L’essai Crystal confirme le rôle central de l’irinotécan dans le cancer colorectal métastatique
Des données présentées pour la première fois en Europe renforcent
la place de l’irinotécan comme composant clé d’une thérapie de
première ligne dans la prise en charge des patients atteints d’un
cancer colorectal métastatique (CCRm).
Le cancer colorectal est le cancer le plus fréquent en Europe et le troisième cancer le plus fréquent dans le monde. Tous les ans, 138 000 européens meurent de cette maladie. Pourtant, le cancer colorectal peut être évité dans la plupart des cas et le pronostic thérapeutique est excellent lorsque le cancer est diagnostiqué à un stade précoce.
« Face au nombre tellement important de personnes atteintes d’un cancer colorectal, nous les médecins, devons comprendre quel est l’impact de chaque thérapie disponible sur les patients, de façon à pouvoir en évaluer les avantages lorsque nous choisissons une option de traitement », a déclaré Markus Moehler, professeur assistant en oncologie gastro-intestinale à l’université Johannes Gutenberg de Mayence en Allemagne. « La maladie métastatique signifie que les patients doivent subir un traitement lourd, notre préoccupation est donc de savoir s’ils vont bien supporter chaque élément de la thérapie ou pas. FOLFIRI est un schéma thérapeutique de choix important dans le monde entier, du fait qu’il est bien toléré et également en raison de son efficacité. Il s’agit d’un cadre précieux sur lequel s’appuyer pour offrir des thérapies ciblées aux patients. »
L’essai CRYSTAL, présenté cette semaine au 9e Congrès international sur les cancers gastro-intestinaux, a évalué le cétuximab en association avec le schéma de chimiothérapie à base d’irinotécan FOLFIRI, en opposition à du FOLFIRI seul, chez des patients présentant un cancer colorectal métastatique. Les résultats ont montré que le risque de propagation ou d’évolution du cancer avait diminué de 15 % chez les patients du bras FOLFIRI plus cétuximab (p=0,0479) et qu’un nombre significativement plus élevé de patients de ce bras avait présenté une diminution de la taille de la tumeur (46,9 % contre 38,7 % dans le bras FOLFIRI seul, p=0,0038).
Qui plus est, dans une analyse d’un sous-groupe de patients présentant une maladie n’atteignant que le foie (patients avec des métastases hépatiques uniquement), l’effet positif de l’adjonction de cétuximab était encore plus prononcé, entraînant un taux de survie sans progression de 11,4 mois avec le cétuximab, par rapport à 9,2 mois dans le bras de contrôle et une diminution de 36 % du risque de propagation ou d’évolution du cancer colorectal métastatique. Le nombre de résections complètes des métastases dans le sous-groupe présentant des métastases hépatiques uniquement était plus du double avec cétuximab plus FOLFIRI, par rapport au bras de contrôle (9,8 % contre 4,5 %). Le nombre de résections complètes dans la population globale était trois fois plus élevé que dans le bras cétuximab plus FOLFIRI.
Le traitement a généralement été bien toléré, avec des effets secondaires semblables entre les deux groupes. Les effets indésirables de grade 3/4 les plus fréquents dans le groupe FOLFIRI + cétuximab, comparé au groupe FOLFIRI seul, étaient des diarrhées (15,2 % contre 10,5 %), une neutropénie (26,7 % contre 23,3 %) et des réactions cutanées de grade 3 (18,7 % contre 0,2 %). Un rapport important entre ces réactions cutanées et l’efficacité du cétuximab a été démontré.
« Les résultats de cet essai confirment les avantages que représentent l’amélioration et le peaufinage des schémas thérapeutiques pour que le pronostic soit meilleur pour les patients », a continué le professeur Moehler, qui a activement participé à cet essai. « De plus, cet essai confirme la preuve de l’essai BICC-C actualisé, présenté à l’ASCO en 2007, qui évaluait une thérapie de première ligne à base de FOLFIRI et de bévacizumab chez des patients atteints d’un cancer colorectal métastatique. »
L’essai BICC-C était divisé en deux périodes d’étude distinctes. La première a démontré la supériorité du FOLFIRI par rapport aux autres schémas de chimiothérapie étudiés au cours de l’essai, car il offrait une meilleure survie sans progression (7,8 mois, par rapport à 5,9 mois et 5,8 mois avec les autres schémas). La deuxième période d’étude a démontré qu’après un suivi à 29 mois, le traitement de première ligne FOLFIRI + bévacizumab avait amélioré la survie globale de façon significative par rapport à un traitement mIFL + bévacizumab (p=0,01) – la survie à un an était plus élevée dans le bras FOLFIRI + bévacizumab (87 %) que dans le bras mIFL + bévacizumab (61 %). La survie médiane globale n’avait pas encore été atteinte dans le bras FOLFIRI plus bévacizumab, alors qu’elle était de 19,2 mois dans le bras mIFL. Les effets indésirables graves les plus fréquemment observés dans cette étude étaient des diarrhées, une neutropénie, des nausées et vomissements, de l’hypertension et une déshydratation.
« L’enseignement que l’on peut tirer de ces deux essais est que l’irinotécan, lorsqu’il est associé à de nouveaux agents ciblés, démontre qu’il offre un meilleur pronostic en termes de survie sans progression et de survie globale », a ajouté le professeur Moehler.
Les données CRYSTAL et BICC-C continuent de renforcer ce qu’ont démontré des essais précédents, à savoir l’efficacité de l’irinotécan comme thérapie de première ligne de choix pour les patients atteints d’un cancer colorectal métastatique, sous forme de FOLFIRI seul, ou en association avec ces agents ciblés.
Informations importantes concernant l’innocuité de l’irinotécan
L’irinotécan est indiqué dans le traitement de patients présentant un cancer colorectal à un stade avancé :
-- En association avec le 5-fluoro-uracile et l’acide folinique chez les patients n’ayant pas subi de chimiothérapie préalable contre la maladie avancée.
-- En tant qu’agent unique chez des patients réfractaires à un schéma thérapeutique de référence à base de 5-fluoro-uracile.
L’irinotécan associé au cétuximab est indiqué dans le traitement des patients présentant un cancer colorectal métastatique exprimant le récepteur du facteur de croissance épidermique (EGFR) après échec d’une thérapie cytotoxique à base d’irinotécan.
L’irinotécan associé au 5-fluoro-uracile, à l’acide folinique et au bévacizumab est indiqué dans le traitement de première ligne des patients présentant un carcinome métastatique du côlon ou du rectum.
Les effets indésirables les plus fréquemment associés aux thérapies à base d’irinotécan sont des diarrhées, une neutropénie et une myélosuppression.
Pour obtenir la notice complète, des informations sur l’innocuité et les avertissements de type « boîte noire » qui s’appliquent dans votre pays, veuillez contacter la filiale locale de Pfizer.
Le texte du communiqué issu d'une traduction ne doit d'aucune manière être considéré comme officiel. La seule version du communiqué qui fasse foi est celle du communiqué dans sa langue d'origine. La traduction devra toujours être confrontée au texte source, qui fera jurisprudence.
Le cancer colorectal est le cancer le plus fréquent en Europe et le troisième cancer le plus fréquent dans le monde. Tous les ans, 138 000 européens meurent de cette maladie. Pourtant, le cancer colorectal peut être évité dans la plupart des cas et le pronostic thérapeutique est excellent lorsque le cancer est diagnostiqué à un stade précoce.
« Face au nombre tellement important de personnes atteintes d’un cancer colorectal, nous les médecins, devons comprendre quel est l’impact de chaque thérapie disponible sur les patients, de façon à pouvoir en évaluer les avantages lorsque nous choisissons une option de traitement », a déclaré Markus Moehler, professeur assistant en oncologie gastro-intestinale à l’université Johannes Gutenberg de Mayence en Allemagne. « La maladie métastatique signifie que les patients doivent subir un traitement lourd, notre préoccupation est donc de savoir s’ils vont bien supporter chaque élément de la thérapie ou pas. FOLFIRI est un schéma thérapeutique de choix important dans le monde entier, du fait qu’il est bien toléré et également en raison de son efficacité. Il s’agit d’un cadre précieux sur lequel s’appuyer pour offrir des thérapies ciblées aux patients. »
L’essai CRYSTAL, présenté cette semaine au 9e Congrès international sur les cancers gastro-intestinaux, a évalué le cétuximab en association avec le schéma de chimiothérapie à base d’irinotécan FOLFIRI, en opposition à du FOLFIRI seul, chez des patients présentant un cancer colorectal métastatique. Les résultats ont montré que le risque de propagation ou d’évolution du cancer avait diminué de 15 % chez les patients du bras FOLFIRI plus cétuximab (p=0,0479) et qu’un nombre significativement plus élevé de patients de ce bras avait présenté une diminution de la taille de la tumeur (46,9 % contre 38,7 % dans le bras FOLFIRI seul, p=0,0038).
Qui plus est, dans une analyse d’un sous-groupe de patients présentant une maladie n’atteignant que le foie (patients avec des métastases hépatiques uniquement), l’effet positif de l’adjonction de cétuximab était encore plus prononcé, entraînant un taux de survie sans progression de 11,4 mois avec le cétuximab, par rapport à 9,2 mois dans le bras de contrôle et une diminution de 36 % du risque de propagation ou d’évolution du cancer colorectal métastatique. Le nombre de résections complètes des métastases dans le sous-groupe présentant des métastases hépatiques uniquement était plus du double avec cétuximab plus FOLFIRI, par rapport au bras de contrôle (9,8 % contre 4,5 %). Le nombre de résections complètes dans la population globale était trois fois plus élevé que dans le bras cétuximab plus FOLFIRI.
Le traitement a généralement été bien toléré, avec des effets secondaires semblables entre les deux groupes. Les effets indésirables de grade 3/4 les plus fréquents dans le groupe FOLFIRI + cétuximab, comparé au groupe FOLFIRI seul, étaient des diarrhées (15,2 % contre 10,5 %), une neutropénie (26,7 % contre 23,3 %) et des réactions cutanées de grade 3 (18,7 % contre 0,2 %). Un rapport important entre ces réactions cutanées et l’efficacité du cétuximab a été démontré.
« Les résultats de cet essai confirment les avantages que représentent l’amélioration et le peaufinage des schémas thérapeutiques pour que le pronostic soit meilleur pour les patients », a continué le professeur Moehler, qui a activement participé à cet essai. « De plus, cet essai confirme la preuve de l’essai BICC-C actualisé, présenté à l’ASCO en 2007, qui évaluait une thérapie de première ligne à base de FOLFIRI et de bévacizumab chez des patients atteints d’un cancer colorectal métastatique. »
L’essai BICC-C était divisé en deux périodes d’étude distinctes. La première a démontré la supériorité du FOLFIRI par rapport aux autres schémas de chimiothérapie étudiés au cours de l’essai, car il offrait une meilleure survie sans progression (7,8 mois, par rapport à 5,9 mois et 5,8 mois avec les autres schémas). La deuxième période d’étude a démontré qu’après un suivi à 29 mois, le traitement de première ligne FOLFIRI + bévacizumab avait amélioré la survie globale de façon significative par rapport à un traitement mIFL + bévacizumab (p=0,01) – la survie à un an était plus élevée dans le bras FOLFIRI + bévacizumab (87 %) que dans le bras mIFL + bévacizumab (61 %). La survie médiane globale n’avait pas encore été atteinte dans le bras FOLFIRI plus bévacizumab, alors qu’elle était de 19,2 mois dans le bras mIFL. Les effets indésirables graves les plus fréquemment observés dans cette étude étaient des diarrhées, une neutropénie, des nausées et vomissements, de l’hypertension et une déshydratation.
« L’enseignement que l’on peut tirer de ces deux essais est que l’irinotécan, lorsqu’il est associé à de nouveaux agents ciblés, démontre qu’il offre un meilleur pronostic en termes de survie sans progression et de survie globale », a ajouté le professeur Moehler.
Les données CRYSTAL et BICC-C continuent de renforcer ce qu’ont démontré des essais précédents, à savoir l’efficacité de l’irinotécan comme thérapie de première ligne de choix pour les patients atteints d’un cancer colorectal métastatique, sous forme de FOLFIRI seul, ou en association avec ces agents ciblés.
Informations importantes concernant l’innocuité de l’irinotécan
L’irinotécan est indiqué dans le traitement de patients présentant un cancer colorectal à un stade avancé :
-- En association avec le 5-fluoro-uracile et l’acide folinique chez les patients n’ayant pas subi de chimiothérapie préalable contre la maladie avancée.
-- En tant qu’agent unique chez des patients réfractaires à un schéma thérapeutique de référence à base de 5-fluoro-uracile.
L’irinotécan associé au cétuximab est indiqué dans le traitement des patients présentant un cancer colorectal métastatique exprimant le récepteur du facteur de croissance épidermique (EGFR) après échec d’une thérapie cytotoxique à base d’irinotécan.
L’irinotécan associé au 5-fluoro-uracile, à l’acide folinique et au bévacizumab est indiqué dans le traitement de première ligne des patients présentant un carcinome métastatique du côlon ou du rectum.
Les effets indésirables les plus fréquemment associés aux thérapies à base d’irinotécan sont des diarrhées, une neutropénie et une myélosuppression.
Pour obtenir la notice complète, des informations sur l’innocuité et les avertissements de type « boîte noire » qui s’appliquent dans votre pays, veuillez contacter la filiale locale de Pfizer.
Le texte du communiqué issu d'une traduction ne doit d'aucune manière être considéré comme officiel. La seule version du communiqué qui fasse foi est celle du communiqué dans sa langue d'origine. La traduction devra toujours être confrontée au texte source, qui fera jurisprudence.
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