Une étude sur le leadership mondial révèle que les dirigeants sont à court lorsqu'il s'agit d'innover
Les employés de certaines des entreprises les plus importantes au monde n'ont pas l'impression que l'innovation soit bien gérée voire même encouragée par leurs hauts dirigeants, en fait, leurs patrons sont d'accord. Selon une étude récente, trois dirigeants mondiaux sur quatre pensent que la stratégie d'innovation est un facteur crucial de la réussite de leur entreprise, néanmoins, moins de la moitié créent un climat organisationnel encourageant la pensée innovante et menant à la réussite en matière d'innovation. En effet, environ soixante-cinq pour cents d'entre elles n'ont aucune stratégie d'innovation en place.
Le message que les dirigeants de haut niveau veulent passer est que l’innovation, moteur important de croissance commerciale, ne retient pas toute l’attention qu’elle devrait. Les résultats de cette étude réalisée par Oliver Wyman de chez Delta Organization & Leadership en collaboration avec l’Economist Intelligence Unit indiquent que si ce ne sont pas les hauts dirigeants qui instituent une culture de l’innovation et une structure organisationnelle l’encourageant, les entreprises hésitent et cherchent d’autres moyens de se développer.
Ces résultats, ainsi que d’autres conclusions significatives sont recueillies dans la seconde partie du compte rendu de la série le « Global Leadership Imperative », un examen profond des défis auxquels sont confrontés les leaders d'un marché mondial actuel complexe. 293 dirigeants confirmés de sociétés internationales ont pris part à l’enquête représentant au total 17 secteurs industriels du monde entier. L’étude a été complétée par de nombreux entretiens individuels.
Ces dirigeants sont d’accord pour dire que créer un climat organisationnel encourageant la pensée innovante est le plus grand défi de leur mission au meme titre qu'atteindre les objectifs commerciaux. L’un des obstacles principaux est le manque de dirigeants démontrant à travers leur propre comportement que l’innovation est capitale pour la réussite de leur entreprise. Plus de la moitié des répondants ont déclaré que les dirigeants de leur entreprise n’arrivaient pas à établir un objectif ni à donner des instructions bien précises encourageant les efforts d’innovation et à créer un environnement ouvert les soutenant. Ils pensent également échouer dans les domaines suivants :
- Maintenir la discipline dans le processus d'innovation (82%)
- Reconnaître l'innovation (73%)
- Adopter une perspective transversale (71%)
- Faciliter la production d'idées (68%)
« Les organisations mondiales sont en train de réaliser que pour innover il ne s’agit plus uniquement d’investir dans le prochain produit important, et que l’innovaiton ne commence pas nécessairement par la Recherche et Développement » explique Carole France, partenaire d’Oliver Wyman chez Delta Executive Learning Center. « Les dirigeants confirmés jouent un rôle crucial lorsqu’il s’agit d’encourager un bon climat d’innovation. La culture, les valeurs et la structure organisationnelle d’une entreprise sont tous des éléments de l’ADN favorisant la pensée innovante. »
Les répondants sont conscients qu’il est essentiel d’établir des processus d’entreprise qui transforment les nouvelles idées en actes. Ils déclarent toutefois que leurs entreprises, pour la plupart, ne sont pas structurées pour encourager la production et la mise en place de nouvelles idées.
Stratégie d'innovation : des entreprises moins bureaucratiques et plus productives
Environ 35 pour cents des dirigeants ont déclaré que leurs stratégies d'innovation étaient « bien établies ». Selon l’étude, des entreprises dont les stratégies d’innovation sont bien établies sont moins suceptibles de pouvoir dire que leur bureaucratie ralentit la prise de décision et entrave l’innovation que leurs homologues.
Les répondants dont les stratégies d'innovation sont bien établies avaient trois fois autant de chances de déclarer que leur société était douée en matière tant de créativité/production d'idées que de transformation des nouveaux concepts en processus commerciaux ou produits.
En analysant à qui revient l’innovation à Whirlpool, Nancy Snyder, vice-présidente du groupe de la création stratégique et de la compétence explique : « nous avons une stratégie d’innovation au niveau du groupe, elle fait partie de la stratégie globale de l’entreprise. Elle a été créée par nos dix dirigeants les plus importants, mais est mise en place à différents niveaux. »
L'innovation ne fait pas encore partie de la culture
Les résultats de l’enquête montrent que les employés d’environ la moitié de toutes les entreprises ne croient pas que l’innovation soit une priorité ni qu’on attende d’eux ou les encourage à développer de nouvelles idées. Selon les répondants de l’étude, il sera peut-être nécessaire de modifier la culture d’une société pour pouvoir améliorer sa capacité d’innovation. « Nous n’envisageons pas la culture et les compétences comme deux choses distinctes, » explique Neal Kulick, vice-président mondial de la gestion du personnel chez McDonald’s. « Les initiatives sont liées et intégrées à la stratégie de l’entreprise. »
Les entreprises qui croient réussir dans ce domaine pensent qu’il faille ancrer l’importance de l’innovation et le rôle crucial de chaque employé dans la culture d’entreprise.
Global Leadership Imperative : bâtir un moteur d'innovation
Oliver Wyman de Delta Organization & Leadership en collaboration avec l’Economist Intelligence Unit ont mené une enquête impliquant 293 dirigeants confirmés en Asie, Europe, et Amérique du Nord, avec des entreprises engagées dans 17 secteurs industriels différents, dont le chiffre d’affaires annuel varient d’à peu près 1 milliard à plus de 10 milliards de dollars. Un petit peu moins de 40 pour cents des répondants étaient des cadres de catégorie C ou équivalent, dont des présidents directeurs généraux, des directeurs financiers et des responsables des technologies de l’information, alors que plus de 30 pour cents étaient des vice-présidents ou des directeurs, et 30 autres pour cents des directeurs d’unités ou de services commerciaux. Le reste étaient des membres du conseil.
Oliver Wyman - Delta Organization & Leadership
Oliver Wyman est en train de créer la société conseil de management mondial, en associant une connaissance approfondie de l’industrie à une expertise spécialisée dans le domaine de la stratégie, de l’exploitation, de la gestion du risque, de la transformation organisationnelle, et du développement du leadership. Delta Organization & Leadership travaille en collaboration avec des directeurs généraux et cadres confirmés pour relever les défis tels que produire des talents, accélérer la performance organisationnelle et gérer la réussite commerciale. Notre Centre d’apprentissage pour cadres fournit de l’éducation du plus haut niveau dans le monde entier, concevant et implantant des programmes personnalisés pour former les leaders dont les entreprises ont besoin pour être compétitives et croître.
MMC
MMC est une entreprise de services professionnels mondiaux avec un chiffre d’affaires annuel de plus de 12 milliards. C’est la société mère de Marsh, le leader dans le domaine des services d’assurance et de gestion du risque ; Guy Carpenter, le spécialiste leader mondial du risque et de la réassurance ; Kroll, l’entreprise leader mondial de conseil en matière de risque ; Mercer, l’un des principaux fournisseurs mondiaux de ressources humaines et de services de conseil de spécialité ; et Putnam Investments, l’une des sociétés de gestion des investissements les plus importantes des Etats-Unis. Environ 59 000 employés s’occupent de l’analyse, du conseil, et des aptitudes transactionnelles des cotées aux Bourses de New York, Chicago, Pacific et Londres. L’adresse du site Internet de MMC est www.mmc.com.
L'Economist Intelligence Unit
L’Economist Intelligence Unit est le leader mondial de la veille économique internationale. C’est la branche interentreprise de l'Economist Group qui publie l’Economist newspaper. L’Economist Intelligence Unit fournit une analyse géopolitique, économique et commerciale concernant plus de 200 pays, ainsi que des renseignements stratégiques sur les industries clé et pratiques de gestion. Avec plus de 300 professionnels à temps plein dans 40 bureaux dans le monde entier, soutenus par un réseau mondial de plus de 700 analystes, l’Economist Intelligence Unit est largement connue pour sa couverture inégalée des marchés principaux et en émergence. Plus d’informations sur l’Economist Intelligence Unit sont disponibles sur le site www.eiu.com.
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