Selon une recherche effectuée par l'Université de Sheffield et l'Aston Business School, le fossé de la connaissance se creuse avec un glissement de l'ouest vers l'est
Des chercheurs de l’Université de Sheffield et de l’Aston Business School ont découvert que l’investissement en recherche et développement (R&D) passe rapidement de l’Amérique du Nord et de l’Europe à l’Asie, ce qui se traduit par la création d’un petit groupe de régions d’élite, dans les pays avancés et les pays en voie de développement, qui dominent l’économie mondiale de la connaissance. Grâce aux nouveaux résultats publiés aujourd’hui (date), les chercheurs ont découvert que les entreprises de régions avancées comme la Silicon Valley aux Etats-Unis, Cambridge au Royaume-Uni, Ottawa au Canada et Helsinki en Finlande établissent de plus en plus de partenariats et de réseaux avec des entreprises et des universités de régions asiatiques qui connaissent un développement rapide.
Ils ont en outre remarqué que sur les 50 milliards de dollars américains investis par des entreprises multinationales dans les projets mondiaux de R&D, entre 2002 et 2005, les économies asiatiques ont reçu 58 % de cet investissement, l’Europe 22 % et l’Amérique du Nord 14 %. La majorité de l’investissement en Asie se concentre sur un très petit nombre de lieux comme Bangalore, Hyderabad, et Bombay en Inde, ainsi que Beijing, Guangzhou, Hangzhou et Shanghai en Chine.
Tandis que l’Asie a été la destination principale de l’investissement en R&D, l’Amérique du Nord en a été la première source, avec 50 % de l’investissement en R&D, suivie par l’Europe avec 28 %. Cela s’est traduit par un déficit net en investissement R&D de 12 milliards de dollars pour l’Amérique du Nord et de 3 milliards de dollars pour l’Europe.
Selon M. Robert Huggins, de la Management School de l’Université de Sheffield et M. Hiro Izushi, d’Aston Business School, auteurs de « Competing for Knowledge », cette redistribution mondiale de la connaissance a pour principale conséquence de désavantager de nombreuses régions en Amérique du nord et en Europe, et de creuser davantage le fossé de la compétitivité entre ces régions et les régions d’élite.
La recherche a également indiqué que les entreprises d’économies avancées rencontrent des difficultés de plus en plus importantes lorsqu’il s’agit de créer des innovations qui permettent d’offrir des services et des produits qui dominent le marché. Par exemple, entre 1996 et 2006, la croissance de productivité découlant de l’innovation aux Etats-Unis ne dépassait pas 1,5 % par an, un chiffre bien plus faible que celui des années cinquante ou soixante.
M. Huggins a déclaré : « Etant donné que les connaissances requises pour créer des innovations sont de plus en plus spécialisées et qu’elles se trouvent dans de nouvelles régions du monde, les entreprises doivent s’assurer qu’elles ont un lien étroit et une cohérence avec ces nouvelles sources, où qu’elles soient. La Chine étant à présent le deuxième plus grand investisseur en recherche, il est de plus en plus probable que ce pays figure de manière plus proéminente parmi ces nouvelles sources. »
Notes aux éditeurs :
'Competing for Knowledge: Creating, Connecting and Growing' de Robert Huggins et Hiro Izushi, est publié par Routledge. Pour de plus amples détails, visitez : http://www.cforic.org/pages/competing-for-knowledge.php
M. Robert Huggins et M. Hiro Izushi sont les directeurs du Centre for International Competitiveness (www.cforic.org)
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