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SHAREHOLDERS AND FORMER SENIOR EXECUTIVES OF MORGAN STANLEY

mercredi 30 mars 2005 à 0h13

Des actionnaires et anciens cadres supérieurs de Morgan Stanley publient une lettre au conseil d'administration


NEW YORK, March 29 /PRNewswire/ -- En réponse aux interrogations des médias, un groupe d'actionnaires et d'anciens membres de la haute direction de Morgan Stanley a publié la lettre suivante, envoyée plus tôt ce mois-ci au conseil d'administration de Morgan Stanley. Elle exprime leurs inquiétudes face au mauvais rendement de Morgan Stanley récemment, que l'on attribue directement à un échec de la haute direction.

Le conseil d'administration de Morgan Stanley n'a pas réagi à cette lettre et il a maintenant, apparemment, autorisé une réorganisation de la haute direction. Cette décision pourrait se traduire par la perte de certains des cadres supérieurs les plus talentueux et expérimentés de Morgan Stanley.

Cette << réorganisation >> n'est pas la réponse qui convient aux préoccupations exprimées dans notre lettre. En outre, nous croyons qu'elle ne sert pas les meilleurs intérêts des actionnaires de Morgan Stanley.

<< Le 3 mars 2005

Au conseil d'administration de Morgan Stanley :

En tant que cadres supérieurs à la retraite de Morgan Stanley et à titre d'actionnaires importants, nous sommes très concernés par l'avenir de la société, de son personnel et de sa réputation d'intégrité et d'excellence. L'engagement d'excellence de la société est le fruit du travail de générations d'experts qui ont consenti des efforts et des sacrifices pour faire en sorte que Morgan Stanley offre à ses clients des produits et services qui représentent les normes les plus élevées de l'industrie.

Malheureusement, depuis quelques années, le rendement et la réputation de Morgan Stanley accusent un déclin, au point où nous sommes très inquiets de la capacité de la société de retrouver sa position au premier rang mondial des sociétés de services financiers.

Notre perception du déclin de Morgan Stanley est corroborée par le jugement des marchés des valeurs mobilières. Ainsi, par exemple, le matériel supplétif de Morgan Stanley pour 2005 indique que, depuis cinq ans, les recettes totales de la société se chiffrent à presque 40 % de moins que celles de l'indice financier diversifié du S&P. Cela représente une motion de non confiance étonnante à l'égard d'une société qui, traditionnellement, a été un chef de file du marché. Selon un article publié dans l'International Herald Tribune le 9 février 2005, les actions de Morgan Stanley ont chuté de 27 pour cent depuis quatre ans, comparativement à une hausse de 4 pour cent pour Goldman Sachs, de 18 pour cent pour Lehman Brothers et à un déclin de 11 pour cent pour Merrill Lynch. De plus, la volatilité du prix des actions de la société est considérablement supérieure à celle des autres entreprises homologues. Ce fait contredit les avantages supposés du portefeuille diversifié de la société.

Nous croyons que le mauvais rendement des actions et la volatilité de leurs prix découlent de nombreux facteurs, entre autres :

(i) le fait de ne pas avoir continué à retirer une rentabilité supérieure des capitaux ; (ii) le fait de ne pas avoir maintenu un taux de croissance des bénéfices comparable à celui des sociétés homologues ; (iii) le faible rendement de la gestion des investissements de la société depuis cinq ans.

Au fond, nous croyons que la cause primordiale du mauvais rendement de la société est l'échec de la direction de Philip Purcell comme PDG de la société.

Le rôle de Morgan Stanley comme chef de file de l'industrie des valeurs et sa réputation d'excellence ont toujours été en fonction de sa capacité d'attirer des professionnels exceptionnels et d'assurer un leadership solide et attentif. Nous sommes très inquiets qu'il y ait une crise de confiance envers le leadership et la gouvernance de la société, non seulement dans le marché, mais aussi, nous le craignons, parmi le personnel de la société. Nous croyons que le PDG actuel ne soit pas en mesure d'inspirer et de diriger la société pour qu'elle retrouve son ancienne position dans l'industrie des services financiers. Nous nous demandons aussi s'il a le respect de ses homologues de l'industrie ou des organismes qui la réglementent. Ce respect est essentiel à la tâche de rétablir la position de tête de Morgan Stanley dans notre industrie.

Nous remarquons qu'il n'y a que très peu d'expérience des services financiers parmi les administrateurs indépendants et qu'aucun cadre supérieur de sociétés de valeurs institutionnelles ne siège au conseil, malgré la contribution disproportionnée de ce secteur aux profits et à la réputation de la société. En outre, alors que le siège social de l'entreprise se trouve à New York, la capitale financière du monde, ni le président, ni aucun membre du conseil d'administration n'habitent cette région.

Nous croyons que la chute du moral causée par ces facteurs n'expose Morgan Stanley à des risques considérables de perdre davantage d'experts essentiels, ce qui nuirait à la capacité de l'entreprise de desservir ses clients et d'attirer le personnel nécessaire à la poursuite de son activité.

Pour toutes ces raisons, il est impératif que le conseil d'administration agisse promptement pour modifier la direction. Il est absolument essentiel que le successeur de Philip Purcell soit expérimenté et respecté par le groupe de la haute direction. Ce changement doit survenir dès que possible.

Nous recommandons aussi la nomination de trois administrateurs externes qui ont de l'expérience des services financiers. Au moins un de ces directeurs doit avoir de l'expérience dans les valeurs institutionnelles et un autre des valeurs d'entreprises de détail. On peut ajouter ces personnes au conseil, sans en augmenter la taille.

Parmi les signataires de la présente lettre, on compte un certains nombres d'anciens cadres supérieurs et membres du conseil de Morgan Stanley. Nous croyons qu'en réaction à la présente lettre, Mr Purcell ne réaffecte ou n'enlève d'autres cadres supérieurs de l'Institutional Securities Group. De telles mesures nuiraient à la capacité de la société d'améliorer les perspectives à long terme, mineraient sa réputation et compromettraient, peut-être irrévocablement, sa capacité d'attirer et de retenir des spécialistes de talent.

Nous sommes unis dans notre soutien solide envers Morgan Stanley et dans notre inquiétude face à l'avenir. Quoique nous n'ayons pas parlé de cette lettre avec un groupe plus large d'administrateurs conseils, ni avec d'autres personnes qui pourraient partager notre inquiétude, nous sommes confiants du fait que le soutien à nos recommandations sera étendu, à l'extérieur et à l'intérieur de la société.

Nous écrivons cette lettre poussés par un sentiment aigu de nos responsabilités envers les autres actionnaires et employés de Morgan Stanley. Nous demandons la possibilité de pouvoir discuter, en privé, de ces enjeux avec les administrateurs indépendants. On peut nous joindre par l'entremise de notre conseiller financier, Robert F. Greenhill, chez Greenhill & Co., +1-212-389-1510. Nous espérons qu'une discussion constructive entre nous-mêmes et le conseil pourra se traduire par un engagement mutuel à un plan qui permettra à la société de retrouver sa position de première société de services financiers.

Respectueusement, /s/ Anson M. Beard, Jr. /s/ Lewis W. Bernard /s/ Richard A. Debs /s/ Joseph G. Fogg /s/ S. Parker Gilbert /s/ Robert G. Scott /s/ Frederick B. Whittemore /s/ John H. T. Wilson >>

Shareholders and Former Senior Executives of Morgan Stanley

Andrew Merrill d'Edelman, +1-212-704-4559 ou Andrew.merrill@edelman.com, pour des actionnaires et anciens cadres supérieurs de Morgan Stanley

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