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jeudi 18 juin 2026 à 14h58

Allergies : plus de quatre français sur dix concernés, mais une maladie encore insuffisamment reconnue


Une étude nationale menée par l’institut IFOP pour Stallergenes Greer révèle que plus de quatre Français sur dix sont concernés par les allergies. Pourtant, leur impact demeure largement sous-estimé, entraînant des retards de diagnostic, des difficultés d'accès aux solutions thérapeutiques et des impacts significatifs sur la vie quotidienne des patients.

  • En 2026, 42 % des Français déclarent souffrir d’au moins d’une allergie actuellement.
  • Les allergies ont un lourd impact sur le quotidien des patients. Au-delà des symptômes, elles ont des incidences importantes sur leur vie sociale.
  • Les allergies restent insuffisamment reconnues et ne sont diagnostiquées que tardivement, retardant la prise en charge adaptée :
  • Seulement 51% des Français allergiques ont obtenu un diagnostic
  • En moyenne, ce diagnostic intervient 5,3 ans après l’apparition des premiers symptômes
  • 21% des personnes allergiques ont attendu plus de 10 ans
  • 84 % des Français se disent favorables à la mise en place d'un plan national de lutte contre les allergies.

ALLERGIES : PLUS DE QUATRE FRANÇAIS SUR DIX CONCERNÉS, MAIS UNE MALADIE ENCORE INSUFFISAMMENT RECONNUE

Stallergenes Greer
Catherine Kress
catherine.kress@stallergenesgreer.com
01 55 50 26 05

JIN HEALTH
Maryam De Kuyper
mdekuyper@jin.fr
06 66 20 96 03

IFOP
François Kraus
francois.kraus@ifop.com
06 61 00 37 76
Léo Major
leo.major@ifop.com
01 72 34 94 42

Selon les projections de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), une personne sur deux dans le monde pourrait être allergique d'ici 2050. Dans ce contexte, une étude nationale réalisée par l’Institut IFOP pour Stallergenes Greer auprès d’un échantillon représentatif de 3 003 personnes âgées de 18 ans et plus, dont 1 168 personnes allergiques, révèle un paradoxe majeur : alors que les allergies concernent 42 % des Français, elles demeurent insuffisamment reconnues, tardivement diagnostiquées et trop peu prises en charge, produisant une forme d’exclusion silencieuse des patients. L’étude souligne aussi l'importance de renforcer l'information des patients sur les allergies et de mobiliser les décideurs politiques, les pouvoirs publics, le grand public et les sociétés savantes pour mettre en œuvre des actions face à cet enjeu majeur de santé publique.

42 % des Français allergiques : une maladie de masse qui ne cesse de progresser

L’étude confirme tout d’abord la hausse des allergies au sein de la population française. En 2026, 42 % des Français déclarent souffrir d'une allergie, contre 34 % en 20171. Selon cette enquête les allergies respiratoires les plus répandues sont les allergies au pollen, aux acariens et aux poils ou squames d’animaux.

Cette progression des allergies est fortement ressentie par les Français : 37 % d'entre eux, et plus de la moitié des personnes allergiques, considèrent que les allergies sont aujourd'hui beaucoup plus fréquentes qu'il y a dix ans.

Le changement climatique est perçu comme un accélérateur du phénomène : 82 % des Français et 86 % des personnes allergiques estiment qu’il impacte la sévérité des allergies.

Ces résultats confirment l’enjeu majeur de santé publique que représentent désormais les allergies, avec des répercussions dépassant largement la seule période pollinique.

Les allergies ont un lourd impact sur la vie quotidienne

Au-delà des symptômes, l’enquête montre que 42 % des personnes allergiques ont subi un impact de leur maladie dans leur vie quotidienne lors des douze derniers mois. Au cours de leur vie, 54 % des allergiques ont connu des troubles du sommeil, 38 % des difficultés de concentration au travail ou à l’école. 30 % évoquent des renoncements à une sortie ou une activité sociale, 26 % à une pratique sportive.

La charge ressentie par les patients allergiques est également psychologique et sociale. 31 % des personnes allergiques déclarent avoir déjà omis de mentionner leurs allergies afin de ne pas être perçues comme contraignantes par leur entourage. Les allergies constituent une contrainte quotidienne pouvant conduire à une forme d'exclusion silencieuse.

« Cette enquête confirme la progression des allergies au sein de la population française, une tendance déjà mise en évidence par les projections de l'OMS. Pourtant, malgré cette hausse, l'allergie demeure insuffisamment perçue comme une véritable maladie. Cette invisibilisation a des conséquences concrètes pour les personnes concernées, tant sur leur parcours de soins que sur leur qualité de vie. Face au développement attendu des maladies allergiques dans les prochaines décennies, les personnes allergiques expriment aujourd'hui une attente forte de reconnaissance, d'accompagnement et d'accès aux soins », ajoute Léo Major, chargé d’études, IFOP.

Une maladie insuffisamment reconnue et sous-estimée par la société

Malgré leur prévalence croissante, les allergies continuent de souffrir d'un déficit de reconnaissance. Seuls 41 % des Français et 33 % des personnes allergiques considèrent qu'elles sont reconnues comme une vraie maladie, contre respectivement 53 % et 49 % en 2017. L'impact des allergies sur la qualité de vie demeure lui aussi sous-estimé, tant par le grand public que par les personnes allergiques.

L'étude révèle en outre un sentiment de fatalité face à la maladie : 53 % des Français et 58 % des personnes allergiques considèrent qu'il faut apprendre à vivre avec son allergie.

« Les allergies sont souvent invisibles, mais leurs conséquences, elles, sont bien réelles. Cette étude montre qu'au-delà des symptômes, elles peuvent conduire à des retards de diagnostic, à des renoncements d’activités dans la vie quotidienne et parfois même à une forme d'autocensure. À l'heure où les maladies allergiques progressent, mieux les reconnaître constitue une première étape essentielle pour améliorer l’accompagnement les patients », souligne Romain Montagne, Directeur médical France.

Un diagnostic trop tardif

Cette banalisation des allergies pèse sur le parcours de soins. L’enquête souligne ainsi le retard dans le diagnostic de cette maladie : seule une personne allergique sur deux (51 %) dit avoir obtenu un diagnostic précis de ses allergies par un médecin.

Quand ce diagnostic est posé, c’est souvent tardivement, en moyenne 5,3 ans après l'apparition des premiers symptômes. 21 % des personnes allergiques ont attendu plus de 10 ans pour être diagnostiquées.

Ce retard a des effets concrets sur l’état de santé des patients : 29 % des allergiques ayant obtenu un diagnostic précis estiment que le délai avant l’obtention de ce diagnostic a aggravé leurs symptômes. Cette proportion atteint 40 % lorsque le diagnostic intervient entre cinq et dix ans après l'apparition des premiers symptômes et même 46 % au-delà de dix ans.

Des patients prêts à se soigner mais un accès aux solutions encore limité

La résignation apparente ne traduit pas un manque d'intérêt des patients pour les solutions thérapeutiques. Au contraire, 91 % des personnes allergiques se déclarent prêtes à suivre un traitement agissant sur la cause de leur allergie.

84 % des personnes allergiques ont entendu parler de la désensibilisation, mais seules 48 % indiquent savoir précisément de quoi il s'agit. 23 % déclarent que cette option thérapeutique leur a déjà été proposée par un professionnel de santé.

Cette attente de solutions de la part des patients se traduit par une forte demande d’action publique : 84 % des Français et 88 % des personnes allergiques se disent favorables à la mise en place d’un plan national de lutte contre les allergies.

À PROPOS DE L’ÉTUDE

Étude IFOP pour Stallergenes Greer réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 13 au 19 mai 2026 auprès d'un échantillon de 3 003 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, au sein duquel a été extrait un échantillon de 1 168 personnes allergiques. La représentativité de l'échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d'agglomération.

À PROPOS DE STALLERGENES GREER EN FRANCE

Stallergenes SAS est une filiale de Stallergenes Greer International AG, dont le siège social est situé à Baar (Suisse). Stallergenes Greer est un laboratoire biopharmaceutique international et l’un des leaders de l’immunothérapie allergénique à usage humain et vétérinaire. Ses activités couvrent toute la chaîne de valeur, du développement et de la commercialisation des produits jusqu’au diagnostic et au traitement des allergies. S’appuyant sur plus de 120 ans d’expertise et d’innovation, le laboratoire met ses produits à la disposition des patients dans 46 pays.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur : www.stallergenesgreer.com

1 À noter qu’en raison des différences de formulation entre l’enquête de 2026 et celle de 2017, la comparaison des résultats est à interpréter avec prudence.

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