La SFI et ses partenaires devraient mobiliser jusqu'à 1 milliard de dollars afin de renforcer le secteur privé de la santé en Afrique — Un nouveau rapport prévoit un besoin d'investissement en forte hausse pour la décennie à venir
Selon un nouveau rapport de la SFI, société appartenant au groupe de la Banque mondiale, les dépenses de santé en Afrique sub-saharienne devraient doubler dans les 10 prochaines années. Des investissements à hauteur de 25 à 30 milliards USD seront nécessaires pour répondre aux besoins, le secteur privé jouant un rôle essentiel dans cette évolution.
Intitulé The Business of Health in Africa: Partnering with the Private Sector to Improve People’s Lives (Le secteur de la santé en Afrique : le nécessaire partenariat avec le secteur privé pour améliorer les conditions de vie des populations), ce rapport affirme que le secteur privé joue déjà un rôle de premier plan dans la fourniture et le financement des soins de santé aux populations de la région. En moyenne, il fournit 50 % des biens et services de santé.
Le rapport, partiellement financé par la Fondation Bill & Melinda Gates, a poussé la SFI et ses partenaires à annoncer une nouvelle stratégie destinée à répondre aux défis de santé du continent noir, qui constituent un élément essentiel du problème de la pauvreté dans la région. L'initiative prévoit la mobilisation d'une enveloppe allant jusqu'à 1 milliard USD sur les cinq prochaines années, consacrée à des investissements et à la fourniture de services de conseil visant à promouvoir un secteur de la santé socialement responsable.
“Nous avons ici l'occasion d'améliorer l'accès à la santé pour des millions d'Africains” a affirmé Lars Thunell, Vice-président exécutif et PDG de la SFI. “Si nous pouvons encourager tous les principaux acteurs – gouvernements, bailleurs de fonds, investisseurs et prestataires de services – à se servir du secteur privé de la santé comme levier et à l'intégrer efficacement aux systèmes publics, nous pourrons grandement améliorer la qualité des soins”. Toujours selon M. Thunell, “le secteur privé propose déjà près de la moitié des biens et services de santé dans la région. Aujourd'hui, une femme pauvre en Afrique a autant de chances d'emmener son enfant malade dans un hôpital ou une clinique privés que dans un établissement public.”
“Je suis ravi de voir que la SFI progresse grâce à cette nouvelle stratégie d'investissement qui trace une voie prometteuse vers un meilleur accès aux services de santé essentiels” a déclaré Tadataka Yamada, médecin et président du Programme Global Health de la Fondation Bill & Melinda Gates. “Le rapport de la SFI souligne le rôle crucial joué par le secteur privé en Afrique sub-saharienne dans la fourniture d'interventions de santé, y compris les services essentiels aux populations pauvres. Il illustre également de façon convaincante la nécessité de promouvoir les capitaux privés à la recherche d'un retour financier et social sur leur investissement.”
Le rapport s'est appuyé sur les contributions de nombreuses parties prenantes, dont des gouvernements, des investisseurs et des représentants de la société civile. Il mentionne très clairement que le secteur privé (institutions à but lucratif et non lucratif) n'est qu'un élément de la solution et qu'il devra collaborer avec le secteur public pour développer des systèmes de santé viables, durables et équitables. Le rapport souligne toutefois que le secteur privé est parfois la seule option possible pour des populations vivant dans des zones rurales reculées et des bidonvilles urbains.
D'ici 2016, les dépenses de santé du continent noir devraient atteindre 35 milliards USD, contre 17 milliards USD en 2005. Le rapport rappelle qu'en moyenne, les conditions de santé des populations d'Afrique sub-saharienne sont les pires au monde. Il suggère aux bailleurs de fonds et aux gouvernements d'envisager de faire appel à des prestataires privés et de créer des programmes de partage du risque pour atteindre les plus pauvres.
La SFI s'associera avec les bailleurs de fonds, les institutions financières de développement et d'autres entités afin de mobiliser jusqu'à 850 millions USD qui seront consacrés au développement d'un secteur privé de la santé socialement responsable en Afrique dans les cinq prochaines années. La SFI et ses partenaires mobiliseront également jusqu'à 150 millions USD pour une série d'initiatives destinées à améliorer l'environnement opérationnel des organismes privés de santé. Les efforts de la SFI entrent dans le cadre plus large de la stratégie de la Banque mondiale en matière de santé, de nutrition et de démographie. Ils reflètent son engagement d'aider les pays africains à atteindre les Objectifs de développement du millénaire à l'horizon 2015.
“Le rapport de la SFI est, à ce jour, l'analyse la plus complète du secteur privé de la santé en Afrique sub-saharienne” fait remarquer le professeur Eyitayo Lambo, économiste de la santé mondialement reconnu. Ancien Ministre de la santé du Nigéria, il a siégé au comité de pilotage du projet. “La nouvelle stratégie de la SFI reflète sa volonté de lancer certaines actions, première étape cruciale sur la base des conclusions du rapport. La société suggère de nouvelles manières d'accéder au capital et à des services de conseil de qualité internationale pour les organismes de la santé, tout en mettant l'accent sur la nécessaire amélioration du climat des affaires. Je suis confiant dans le fait que ce rapport encouragera le changement, proposera des solutions pratiques et facilitera les investissements durables.”
Guy Ellena, Directeur de la SFI chargé de la santé et de l'éducation, conclut que “la SFI s'est engagée à soutenir l'émergence de soins de santé privés en Afrique sub-saharienne afin d'améliorer la santé des populations locales et de réduire la pauvreté. Notre association avec nos partenaires nous permettra de comprendre ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. Je suis très heureux de constater que la Banque africaine de développement a été l'une des premières institutions financières de développement à soutenir notre initiative et à collaborer avec nous à l'établissement d'un instrument d'investissement en capital, composante essentielle de notre stratégie.”
A l'avenir, la SFI et ses partenaires continueront à s'engager avec les différentes parties prenantes. Un ensemble de forums consacrés à la santé et à l'investissement seront organisés au Cameroun, au Kenya, au Nigéria, au Sénégal et en Afrique du Sud au cours du premier trimestre 2008 ainsi que plusieurs réunions de la société civile en Europe.
(Pour lire le rapport, rendez-vous sur www.ifc.org/HealthinAfrica).
A propos de la SFI
La SFI est une société membre du groupe de la Banque mondiale dont l'objectif est de promouvoir une croissance économique durable dans les pays en développement grâce au financement des investissements du secteur privé, à la mobilisation de capitaux privés sur les marchés financiers locaux et internationaux et à la fourniture de services de conseil et d'atténuation du risque aux entreprises et aux gouvernements. La SFI considère que les populations pauvres peuvent échapper à la pauvreté et améliorer leurs conditions de vie. Au cours de l'exercice 2007, la SFI a engagé 8,2 milliards USD et mobilisé 3,9 milliards USD supplémentaires grâce à des prêts et des instruments financiers structurés. Cette somme a été consacrée à 299 projets d'investissement dans 69 pays en développement. La SFI a également fourni des services de conseil à 97 pays. Pour plus d'informations, rendez-vous sur www.ifc.org.
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