Gilead dépose une demande d'autorisation de mise sur le marché aux États-Unis et dans l'Union européenne pour le Viread(R) (ténofovir disoproxil fumarate) comme traitement de l'hépatite B chronique
Gilead Sciences, Inc. (Nasdaq : GILD) a annoncé aujourd’hui que la société avait déposé une demande complémentaire de nouveau médicament (sNDA) auprès de l’agence américaine du médicament (FDA) et une variante de Type II auprès de l’agence européenne des médicaments (EMEA) en vue d’obtenir l’autorisation de mise sur le marché du Viread® (ténofovir disoproxil fumarate) comme traitement de l’hépatite B chronique chez l’adulte. Viread est déjà approuvé aux États-Unis et dans l’Union européenne en tant que traitement du VIH dans le cadre de polythérapies antirétrovirales.
« L’importance de nouveaux traitements est cruciale dans la lutte contre l’hépatite B chronique, une infection pouvant mettre la vie en danger et qui touche des millions d’individus dans le monde », a déclaré le docteur Eugene Schiff, chef du service d’hépatologie et directeur du centre des maladies hépatiques de la faculté de médecine de l’Université de Miami. « Nous avons beaucoup progressé au niveau du diagnostic et du traitement de la maladie, mais les besoins médicaux qui restent sans réponse ne sont pas négligeables et les efforts de recherche et développement continuels sont essentiels. »
Les dossiers contiennent des données issues de deux essais cliniques clés de Phase III, les Études 102 et 103, chez des patients présentant une infection chronique au virus de l’hépatite B (VHB). Ces études évaluent l’efficacité et l’innocuité du Viread et la tolérance à ce médicament, comparé à l’Hepsera® (adéfovir dipivoxil) de Gilead. Gilead a annoncé les résultats primaires d’évaluation de l’Étude 102 et 103 le 6 juin et le 25 juin 2007, respectivement. Des données détaillées des deux études seront décrites lors de présentations de dernière heure au congrès annuel de l’Association américaine pour l’étude des maladies hépatiques (Le Congrès sur le foie 2007) qui aura lieu à Boston dans le Massachusetts, du 2 au 6 novembre.
« Le composant actif dans le Viread – le ténofovir disoproxil fumarate – est la molécule la plus largement prescrite dans le traitement du VIH aux États-Unis », a déclaré le docteur Franck Rousseau, vice-président de la recherche clinique chez Gilead Sciences. « Des données positives issues de deux études clés étant à présent disponibles, nous nous réjouissons à l’idée de mettre cette importante thérapie à disposition des patients atteints d’hépatite B chronique. »
L’hépatite B chronique touche plus de 400 millions de personnes dans le monde. Les complications de l’hépatite B chronique, qui comprennent le cancer et la cirrhose du foie, tuent jusqu’à 1,2 million de personnes tous les ans, et sont donc l’une des 10 premières causes de mortalité au niveau mondial. Aux États-Unis, on estime à 1,3 million le nombre de personnes atteintes actuellement d’une hépatite B chronique, dont plus de la moitié sont des Américains d’origine asiatique. Dans l’Union européenne, on estime à un million le nombre de personnes contractant le VHB chaque année et environ 90 000 de ces personnes développent une hépatite B chronique.
Bien qu’il n’existe pas de traitement permettant de guérir cette maladie, les médicaments anti-VHB peuvent avoir des effets bénéfiques sur l’hépatite B chronique tout au long de l’infection, et potentiellement prévenir les atteintes hépatiques et le cancer du foie mortels. Dans de nombreux cas, ceci nécessite un traitement au long cours sur de nombreux mois voire des années.
À propos du Viread (ténofovir disoproxil fumarate) pour le VIH
Aux États-Unis, le Viread est indiqué en association avec d’autres agents antirétroviraux pour le traitement de l’infection au VIH-1.
Des cas d’acidose lactique et d’hépatomégalie grave avec stéatose, y compris des cas mortels, ont été signalés avec l’utilisation d’analogues de nucléoside seuls ou en association avec d’autres antirétroviraux. Le Viread n’est pas approuvé pour le traitement d’infections chroniques au virus de l’hépatite B (VHB) et l’innocuité et l’efficacité du Viread n’ont pas été établies chez les patients infectés à la fois par le VHB et le VIH. Des exacerbations aiguës graves de l’hépatite B ont été signalées chez des patients ayant arrêté un traitement par Viread. La fonction hépatique doit être étroitement surveillée avec un suivi clinique et des analyses pendant au moins plusieurs mois, chez les patients infectés à la fois par le VHB et le VIH qui arrêtent le traitement par Viread. Le cas échéant, il pourra s’avérer nécessaire de commencer un traitement anti-hépatite B.
Il est important pour les patients d’être conscients du fait que les médicaments anti-VIH, y compris le Viread, ne guérissent pas l’infection au VIH ni le SIDA et ne réduisent pas le risque de transmettre le VIH à autrui.
Des cas d’insuffisance rénale, y compris des cas d’insuffisance rénale aiguë et de syndrome de Fanconi (atteinte des tubules rénaux et hypophosphatémie grave) ont été signalés chez les patients prenant du Viread. Il est recommandé que la clearance de la créatinine soit calculée chez tous les patients avant le début du traitement par Viread, et si cela est approprié au niveau clinique, pendant le traitement. Un contrôle régulier de la clearance de la créatinine calculée et du phosphore sérique doit être effectué chez les patients risquant une insuffisance rénale. Il est conseillé de modifier l’intervalle entre les dosages et de surveiller étroitement la fonction rénale chez tous les patients avec une clearance de la créatinine <50ml/min. Le Viread devrait être évité en cas d’utilisation concomitante ou récente d’un agent néphrotoxique.
La notice aux États-Unis recommande que l’administration de Viread en association à la didanosine fasse l’objet de prudence. Les patients doivent être étroitement surveillés pour détecter tout effet indésirable associé à la didanosine et, dans ce cas, la didanosine doit être arrêtée. Les patients qui prennent de l’atazanavir ou du lopinavir/ritonavir en plus du Viread doivent être surveillés pour détecter tout effet indésirable associé au Viread et, dans ce cas, le Viread doit être arrêté. En cas d’administration conjointe avec le Viread, il est conseillé que l’atazanavir soit administré avec le ritonavir 100 mg. L’atazanavir sans ritonavir ne doit pas être administré conjointement avec le Viread.
Des diminutions de la densité minérale osseuse (DMO) ont été constatées au niveau des vertèbres lombaires et de la hanche suite à la prise de Viread. On ignore quels sont les effets sur la santé des os à long terme et les risques de futures fractures. Des cas d’ostéomalacie (associée à une tubulopathie rénale proximale) ont été signalés en association avec la prise de Viread.
Des changements au niveau des réserves lipidiques de l’organisme ont été observés chez les patients prenant des médicaments anti-VIH. On ne connaît pas le mécanisme ni les effets à long terme de ces changements sur la santé. Le syndrome de reconstitution immune a été signalé chez les patients suivant une polythérapie, y compris le Viread.
Les effets indésirables les plus fréquents chez les patients recevant du Viread avec d’autres agents antirétroviraux dans une étude clinique clé (Étude 903) étaient des effets gastro-intestinaux bénins à modérés et des étourdissements. Les effets indésirables modérés à sévères observés chez plus de 5 % des patients recevant du Viread incluaient des érythèmes (rash, prurit, éruption maculo-papuleuse, urticaire, éruption vésiculobulleuse et éruption pustuleuse), céphalées, douleurs, diarrhées, dépression, dorsalgies, fièvre, nausées, douleurs abdominales, asthénie (faiblesse) et anxiété. Dans une autre étude clé (Étude 907), moins de 1 % des patients ont cessé leur participation en raison de réactions gastro-intestinales.
Pour obtenir les informations posologiques complètes en dehors des États-Unis, les médecins doivent consulter la notice locale du produit.
La molécule mère du Viread a été découverte grâce aux recherches du Dr Antonín Holý, Institut de Chimie Organique et de Biochimie, Académie des Sciences de la République Tchèque (IOCB) à Prague, en collaboration avec le Dr Erik DeClercq, Institut Réga pour la Recherche Médicale, Université Catholique de Louvain, en Belgique.
À propos de l’Hepsera (adéfovir dipivoxil)
L’Hepsera, un analogue nucléotidique, agit en bloquant l’ADN polymérase du VHB, une enzyme impliquée dans la réplication du virus dans l’organisme.
Aux États-Unis, l’Hepsera est indiqué pour le traitement de l’hépatite B chronique chez les adultes présentant des signes de réplication virale active et des signes soit d’élévations persistantes des aminotransférases (ALAT ou ASAT) sériques, soit de maladies histologiquement actives.
La notice aux États-Unis avertit que les réactions indésirables considérées comme étant potentiellement associées au traitement et signalées chez 3 % ou plus des patients dans les 48 premières semaines lors d’études cliniques clés sur l’Hepsera étaient l’asthénie, des céphalées, des douleurs abdominales, des nausées, des flatulences, des diarrhées et la dyspepsie. Dans le cas d’un traitement prolongé, des augmentations faibles à modérées de la créatinine sérique ont été observées dans des cas rares chez les patients souffrant d’hépatite B chronique et de maladie hépatique compensée, traités avec de l’Hepsera pendant une moyenne de 49 semaines et un maximum de 240 semaines. Des changements ont été très fréquemment observés au niveau de la créatinine sérique chez des patients pré- et post-greffe atteints de maladie hépatique résistant à la lamivudine et présentant de multiples facteurs de risque de changements au niveau de la fonction rénale et ayant été traités avec de l’Hepsera pendant une durée pouvant aller jusqu’à 129 semaines, avec une durée moyenne de traitement de 19 et 56 semaines, respectivement. Des exacerbations de l’hépatite ont été constatées, au niveau clinique et par analyses, après l’interruption du traitement antiviral de l’hépatite B, y compris l’Hepsera. Des avertissements spéciaux et des précautions d’utilisation sont inclus dans la notice aux États-Unis relativement au suivi de la fonction rénale, aux exacerbations post-traitement de l’hépatite, et à l’occurrence d’acidose lactique et d’hépatomégalie grave avec stéatose. Pour les médecins aux États-Unis, la posologie pour les patients atteints de dysfonctionnement rénal sous-jacent et pour les patients aussi infectés par le VIH est également fournie dans la notice américaine, laquelle peut être téléchargée en ligne à l’adresse www.hepsera.com.
Pour obtenir les informations posologiques complètes en dehors des États-Unis, les médecins doivent consulter la notice locale du produit.
À propos de Gilead Sciences
Gilead Sciences est une société biopharmaceutique qui découvre, met au point et commercialise des produits thérapeutiques innovants dans des secteurs où les besoins en médecine restent sans réponse. La mission de la société est de faire progresser, dans le monde entier, les soins chez les patients atteints d’affections mettant leur vie en danger. La société Gilead, dont le siège est installé à Foster City, en Californie, est présente en Amérique du Nord, en Europe et en Australie.
Énoncés prévisionnels
Ce communiqué de presse contient des énoncés prévisionnels au sens de la loi Private Securities Litigation Reform Act de 1995, qui sont sujets à des risques, incertitudes et autres facteurs, y compris les risques relatifs à la capacité de Gilead à réussir à commercialiser le Viread pour l’hépatite B chronique. Par exemple, il se peut que la FDA et que l’EMEA n’approuvent pas le Viread pour le traitement de l’hépatite B chronique, et l’autorisation de mise sur le marché, si accordée, pourra imposer des limites significatives à son utilisation. Il se peut également que les médecins ne constatent pas les avantages du Viread par rapport aux autres options de traitement et hésitent donc à prescrire le Viread pour l’hépatite B chronique. Ces risques, incertitudes et autres facteurs sont susceptibles de faire varier sensiblement les résultats réels de ceux indiqués dans ces énoncés prévisionnels. Le lecteur est avisé de ne pas se fier outre mesure à ces énoncés prévisionnels. Ces risques et d’autres sont décrits en détail dans le rapport annuel de Gilead sur Formulaire 10-K pour l’année close le 31 décembre 2006 et dans son rapport trimestriel sur Formulaire 10-Q pour le premier et le deuxième trimestres 2007, tels que déposés auprès de la U.S. Securities and Exchange Commission (Commission américaine de contrôle des opérations boursières). Tous les énoncés prévisionnels sont basés sur des informations dont Gilead dispose à l’heure actuelle, et Gilead ne s’engage aucunement à actualiser un quelconque de ces énoncés prévisionnels.
Les informations posologiques complètes du Viread pour les États-Unis sont disponibles sur le site www.Viread.com
Les informations posologiques complètes de l’Hepsera pour les États-Unis sont disponibles sur le site www.Hepsera.com
Viread et Hepsera sont des marques déposées de Gilead Sciences, Inc.
Pour en savoir plus sur Gilead, veuillez appeler le service relations publiques de Gilead au +1-800-GILEAD-5 (+1-800-445-3235) ou consulter le site www.gilead.com.
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