MSD obtient l'opinion positive du CHMP pour ISENTRESS(R) (raltégravir), le premier d'une nouvelle classe de traitements anti-VIH connue sous le nom d'inhibiteurs de l'intégrase
Merck, Sharp & Dohme (MSD) a reçu une opinion positive du Comité des médicaments à usage humain (CHMP) de l'Agence européenne pour l'évaluation des médicaments (EMEA) concernant l'autorisation d'ISENTRESS® (raltégravir), utilisé en association avec d'autres agents antiretroviraux, pour le traitement de l'infection au VIH-1 chez les patients adultes déjà traités, présentant des signes de reproduction du VIH-1 malgré une thérapie antirétrovirale (ART) continue. Après la fin de l'examen mené par le CHMP dans le cadre d'une évaluation accélérée+, l'opinion positive recommandant l'octroi d'une autorisation conditionnelle de commercialisation* du raltégravir sera examinée par la Commission européenne qui prendra sa décision finale quant à l'approbation de l'utilisation de raltégravir dans l'Union européenne (UE)1.
Le raltégravir sera le premier inhibiteur de l'intégrase, une nouvelle classe d'antirétroviraux, ciblant l'enzyme intégrase, essentielle à la reproduction du VIH2. Si le raltégravir est approuvé dans l'UE, la décision s'appliquera aux 27 États membres, y compris l'Allemagne, l'Espagne, la France, l'Italie et le Royaume-Uni, ainsi qu'aux membres de la Zone économique européenne, l'Islande et la Norvège1,3. Le raltégravir a été approuvé aux États-Unis par la U.S. Food & Drug Administration (FDA) en octobre 2007 et MSD a commencé à soumettre des demandes d'approbation dans de nombreux pays dans le monde entier.
« Nous sommes heureux que le CHMP reconnaisse l'importance potentielle d'ISENTRESS, qui peut représenter un nouvel espoir pour les patients qui ont besoin de nouvelles options thérapeutiques, » explique Patrick Bergstedt, directeur général du service des maladies infectieuses de Merck & Co., Inc. « Au fur et à mesure que l'épidémie du VIH se propage, le besoin médical de nouvelles approches thérapeutiques se fait de plus en plus pressant. Cette opinion positive représente une étape en avant importante dans la lutte contre le VIH. »
Le CHMP a basé son opinion positive sur des données d'innocuité et d'efficacité issues de deux essais de vingt-quatre semaines en double insu, contre placebo, sur des patients déjà traités chez lesquels le raltégravir, associé à une thérapie de fond optimisée (OBT), a entraîné une réduction importante de la charge virale ARN VIH (p < 0,001), ainsi que des augmentations de globules blancs CD4 (p < 0,001).
Opinion positive du Comité basée sur des données d'essais cliniques
Des données issues de deux études en cours de phase III, randomisées multicentriques en double insu contre placebo (BENCHMRK-1 et BENCHMRK-2) portant sur 699 patients adultes pré-traités, présentant une résistance documentée à au moins un médicament de chacune des trois classes [inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse (INTI), inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse (INNTI) et inhibiteurs de la protéase (IP)] de traitements antirétroviraux, ont indiqué que le raltégravir à raison de 400 mg admnistrés deux fois par jour en association avec une OBT permetttait à la fois de réduire les niveaux d'ARN VIH et d'augmenter les globules blancs CD4 avec une efficacité beaucoup plus importante (p < 0,001) chez les patients vivant avec le VIH, comparé à un traitement associant placebo et OBT. Les réponses d'efficacité ont été évaluées à partir des 699 patients des études groupées qui avaient suivi vingt-quatre semaines de traitement ou avaient interrompu le traitement précocement.
Les études ont montré qu'au bout de vingt-quatre semaines de traitement, chez 75 pour cent des patients (347 sur 462) ayant reçu du raltégravir associé à une OBT, la charge virale ARN VIH était inférieure à 400 copies/ml, comparé à 40 pour cent des patients (95 sur 237) ayant reçu un placebo plus OBT. En outre, au bout de vingt-quatre semaines, chez 63 pour cent des patients (289 sur 462) ayant reçu du raltégravir plus OBT, la charge virale était inférieure à 50 copies/ml, comparé à 34 pour cent des patients (80 sur 237) ayant reçu un placebo plus OBT. Au bout de vingt-quatre semaines de traitement, le dénombrement des globules blancs CD4 par rapport à la ligne de base avait augmenté à 84 et 37 par mm3 chez les patients ayant reçu du raltégravir plus OBT et chez ceux ayant reçu un placebo plus OBT, respectivement.
Le raltégravir a été étudié à raison d'un comprimé, administré deux fois par jour, au cours ou en dehors des repas. Le raltégravir ne nécessite pas de boost par le ritonavir2. Dans les essais cliniques de phases II et III, le profil des effets secondaires était comparable à celui du placebo. Les effets indésirables les plus courants sont la diarrhée, la nausée, les maux de tête et la pyrexie.
À propos du raltégravir
Le raltégravir est le premier d'une nouvelle classe d'agents antirétroviraux en cours de développement, appelés inhibiteurs de l'intégrase2. Le raltégravir agit en bloquant l'intégration de l'ADN d'origine virale dans l'ADN humain par l'enzyme intégrase4. Le blocage de cette fonction essentielle de l'intégrase empêche le virus de se reproduire et d'infecter d'autres cellules 5/ Il existe des médicaments visant à inhiber les deux autres enzymes essentiels à la reproduction du VIH, la protéase et la transcriptase inverse, mais aucun médicament inhibant l'intégrase n'a été approuvé dans l'UE2,5.
Le raltégravir est disponible actuellement dans le monde entier aux patients qualifiés, par l'intermédiaire de programmes d'accès élargi. Ces programmes permettent aux patients en échec de traitement antirétroviral un accès précoce au raltégravir. Pour de plus amples informations, veuillez consulter le site www.benchmrk.com.
Prévalence du VIH/sida
Malgré la disponibilité de médicaments contre le VIH/sida, l'épidémie se propage. Dans l'UE, près de 250 000 cas de VIH ont été déclarés depuis 2002, selon le Centre européen pour la surveillance épidémiologique du VIH et du sida6. Dans le monde, on estime que 40 millions de personnes sont infectées par le VIH/sida, et plus de quatre millions d'infections nouvelles se sont déclarées en 20067. Le sida est l'une des causes premières de la mortalité attribuée aux maladies infectieuses dans le monde et est à l'origine de près de trois millions de décès l'année dernière seulement7,8.
Une résistance aux thérapies anti-VIH courantes chez les patients pré-traités a été notée dans de nombreuses études internationales, suggérant que la résistance à au moins une classe d'agents antirétroviraux peut atteindre jusqu'à 76 pour cent9,10. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que cette résistance est une préoccupation naissante pour la santé publique et elle s'est associée à l'International AIDS Society pour mettre en place le Réseau mondial de surveillance de la résistance du VIH aux ARV qui permet de suivre les schémas de résistance émergente dans les pays en développement et développés11.
MSD et la recherche contre le VIH
MSD s'est engagée à mettre au point des thérapies innovatrices qui permettent de faire progresser le traitement des maladies infectieuses, y compris le VIH. Ses initiatives visant à développer des traitements de recherche du VIH/sida datent de plus de 20 ans et continuent de nos jours. MSD a entrepris sa recherche sur les inhibiteurs de l'intégrase du VIH en 1993 et elle a été la première à démontrer l'inhibition de l'intégrase du VIH in vitro et in vivo.
Le raltégravir fait partie de l'histoire de MSD dans la recherche sur le VIH, qui inclut le développement de CRIXIVAN® (indinavir sulfate), un inhibiteur de la protéase (IP) ; de STOCRIN®, un inhibiteur non nucléosidique de la transcriptase inverse (INNTI) ; et des recherches sont actuellement en cours sur des options de traitement supplémentaires.
À propos de MSD
Merck & Co., Inc., Whitehouse Station, New Jersey, États-Unis, qui fonctionne dans de nombreux pays sous le nom de MSD (Merck Sharp & Dohme), est un laboratoire pharmaceutique mondial fondé sur la recherche et dédié aux patients. Établie en 1891, MSD découvre, développe, fabrique et met sur le marché des vaccins et des médicaments pour répondre aux besoins médicaux existants. L'entreprise consacre de larges efforts à élargir l'accès à ses médicaments à travers des initiatives de grande ampleur qui incluent non seulement la donation de médicaments mais aussi des programmes pour en faciliter l'accès aux plus démunis. MSD publie aussi des informations sanitaires impartiales dans le cadre de ses services à but non lucratif. Pour de plus amples informations, veuillez consulter le site www.merck.com.
Prévisions
Ce communiqué de presse comporte des « prévisions » au sens du Private Securities Litigation Reform Act de 1995. Les incertitudes et risques inhérents à ces prévisions peuvent aboutir à des résultats effectifs considérablement différents de ceux projetés. Les prévisions comportent des déclarations relatives au développement des produits, à leur potentiel et à leur performance financière. Aucune prévision ne peut être garantie, et les résultats réellement obtenus peuvent être sensiblement différents de ceux prévus. MSD n'est pas tenue de publier des mises à jour des prévisions, que ce soit suite à de nouvelles informations, à des événements futurs ou à tout autre élément. Il convient d'évaluer les prévisions figurant dans ce communiqué de presse en tenant compte des nombreuses incertitudes affectant ses activités, en particulier celles mentionnées dans les avertissements de l’article 1A du formulaire « Form 10-K » pour l’exercice se terminant au 31 décembre 2006 et dans ses documents périodiques sur les formulaires « Form 10-Q » et « Form 8-K » que l'entreprise incorpore par référence.
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Références :
+ L'évaluation accélérée a été introduite par la législation pharmaceutique révisée de l'UE en novembre 2005. L'objectif de ce nouvel outil réglementaire est d'accélérer l'accès des patients aux nouveaux médicaments de grand intérêt pour la santé publique. Les entreprises peuvent demander une évaluation accélérée si elles peuvent démontrer que leur produit répond à des besoins médicaux existants ou constitue une amélioration notable des méthodes disponibles de prévention, de diagnostic ou de traitement d'un état pathologique.
* Une autorisation conditionnelle de commercialisation est accordée à un médicament qui répond à un besoin médical existant lorsque le bénéfice de disponibilité immédiate pour la santé publique est supérieur au risque inhérent en raison du manque de données complémentaires. Le bénéficiaire de l'autorisation de commercialisation doit fournir des données cliniques complètes à un stade ultérieur.
1 Commission européenne. Produits pharmaceutiques dans l'Union européenne. Disponible à : http://ec.europa.eu/enterprise/pharmaceuticals/ pharmacos/docs/brochure/brochurenov99.pdf. Consulté le 1er novembre 2007.
2 National Electronic Library of Medicines. Phase III data on investigational integrase inhibitor raltegravir (Raltegravir) for treatment experienced HIV patients. Disponìble à : http://www.nelm.nhs.uk/Record%20Viewing/vR.aspx?id=577785. Consulté le 1er novembre 2007.
3 Agence européenne des médicaments. EMEA Implementation of the New EU Pharmaceutical Legislation. Disponible à : http://www.emea.europa.eu/htms/general/ direct/legislation/organisational.htm. Consulté le 8 novembre 2007.
4 Grinsztejn B, Nguyen BY, Katlama C, et col. Safety and efficacy of the HIV-1 integrase inhibitor raltegravir (MK-0518) in treatment-experienced patients with multidrug-resistant virus: a phase II randomised controlled trial. 14 avril 2007. Lancet. 369:1,261-1,269.
5 Hazuda DJ, Felock P, Witmer M, et col. Inhibitors of strand transfer that prevent integration and inhibit HIV-1 replication in cells. Science 2000; 287: 646-50.
6 EuroHIV. Surveillance du VIH/sida en Europe. Rapport de mi-année 2006. Saint-Maurice : Institut français pour la surveillance de la santé publique, 2007. No 74. Disponible à :http://www.eurohiv.org/reports/report_74/pdf/report_eurohiv_74.pdf. Consulté le 27 septembre 2007.
7 ONUSIDA. Rapport de 2006 sur l'épidémie globale du SIDA. Disponible à : http://data.unaids.org/pub/GlobalReport/2006/2006_GR_CH02_en.pdf. Consulté le 11 juillet 2007.
8 Organisation mondiale de la santé. The global burden of disease : a response to the need for comprehensive, consistent and comparable global information on diseases and injuries. Disponible à : http://www.who.int/mip/2003/other_documents/ en/globalburdenofdisease.pdf. Consulté le 11 juillet 2007.
9 Richmann D, Morton S, Wrin T, et col. The prevalence of antiretroviral drug resistance in the United States. AIDS. 2004;18:1393-1401.
10 Scott P, Arnold E, Evans B, et col. Surveillance of HIV antiretroviral drug resistance in treated individuals in England: 1998-2000. J Antimicrob Chemother. 2004;53:469-473.
11 Organisation mondiale de la santé. Le Réseau mondial de surveillance de la résistance du VIH aux ARV. Disponible à : http://www.who.int/drugresistance/hivaids/network/en/index.html. Consulté le 1er novembre 2007.
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