Des experts de santé publique de renom, appartenant au Groupe de travail
Un groupe de travail international, constitué de scientifiques, de chercheurs et de professionnels de la politique de santé publique (le Groupe de travail BioInitiative) vient de rendre public un rapport relatif aux champs électromagnétiques (EMF) et à la santé. Celui-ci soulève la question de la sécurité des limites publiques actuelles de régulation de la quantité de champs électromagnétiques autorisée sur les lignes à haute tension, les téléphones portables et de nombreuses autres sources quotidiennes d’exposition aux champs électromagnétiques.
Le Docteur Lennart Hardell, professeur à l’Hôpital universitaire d’Orebro (Suède), spécialiste des tumeurs cérébrales, est membre du Groupe de travail
BioInitiative. Ses travaux sur les téléphones portables, téléphones sans fil et tumeurs cérébrales sont largement reconnus. Ils sont essentiels dans le débat sur la sécurité des fréquences-radio sans fil et de la radiation à ondes courtes.
"Nous disposons de preuves relativement importantes démontrant les risques d’une utilisation prolongée de téléphones portables ou sans fil, chez des personnes ayant utilisé ces dispositifs depuis au minimum 10 ans, et notamment sur un seul côté de la tête."
Les tumeurs cérébrales se développent généralement sur la durée (15 - 20 ans environ). L’utilisation d’un téléphone portable ou sans fil est liée aux tumeurs cérébrales et neuromes accoustiques (tumeur du nerf auditif du cerveau) et apparaissent seulement 10 ans après (durée plus brève que pour la plupart des autres carcinogènes connus). "Ceci indique que nous devons concentrer nos recherches sur des utilisateurs à plus long terme afin d’évaluer l’intégralité des risques de ce type de dispositif," a dit
le Docteur Hardell.
Les travaux du Docteur Hardell ont été confirmés par d’autres études relatives aux utilisateurs à long terme. Une brève estimation de toutes les études relatives aux tumeurs cérébrales indique un risque global accru de tumeur cérébrale (gliome maligne) de 20%
après dix années d’utilisation. Cependant, le risque augmente pour atteindre 200% (risque double) pour les tumeurs du même côté du cerveau que celui sollicité lors d’appels téléphoniques réalisés à l’aide de téléphones portables. "Les études récentes qui ne font pas mention de l’augmentation du risque de tumeurs cérébrales et de neuromes acoustiques n’ont pas pris en compte les utilisateurs assidus, pendant au minimum dix années, et n’examinent pas la partie du cerveau ordinairement exposée et susceptible de présenter une tumeur."
Le rapport du groupe de travail BioInitiative recommande d’établir de nouvelles normes d’exposition biologiques. Celles-ci sont disponibles sur le site suivant : www.bioinitiative.org
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