Les encours de crédits atteignent 661 milliards d’euros à fin mars 2026, en hausse de +1,9% sur un an et en progression sur tous les marchés et en légère hausse de +0,4% sur le trimestre.
Les encours de collecte affichent une hausse de +3,1% sur un an pour atteindre 944,4 milliards d’euros à fin mars 2026. Cette croissance est portée tant par les encours de collecte bilan, qui atteignent 612,6 milliards d’euros (+1,6% sur un an), que par les encours de collecte hors-bilan, qui atteignent 331,8 milliards d’euros (+6,1% sur un an), bénéficiant d’une collecte dynamique sur l’assurance-vie. La part de marché de la collecte bilan est en progression par rapport à l’année dernière et s’élèvent à 20,5% (Source Banque de France, données à fin janvier 2026, soit +0,4 point de pourcentage par rapport à janvier 2025). Le taux d’équipement sur l’assurance dommage11 s’établit à 44,9% à fin mars 2026 et poursuit sa progression (+0,7 point par rapport à mars 2025). Concernant les moyens de paiement, le nombre de cartes est en hausse de +1,6% sur un an, tout comme la part des cartes haut de gamme dans le stock qui augmente de 3 points de pourcentage sur un an, et représente désormais 20% du total des cartes.
Au premier trimestre 2026, le produit net bancaire consolidé des Caisses régionales atteint 3 598 millions d’euros, +7,8% par rapport au premier trimestre 2025. Les revenus sont portés par une forte hausse de la marge d’intermédiation (+34,3% par rapport au premier trimestre 2025) en lien avec la baisse du coût de la ressource. Les commissions sont impactées par la sinistralité et par de moindres commissions sur gestion de comptes et moyens de paiement, en partie compensées par des commissions dynamiques en assurance vie. Les charges d’exploitation sont en hausse maîtrisée. Le coefficient d’exploitation est en amélioration de -3,3 points de pourcentage par rapport au premier trimestre 2025. Le coût du risque est dans la tendance des trimestres précédents et s’élève à -412 millions d’euros. Le coût du risque sur encours (en trimestre annualisé) s’établit à un niveau maîtrisé à 25 points de base, en hausse de +2 points de base par rapport au quatrième trimestre 2025. Le résultat net consolidé des Caisses régionales s’élève à 412 millions d’euros, en hausse de 19% par rapport au premier trimestre 2025.
La contribution des Caisses régionales au résultat net part du Groupe s’élève à 421 millions d’euros au premier trimestre 2026, en hausse de +23% en comparaison au premier trimestre 2025.
Crédit Agricole S.A.
Résultats
Le Conseil d’administration de Crédit Agricole S.A., réuni sous la présidence de Eric Vial le 29 avril 2026, a examiné les comptes du premier trimestre 2026.
| Résultats consolidés de Crédit Agricole S.A. au T1-26 et T1-25 | |||
| En m€ | T1-26 | T1-25 | ∆ T1/T112 |
| Produit net bancaire | 6 994 | 6 935 | +0,9% |
| Charges d'exploitation | (3 981) | (3 991) | (0,2%) |
| Résultat brut d'exploitation | 3 013 | 2 944 | +2,4% |
| Coût du risque de crédit | (547) | (413) | +32,2% |
| Sociétés mises en équivalence | 242 | 149 | +62,3% |
| Gains ou pertes sur autres actifs | (3) | 1 | ns |
| Variation de valeur des écarts d'acquisition | - | - | ns |
| Résultat avant impôt | 2 706 | 2 681 | +0,9% |
| Impôt | (790) | (786) | +0,5% |
| Rés. net des activ. arrêtées ou en cours de cession | - | 0 | ns |
| Résultat net | 1 916 | 1 895 | +1,1% |
| Intérêts minoritaires | (241) | (249) | (3,5%) |
| Résultat net part du Groupe | 1 676 | 1 646 | +1,8% |
| Bénéfice par action (€) | 0,52 | 0,56 | (7,9%) |
| Coefficient d'exploitation (%) | 56,9% | 57,6% | -0,6 pp |
Au premier trimestre 2026, le résultat net part du Groupe de Crédit Agricole S.A. ressort à 1 676 millions d’euros, soit une hausse de +1,8% par rapport au premier trimestre 2025.
Le produit net bancaire atteint 6 994 millions d’euros, en hausse de +0,9% par rapport au premier trimestre 2025 et à +3,2% à périmètre comparable13. Les charges d’exploitation s’élèvent à -3 981 millions d’euros, en légère baisse sur la période (-0,2%). Le résultat brut d’exploitation s’établit à 3 013 millions d’euros, en hausse de +2,4% par rapport au premier trimestre 2025 (+5,5% à périmètre comparable13). Ainsi, l’effet ciseaux sur le trimètre est positif avec +1,7 point de pourcentage à périmètre comparable13.
Au 31 mars 2026, les indicateurs de risque confirment la qualité des actifs de Crédit Agricole S.A. et du niveau de couverture de ses risques. Le taux de créances douteuses demeure toujours bas à 2,3%, en baisse de -0,1 points de pourcentage sur le trimestre. Le taux de couverture14, élevé, à 72,6%, est en hausse de +1,1 points de pourcentage sur le trimestre. Le stock total de provisions s’établit à 9,7 milliards d’euros pour Crédit Agricole S.A., soit une hausse de +0,1 milliards d’euros par rapport à fin décembre 2025. Sur ce stock de provisions, 35,2% sont liées au provisionnement des encours sains.
Le coût du risque est en dotation nette de -547 millions d’euros, en hausse de +32,2% par rapport au premier trimestre 2025. Il se décompose en une dotation nette sur encours douteux (niveau 3) de -405 millions d’euros (contre une dotation nette de -411 millions d’euros au premier trimestre 2025) et une dotation nette sur encours sains (niveaux 1 et 2) de -102 millions d’euros (contre une dotation nette quasi nulle au premier trimestre 2025), cette dernière intégrant les impacts de la revue des scénarios IFRS 9 pour -38 millions d’euros et des dotations géo-sectorielles liées au conflit au Moyen-Orient pour -28 millions d’euros. A noter, également, une dotation nette de -39 millions d’euros sur les risques autres (contre une dotation nette de -2 millions d’euros au premier trimestre 2025) intégrant notamment un complément de provision juridique sur le crédit auto UK pour -17 millions d’euros chez CAPFM. Par métier, 51% de la dotation nette du trimestre provient du pôle des Services financiers spécialisés (60% au premier trimestre 2025), 21% de LCL (22% au premier trimestre 2025), 13% de la Banque de détail à l’international (16% au premier trimestre 2025), 9% sur les Grandes clientèles (-6% au premier trimestre 2025) et 3% sur le pôle Activités hors métiers (5% au premier trimestre 2025). Les niveaux de provisionnement ont été déterminés en tenant compte de plusieurs scénarios économiques pondérés, et en appliquant des ajustements forfaitaires sur des portefeuilles sensibles. La pondération des scénarios a été revue au premier trimestre 2026, pour tenir compte du déclenchement du conflit au Moyen-Orient et de ses impacts macroéconomiques, avec notamment le renforcement de la pondération du scénario défavorable par rapport au quatrième trimestre 2025. Les scénarios économiques pondérés du premier trimestre 2026 sont identiques à ceux utilisés le trimestre précédent. Au premier trimestre 2026, le coût du risque sur encours atteint 38 points de base sur quatre trimestres glissants15 et 38 points de base en vision trimestrielle annualisée16 (respectivement en dégradation de 4 points de base et de 8 points de base par rapport au premier trimestre 2025).
La contribution des sociétés mises en équivalence ressort à +242 millions d’euros au premier trimestre 2026 contre +149 millions d’euros, intégrant notamment l’impact de première consolidation d’ICG et un effet périmètre lié à Victory Capital dans la Gestion d’Actifs17. Chez CAPFM, Leasys est pénalisée par la baisse du résultat des ventes des véhicules d’occasion, et il y a un effet de base défavorable sur GAC Sofinco. Le résultat avant impôt, activités cédées et minoritaires ressort ainsi en hausse de +1,1%, à 1 916 millions d'euros. La charge d’impôt est stable sur l’année à -790 millions d’euros. Le résultat net avant minoritaires est en légère hausse de +1,1%, et s’établit à 1 916 millions d’euros. Les intérêts minoritaires s’établissent à -241 millions d’euros au premier trimestre 2026, en baisse de -3,5%.
Analyse de l’activité et des résultats des pôles et métiers de Crédit Agricole S.A.
Activité du pôle Gestion de l’épargne et Assurances
A fin mars 2026, les encours du pôle Gestion de l’épargne et Assurances (GEA) s’établissent à 3 075 milliards d’euros, en hausse de +24 milliards d’euros sur le trimestre (soit +0,8%), grâce à une collecte nette positive sur tous les métiers, en particulier en gestion d’actifs et en assurance, partiellement compensée par un effet marché défavorable sur la période. Sur un an, les encours gérés sont en hausse +198 milliards d’euros, soit de +6,9%.
L’activité en assurances (Crédit Agricole Assurances) est très dynamique avec un chiffre d’affaires global à un niveau record de 17,0 milliards d’euros, en augmentation de +14,5%18 par rapport au premier trimestre 2025.
En Epargne/Retraite, au premier trimestre 2026, le chiffre d’affaires atteint 12,6 milliards d’euros, en hausse de +16,0% par rapport au premier trimestre 2025 porté par le taux d’épargne des ménages français, le déploiement auprès des Caisses régionales du nouveau contrat Oriance 100% selfcare (100 000 contrats souscrits en un peu plus d’un mois pour une offre lancée le 23 février) et la réactivation des offres de PAB préférentielle sur versement euro. La dynamique sur la collecte brute s’observe tant en unités de compte (+17,3%) qu’en euro (+15,3%). Le taux d’unités de compte dans la collecte brute19 est de 34,7%, en hausse par rapport au premier trimestre 2025 (+0,4 point). La collecte nette est toujours dynamique et atteint un niveau record à +5,7 milliards d’euros (+1,8 milliard d’euros par rapport au premier trimestre 2025), constituée d’une collecte nette de +3,0 milliards d’euros sur les fonds en euros et de +2,7 milliards d’euros en unités de compte.
Les encours (épargne, retraite et prévoyance obsèques) poursuivent leur progression et s’établissent à 378,1 milliards d’euros (+25,7 milliards d’euros sur un an, soit +7,3% et +5,0 milliards par rapport à décembre 2025, soit +1,4%). Les effets marchés ont un impact défavorable de -0,7 milliard d’euros. La part des unités de compte dans les encours est de 30,8%, en hausse de +0,8 point de pourcentage par rapport à fin mars 2025, et en baisse de -0,4 point par rapport à décembre 2025.
En Assurance dommages, le chiffre d’affaires s’établit à 2,9 milliards d’euros au premier trimestre 2026, en hausse de +10,0%20 par rapport au premier trimestre 2025. La prime moyenne bénéficie d’un effet prix favorable provenant des majorations tarifaires induites par le changement climatique et l’inflation des coûts de réparation, ainsi que de l’évolution du mix produits. Le portefeuille atteint le seuil de 18,0 millions de contrats à fin mars 2026 (soit +7,3%21 sur un an). L’équipement des clients particuliers dans les banques du Groupe Crédit Agricole continue de progresser sur un an, à la fois dans les Caisses régionales (44,9%, soit +0,7 point), chez LCL (28,7%, soit +0,7 point), et chez CA Italia (21,1%, soit +0,8 point). Enfin, le ratio combiné à fin mars 2026 s’établit à 95,7%22, en hausse de +2,5 points de pourcentage sur un an, en lien avec la forte sinistralité climatique du premier trimestre.
En prévoyance/ emprunteur/ assurances collectives, le chiffre d’affaires du premier trimestre 2026 s’établit à 1,5 milliard d’euros en hausse de +10,7%23 par rapport au premier trimestre 2025. La prévoyance individuelle affiche une croissance de +8,5%24 liée à la hausse du montant moyen des garanties. L’emprunteur affiche une croissance de +8% essentiellement liée à l’intégration des entités PiùVera Assicurazioni et PiùVera Protezione. A périmètre constant, l’activité emprunteur est stable (+0,5% par rapport au premier trimestre 2025). Les assurances collectives sont en forte hausse (+28,7% par rapport au premier trimestre 2025) avec notamment l’entrée en vigueur du contrat IEG au 1er juillet 2025.
En Gestion d’actifs (Amundi), les encours gérés par Amundi progressent sur le trimestre et sur l’année de respectivement +0,8% et +6,7%, pour atteindre le nouveau record de 2 398 milliards d’euros à fin mars 2026. Les encours bénéficient d’un niveau de collecte élevé sur le trimestre (+32 milliards d’euros, soit une collecte annualisée de 5% par rapport aux encours à fin décembre 2025), qui compense largement un effet marché et change défavorable à hauteur de -14 milliards d’euros.
Par classe d’actifs, et hors JV et Victory Capital, la collecte nette est tirée par la collecte nette moyen-long terme de +31 milliards d’euros (soit +7% en annualisé) qui bénéfice d’une collecte élevée, sur les ETF et les solutions indicielles (+24 milliards d’euros), sur la gestion active (+7 milliards d’euros) tirée par les stratégies taux / crédits et diversifiées, et sur les actifs privés (+3 milliards d’euros).
Par type de clients, la collecte nette est positive sur le retail, les institutionnels et les JVs. Sur le retail (+13,2 milliards d’euros), la collecte nette bénéficie de la poursuite du fort dynamisme en distribution tiers (collecte nette record de +22,4 milliards d’euros) qui compense la décollecte de -9 milliards d’euros sur les réseaux UniCrédit. Sur les institutionnels, la collecte nette s’élève à +15,7 milliards d’euros au premier trimestre, et bénéficie de la dynamique sur l’Epargne Retraite. Enfin le segment des entreprises associées (qui inclut JV et Victory Capital) affiche une collecte nette de +3,1 milliards d’euros sur la période, malgré la baisse des marchés en Chine et en Inde, ainsi que par un effet change défavorable sur la roupie.
En Gestion de fortune, les encours gérés s’établissent au total (CA Indosuez Wealth Management et Banque privée de LCL) à 299 milliards d’euros à fin mars 2026 et sont en augmentation de +7,4% par rapport à mars 2025 et en hausse de +0,2% par rapport à décembre 2025.
Pour Indosuez Wealth Management, ce trimestre est marqué par la finalisation de l’acquisition de la clientèle Wealth management de BNPP à Monaco. Le taux d’avancement des synergies pour l’intégration de Degroof Petercam est de 40%.
Les encours Indosuez Wealth Management à fin mars 2026 s’établissent à 234 milliards d’euros25 en hausse de +0,4% par rapport à fin décembre 2025, grâce à une collecte nette positive et à l’intégration du portefeuille de BNPP à Monaco (+2,5 milliards d’euros en global), et malgré un effet change et marché défavorable. L’activité commerciale est en progression sur le trimestre avec notamment une hausse de 10% par rapport au premier trimestre 2025 des commissions transactionnelles soutenue par la volatilité des marchés sur le trimestre, et une augmentation des encours de crédits de +16%.
Par rapport à fin mars 2025, les encours sont en augmentation de +20,6 milliards d’euros, soit +9,7%, grâce à une collecte nette et l’impact des actifs sous gestion repris de BNPP Monaco de +7,9 milliards d’euros, l’impact de l’intégration de la Banque Thaler (+3,3 milliards au troisième trimestre 2025) et un effet marché et change qui reste globalement favorable sur la période.
Résultats du pôle Gestion de l’épargne et Assurances
Au premier trimestre 2026 le pôle GEA réalise un produit net bancaire de 1 960 millions d’euros, en baisse de - 4,8% par rapport au premier trimestre 2025 (en hausse à périmètre comparable6). Les charges baissent de -1,8% et s’établissent à -919 millions d’euros (en hausse à périmètre comparable6) et le résultat brut d’exploitation s’établit ainsi à 1 040 millions d’euros, soit -7,3% par rapport au premier trimestre 2025. Le coefficient d’exploitation du premier trimestre 2026 s’élève à 46,9%, en hausse de +1,5 point de pourcentage par rapport à la même période en 2025. Les sociétés mises en équivalence affichent une contribution de 144 millions d’euros, à comparer à 28 millions d’euros au premier trimestre 2025, en lien notamment avec la contribution de Victory Capital pour 31 millions d’euros et à un impact de +85 millions d’euros lié à l’impact de première consolidation d’ICG. En conséquence, le résultat avant impôt est en hausse de +2,4% et s’élève à 1 166 millions d’euros au premier trimestre 2026. Le résultat net part du Groupe enregistre une hausse de +3,0% pour atteindre 700 millions d’euros.
Sur le premier trimestre 2026, le pôle GEA contribue à hauteur de 38% au résultat net part du Groupe des pôles métiers de Crédit Agricole S.A. et à hauteur de 27% aux revenus (hors AHM).
Au 31 mars 2026, les fonds propres alloués au pôle s’élèvent à 14,9 milliards d’euros dont 11,6 milliards d’euros sur les Assurances, 2,3 milliards d’euros sur la Gestion d’actifs et 1,0 milliard d’euros sur la Gestion de fortune. Les emplois pondérés du pôle sont de 55,2 milliards d’euros dont 25,6 milliards d’euros sur les Assurances, 20,9 milliards d’euros sur la Gestion d’actifs et 8,8 milliards d’euros sur la Gestion de fortune.
Résultats Assurances
Au premier trimestre 2026, le produit net bancaire des assurances atteint 704 millions d’euros, en baisse de -3,2% par rapport au premier trimestre 2025. Les revenus bénéficient de l’entrée en périmètre, au troisième trimestre 2025, de l’entité espagnole Abanca Seguros Generales et au quatrième trimestre 2025, en Prévoyance, Emprunteur et Dommages, des entités italiennes en partenariat avec Banco BPM, PiùVera Assicurazioni et PiùVera Protezione. L’impact de ces trois entités est de +17,5 millions d’euros sur le trimestre. A périmètre constant, les revenus sont en baisse de -5,6% en lien avec la hausse de la sinistralité climatique (tempêtes et crues en France et au Portugal), partiellement compensée, au sein de l’activité Dommages par des liquidations favorables sur les exercices antérieurs. En Epargne Retraite, les revenus augmentent grâce à la forte dynamique commerciale et malgré l’impact défavorable des conditions de marché. Les revenus du trimestre se composent notamment de 520 millions d’euros sur l’épargne retraite et prévoyance obsèques26, 105 millions d’euros sur la protection des personnes27 et 89 millions d’euros sur le dommage28.
La CSM (Contractual Service Margin) s’établit à 27,0 milliards d’euros à fin mars 2026, en hausse de +4,6% par rapport à fin mars 2025, et en baisse de -1,9% rapport à décembre 2025. Elle bénéficie ce trimestre d’une contribution des affaires nouvelles supérieure à l’allocation de CSM, tandis que l’évolution des conditions de marché impacte défavorablement la réévaluation du stock.
Les charges non attribuables du trimestre s’établissent à -108 millions d’euros, en hausse de +12,6% par rapport au premier trimestre 2025. Cette hausse est notamment liée à l’impact pour -7 millions d’euros de l’intégration des entités italiennes en partenariat avec Banco BPM et d’Abanca SG. Ainsi, le résultat brut d’exploitation atteint 596 millions d’euros, en baisse de -5,5% par rapport au premier trimestre 2025. Le résultat net avant impôt est en baisse de -5,6% et s’élève à 596 millions d’euros. La charge d’impôt s’élève à -172 millions d’euros, en baisse de -18 millions d’euros comparée au premier trimestre 2025. Le résultat net part du Groupe s’établit à 422 millions d’euros, en baisse de -3,9% par rapport au premier trimestre 2025.
Les Assurances contribuent à hauteur de 23% au résultat net part du Groupe des pôles métiers de Crédit Agricole S.A. (hors pôle AHM) à fin mars 2026 et de 10% à leurs revenus (hors pôle AHM).
Résultats Gestion d’actifs
Au premier trimestre 2026, le produit net bancaire atteint 814 millions d’euros et affiche une baisse de -8,8% par rapport au premier trimestre 2025. Retraité de la déconsolidation d’Amundi US29 et de l’impact ICG30, le produit net bancaire est en hausse de +9,9% comparé au premier trimestre 2025. Les commissions nettes de gestion affichent une hausse de +6% hors effet périmètre par rapport au premier trimestre 2025, portées par la progression des encours, en dépit d’une légère érosion de la marge liée au mix produits et au mix clients. Les revenus d’Amundi Technology progressent de +21% par rapport au premier trimestre 2025. Les commissions de surperformance s’établissent à 87 millions d’euros. Les charges d’exploitation s’élèvent à -467 millions d’euros, en baisse de -6% par rapport au premier trimestre 2025. Retraitées des impacts de la déconsolidation d’Amundi US31, les charges d’exploitation sont en augmentation de +8,7%, en lien avec la progression du résultat opérationnel et la poursuite des investissements. Le coefficient d’exploitation est en hausse à 57,3% (+1,7 point de pourcentage par rapport au premier trimestre 2025). Hors impact ICG, le coefficient d’exploitation s’élève à 52,9%. Le résultat brut d’exploitation s’établit à 348 millions d’euros, en baisse de -12,2% par rapport au premier trimestre 2025. Retraité de l’impact ICG, le résultat brut d’exploitation augmente de +5% La contribution des sociétés mises en équivalence reprend la contribution des joint-ventures asiatiques d’Amundi (29 millions d’euros, en hausse de +4% et affectée par la baisse de la roupe indienne), la nouvelle contribution de Victory Capital (31 millions d’euros, qui bénéficie de la réalisation de synergies), et l’impact de la première consolidation d’ICG (85 millions d’euros32) et s’établit à 144 millions d’euros. En conséquence, le résultat avant impôt s’élève à 489 millions d’euros, en hausse de +16,5% par rapport au premier trimestre 2025. Les impôts s’établissent à -151 millions d’euros à comparer à - 145 millions d’euros au premier trimestre 2025. Les intérêts minoritaires s’élèvent à -114 millions d’euros sur le trimestre. Le résultat net part du Groupe s’établit à 223 millions d’euros, en hausse de +21,8% par rapport au premier trimestre 2025.
La Gestion d’actifs contribue à hauteur de 12% au résultat net part du Groupe des pôles métiers de Crédit Agricole S.A. (hors pôle AHM) à fin mars 2026 et 11% de leurs revenus.
Résultats Gestion de fortune33
Au premier trimestre 2026, le produit net bancaire de la gestion de fortune s’établit à 441 millions d’euros, en légère progression de +0,6% par rapport au premier trimestre 2025. Il bénéficie de la hausse des commissions (+6% par rapport au premier trimestre 2025) tandis qu’on observe une légère baisse de la marge d’intérêt dans un contexte de baisse des taux. Par ailleurs, les impacts périmètre sont globalement défavorables : le transfert d’activités de Degroof Petercam (à savoir la reprise des activités de banque dépositaire par CACEIS et la réorganisation des activités de marché avec CACIB) est partiellement compensé par la reprise de l’activité de la Banque Thaler (+8,5 millions d’euros). Les charges du trimestre atteignent -345 millions d’euros, en hausse de +0,3% par rapport au premier trimestre 2025, compte tenu de l’impact de coûts d’intégration34 et des effets périmètre35. Retraité de ces éléments, l’évolution des charges est en baisse de -1,0% par rapport au premier trimestre 2025. Le coefficient d’exploitation du premier trimestre 2026 s’établit à 78,2%, en légère baisse de -0,2 point de pourcentage par rapport à la même période en 2025. Retraité des coûts d’intégration, il s’élève à 75,3%. Le résultat brut d’exploitation atteint 96 millions d’euros, en hausse de +1,3% par rapport au premier trimestre 2025. Le coût du risque du trimestre est de -14 millions d’euros. Le résultat net part du Groupe atteint 55 millions d’euros, en baisse de -4,9% par rapport au premier trimestre 2025.
La Gestion de fortune contribue à hauteur de 3% au résultat net part du Groupe des pôles métiers de Crédit Agricole S.A. (hors pôle AHM) à fin mars 2026 et 6% de leurs revenus (hors pôle AHM).
Activité du pôle Grandes clientèles
Le pôle Grandes Clientèles affiche une bonne activité au premier trimestre 2026, avec une bonne performance de la Banque de financement et d’investissement et une bonne dynamique d’activité dans les Services financiers aux institutionnels.
Au premier trimestre 2026, les revenus de la Banque de financement et d’investissement sont en baisse à 1 812 millions d’euros, soit -4,0% par rapport au premier trimestre 2025 (-0,3% hors effet change). L’activité Banque de Marché et d’Investissement est en baisse à 995 millions d’euros, soit -2,2% par rapport au premier trimestre 2025 (+0,4% hors effet change), avec un recul de la banque de marché (FICC) de -9,0% (-6,4% hors effet change) dans un marché attentiste, et une bonne dynamique commerciale sur les activités structurés actions, fusion-acquisition et Equity Capital Market de la banque d’investissement qui progresse de +26,9% (+29,4% hors effet change). Les revenus de la Banque de Financement sont en baisse à 817 millions d’euros soit -6,0% par rapport au premier trimestre 2025 (-1,1% hors effet change) avec les financements structurés en retrait de -8,3% (-3,7% hors effet change) face à un premier trimestre 2025 élevé sur les financements d’actifs, et la banque commerciale en baisse de -4,8% (stable à +0,3% hors effet change) reflétant un ralentissement de l’activité LBO lié à la situation géopolitique, compensé par une bonne activité des métiers Cash Management et Export Finance.
CACIB affiche la position de #2 sur les Green, Social & Sustainable bonds en EUR36 et #3 sur les All bonds in EUR Worldwide35, et confirme son bon positionnement sur les crédits syndiqués (#3 en France37 et #5 en EMEA36). La VaR réglementaire moyenne s’établit à 9,2 millions d’euros sur le premier trimestre 2026, dans un contexte de tensions et d’incertitudes géopolitiques, et en légère baisse par rapport au quatrième trimestre 2025 à 9,7 millions d’euros. Elle demeure à un niveau reflétant la gestion prudente des risques.
Pour les Services financiers aux institutionnels, la croissance d’activité par rapport au premier trimestre 2025 bénéficie de la conquête de nouveaux clients et de l’effet périmètre lié à la reprise des activités de Degroof Petercam au deuxième trimestre 2025.
Les encours conservés affichent ainsi une hausse de +3,9% à fin mars 2026 par rapport à fin décembre 2025 et une hausse de +12,0% par rapport à fin mars 2024, pour atteindre 6 126 milliards d’euros. Les encours administrés sont en hausse de +3,4% sur le trimestre et en hausse de +7,1% sur un an, atteignant 3 830 milliards d’euros à fin mars 2026. Les volumes de règlement-livraison sont en progression significative dans le contexte de volatilité du marché en mars avec +22,0% par rapport au premier trimestre 2025, principalement tirés par la France, l’Allemagne et le Luxembourg.
Résultats pôle Grandes clientèles
Le produit net bancaire du pôle Grandes clientèles affiche un premier trimestre 2026 à 2 358 millions d’euros, en baisse de -2,1% par rapport au niveau record du premier trimestre 2025, avec des revenus proches du meilleur trimestre historique enregistré au premier trimestre 2025 dans la Banque de financement et d’investissement, et un niveau de revenus record dans les Services financiers aux institutionnels.
Les charges d’exploitation sont en baisse de -3,1% par rapport au premier trimestre 2025, expliquée par un impact favorable d’effet change et une baisse des rémunérations variables en banque de financement et d’investissement, ainsi que la fin des coûts d’intégration d’ISB38 et le plein effet des synergies dans les services financiers aux institutionnels. Ainsi le résultat brut d’exploitation du pôle est en baisse de -0,7% par rapport au premier trimestre 2025 à 1 040 millions d’euros. Le pôle enregistre une faible dotation du coût du risque de -49 millions d’euros, à comparer à une reprise de provisions de +25 millions d’euros au premier trimestre 2025. Le résultat avant impôts s’élève à 999 millions d’euros au premier trimestre 2026, en baisse de -7,3% par rapport au premier trimestre 2025, et la charge d’impôt s’élève à -276 millions d’euros. Enfin, le résultat net part du Groupe atteint 711 millions d’euros au premier trimestre 2026, en légère baisse de -1,7% par rapport au premier trimestre 2025 qui intégrait les intérêts minoritaires de Santander (-35 millions d’euros) dont Crédit Agricole S.A. a finalisé l’acquisition au troisième trimestre 2025.
Le pôle contribue à hauteur de 38% au résultat net part du Groupe des pôles métiers de Crédit Agricole S.A. (hors pôle AHM) à fin mars 2026 et de 32% aux revenus hors AHM.
Au 31 mars 2026, les fonds propres alloués au pôle s’élèvent à 15,8 milliards d’euros et les emplois pondérés du pôle sont de 143,9 milliards d’euros.
Résultats Banque de financement et d’investissement
Au premier trimestre 2026, le produit net bancaire de la Banque de financement et d’investissement s’élève à 1 812 millions d’euros, soit -4,0% en comparaison au meilleur trimestre historique du premier trimestre 2025, et s’élève au même niveau hors effet change (stable à -0,3% par rapport au premier trimestre 2025). Les charges d’exploitation s’établissent à -964 millions d’euros en baisse de -2,8% (stables à +0,1% hors effet change) et intègrent une baisse des rémunérations variables. Le résultat brut d’exploitation diminue de -5,2% par rapport au premier trimestre 2025 et s’établit ainsi à +848 millions d’euros. Le coefficient d’exploitation atteint 53,2% sur le trimestre, en hausse de +0,6 point de pourcentage sur la période. Le coût du risque, constitué principalement ce trimestre de dotations stage 1 et stage 2 liées au conflit au Moyen-Orient, est à un niveau faible de -32 millions d’euros. Enfin, le résultat avant impôt du premier trimestre 2026 s’élève à 816 millions d’euros, en baisse de -11,1% par rapport au premier trimestre 2025. Finalement, le résultat net part du Groupe enregistre une baisse de -11,8% pour s’établir à 571 millions d’euros au premier trimestre 2026. Par ailleurs, les programmes de titrisation synthétique ont libéré 1,6 milliard d’euros de RWA supplémentaires sur le premier trimestre 2026.
Résultats Services financiers aux institutionnels
Au premier trimestre 2026, le produit net bancaire des Services financiers aux institutionnels s’établit à 546 millions d’euros, en hausse de +4,8% par rapport au premier trimestre 2025, porté par la hausse des commissions sur les encours et sur les activités de flux. La marge nette d’intérêts est stable. Les charges d’exploitation sont en baisse de -3,9% à -354 millions d’euros, en raison de la baisse liée aux coûts d’intégration d’ISB39 ainsi qu’au plein effet des synergies. Le résultat brut d’exploitation affiche ainsi une forte progression de +25,5% et s’établit à 192 millions d’euros au premier trimestre 2026. Le coefficient d’exploitation s’élève à 64,8%, en baisse de -5,8 points de pourcentage par rapport à la même période en 2025. Le coût du risque enregistre une dotation de -17 millions d’euros en raison de dotations aux provisions pour risque juridique. Le résultat avant impôt est en hausse de +14,6% et s’élève à 183 millions d’euros au premier trimestre 2026. Le résultat net part du Groupe enregistre une très forte hausse de +86,1% ce trimestre en comparaison à un premier trimestre 2025 qui intégrait les intérêts minoritaires de Santander pour -35 millions d’euros et dont Crédit Agricole S.A. a finalisé l’acquisition au troisième trimestre 2025.
Activité Services financiers spécialisés
La production commerciale de Crédit Agricole Personal Finance & Mobility (CAPFM) atteint 11,4 milliards (+3,5% par rapport au premier trimestre 2025). Elle est résiliente sur toutes les activités. L’activité automobile demeure impactée par un environnement de marché toujours défavorable (production de Leasys en baisse, CA Auto Bank en hausse, et production en Chine en baisse). Le taux client moyen à la production est en hausse, avec +7 points de base par rapport au quatrième trimestre 202540. Les encours gérés de CAPFM s’établissent ainsi à 123 milliards d’euros à fin mars 2026, en hausse sur le personal finance (portée par l’international), les réseaux du Groupe et stable sur l’automobile (baisse chez Crédit Agricole Auto Bank et la Chine, hausse chez Leasys). Enfin, les encours consolidés s’élèvent à 67,6 milliards d’euros à fin mars 2026, en baisse de -1,5% par rapport à fin mars 2025, ils sont stables par rapport à fin décembre 2025.
La production commerciale de Crédit Agricole Leasing & Factoring (CAL&F) est en baisse de -1,3% par rapport au premier trimestre 2025 sur le crédit-bail, avec un contexte moins porteur en France, une hausse à l’international sur toutes les entités. Par ailleurs, elle bénéficie également de l’intégration de Merca Leasing depuis le quatrième trimestre 2025. Les encours de crédit-bail sont en hausse de +8,0% sur un an, à la fois en France (+6,1%) et à l’international (+14,9%) et intègre depuis le trimestre dernier les encours de Merca Leasing. Ils s’élèvent à 22 milliards d’euros à fin mars 2026 (dont 17 milliards d’euros en France, 5 milliards d’euros à l’international et 0,5 milliard d’euros d’encours apportés par Merca Leasing). La production commerciale en affacturage est élevée ce trimestre portée par de gros deals, et affiche une progression de +53% par rapport au premier trimestre 2025. Les encours d’affacturage à fin mars 2026 sont en progression de +2,6% par rapport à fin mars 2025, et le chiffre d’affaires factoré est en progression de +5% par rapport à la même période en 2025.
Résultat services financiers spécialisés
Au premier trimestre 2026, le produit net bancaire du pôle Services financiers spécialisés s’élève à 867 millions d’euros au premier trimestre 2026, stable à -0,2% par rapport au premier trimestre 2025. Les charges s’élèvent à -477 millions d’euros, en légère hausse de +0,8% par rapport au premier trimestre 2025. Le coefficient d’exploitation s’établit à 55,1% en hausse de 0,5 point de pourcentage par rapport à la même période en 2025. Le résultat brut d’exploitation s’établit ainsi à 389 millions d’euros, en baisse de -1,3% par rapport au premier trimestre 2025. Le coût du risque s’élève à -278 millions d’euros, il est en hausse de +11,5% par rapport au premier trimestre 2025, impacté notamment par un complément de provision juridique chez CAPFM (crédit auto UK) pour 17 millions d’euros. Le résultat des sociétés mises en équivalence s’élève à 1 million d’euros, en forte baisse en comparaison au premier trimestre 2025 qui s’élevait à 36 millions d’euros, notamment chez CAPFM, impacté par la baisse du résultat des ventes de véhicules d’occasion chez Leasys (la contribution de Leasys s’élève à -6 millions d’euros) et par un effet de base défavorable relatif au marché chinois. Le résultat avant impôt du pôle atteint 110 millions d’euros, en baisse par rapport au premier trimestre 2025 qui s’élevait à 182 millions d’euros (-39,3%). Le résultat net part du groupe atteint 71 millions d’euros, en baisse de 52,4% en comparaison avec le premier trimestre 2025 qui s’élevait à 148 millions d’euros.
Le pôle contribue à hauteur de 4% au résultat net part du Groupe des pôles métiers de Crédit Agricole S.A. (hors pôle AHM) à fin mars 2026 et de 12% aux revenus hors AHM.
Au 31 mars 2026, les fonds propres alloués au pôle s’élèvent à 8,9 milliards d’euros et les emplois pondérés du pôle sont de 80,7 milliards d’euros.
Résultats Financement Personnel et Mobilité
Au premier trimestre 2026, le produit net bancaire de CAPFM atteint 683 millions d’euros, stable à +0,1% par rapport au premier trimestre 2025. Les effets prix sont positifs sur les activités personal finance et mobilité, et sont compensés par la révision des valeurs résiduelles des véhicules à la route chez CAAB/Drivalia. Les charges s’établissent à -365 millions d’euros en baisse de -1,2%. Elles incluent ce trimestre des investissements dans le cadre des projets Crédit Agricole Deutschland et Crédit Agricole Savings pour 1,8 millions d’euros. Le résultat brut d’exploitation s’établit ainsi à 318 millions d’euros, en hausse de +1,6% par rapport au premier trimestre 2025. Le coefficient d’exploitation s’élève à 53,5%, en amélioration de 0,7 points de pourcentage par rapport à la même période en 2025. Le coût du risque s’établit à -254 millions d’euros, en hausse de +12,8% par rapport au premier trimestre 2025. A noter également une cession d’un portefeuille de créances sur le premier trimestre 2026. Le coût du risque sur encours s’établit ainsi à 148 points de base41, en baisse de -15 points de base par rapport au quatrième trimestre 2025, incluant à nouveau une dotation pour provision juridique (crédit auto UK) pour +17 millions d’euros. Le taux de créances douteuses atteint 4,8% à fin mars 2026, stable par rapport à fin décembre 2025, et le taux de couverture atteint 71,6%, en diminution de -0,5 point de pourcentage par rapport à fin décembre 2025 en lien notamment avec les cessions de créances sur le premier trimestre 2026. Le résultat des sociétés mises en équivalence s’élève à 1 million d’euros contre 38 millions d’euros au premier trimestre 2025, impacté par la baisse du résultat sur les véhicules d’occasion chez Leasys (contribution de l’entité s’élevant à -6 millions d’euros) et par un effet de base défavorable sur GAC Sofinco en Chine. Le résultat avant impôt est en forte baisse à 62 millions d’euros contre 126 millions d’euros au premier trimestre 2025. Le résultat net part du Groupe est en baisse à 32 millions d’euros contre 106 millions d’euros au premier trimestre 2025.
Résultats Leasing & Affacturage
Au premier trimestre 2026, le produit net bancaire de CAL&F atteint 183 millions d’euros, en baisse de -1,0% par rapport au premier trimestre 2025. Ce léger repli est partiellement compensé par l’intégration de Merca Leasing42 depuis le trimestre dernier. Les charges d’exploitation s’établissent à -112 millions d’euros, elles sont en hausse de +8% sur le trimestre, impactées par des investissements et des dépenses IT en France et à l’international en lien avec ACT 2028, ainsi que par l’intégration de Merca Leasing42. Le coefficient d’exploitation s’établit à 61,1% soit +5,1 points de pourcentage par rapport au premier trimestre 2025. Le résultat brut d’exploitation atteint 71 millions d’euros, en baisse de -12,5% par rapport au premier trimestre 2025. Le coût du risque s’élève à -23 millions d’euros sur le trimestre, il est stable avec une variation de -1,1% par rapport à la même période en 2025, en dépit de l’intégration de Merca Leasing42. Le coût du risque sur encours s’élève à 24 points de base41, en baisse de 2 points de base par rapport au premier trimestre 2025. Le résultat des sociétés mises en équivalence est nul au premier trimestre 2026 en baisse en comparaison avec un premier trimestre 2025 à -2 millions d’euros. Le résultat avant impôt atteint 48 millions d’euros, en baisse de -14,7% par rapport à la même période en 2025. Le résultat net part du Groupe atteint 39 millions d’euros, en baisse de -7,6% par rapport au premier trimestre 2025.
Activité de la Banque de proximité Crédit Agricole S.A.
En Banque de proximité chez Crédit Agricole S.A. ce trimestre, la production de crédit en France est en baisse, elle est dynamique en Italie, portée par les marchés entreprises. L’équipement des clients en assurances progresse.
Activité Banque de proximité en France
Au premier trimestre 2026, la conquête brute de LCL atteint environ 79 000 nouveaux clients, elle bénéficie notamment du déploiement de L by LCL pro (20% d’acquisition en ligne auprès des professionnels).
La production de crédits s’élève à 6,4 milliards d’euros, en baisse de -5,6% par rapport au premier trimestre 2025, notamment sur le crédit habitat (-15% dans un marché concurrentiel). Les marchés spécialisés sont stables (entreprises -2,6%, professionnels +5,8%).
Le taux d’équipement en assurances automobile, MRH, santé, juridique, tous mobiles/portables ou GAV progresse de +0,7 point de pourcentage sur un an pour s’établir à 28,7% à fin mars 2026.
Le taux moyen à la production des prêts habitats s’établit à 3,19%, en hausse de +11 points de base par rapport au quatrième trimestre 2025 et +1 point de base sur un an. Le taux du stock des crédits habitat s’améliore de +3 points de base sur le trimestre et de +13 points de base sur un an.
Les encours de crédits s’établissent à 173,4 milliards d’euros à fin mars 2026, en recul de -0,3% sur le trimestre et en progression de +1,5% sur un an (dont +0,6% sur les crédits habitats, +2,9% sur les crédits aux professionnels, +4,6% sur les crédits aux entreprises). Les encours de collecte s’établissent à 261,6 milliards d’euros à fin mars 2026, en hausse de +2,0% sur un an, tirés notamment par les ressources hors-bilan (assurance-vie et effet marché favorable), l’épargne de bilan affichant une très légère baisse (baisse marquée des DAT).
Activité Banque de proximité en Italie
Au premier trimestre 2026, la conquête brute de CA Italia atteint environ 54 000 nouveaux clients dont 40% d’acquisition en ligne.
Les encours de crédit de CA Italia à fin mars 2026 s’établissent à 62,5 milliards d’euros, en hausse de +2,3% par rapport à fin mars 2025 (en ligne avec le marché Italien43), tirés par le marché des particuliers dont les encours augmentent de +2,3% et le marché des entreprises (y compris PME) dont les encours augmentent de +4,6%. Le taux du stock sur les crédits au premier trimestre 2026 est stable par rapport au quatrième trimestre 2025 (+1pb).
La production de crédits est dynamique ce trimestre, en hausse de +34% par rapport au premier trimestre 2025, portée par le doublement de la production sur le marché entreprises, alors que le marché de l’habitat est marqué par une forte concurrence.
Les encours de collecte à fin mars 2026 s’élèvent à 121,8 milliards d’euros, en hausse de +3,0% par rapport à fin mars 2025 ; la collecte bilan est en hausse de +1,9% par rapport à fin mars 2025, notamment sur le marché des particuliers (DAV). Enfin, la collecte hors bilan augmente de +4,2% sur la même période et bénéficie d’une collecte nette en ralentissement mais positive.
Le taux d’équipement en assurances automobile, MRH, santé, juridique, tous mobiles/portables ou GAV est de 21,1% chez CA Italia, en hausse de +0,8 point de pourcentage par rapport au premier trimestre 2025.
Activité Banque de proximité à l’international hors Italie
Pour les Banques de proximité à l’international hors Italie, les encours de crédit s’établissent à 7,6 milliards d’euros en hausse de +2,9% à cours courant à fin mars 2026 par rapport à fin mars 2025 (+8,0% à change constant). Les encours de collecte s’élèvent à 11,9 milliards d’euros et sont en baisse de -0,8% à change courant (+5,2% à change constant) sur la même période.
En particulier en Pologne, les encours de crédit augmentent de +0,7% par rapport à fin mars 2025 (+3,3% à change constant), et la collecte bilan est en légère baisse de -1,8% (stable à +0,7% à change constant). La production de crédit en Pologne est en forte hausse ce trimestre par rapport au premier trimestre 2025 (+18,9% à change courant et +20,3% à change constant). Par ailleurs, la conquête brute en Pologne atteint 55 000 nouveaux clients ce trimestre.
En Égypte, l’activité commerciale est dynamique sur tous les marchés. Les encours de crédit augmentent de +2,1% entre fin mars 2026 et fin mars 2025 (+17,5% à change constant). Sur la même période, la collecte bilan est en hausse de +9,6% et en hausse de +26,1% à change constant.
En Ukraine, les encours de crédit augmentent de +24,6% entre fin mars 2026 et fin mars 2025 (+40,4% à change constant). Sur la même période, la collecte bilan est en légère baisse de -3,1% à change courant, et en hausse de +9,2% à change constant.
La liquidité affiche un excédent net de collecte sur les crédits de la Pologne, de l’Égypte et de l’Ukraine s’élevant à +3,6 milliards d’euros Au 31 mars 2026.
Résultats Banque de proximité en France
Au premier trimestre 2026 le produit net bancaire de LCL atteint 1 042 millions d’euros, en croissance de +8,2% par rapport au premier trimestre 2025. La marge nette d’intérêt affiche un rebond sur la période (+13,1%), tirée par la baisse du coût des ressources (normalisation du mix de dépôts clientèle et effet taux) et un repricing progressif des crédits. La hausse des commissions (+3,7% par rapport au premier trimestre 2025) est notamment portée par la bonne dynamique sur l’épargne et l’assurance non-vie.
Les charges sont en hausse de +6,8% et s’établissent à -668 millions d’euros notamment liée au plan de transformation « Energies 2030 » et aux frais de personnel. Le coefficient d’exploitation s’établit à 64,1%, en baisse de -0,8 point de pourcentage par rapport au premier trimestre 2025. Le résultat brut d’exploitation est par conséquent en progression de +10,8%, à 374 millions d’euros.
Le coût du risque est en hausse (+23% par rapport au premier trimestre 2025) et s’établit à -112 millions d’euros (dont une dotation de -129 millions d’euros sur le risque avéré et une reprise de +15 millions d’euros sur encours sains). Le coût du risque sur encours en vision annualisée est en hausse par rapport au premier trimestre 2025, à 26 points de base, avec une augmentation du risque individuel sur les entreprises (secteurs commerce/distribution/transport). Le taux de couverture reste toujours à un niveau élevé et s’établit à 56,9% à fin mars 2026. Le taux de créances douteuses atteint 2,4% à fin mars 2026.
Au final, le résultat net avant impôt s’établit à 262 millions d’euros, en hausse de +6,2% par rapport au premier trimestre 2025, et le résultat net part du Groupe croît de +11,0% sur la période.
Le métier contribue à hauteur de 8% au résultat net part du Groupe des pôles métiers de Crédit Agricole S.A. (hors pôle AHM) à fin mars 2026 et de 14% aux revenus hors AHM.
Au 31 mars 2026, les fonds propres alloués au métier s’élèvent à 6,5 milliards d’euros et les emplois pondérés du pôle sont de 58,7 milliards d’euros.
Résultats Banque de proximité à l’international44
Au premier trimestre 2026, les revenus de la Banque de proximité à l’international s’établissent à
1 041 millions d’euros, en hausse par rapport au premier trimestre 2025 (+1,5% à change courant ; +2,8% à change constant). Les charges d’exploitation s’élèvent à -515 millions d’euros, stables à cours courant (+1,0% à cours constant). Par conséquent, le résultat brut d’exploitation s’établit à 526 millions d’euros, en hausse de +3,0% (+4,7% à cours constant) sur la période. Le coût du risque atteint -71 millions d’euros, en hausse de +7,1% par rapport au premier trimestre 2025 (+5,7% à cours constant). Finalement, le résultat net part du Groupe pour CA Italia, CA Egypte, CA Pologne et CA Ukraine s’élève à 230 millions d’euros au premier trimestre 2026, en baisse de -6,5% (et -4,1% à cours constant) et intègre l’impact de la hausse du taux d’impôt en Italie45, en Pologne46 et en Ukraine47.
Au 31 mars 2026, le capital alloué au pôle Banque de Proximité à l’International s’élève à 5,7 milliards d’euros et les emplois pondérés sont de 51,4 milliards d’euros.
Résultats Italie
Au premier trimestre 2026, les revenus de Crédit Agricole Italia s’établissent à un haut niveau de 798 millions d’euros, en hausse de +2,6% par rapport au premier trimestre 2025, grâce à la hausse des commissions (+5,4% par rapport au premier trimestre 2025) qui est soutenue par les commissions sur épargne gérée. La marge nette d’intérêts est en phase de stabilisation et affiche une légère progression de +1,4% par rapport au premier trimestre 2025. Les charges d’exploitation sont maîtrisées et s’établissent à -386 millions d’euros, en légère hausse de +0,7% par rapport au premier trimestre 2025, permettant ainsi de générer un effet ciseaux positif de +1,9 point de pourcentage. Le résultat brut d’exploitation s’établit ainsi à 411 millions d’euros, en hausse de +4,5% par rapport au premier trimestre 2025. Le coefficient d’exploitation s’élève à 48,5%, en amélioration de 0,9 point de pourcentage par rapport à la même période en 2025.
Le coût du risque s’élève à -52 millions d’euros au premier trimestre 2026, en baisse de -7,0% par rapport au premier trimestre 2025 avec un ratio coût du risque sur encours48 en amélioration de 3 points de base à 33 points de base. La qualité de l’actif (taux de créances douteuses est de 2,7%) et le taux de couverture (82,0%) sont de bon niveau et en amélioration sur le trimestre. Le résultat net part du Groupe de CA Italia s’établit ainsi à 184 millions d’euros, en hausse de +3,2% par rapport au premier trimestre 2025 et intègre un impact défavorable de -11 millions d’euros au titre de l’augmentation du taux d’impôts44 des banques et des intermédiaires financiers en Italie en 2026.
Au 31 mars 2026, les fonds propres alloués au métier s’élèvent à 4,4 milliards d’euros et les emplois pondérés sont de 40,4 milliards d’euros.
Résultats Banque de proximité à l’international - hors Italie
Au premier trimestre 2026, les revenus de la Banque de proximité à l’international hors Italie s’établissent à 243 millions d’euros, en baisse de -1,9% (+3,7% à cours constant) par rapport au premier trimestre 2025. Les revenus en Pologne baissent de -1,6% par rapport au premier trimestre 2025 (-0,5% à change constant) avec une baisse de la marge nette d’intérêts contenue face à la baisse des taux directeurs et compensée par les commissions. Les revenus en Égypte baissent de -1,3% (+7,4% à change constant) avec une marge nette d’intérêts en hausse de +1,8% à cours constant grâce aux volumes, et des commissions en hausse de +4,2% à cours constant, ainsi qu’avec une activité de change marquée dans un contexte de volatilité. Les charges d’exploitation de la Banque de proximité à l’international hors Italie s’élèvent à -128 millions d’euros, en baisse de -1,8% par rapport au premier trimestre 2025 (+2,0% à change constant). Le coefficient d’exploitation des banques de proximité à l’international - hors Italie est stable par rapport au premier trimestre 2025 à 52,8%. Le résultat brut d’exploitation s’établit à 115 millions d’euros, en baisse de -1,9% (+5,6% à change constant) par rapport au premier trimestre 2025. Le coût du risque est à un niveau faible à -19 millions d’euros, contre -10 millions d’euros au premier trimestre 2025. Par ailleurs, à fin mars 2026, le taux de couverture des encours de crédit reste élevé en Pologne et en Égypte à 120% et à 133% respectivement. En Ukraine, le taux de couverture reste prudent (693%). Au final, la contribution de la Banque de proximité à l’international hors Italie au résultat net part du Groupe est de 46 millions d’euros, en baisse de (-32,2% à change courant et -25,6% à change constant).
Au 31 mars 2026, le pôle Banque de proximité dans son ensemble contribue à hauteur de 20% au résultat net part du Groupe des pôles métiers de Crédit Agricole S.A. (hors pôle AHM) et de 29% aux revenus hors AHM.
Au 31 mars 2026, les fonds propres alloués au pôle s’élèvent à 12,2 milliards d’euros. Les emplois pondérés du pôle sont de 110,1 milliards d’euros.
Résultat Activités hors métiers
Le résultat net part du Groupe des activités hors métiers s’établit à -179 millions d’euros au premier trimestre 2026 en amélioration de +101 millions d’euros par rapport au premier trimestre 2025. La contribution du pôle Activités hors métiers s’analyse en distinguant la contribution « structurelle » (-185 millions d’euros) des autres éléments (+ 6 millions d’euros ce trimestre).
La contribution de la composante « structurelle » (-179 millions d’euros) est en amélioration de +47 millions d’euros par rapport au premier trimestre 2025 et se décompose en trois types d’activités :
- La contribution des activités et fonctions d’organe central de Crédit Agricole S.A. entité sociale atteint -281 millions d’euros au premier trimestre 2026, en amélioration de +33 millions d’euros sur un an, en partie en raison d’un effet de base favorable sur les charges (taxes IFRIC).
- La contribution des métiers non rattachés aux pôles métiers, comme CACIF (Private equity), CA Immobilier, CATE et BforBank intégrés en mise en équivalence, et autres participations (dont Banco BPM) s’élève à +92 millions d’euros au premier trimestre 2026, en augmentation de +19 millions d’euros par rapport au premier trimestre 2025. Elle intègre ce trimestre une contribution des mises en équivalence de Banco BPM de + 111 millions d’euros avec un taux de détention porté à 22,9%.
- Enfin, la contribution des activités support du Groupe s’élève à +4 millions d’euros ce trimestre, en baisse de -4 millions d’euros par rapport premier trimestre 2025.
La contribution des « autres éléments » s’élève à +6 millions d’euros, en amélioration de +54 millions d’euros par rapport au premier trimestre 2025 et s’explique notamment par l’impact favorable des éléments de volatilité.
Au 31 mars 2026, les emplois pondérés sont de 42,6 milliards d’euros.
Solidité financière
Le Groupe Crédit Agricole dispose du meilleur niveau de solvabilité parmi les banques systémiques européennes.
Les ratios de capital du Groupe Crédit Agricole demeurent nettement supérieurs aux exigences réglementaires.
Au 31 mars 2026, le ratio Common Equity Tier 1 (CET1) phasé du Groupe s’établit à 17,1 %, offrant un coussin confortable de 6,7 points de pourcentage au-dessus du minimum réglementaire.
Sur le trimestre, le ratio CET1 recule de -0,2 point de pourcentage49. Cette évolution reflète principalement :
- un impact positif de +23 points de base lié au résultat conservé ;
- un effet négatif de –24 points de base lié à l’augmentation des actifs pondérés résultant de la croissance organique des métiers ;
- un impact défavorable de –7 points de base lié aux opérations de fusions-acquisitions ;
- des effets méthodologiques et de modèles pour -7 points de base ;
- enfin, les autres éléments du résultat global (OCI) et divers effets contribuent à hauteur de -4 points de base.
Crédit Agricole S.A., en sa qualité d’organe central du groupe Crédit Agricole, bénéficie pleinement du mécanisme interne de solidarité légal ainsi que de la flexibilité de circulation du capital au sein du groupe Crédit Agricole. Au 31 mars 2026, le ratio Common Equity Tier 1 (CET1) phasé de Crédit Agricole S.A. s’établit à 11,4 %, soit un excédent de 2,6 points de pourcentage par rapport à l’exigence réglementaire.
Sur le trimestre, l’évolution du ratio CET1 reflète plusieurs facteurs. Il bénéficie tout d’abord d’un impact positif de +18 points de base, lié au résultat conservé. Cet effet correspond au résultat net part du Groupe, après déduction des coupons AT1 et d’une distribution équivalente à 50 % du résultat, matérialisée par une provision pour dividende de 26 centimes d’euro par action au titre du premier trimestre 2026.
À l’inverse, la croissance organique des métiers se traduit par une hausse des emplois pondérés, contribuant négativement au ratio CET1 à hauteur de -23 points de base, principalement sous l’effet de CACIB (–14 pb) et de la hausse de la valeur de mise en équivalence (VME) de l’assurance au premier trimestre (-2 pb).
Les opérations de fusions-acquisitions pèsent également sur le ratio pour –17 points de base, principalement en raison de l’augmentation de la participation dans Banco BPM (-14 pb) et de l’effet de première consolidation d’ICG (-2 pb).
Enfin, les effets méthodologiques ont un impact défavorable de -11 points de base, tandis que la variation des plus ou moins-values latentes du portefeuille de titres (OCI) et divers effets contribuent à hauteur de –6 points de base.
A fin mars 2026, les emplois pondérés de Crédit Agricole S.A s’élève à 433 milliards d’euros, en hausse de +13,5 milliards d’euros. Cette hausse sur le trimestre résulte essentiellement de la hausse de +6,8 milliards d’euros du pôle Grande Clientèle intégrant les conditions du trimestre (dont +1 md€ sur l’effet change et + 3,1 Mds€ pour les activités de marché). La hausse de +2,6 milliards d’euros du pôle banque de proximité est notamment expliquée pour 1,2 milliard d’euros par un ajustement technique CRR3 réalloué en RWA au premier trimestre 2026.
Pour le Groupe Crédit Agricole, les emplois pondérés s’établissent à 688 milliards d’euros à fin mars 2026, en hausse de 25 milliards d’euros sur le trimestre. Cette hausse sur le trimestre résulte essentiellement de la hausse de +12,9 milliards d’euros du pôle Banques de proximité liée notamment à un ajustement technique CRR3 réalloué en RWA au premier trimestre 2026 (+10,7 milliards d’euros).
Structure financière du Groupe Crédit Agricole
| Groupe Crédit Agricole | Crédit Agricole S.A. | |||||||
| 31/03/26 | 31/12/25* | Exigences 31/03/26 | 31/03/26 | 31/12/25* | Exigences 31/03/26 | |||
| Ratio CET1 phasé50 | 17,1% | 17,3% | 10,4% | 11,4% | 11,8% | 8,7% | ||
| Ratio Tier150 | 18,3% | 18,5% | 12,2% | 13,2% | 13,6% | 10,6% | ||
| Ratio global50 | 20,8% | 20,9% | 14,7% | 16,9% | 17,2% | 13,0% | ||
| Emplois pondérés (Mds€) | 688 | 663 | 433 | 419 | ||||
| Ratio de levier | 5,6% | 5,5% | 3,75% | 3,8% | 3,9% | 3,0% | ||
| Exposition de levier (Mds€) | 2 246 | 2 214 | 1 493 | 1 463 | ||||
| Ratio TLAC (% RWA)50,51 | 27,0% | 27,0% | 22,9% | |||||
| Ratio TLAC (% LRE)51 | 8,3% | 8,1% | 6,75% | |||||
| Ratio MREL subordonné (% RWA)50 | 27,0% | 27,0% | 22,1% | |||||
| Ratio MREL subordonné (% LRE) | 8,3% | 8,1% | 6,25% | |||||
| Ratio MREL total (% RWA)50 | 31,5% | 31,8% | 26,7% | |||||
| Ratio MREL total (% LRE) | 9,7% | 9,5% | 6,25% | |||||
| Distance au seuil de déclenchement des restrictions aux distributions (Mds€)52 | 41 | 45 | 11 | 13 | ||||
* Valeur définitive au 31 décembre 2025 des ratios réglementaires de solvabilité et de résolution du Groupe Crédit Agricole et de Crédit Agricole S.A.
Au niveau de Crédit Agricole S.A., la distance au seuil de déclenchement des restrictions aux distributions est la distance au seuil de déclenchement du MMD52, à savoir 262 points de base, soit 11 milliards d’euros de capital CET1 au 31 mars 2026. Crédit Agricole S.A. n’est soumis ni à l’exigence de L-MMD (distance à l’exigence de coussin de ratio de levier) ni au M-MMD (distance aux exigences de MREL).
Au niveau du Groupe Crédit Agricole, la distance au seuil de déclenchement des restrictions aux distributions est la distance au seuil de déclenchement du L-MMD au 31 mars 2026. Le Groupe Crédit Agricole dispose ainsi d’une marge de sécurité de 185 points de base au-dessus du seuil de déclenchement du L-MMD, soit 41 milliards d’euros de capital Tier 1.
Au 31 mars 2025, le Groupe Crédit Agricole présente des ratios TLAC et MREL bien au-delà des exigences51. Le Groupe Crédit Agricole dispose ainsi d’une marge de sécurité de 410 points de base au-dessus du seuil de déclenchement du M-MMD, soit 28 milliards d’euros de capital CET1. A cette date, la distance au seuil de déclenchement du M-MMD correspond à la distance entre le ratio TLAC et l’exigence correspondante. L’objectif du Plan à Moyen Terme 2028 est de conserver un ratio TLAC du Groupe Crédit Agricole d’environ 27% des RWA hors dette senior préférée éligible.
Liquidité et Refinancement
L’analyse de la liquidité est réalisée à l’échelle du Groupe Crédit Agricole.
Les dépôts clientèle, diversifiés et granulaires, s’élèvent à 1 176 milliards d’euros au 31 mars 2026, stables versus décembre 2025.
Les réserves de liquidité du Groupe, en valeur de marché et après décote53, s’élèvent à 475 milliards d’euros au 31 mars 2026, en baisse de -10 milliards d’euros par rapport au 31 décembre 2025.
Elles couvrent plus de deux fois la dette court terme nette des actifs de trésorerie.
Cette variation des réserves de liquidité s’explique principalement par :
- La baisse du portefeuille titres (HQLA et non-HQLA) pour -10 milliards d’euros ;
- La hausse des actifs mobilisés en Banques Centrales et non encombrés pour +1 milliard d’euros ;
- La baisse des dépôts en Banques centrales pour -1 milliard d’euros.
Le Groupe Crédit Agricole a par ailleurs poursuivi ses efforts afin de maintenir les réserves immédiatement disponibles (après recours au financement BCE). Les actifs non-HQLA éligibles en Banques Centrales après décote s’élèvent à 129 milliards d’euros.
Le Bilan de Liquidité du Groupe, à 1 742 milliards d’euros au 31 mars 2026, fait apparaître un excédent des ressources stables sur emplois stables de 202 milliards d’euros, en hausse de +8 milliards d’euros sur le trimestre.
La dette long terme s’élève à 337 milliards d’euros au 31 mars 2026 en hausse de +13 milliards d’euros par rapport à fin décembre 2025. Elle comprend :
- Les dettes seniors collatéralisées à hauteur de 97 milliards d’euros, stables sur le trimestre ;
- Les dettes seniors préférées à hauteur de 173 milliards d’euros, en hausse de +6 milliards d’euros ;
- Les dettes seniors non préférées pour 44 milliards d’euros, en hausse de +5 milliards d’euros ;
- Et des titres Tier 2 s’élevant à 23 milliards d’euros, en hausse de +2 milliards d’euros.
Les établissements de crédit sont assujettis à un seuil sur le ratio LCR, fixé à 100% depuis le 1er janvier 2018.
Au 31 mars 2026, les ratios LCR moyen (calculés sur 12 mois glissants) s’élèvent respectivement à 136% pour le Groupe Crédit Agricole (soit un excédent de 85 milliards d’euros) et 142% pour Crédit Agricole S.A. (soit un excédent de 83 milliards d’euros). A noter que le ratio LCR du Groupe Crédit Agricole est supérieur à l’objectif du Plan à Moyen Terme 2028 de 110% à 130%.
Par ailleurs, au 31 décembre 2025, les ratios NSFR du Groupe Crédit Agricole et de Crédit Agricole S.A. s’élevaient respectivement à 119% et 114%.
Le Groupe continue de suivre une politique prudente en matière de refinancement à moyen long terme, avec un accès très diversifié aux marchés, en termes de base investisseurs et de produits.
Au 31 mars 2026, les principaux émetteurs du Groupe ont levé sur le marché l’équivalent de 14,4 milliards d’euros54 de dette à moyen long terme, dont 80% émis par Crédit Agricole S.A.
On note notamment les montants suivants pour les émetteurs du Groupe hors Crédit Agricole S.A. :
- Crédit Agricole Assurances a émis 750 millions d’euros en Tier 2 Bullet avec une échéance en décembre 2036 ;
- Crédit Agricole Personal Finance & Mobility a émis :
- 650 millions d’euros en émission EMTN à travers l’entité Crédit Agricole Auto Bank (CAAB) ;
- 0,8 milliard d’euros de titrisations à travers l’entité Agos ;
- Crédit Agricole Leasing & Factoring a émis 0,5 milliard d’euros de titrisations à travers l’entité Lixxbail S.A. ;
- Crédit Agricole next bank (Suisse) a émis une tranche en format senior collatéralisé pour un total de 100 millions de francs suisses.
Au 31 mars 2026, Crédit Agricole S.A. a levé sur le marché l’équivalent de 11,6 milliards d’euros54,55.
La banque a levé l’équivalent de 11,6 milliards d’euros, dont 5,8 milliards d’euros en dette senior non préférée et 1,6 milliards d’euros en dette Tier 2, ainsi que 1,4 milliards d’euros de dette senior préférée et 2,8 milliards d’euros de dette senior collatéralisée à fin mars. Le financement est diversifié en formats et en devises avec notamment :
- 2,5 milliards d’euros55,56 ;
- 3,5 milliards de dollars américains (3 milliards d’euros équivalent) ;
- 0,75 milliard de livres sterling (0,9 milliard d’euros équivalent) ;
- 115 milliards de yen japonais (0,6 milliard d’euros équivalent) ;
- 0,4 milliard de dollars singapouriens (0,3 milliard d’euros équivalent) ;
- 2,25 milliards de dollars australiens (1,3 milliard d’euros équivalent) ;
- 0,3 milliard de francs suisses55,56 (0,3 milliard d’euros équivalent).
A noter que Crédit Agricole S.A. a réalisé 72%55,56 de son refinancement en devises hors euros à fin mars 2026.
De plus, Crédit Agricole S.A. a annoncé le 30 avril 2026 exercer le call réglementaire de l’AT1 de 87 millions de livre sterling d’encours (XS2353099638-XS2353100402) – à rembourser en date du 23/06/2026.
Le plan de financement MLT de marché 2026 a été fixé à 18 milliards d’euros, dont 6 milliards d'euros de dette senior préférée ou senior collatéralisée et 12 milliards d'euros de dette senior non préférée ou Tier 2.
Ce plan de refinancement a été réalisé à 65% au 31 mars 2026 avec :
- 2,8 milliards d’euros équivalent de dette senior collatéralisée ;
- 1,4 milliard d'euros équivalent de dette senior préférée ;
- 5,8 milliards d'euros équivalent de dette senior non préférée ;
- 1,6 milliard d'euros équivalent de dette Tier 2.
Annexe 1 – Groupe Crédit Agricole : résultats par pôle
Groupe Crédit Agricole – Résultats par pôle T1-2026 et T1-2025
| T1-26 | ||||||||
| En m€ | CR | LCL | BPI | GEA | SFS | GC | AHM | Total |
| Produit net bancaire | 3 628 | 1 042 | 1 065 | 1 958 | 867 | 2 359 | (919) | 10 000 |
| Charges d'exploitation | (2 607) | (668) | (536) | (919) | (477) | (1 318) | 493 | (6 033) |
| Résultat brut d'exploitation | 1 021 | 374 | 530 | 1 038 | 389 | 1 041 | (426) | 3 967 |
| Coût du risque | (408) | (112) | (72) | (18) | (278) | (49) | (23) | (960) |
| Sociétés mises en équivalence | 7 | - | - | 144 | 1 | 8 | 111 | 271 |
| Gains ou pertes nets sur autres actifs | 29 | 0 | (0) | 0 | (3) | 0 | 0 | 27 |
| Résultat avant impôt | 649 | 262 | 457 | 1 164 | 110 | 1 000 | (337) | 3 305 |
| Impôts | (228) | (112) | (163) | (339) | (17) | (276) | 114 | (1 021) |
| Rés. net des activités abandonnées | - | - | - | - | - | - | - | - |
| Résultat net | 421 | 150 | 294 | 825 | 94 | 724 | (223) | 2 284 |
| Intérêts minoritaires | 1 | (0) | (42) | (120) | (23) | 1 | (3) | (187) |
| Résultat net part du Groupe | 421 | 149 | 252 | 705 | 71 | 724 | (225) | 2 097 |
| T1-2557 | ||||||||
| En m€ | CR | LCL | BPI | GEA | SFS | GC | AHM | Total |
| Produit net bancaire | 3 352 | 963 | 1 048 | 2 049 | 868 | 2 408 | (962) | 9 726 |
| Charges d'exploitation | (2 530) | (625) | (535) | (936) | (474) | (1 360) | 468 | (5 992) |
| Résultat brut d'exploitation | 822 | 338 | 513 | 1 113 | 395 | 1 047 | (494) | 3 734 |
| Coût du risque | (319) | (92) | (67) | (11) | (249) | 25 | (22) | (735) |
| Sociétés mises en équivalence | 6 | - | - | 28 | 36 | 6 | 103 | 177 |
| Gains ou pertes nets sur autres actifs | 3 | 1 | (0) | (0) | 0 | 0 | 0 | 4 |
| Résultat avant impôt | 511 | 247 | 445 | 1 130 | 182 | 1 078 | (413) | 3 180 |
| Impôts | (170) | (112) | (137) | (351) | (12) | (305) | 87 | (1 000) |
| Rés. net des activités abandonnées | - | - | 0 | - | - | - | - | 0 |
| Résultat net | 341 | 135 | 308 | 779 | 170 | 773 | (326) | 2 180 |
| Intérêts minoritaires | 0 | (0) | (42) | (101) | (21) | (36) | 7 | (193) |
| Résultat net part du Groupe | 341 | 135 | 266 | 679 | 148 | 738 | (319) | 1 987 |
Annexe 2 – Crédit Agricole S.A. : Résultats par pôle
Crédit Agricole S.A. – Résultats par pôle, T1-26 et T1-25
| T1-26 | |||||||
| En m€ | GEA | GC | SFS | BP (LCL) | BPI | AHM | Total |
| Produit net bancaire | 1 960 | 2 358 | 867 | 1 042 | 1 041 | (273) | 6 994 |
| Charges d'exploitation | (919) | (1 318) | (477) | (668) | (515) | (84) | (3 981) |
| Résultat brut d'exploitation | 1 040 | 1 040 | 389 | 374 | 526 | (357) | 3 013 |
| Coût du risque | (18) | (49) | (278) | (112) | (71) | (19) | (547) |
| Sociétés mises en équivalence | 144 | 8 | 1 | - | - | 89 | 242 |
| Gains ou pertes nets sur autres actifs | 0 | 0 | (3) | 0 | (0) | 0 | (3) |
| Résultat avant impôt | 1 166 | 999 | 110 | 262 | 455 | (287) | 2 706 |
| Impôts | (339) | (276) | (17) | (112) | (163) | 117 | (790) |
| Rés. net des activités abandonnées | - | - | - | - | - | - | - |
| Résultat net | 827 | 724 | 94 | 150 | 292 | (170) | 1 916 |
| Intérêts minoritaires | (127) | (13) | (23) | (7) | (63) | (9) | (241) |
| Résultat net part du Groupe | 700 | 711 | 71 | 143 | 230 | (179) | 1 676 |
| T1-2558 | ||||||||
| En m€ | GEA | GC | SFS | BP (LCL) | BPI | AHM | Total | |
| Produit net bancaire | 2 058 | 2 408 | 868 | 963 | 1 025 | (389) | 6 935 | |
| Charges d'exploitation | (936) | (1 360) | (474) | (625) | (515) | (81) | (3 991) | |
| Résultat brut d'exploitation | 1 123 | 1 048 | 395 | 338 | 511 | (470) | 2 944 | |
| Coût du risque | (11) | 25 | (249) | (92) | (66) | (21) | (413) | |
| Sociétés mises en équivalence | 28 | 6 | 36 | - | - | 80 | 149 | |
| Gains ou pertes nets sur autres actifs | (0) | 0 | 0 | 1 | (0) | 0 | 1 | |
| Résultat avant impôt | 1 139 | 1 078 | 182 | 247 | 444 | (410) | 2 681 | |
| Impôts | (352) | (305) | (12) | (112) | (137) | 133 | (786) | |
| Rés. net des activités abandonnées | - | - | - | - | 0 | - | 0 | |
| Résultat net | 787 | 774 | 170 | 135 | 308 | (277) | 1 895 | |
| Intérêts minoritaires | (107) | (50) | (21) | (6) | (62) | (3) | (249) | |
| Résultat net part du Groupe | 680 | 723 | 148 | 129 | 246 | (280) | 1 646 | |
Annexe 3 – Données par action
| Crédit Agricole S.A. – Bénéfice par action, actif net par action et RoTE |
| (en m€) | T1-26 | T1-25 | |||||||
| Résultat net part du Groupe | 1 676 | 1 824 | |||||||
| - Intérêts sur AT1 y compris frais d’émission, avant IS | (115) | (129) | |||||||
| - Impact change sur AT1 remboursé | - | 10 | |||||||
| RNPG attribuable aux actions ordinaires | [A] | 1 561 | 1 705 | ||||||
| Nombre d'actions moyen, hors titres d'auto-détention (m) | [B] | 3 025 | 3 025 | ||||||
| Résultat net par action | [A]/[B] | 0,52 € | 0,56 € | ||||||
| (en m€) | 31/03/2026 | 31/03/2025 | |||||||
| Capitaux propres - part du Groupe | 79 092 | 77 378 | |||||||
| - Emissions AT1 | (8 116) | (8 726) | |||||||
| - Réserves latentes OCI - part du Groupe | 3 145 | 2 504 | |||||||
| - Projet distribution de dividende sur résultat annuel* | (3 419) | (3 327) | |||||||
| Actif net non réévalué (ANC) attrib. aux actions ord. | [D] | 70 702 | 67 828 | ||||||
| - Écarts d’acquisition & incorporels - part du Groupe | (19 609) | (17 764) | |||||||
| ANC tangible non réévalué (ANT) attrib. aux actions ord. | [E] | 51 092 | 50 065 | ||||||
| Nombre d'actions, hors titres d'auto-détention (fin de période, m) | [F] | 3 025 | 3 025 | ||||||
| ANC par action, après déduction du dividende à verser (€) | [D]/[F] | 23,4 € | 22,4 € | ||||||
| + Dividende à verser (€) | [H] | 1,13 € | 1,10 € | ||||||
| ANC par action, avant déduction du dividende (€) | 24,5 € | 23,5 € | |||||||
| ANT par action, après déduction du dividende à verser (€) | [G]=[E]/[F] | 16,9 € | 16,5 € | ||||||
| * dividende proposé par le Conseil d'administration et en attente de versement | |||||||||
| ** y compris les écarts d'acquisition dans les participations ne donnant pas le contrôle | |||||||||
| (en m€) | T1-26 | T1-25 | |||||||
| Résultat net part du Groupe | [K] | 1 676 | 1 824 | ||||||
| Surtaxe IS | [L] | -47 | -103 | ||||||
| IFRIC | [M] | -163 | -173 | ||||||
| RNPG annualisé | [N] | 7 306 | 8 062 | ||||||
| Intérêts sur AT1 y compris frais d’émission, avant IS, impact change, annualisés | [O] | -459 | -505 | ||||||
| Résultat ajusté | [P] = [N]+[O] | 6 846 | 7 557 | ||||||
| AN tangible moyen non réévalué attrib. aux actions ordin. | [J] | 50 040 | 48 750 | ||||||
| ROTE publié ajusté (%) | = [P] / [J] | 13,7% | 15,5% | ||||||
(1) Moyenne de l’ANC tangible non réévalué attribuable aux actions ordinaires calculée entre les bornes 31/12/2025 et 31/03//2026 (ligne [E]). Capitaux propres moyens part du Groupe retraités des intangibles, de l’ensemble des réserves latentes, du stock de dettes AT1 et du projet de distribution de dividende sur le résultat en cours.
(2) ROTE calculé sur la base de capitaux propres tangibles retraités de l’ensemble des réserves latentes
Indicateurs Alternatifs de Performance59
ANC Actif net comptable (non réévalué)
L’actif net comptable non réévalué correspond aux capitaux propres part du Groupe duquel ont été retraités le montant des émissions AT1, des réserves latentes liées aux valorisations par capitaux propres recyclables et du projet de distribution de dividende sur résultat annuel.
ANPA Actif Net Par Action - ANTPA Actif net tangible par action
L’actif net par action est une des méthodes de calcul pour évaluer une action. Il correspond à l’Actif net comptable rapporté au nombre d’actions en circulation en fin de période hors titres d’autocontrôle.
L’actif net tangible par action correspond à l’actif net comptable retraité des actifs incorporels et écarts d’acquisition, rapporté au nombre d’actions en circulation en fin de période hors titres d’autocontrôle.
BNPA Bénéfice Net Par Action
C’est le résultat net part du groupe de l’entreprise, net des intérêts sur la dette AT1, rapporté au nombre moyen d’actions en circulation hors titres d’autocontrôle. Il indique la part de bénéfice qui revient à chaque action (et non pas la part du bénéfice distribué à chaque actionnaire qu’est le dividende). Il peut diminuer, à bénéfice total inchangé, si le nombre d’actions augmente.
Coefficient d’exploitation
Le coefficient d’exploitation est un ratio calculé en divisant les charges par le produit net bancaire ; il indique la part de produit net bancaire nécessaire pour couvrir les charges.
Coût du risque sur encours
Le coût du risque sur encours est calculé en rapportant la charge du coût du risque (sur quatre trimestres glissants) aux encours de crédit (sur une moyenne des quatre derniers trimestres, début de période). Le coût du risque sur encours peut également être calculé en rapportant la charge annualisée du coût du risque du trimestre aux encours de crédit début de trimestre. De manière similaire, le coût du risque de la période peut être annualisé et rapporté à la moyenne encours début de période.
Depuis le premier trimestre 2019, les encours pris en compte sont les encours de crédit clientèle, avant déduction des provisions.
Le mode de calcul de l’indicateur est spécifié lors de chaque utilisation de l’indicateur.
Créance douteuse
Une créance douteuse est une créance en défaut. Un débiteur est considéré en situation de défaut lorsqu’au moins une des deux conditions suivantes est satisfaite :
- un arriéré de paiement significatif généralement supérieur à 90 jours sauf si des circonstances particulières démontrent que l’arriéré est dû à des causes non liées à la situation du débiteur ;
- l’entité estime improbable que le débiteur s’acquitte intégralement de ses obligations de crédit sans qu’elle ait recours à d’éventuelles mesures telles que la réalisation d’une sûreté.
Créance dépréciée
Une créance dépréciée est une créance ayant fait l’objet d’une provision pour risque de non-remboursement.
Taux de couverture des créances dépréciées (ou douteux)
Ce taux rapporte les encours de provisions aux encours de créances clientèles brutes dépréciées.
Taux des créances dépréciées (ou douteux)
Ce taux rapporte les encours de créances clientèle brutes dépréciées sur base individuelle, avant provisions, aux encours de créances clientèle brutes totales.
RNPG Résultat net part du Groupe
Le résultat net correspond au bénéfice ou à la perte de l’exercice (après impôt sur les sociétés). Le résultat net part du Groupe est égal à ce résultat diminué de la quote-part revenant aux actionnaires minoritaires des filiales consolidées globalement.
RNPG attribuable aux actions ordinaires
Le Résultat net part du Groupe attribuable aux actions ordinaires correspond au résultat net part du Groupe duquel ont été déduits les intérêts sur la dette AT1 y compris les frais d’émissions avant impôt.
RoTE Retour sur fonds propres tangibles - Return on Tangible Equity
Le RoTE (Return on Tangible Equity) est une mesure de la rentabilité sur fonds propres tangibles, elle rapporte le RNPG annualisé, hors dépréciation d’immobilisation incorporelles et écart d’acquisition et nets des coupons AT1, aux Capitaux propres moyens part du Groupe retraités des intangibles, des réserves latentes, du stock de dettes AT1 et du projet de distribution en N+1.
Avertissement
L’information financière de Crédit Agricole S.A. et du Groupe Crédit Agricole pour le premier trimestre 2026 est constituée de ce communiqué de presse, des slides de présentation et, des annexes à cette présentation, disponibles sur le site
https://www.credit-agricole.com/finance/publications-financieres .
Cette présentation peut comporter des informations prospectives du Groupe, fournies au titre de l’information sur les tendances. Ces données ne constituent pas des prévisions au sens du règlement délégué UE 2019/980 du 14 mars 2019 (chapitre 1, article 1,d).
Ces éléments sont issus de scenarios fondés sur un certain nombre d’hypothèses économiques dans un contexte concurrentiel et réglementaire donné. Par nature, ils sont donc soumis à des aléas qui pourraient conduire à la non-réalisation des projections et résultats mentionnés. De même, les informations financières reposent sur des estimations notamment lors des calculs de valeur de marché et des montants de dépréciations d’actifs.
Le lecteur doit prendre en considération l’ensemble de ces facteurs d’incertitudes et de risques avant de fonder son propre jugement.
Normes applicables et comparabilité
Les chiffres présentés au titre de la période de trois mois close au 31 mars 2026 ont été établis en conformité avec le référentiel IFRS tel qu’adopté par l’Union européenne et applicable à cette date, et avec la réglementation prudentielle en vigueur à ce jour. Ces informations financières ne constituent pas des états financiers pour une période intermédiaire, tels que définis par la norme IAS 34 « Information financière intermédiaire » et n’ont pas été auditées
Note : Les périmètres de consolidation des groupes Crédit Agricole S.A. et Crédit Agricole n’ont pas changé de façon matérielle depuis le dépôt auprès de l’AMF du Document d’enregistrement universel 2025 de Crédit Agricole S.A. La somme des valeurs contenues dans les tableaux et analyses peut différer légèrement du total en raison de l’absence de gestion des arrondis.
NB : toutes les données financières sont désormais systématiquement présentées en publié, pour les résultats du Groupe Crédit Agricole, de Crédit Agricole S.A. et des métiers, tant pour le compte de résultat que pour les ratios de rentabilité.
Au 31 mars 2026, Banco BPM est consolidé selon la méthode de la mise en équivalence.
L’ensemble des données au 31 mars 2025 est exprimé en vision pro forma, avec Banco BPM consolidé par mise en équivalence. Tous les chiffres détaillés sont disponibles dans les séries trimestrielles publiées avec les slides de présentation.
Agenda financier
20 mai 2026 Assemblée générale à Saint-Brieuc
26 mai 2026 Workshop LCL
26 mai 2026 Détachement du dividende
28 mai 2026 Paiement du dividende
31 juillet 2026 Publication des résultats du deuxième trimestre et du premier semestre 2026
13 octobre 2026 Détachement du dividende intérimaire
15 octobre 2026 Paiement du dividende intérimaire
30 octobre 2026 Publication des résultats du troisième trimestre et des neufs mois 2026
Contacts
CONTACTS PRESSE CRÉDIT AGRICOLE
| Alexandre Barat Olivier Tassain | + 33 1 57 72 12 19 + 33 1 43 23 25 41 | alexandre.barat@credit-agricole-sa.fr olivier.tassain@credit-agricole-sa.fr |
| Mathilde Durand | + 33 1 57 72 19 43 | mathilde.durand@credit-agricole-sa.fr |
| Bénédicte Gouvert | + 33 1 49 53 43 64 | benedicte.gouvert@ca-fnca.fr |
CONTACTS RELATIONS INVESTISSEURS CRÉDIT AGRICOLE S.A.
| Investisseurs institutionnels | investor.relations@credit-agricole-sa.fr | |
| Actionnaires individuels | + 33 800 000 777 (n° vert France uniquement) | relation@actionnaires.credit-agricole.com |
| Cécile Mouton | + 33 1 57 72 86 79 | cecile.mouton@credit-agricole-sa.fr |
| Relations investisseurs actions : | ||
| Jean-Yann Asseraf Fethi Azzoug | + 33 1 57 72 23 81 + 33 1 57 72 03 75 | jean-yann.asseraf@credit-agricole-sa.fr fethi.azzoug@credit-agricole-sa.fr |
| Oriane Cante | + 33 1 43 23 03 07 | oriane.cante@credit-agricole-sa.fr |
| Nicolas Ianna | + 33 1 43 23 55 51 | nicolas.ianna@credit-agricole-sa.fr |
| Leila Mamou | + 33 1 57 72 07 93 | leila.mamou@credit-agricole-sa.fr |
| Anna Pigoulevski | + 33 1 43 23 40 59 | anna.pigoulevski@credit-agricole-sa.fr |
| Relations investisseurs crédit et agences de notation : | ||
| Gwenaëlle Lereste | + 33 1 57 72 57 84 | gwenaelle.lereste@credit-agricole-sa.fr |
| Florence Quintin de Kercadio | + 33 1 43 23 25 32 | florence.quintindekercadio@credit-agricole-sa.fr |
| Yury Romanov | + 33 1 43 23 86 84 | yury.romanov@credit-agricole-sa.fr |
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| Crédit_Agricole | Groupe Crédit Agricole | créditagricole_sa |
1 Toutes les variations sont exprimées en comparaison à un T1-25 en vision pro forma (Banco BPM mis en équivalence)
2 Hors effets déconsolidation Amundi US (90 m€ en PNB et -67 m€ en charges au T1-25) et valorisation des titres ICG (-68 m€ en PNB au T1-26)
3 Financement de la transition environnementale, de l’inclusion sociale et financements généraux des transitions.
4 Toute transaction disposant d'une structure de finance durable en ligne avec les standards du marché et ceux du Groupe.
5 Toutes les variations sont exprimées en comparaison à un T1-25 en vision pro forma (Banco BPM mis en équivalence)
6 Hors effets déconsolidation Amundi US (90 m€ en PNB et -67 m€ en charges au T1-25) et valorisation des titres ICG (-68 m€ en PNB au T1-26)
7 Le coût du risque sur encours (en points de base) sur quatre trimestres glissants est calculé sur la base du coût du risque des quatre derniers trimestres auquel est rapporté la moyenne des encours de début de période des quatre derniers trimestres
8 Le coût du risque sur encours (en point de base) annualisé est calculé sur la base du coût du risque du trimestre multiplié par quatre auquel est rapporté l’encours de début de période du trimestre
9 One-off de la 1ère consolidation de participation d’Amundi dans ICG (85 M€) et effet périmètre Victory capital (31 M€)
10 Taux de crédits moyen sur les réalisations mensuelles pour la période janvier et février 2026
11 Taux d’équipement - Assurances automobile, MRH, santé, juridique, tous mobiles/portables ou GAV
12 Toutes les variations sont exprimées en comparaison à un T1-25 en vision pro forma (Banco BPM mis en équivalence)
13 Hors effets déconsolidation Amundi US (+90 m€ en PNB et -67 m€ en charges au T1-25) et valorisation des titres ICG (-68 m€ en PNB au T1-26)
14 Taux de provisionnement calculé avec au dénominateur les encours en « stage 3 », et au numérateur la somme des provisions enregistrées en ‘’stages’’ 1, 2 et 3
15 Le coût du risque sur encours (en points de base) sur quatre trimestres glissants est calculé sur la base du coût du risque des quatre derniers trimestres auquel est rapporté la moyenne des encours de début de période des quatre derniers trimestres
16 Le coût du risque sur encours (en points de base) annualisé est calculé sur la base du coût du risque du trimestre multiplié par quatre auquel est rapporté l’encours de début de période du trimestre.
17 One-off de la 1ère consolidation de participation d’Amundi dans ICG (85 M€) et effet périmètre Victory capital (31 M€)
18 A périmètre constant (hors Abanca SG, PiùVera Assicurazioni et PiùVera Protezione), le chiffre d’affaires total augmente de +13,6%
19 En normes locales
20 A périmètre constant (hors Abanca SG et PiùVera Assicurazioni), la hausse du chiffre d’affaires est de +7,5%
21 A périmètre constant, (hors Abanca SG et PiùVera Assicurazioni), le volume du portefeuille est 17,2 de millions de contrats, en hausse de +2,3% par rapport à fin mars 2025
22 Ratio combiné dommages en France (Pacifica) y.c actualisation et hors désactualisation, net de réassurance : (sinistralité + frais généraux + commissions) / primes brutes acquises. Ratio non actualisé : 99,0% (+3,1 pp sur un an)
23 A périmètre constant (hors Abanca SG, PiùVera Assicurazioni et PiùVera Protezione), la hausse du chiffre d’affaires est de +5,8%
24 A périmètre constant (hors PiuVera Protezione), la hausse du chiffre d’affaires est de +6,9%
25 Ce chiffre est retraité des actifs en conservation pour clients institutionnels
26 Montants d’allocation de CSM, de loss component et de Risk Adjustment (RA), et d’écarts d’expérience nets de réassurance, notamment
27 Montants d’allocation de CSM, de loss component et de RA, et d’écarts d’expérience nets de réassurance notamment
28 Net du coût de la réassurance, y compris résultat financier
29 Effet périmètre Amundi US déconsolidé au T1 2025 : 90 m€ en PNB, -67 m€ en charges
30 Impact one-off ICG : - 68 m€ en PNB liés à la valorisation des titres et + 85 m€ en mise en équivalence lié à l’impact de première consolidation
31 Effet périmètre Amundi US déconsolidé au T1 2025 : 90 m€ en PNB, -67 m€ en charges
32 Impact one-off ICG : - 68 m€ en PNB liés à la valorisation des titres et + 85 m€ en mise en équivalence lié à l’impact de première consolidation
33 Périmètre Indosuez Wealth Management
34 Coûts d’intégration T1-26 : -12,6 m€ (Degroof Petercam, Banque Thaler et portefeuille BNPP Monaco) vs -12,7 m€ au T1-25 (Degroof Petercam)
35 Impact Banque Thaler (-5,2 m€), reprise des activités dépositaires par CACEIS et reprise du portefeuille de clientèle BNPP à Monaco (+0,7 m€)
36 Bloomberg en EUR
37 Refinitiv LSEG
38 Coûts d’intégration ISB : 0 m€ au T1-26 vs. -9 m€ au T1-25
39 Coûts d’intégration ISB : 0 m€ au T1-26 vs. -9 m€ au T1-25
40 Hors JV Automobiles
41 CDR/encours annualisés : coût du risque du trimestre multiplié par 4, auquel est rapporté l’encours de début de période du trimestre
42 Effet périmètre Merca Leasing T1-26 : +7,6m€ en PNB ; -2,5m€ en charges ; -0,9m€ en coût du risque
43 Source ABI avril 2026 : +2,1% mars/mars sur l’ensemble des crédits
44 Au 31 mars 2026 ce périmètre inclut les entités de CA Italia, CA Polska, CA Egypte et CA Ukraine
45 Italie loi de bilan 2026 : augmentation de 2 points de pourcentage du taux d’imposition des entreprises portant le taux d'impôt IRAP pour les banques et les intermédiaires financiers à 6,65% contre 4,65% avant
46 Pologne : taux d’impôts 2026 à 30% vs. 19% en 2025
47 Ukraine : taux d’impôts 2026 à 50% vs. 25% en 2025
48 Coût du risque sur encours (en pb trimestre annualisé)
49 Valeur définitive au 31 décembre 2025 des ratios réglementaires de solvabilité du Groupe Crédit Agricole s’élevant à 17,3% en CET1
50 Exigence SREP applicable au 31 mars 2026, y compris l’exigence combinée de coussins de fonds propres incluant pour (a) le Groupe Crédit Agricole un coussin de conservation de 2,5%, un coussin G-SIB de 1,5% (applicable depuis le 1er janvier 2026 suite à la notification reçue de l’ACPR le 27 novembre 2024), le coussin contracyclique fixé à 0,78%, ainsi que le coussin pour le risque systémique de 0,09% et (b) pour Crédit Agricole S.A. un coussin de conservation de 2,5%, le coussin contracyclique fixé à 0,67% ainsi que le coussin pour le risque systémique de 0,14%.
51 Dans le cadre de l’analyse annuelle de sa résolvabilité, le Groupe Crédit Agricole a choisi de continuer à renoncer à la possibilité prévue par l’article 72ter(3) de CRR d’utiliser de la dette senior préférée pour le respect du TLAC en 2026.
52 En cas de non-respect de l’exigence globale de coussins de fonds propres. Les éléments distribuables de l’entité Crédit Agricole S.A. s’établissent à 45,5 milliards d’euros incluant 32,4 milliards d’euros de réserves distribuables et 13,1 milliards d’euros de primes d’émission au 31 décembre 2025.
53Les titres composant les réserves de liquidité sont valorisés après décote d'un stress idiosyncratique à partir du mois de décembre 2024 (stress systémique précédemment) afin de représenter au mieux la valeur de liquéfaction des titres en cas de stress de liquidité.
54 Montant brut avant rachats et amortissements
55 Hors émission AT1
56 Hors émissions senior collatéralisées
57 T1-25 est en vision pro forma (Banco BPM mis en équivalence)
58 T1-25 est en vision pro forma (Banco BPM mis en équivalence)
59 Les IAP sont des indicateurs financiers non présentés dans les comptes ou définis dans les normes comptables et utilisés dans le cadre de la communication financière, comme le RNPG ou le ROTE, à titre d’exemples. Ils sont utilisés pour faciliter la compréhension de la performance réelle de la société. Chaque IAP est rapproché dans sa définition à des données comptables.
Pièce jointe


