Le milieu canadien de la biotechnologie affirme que le budget fédéral offre des mesures incitatives importantes qui visent à améliorer l'analyse de rentabilisation du Canada
Dans sa réponse au budget fédéral, BIOTECanada, l’association nationale de biotechnologie au pays, a louangé les initiatives annoncées hier, qui permettront au Canada d’exploiter davantage son potentiel en matière de découvertes.
Peter Brenders, président et chef de la direction de l’association, a déclaré : « Le fait que le gouvernement commence à œuvrer à la modernisation du programme Recherche scientifique et développement expérimental (RS&DE) en vue d’améliorer l’analyse de rentabilisation au chapitre de la recherche et du développement afin que ceux-ci prennent de l’expansion au Canada envoie un message positif aux entreprises technologiques émergentes du pays. De plus, la rationalisation des retenues fiscales transfrontalières et des règles de production des déclarations rendra le Canada plus attrayant aux yeux des investisseurs étrangers et tirera profit de la mise à jour de la Convention Canada—États-Unis en matière d’impôts récemment signée, qui reconnaît désormais les sociétés à responsabilité limitée. Ces changements constituent des améliorations et ouvrent la porte à l’accroissement de la compétitivité de l’industrie sur la scène économique internationale. »
Dans sa réponse à la stratégie des sciences et de la technologie du gouvernement fédéral publiée plus tôt cette année, BIOTECanada a mentionné un certain nombre d’obstacles qui entravent la capacité du Canada à se montrer concurrentiel à l’échelle mondiale. Essentiellement, en ce qui concerne les capitaux et les investissements, les Prévisions 2007 pour le secteur canadien des sciences de la vie ont indiqué que la majorité des entreprises canadiennes de biotechnologie chercheraient à obtenir de 20 à 40 millions de dollars lors de leur prochaine étape de financement.
« Nous continuerons à travailler de pair avec le gouvernement. Nous avons demandé que soit retirée la disposition qui restreint l’accès du programme RS&DE aux sociétés privées sous contrôle canadien (SPCC) et que soit augmentée à 10 millions la limite des dépenses annuelles afin de refléter davantage la réalité de la recherche en 2008, plutôt que celle qui avait cours en 1985, année où le programme a vu le jour. Actuellement, beaucoup de petites entreprises émergentes canadiennes se voient refuser l’accès aux remboursements offerts parce qu’elles ont dû trouver du financement en dehors du Canada ou se tourner vers les marchés publics, ayant ainsi compromis leur admissibilité au programme » a expliqué M. Brenders.
Le secteur canadien de la biotechnologie comprend environ 530 entreprises et représente 12,3 pour cent de l’ensemble des dépenses intérieures en R.-D. des entreprises au Canada. La majorité de ces sociétés sont de petites et moyennes entreprises qui consacrent la totalité de leur budget d’exploitation à la recherche. Selon Statistique Canada, les emplois dans le secteur ont connu une croissance de 13 pour cent au cours des deux dernières années.
« Nous ne sommes pas les seuls à vouloir que le programme RS&DE subisse d’autres modifications; il est clair qu’il doit évoluer pour permettre aux entreprises technologiques novatrices comme celles en biotechnologie de poursuivre leurs activités de commercialisation et de développement au Canada. Pour que le programme RS&DE ait des répercussions positives sur les PME novatrices canadiennes, ces entreprises qui représentent l’avenir du pays, il doit continuer à s’améliorer » a affirmé M. Brenders.
BIOTECanada considère également notables certains autres engagements pris dans le budget fédéral au chapitre des investissements dans la recherche, notamment ceux relatifs aux organismes subventionnaires, à Génome Canada, à l’aide aux étudiants au doctorat, aux mesures incitatives pour d’autres projets de recherche et de développement, à la création des chaires de recherche d’excellence mondiale du Canada, ainsi qu’au financement des activités du Centre canadien de rayonnement synchrotron.
BIOTECanada se consacre au développement commercial durable de l’innovation en biotechnologie au Canada. Il s’agit d’une association nationale de plus de 220 sociétés membres financée par son industrie qui représente les multiples acteurs de la biotechnologie, y compris les entreprises émergentes et établies des secteurs de la santé, de l’agriculture, de l’environnement et de l’industrie, ainsi que les établissements universitaires et de recherche et les autres organisations pertinentes.
Pour consulter la réponse de BIOTECanada à la stratégie des sciences et de la technologie du gouvernement fédéral ainsi qu’aux Prévisions 2007 pour le secteur canadien des sciences de la vie, veuillez vous rendre à l’adresse www.biotech.ca.
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