Info, dépêche ou communiqué de presse


mardi 26 février 2008 à 18h02

L'écrivain québécois Victor-Lévy Beaulieu menace de brûler les 70 ouvrages qu'il a publiés!


TROIS-PISTOLES, Canada, February 26 /PRNewswire/ -- Devant journalistes, amis et ennemis, Victor-Lévy Beaulieu, qu'on considère comme le plus grand des écrivains québécois, a brûlé symboliquement le premier exemplaire de La grande tribu, son plus récent ouvrage, une grotesquerie-roman de 880 pages, dans laquelle il raconte à la Rabelais l'histoire schizophrénique du Québec.

Pourquoi VLB a-t-il tenu à faire ce geste exemplaire ?

Fervent indépendantiste, Victor-Lévy Beaulieu constate que le Québec n'a jamais été aussi loin de l'indépendance que maintenant :

"Fini l'unilinguisme français de la Loi 101. Bienvenue au bilinguisme pour tous et, pourquoi pas, au multilinguisme, dit-il. On ne sait pas apprendre à nos enfants ni à lire ni à écrire le français, 40% des Québécois sont considérés comme analphabètes, mais c'est parce que, prétendent les mondialistes, ils ont besoin d'être immergés, non pas dans la langue de Molière, de Michel Tremblay ou de Robert Lepage, mais dans celle de l'Amérique anglophone.

"Pour ces étranges mondialistes là, on ne devrait même plus avoir de relations privilégiées avec la France et les autres nations francophones. Voyez-vous, la France n'est plus un empire tandis que les États-Unis en sont un. C'est avec l'empire qu'on fait de l'argent. Demain, on apprendra le mandarin et le cantonais pour les mêmes raisons, non pas pour mieux communiquer culturellement avec le monde, mais pour mieux y faire de l'argent sale, comme c'est le cas avec le Canada qui est devenu l'un des grands exportateurs d'armes sur la planète depuis les guerres en Irak et en Afghanistan. On voit le désastre que cela donne en Afrique et dans tous ces pays qu'on dit hypocritement en voie de développement : des massacres, des génocides, la mort de millions de personnes, le déplacement de millions d'autres, une pauvreté endémique et les sales maladies qui vont avec."

VLB rappelle que Montréal sera bientôt une ville à majorité anglaise, qu'on assiste actuellement à la déconstruction planifiée des infrastructures québécoises et de son identité et que même le Parti québécois, créé pour que le Québec devienne indépendant, a renoncé à faire une réalité de ce rêve.

Face à cette situation, Victor-Lévy Beaulieu avoue que son désarroi est grand. Voilà pourquoi il a brûlé le premier exemplaire de La grande tribu et menace de brûler aussi les 69 autres ouvrages qu'il a publiés.

"Si je me suis trompé sur l'avenir de mon pays, j'aime autant que mon oeuvre disparaisse à jamais et dès maintenant, dit-il. Je ne veux pas survivre juste pour moi-même. Je sais trop que si le génie existe, il n'a rien à voir avec l'individu, mais tout à voir avec la société qui le porte et qu'il porte. Sans véritable patrie, sans liberté et sans indépendance, l'individu n'est qu'une statistique, et les statistiques ne sont que les débris que laisse derrière elle l'Histoire des autres. Ça ne m'intéresse pas, mais pas pantoute, de devenir un débris de l'Histoire des autres."

VLB s'accorde deux mois de réflexion avant de rendre sa décision définitive. Il demande l'aide de toute la francophonie pour que le Québec reste le seul État unilingue français de l'Amérique anglophone.

Victor-Lévy Beaulieu a publié plusieurs ouvrages en France, au Canada anglais et en Amérique, notamment Jack Kerouac, Don Quichotte de la Démanche, Blanche forcée, Monsieur Melville et James Joyce, l'Irlande, le Québec, les mots.

Editions Trois-Pistoles
© 2002-2026 BOURSICA.COM, tous droits réservés.

Réalisez votre veille d’entreprise en suivant les annonces de la Bourse

Par la consultation de ce site, vous acceptez nos conditions (voir ici)

Page affichée dimanche 26 avril 2026 à 16h44m26