Les dirigeants africains s'adressent au monde : Nos enfants ne peuvent plus attendre
Personne-ressource pour les médias
Wanda O’Brien
Gestionnaire, Narration, Nutrition International
wobrien@nutritionintl.org
Pour la première fois de ce siècle, le nombre d’enfants qui meurent de causes évitables devrait augmenter. Aujourd’hui, en marge de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, des représentants de haut niveau africains se sont joints à des partenaires mondiaux pour s’attaquer directement à cette tendance. Ils ont fait valoir que la survie et la nutrition des enfants doivent être au cœur des priorités nationales et être soutenues par des ressources nationales, des plans dirigés par les pays et une reddition de comptes soutenue.
L’événement parallèle de haut niveau intitulé « Nos enfants ne peuvent attendre : Leadership en matière de survie et de nutrition infantiles » a été organisé par Sa Majesté le Roi Letsie III du Lesotho, champion de la nutrition de l’Union africaine, en partenariat avec Nutrition International et le gouvernement du Canada. L'honorable Aden Bare Duale, secrétaire du Cabinet à la Santé de la République du Kenya, a participé à une discussion sur la manière dont le Kenya met l'accent sur la survie et la nutrition des enfants dans son programme national, en mobilisant des ressources locales et en renforçant l'appropriation nationale.
« La véritable mesure de la réussite d’un pays ne se trouve ni dans les tableaux de son PIB ni dans ses infrastructures. Elle se reflète dans la santé physique et le développement intellectuel de ses plus jeunes enfants, » a dit Sa Majesté le roi Letsie III du Lesotho, champion de l’Union africaine pour la nutrition. « Alors que l’aide internationale diminue, l’Afrique doit revendiquer sa “souveraineté nutritionnelle” : financer, assurer et mesurer la nutrition des enfants par l’intermédiaire de ses propres gouvernements et systèmes, plutôt qu’en fonction des priorités des bailleurs de fonds. Il ne peut y avoir de véritable souveraineté tant que les enfants d’un pays dépendent encore d’une aide extérieure simplement pour survivre et se développer. »
Sans changement de cap, plus de 30 millions d’enfants pourraient mourir de causes évitables au cours des cinq prochaines années, et la malnutrition serait en cause dans environ la moitié de ces décès. L’Afrique paiera le plus lourd tribut : on estime que 18 millions de ces décès toucheront des enfants africains, tandis qu’au moins 50 millions d’autres naîtront trop petits ou prématurément et en subiront les conséquences sur leur développement tout au long de leur vie.
Le message des dirigeants africains à la communauté internationale était clair : joignez-vous à nous dans cet effort.
« Alors que le Kenya façonne sa nouvelle vision de développement au-delà de la Vision 2030, nous croyons que le renforcement du capital humain, notamment par la nutrition des enfants, doit constituer l’un des fondements du pays que nous bâtissons. L’expérience du Kenya a démontré que les progrès sont plus rapides lorsque les décisions sont prises à proximité des communautés qu’elles concernent, » a affirmé Son Excellence William Ruto, président de la République du Kenya. « Grâce à des plans d’action chiffrés en matière de nutrition, dirigés par les comtés, les responsables établissent les priorités, mobilisent les ressources et répondent aux besoins des femmes et des enfants de leurs propres communautés. Notre défi consiste maintenant à veiller à ce que chaque comté dispose du financement, du leadership et des mécanismes de reddition de comptes nécessaires pour obtenir des résultats à grande échelle, afin que chaque enfant kényan, dans chaque comté, ait les mêmes chances de survivre et de s’épanouir. »
« La nutrition et la survie des enfants sont au cœur de l'avenir de l'Afrique. Les pays mobilisent leurs propres ressources, construisent des systèmes résilients et se tiennent responsables des résultats, » a dit Son Excellence l’Ambassadrice Amma Twum-Amoah, Commissaire à la santé, aux affaires humanitaires et au développement social de l’Union africaine. « C'est le leadership africain, même alors que le paysage mondial de l'aide évolue sous nos yeux. L'Union africaine est prête à soutenir nos États membres dans ce travail, et nous continuerons à maintenir cet élan. »
Les partenaires de développement, notamment le Canada, l’Irlande et la France, ainsi que des représentants d’organisations philanthropiques, d’organismes des Nations Unies et d’institutions mondiales de la santé, ont ensuite discuté des moyens par lesquels la communauté internationale peut maintenir cette dynamique, investir dans des solutions éprouvées et soutenir les initiatives nationales dans un contexte d’incertitude mondiale croissante.
« Aujourd’hui, les dirigeants africains ont clairement affirmé que la survie et la nutrition des enfants figurent parmi leurs principales priorités. Leur appel à l’action est clair, » a dit L’honorable Randeep Sarai, secrétaire d’État du Canada au Développement. « Le Canada continuera de travailler aux côtés de ces gouvernements et de partenaires comme Nutrition International pour faire avancer leurs objectifs, car les enfants ne peuvent pas attendre. »
« La survie de l’enfant et la lutte contre la malnutrition ont toujours été des enjeux importants. Dans le nouveau contexte mondial du développement, elles sont désormais cruciales, » a dit Joel Spicer, Président et directeur-général de Nutrition International. « Aujourd’hui, nous avons vu les gouvernements africains prendre des mesures importantes pour s’approprier ce programme : établir les priorités, mobiliser davantage leurs propres ressources et indiquer aux partenaires comment ils peuvent contribuer. Nutrition International travaille aux côtés de ces gouvernements depuis plus de 30 ans. Nous sommes déterminés à continuer d’appuyer ce programme et envisageons l’avenir avec enthousiasme. »
Les discussions sont consignées dans les Principes pour la survie des enfants et l’Appel à l’action, une déclaration de principes et de priorités qui s’appuie sur les propositions des dirigeants et des partenaires participants. Fondée sur le leadership africain et la prise en charge par les pays, cette déclaration fait de la survie des enfants une priorité souveraine. Elle reconnaît que la nutrition et la prévention sont essentielles à la réalisation de progrès durables et souligne la nécessité de renforcer le financement national, d’harmoniser les partenariats et d’assurer une responsabilité partagée à l’égard des résultats. Elle se conclut par un appel direct aux partenaires internationaux à se joindre aux dirigeants africains dans cet effort : investir dans les solutions qui fonctionnent déjà, maintenir la dynamique actuelle et soutenir les solutions dirigées par les pays plutôt que les initiatives parallèles. Elle jette également les bases d’une collaboration continue, notamment grâce à la création d’une communauté volontaire de dirigeants vouée à la survie et à la nutrition des enfants. Enfin, elle offrira de futures occasions d’évaluer les progrès accomplis et de mettre à profit les leçons apprises.
Cette rencontre a été conçue comme le premier pas d'une série plus longue, et non comme un événement isolé. Les dirigeants et les partenaires se retrouveront au Forum de Doha en décembre pour transformer ces principes en engagements concrets, et des travaux sont déjà en cours avec l'Union africaine, les gouvernements et les partenaires pour mettre en place le modèle de réalisation et de financement dirigé par les pays que ce programme exige. Des mises à jour suivront dans les prochains mois. Nos enfants ne peuvent pas attendre, et les dirigeants réunis aujourd'hui non plus. Joignez-vous à nous.
À propos de Nutrition International
Nutrition International est une organisation mondiale spécialisée en nutrition dont le siège social est situé à Ottawa, au Canada. Depuis plus de 30 ans, nous travaillons aux côtés des gouvernements à titre d’allié expert, en renforçant les systèmes et les plateformes déjà en place afin d’offrir aux personnes qui en ont le plus besoin des interventions nutritionnelles rentables et à fort impact, sans ajouter de complexité ni de coûts. Alors que les pays assument une plus grande responsabilité à l’égard de leurs propres investissements en nutrition et en santé, nous établissons les partenariats techniques, opérationnels et financiers nécessaires pour contribuer au déploiement à grande échelle de leur leadership. Présente dans plus de 60 pays, principalement en Asie et en Afrique, Nutrition International nourrit les gens pour nourrir la vie.
Pour plus d’informations : www.NutritionIntl.org/fr/nos-enfants-ne-peuvent-pas-attendre/
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