Les recommandations en matière de cancer du sein confirment le rôle central de la « Stratégie de changement de traitement » ; les recommandations des experts de Saint-Gall soutiennent l''indication de l''exémestane
Les recommandations formulées lors de la Conférence internationale de consensus de Saint-Gall 2007 sur le traitement primaire du cancer du sein à un stade précoce, publié aujourd’hui dans la revue Annals of Oncology (http://annonc.oxfordjournals.org), confirment l’importance du passage d’un traitement au tamoxifène à un traitement basé sur un inhibiteur de l’aromatase (IA), tel que l’exémestane, pour le traitement adjuvant des femmes postménopausées présentant un cancer du sein RH positif à un stade précoce.i
Chaque année, 360 000 nouveaux cas de cancer du sein sont diagnostiqués en Europe. Près des deux tiers des cancers du sein ayant besoin d’œstrogène pour se développer, des médicaments tels que l’exémestane sont essentiels pour les femmes touchées par cette maladie, car ils agissent en limitant l’apport d’œstrogène au cancer et l’empêchent ainsi de se développer. Le changement de traitement du tamoxifène à l’exémestane peut permettre de sauver des vies parmi la population de femmes souffrant d’un cancer du sein RH positif à un stade précoce.ii
Les recommandations de Saint-Gall constituent l’avis unanime d’experts en matière de cancer du sein du monde entier, qui ont évalué et recommandé des stratégies thérapeutiques optimales contre cette maladie qui affecte la vie de milliers de femmes ainsi que celle de leur famille.
« Les recommandations sont indispensables aux médecins. Elles nous permettent de connaître les dernières recommandations concernant les soins que nous devons prodiguer aux patients », a déclaré le Professeur Charles Coombes, Chef du service d’oncologie de l’Imperial College de Londres. « Les recommandations de Saint-Gall ont confirmé l’importance qu’il y avait à commencer le traitement avec du tamoxifène, puis à passer à un inhibiteur de l’aromatase, permettant ainsi aux femmes de bénéficier des avantages des deux médicaments. L’exémestane, un des inhibiteurs de l’aromatase, a prouvé son action bénéfique sur le taux de survie global lors d’un changement de traitement, et ces dernières recommandations confirment aux médecins que nous devrions continuer à l’utiliser de cette manière pour offrir aux patientes les meilleurs soins possibles ».
Dans le cas du cancer du sein RH positif à un stade précoce, les experts de Saint-Gall ont clairement exprimé leur préférence pour faire passer les patientes d’un traitement au tamoxifène à un traitement à base d’IA, tel que l’exémestane, ce qui permettra à davantage de patientes de bénéficier de la capacité prouvée de l’exémestane à prolonger leur espérance de vie.
Ces recommandations font écho à la publication des résultats de l’Intergroup Exemestane Study (IES) dans The Lancet au début de cette année. Cette étude a révélé une amélioration du taux de survie global chez les femmes qui sont passées du tamoxifène à l’exémestane, le seul IA à avoir démontré une amélioration de la survie globale dans un essai unique mené en double aveugle.ii L’étude IES, dans laquelle ont été randomisées 4 724 patientes réparties dans 37 pays, a démontré que les femmes postménopausées1 atteintes d’un cancer du sein à un stade précoce, qui sont passées à l’exémestane après avoir pris du tamoxifène pendant deux ou trois ans, ont constaté une réduction de 17 % du risque de décès par rapport à celles qui ont continué à prendre le tamoxifène pendant les cinq années que dure le traitement.ii L’exémestane a été le premier IA à être approuvé pour la mise en place d’un changement de traitement.
Et le Professeur Coombes, qui était l’investigateur principal de l’étude IES, de poursuivre : « Les résultats de l’étude IES, et maintenant les recommandations de Saint-Gall, confirment que le passage à l’exémestane plutôt qu’un maintien au tamoxifène offre aux femmes davantage de chances de survie. En outre, le passage à l’exémestane a également prouvé qu’il n’avait aucun effet indésirable significatif sur la qualité de vie comparé au tamoxifène en monothérapie,iii ce qui en fait une bonne option thérapeutique complète pour les femmes ».
À propos de l’exémestane iv
L’exémestane est actuellement indiqué pour le traitement adjuvant des femmes postménopausées souffrant d’un cancer du sein invasif RH positif à un stade précoce, qui ont pris du tamoxifène pendant deux à trois ans, et qui passent ensuite à l’exémestane pour compléter la durée de cinq années consécutives prévue pour un traitement hormonal adjuvant. L’exémestane est également indiqué pour le traitement du cancer du sein à un stade avancé chez les femmes naturellement ou artificiellement postménopausées, dont la maladie a progressé à la suite d’un traitement anti-œstrogène.
L’exémestane ne doit pas être utilisé chez les femmes non ménopausées, chez les femmes qui allaitent, chez les femmes enceintes, chez les femmes présentant une hypersensibilité connue au médicament ou chez les femmes qui prennent des agents contenant des œstrogènes. L’exémestane doit être utilisé avec précautions chez les femmes prenant des médicaments métabolisés par le CYP3A4 et chez les femmes ne disposant que d’une courte fenêtre thérapeutique.
L’exémestane a été généralement bien toléré dans tous les essais cliniques réalisés à ce jour ; les effets indésirables ont généralement été faibles à modérés. Le taux d’abandon à la suite d’événements indésirables enregistré lors des essais était de 6,3 % chez les patientes atteintes d’un cancer du sein à un stade précoce et suivant un traitement adjuvant à l’exémestane après avoir initialement suivi un traitement adjuvant au tamoxifène et de 2,8 % parmi la population totale de patientes atteintes d’un cancer du sein à un stade avancé recevant la dose standard de 25 mg. Chez les patientes souffrant d’un cancer du sein à un stade précoce, les évènements indésirables les plus fréquemment signalés étaient des bouffées de chaleur (22 %), de l’arthralgie (17 %) et une sensation de fatigue (17 %). Chez les patientes souffrant d’un cancer du sein à un stade avancé, les évènements indésirables les plus fréquemment signalés ont été des bouffées de chaleur (14 %) et des nausées (12 %). La plupart des évènements indésirables peuvent être attribuées aux conséquences pharmacologiques normales de la privation d’œstrogène (les bouffées de chaleur, notamment).
1 Femmes présentant des récepteurs aux œstrogènes positifs ou dont on ignore le stade de la maladie.
i Goldhirsch A, Wood WC, Gelber RD et al. Progress and promise: highlights of the international expert consensus on the primary therapy of early breast cancer 2007. Ann Oncol 2007; 18: 1133-1144.
ii Coombes RC et al. Survival and safety of exemestane versus tamoxifen after 2-3 years’ tamoxifen treatment (Intergroup Exemestane Study): a randomised controlled trial. The Lancet. 17/02/2007 ; 369(9561):559-70
iii Fallowfield LJ et al. Quality of Life in the Intergroup Exemestane Study (IES) – a Randomized Trial of Exemestane versus Continued Tamoxifen after 2-3 years of Tamoxifen in Postmenopausal Women with Primary Breast Cancer. Journal of Clinical Oncology. Vol 24, N° 6, 20/02/2006
iv Informations relatives à la prescription de l’exémestane (Résumé des caractéristiques du produit daté du 24 août 2005)
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