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mercredi 23 avril 2008 à 11h03

Mise en garde des scientifiques contre la législation européenne : la réduction du nombre des pesticides engendrera des parasites résistants


Les experts leaders en matière d'agriculture européenne se sont réunis à Ljubljana (Slovénie) le 22 avril 2008 afin de remettre à la présidence européenne slovène une déclaration sur les risques potentiels de la législation européenne proposée. Les scientifiques de sept pays craignent que la réduction de la gamme de pesticides disponibles n'affaiblisse leur efficacité, car il est probable que cela augmentera la résistance.

Les propositions annoncées par les institutions européennes afin de réformer la législation sur les produits pour la protection des plantes ont provoqué l'inquiétude chez les scientifiques. Le Parlement Européen a voté en faveur d'une nouvelle législation qui réduirait, de façon spectaculaire, le nombre des pesticides autorisés, dans les années à venir. Dans la "Déclaration de Ljubljana, les scientifiques présents craignent qu'un tel mouvement ne mette en danger la durabilité de l'agriculture européenne. Ils concluent que le risque accru, quant au développement à la résistance aux quelques substances restantes, ne rende problématique, et ou non concurrentielle, la culture de nombreux produits agricoles, y compris celle du raisin, du blé, de l'orge, du coton, des fruits frais, des pommes de terre et des légumes en Europe. L'augmentation du prix des denrées de façon spectaculaires a déjà conduit à un accroissement de la demande mondiale au niveau des ressources agricoles ainsi qu'à de sérieuses crises dans plusieurs régions du globe.

La Déclaration a été acceptée durant un atelier présidé par le Dr Andrej Simon?i?, Directeur de l'Institut Agricole de Slovénie, et par la suite, présentée au Ministère Slovène de l'Agriculture, Iztok Jarc. Le porte-parole des scientifiques, le Dr Ian Denholm, en charge de la Division Ecologique pour les Plantes et Invertébrés, Rothamsted Research, en Angleterre a indiqué " qu'afin de sauvegarder la production alimentaire à des prix abordables, il est essentiel d'offrir aux agriculteurs un accès à une diversité acceptable en matière de solutions pour la protection des cultures. Il est essentiel de prévenir ou de retarder le développement de parasites résistants, et de maintenir l'efficacité des produits pour la protection des cultures restants."

La législation de l'Union Européenne a déjà résulté en une réduction du portfolio actuellement disponible des pesticides par plus de 55 % durant la dernière décennie. Les experts estiment que les dirigeants semblent avoir négligé la menace toujours présente de la résistance aux parasites qui pourrait conduire à des rendements européens agricoles plus faible de façon significative, et augmenter les prix des denrées alimentaires.

Le manque de diversité conduit à la résistance

Les populations de parasites ont le potentiel de développer une résistance aux produits visant à protéger les cultures, particulièrement si elles sont traitées régulièrement avec un seul type de produits. Une fois que les parasites ont développé une résistance à un certain groupe de produits pour la protection des cultures, leur efficacité est soit réduite de manière significative ou complètement perdue. Dans le passé, les nouveaux produits pour la protection des cultures ont souvent résolu le problème. Cependant, il faut en moyenne une dizaine d'années et un investissement d'environ 200 millions d'euros pour développer et enregistrer un nouveau pesticide. Les objectifs de la réglementation sont déjà tellement rigoureux que l'industrie ne peut que lancer environ cinq nouveaux ingrédients actifs chaque année en Europe. Les scientifiques ont dont exprimé leur préoccupation quant à la capacité innovatrice de l'industrie de la protection des cultures. Cette industrie ne sera pas en mesure de remplacer les produits qui seront probablement retirés du marché par la législation proposée, ou ceux qui, en conséquence, seront devenus inefficaces face à la résistance. Cela conduira à des rendements agricoles plus faibles et à des prix alimentaires plus élevés.

Du point de vue de la gestion de la résistance, le portfolios des produits pour la protection des cultures en Europe a déjà été sérieusement réduit par le processus en cours de réenregistrement en Europe, sous la Directive 91/414/EEC. Des 952 produits actuels pour la protection des cultures qui existaient précédemment, 530 ont déjà été éliminés - et l'on attend une réduction supplémentaire significative dans les composés.

Le processus actuel de révision de la Directive 91/414/EEC est en activité depuis que la Commission Européenne a présenté une proposition en 2006. Le Parlement Européen est allé beaucoup plus loin avec sa proposition en première lecture en octobre 2007 et a ajouté des critères qui contribueraient à une perte supplémentaire estimée entre 70 % et 85 % des substances actives restantes. Le Conseil des Ministres cherche à conclure un accord politique en mai 2008, qui prendrait en considération les propositions du Parlement.

Les scientifiques qui ont préparé et signé la "Déclaration de Ljubljana en appellent aux politiciens européens afin que l'on reconnaisse le besoin de maintenir une diversité suffisante de produits pour la gestion de la menace du développement de la résistance. Il semblerait que les décideurs ont largement négligé la condition biologique. Les scientifiques sont inquiets que la législation européenne proposée forcera les agriculteurs à utiliser un nombre restreint de substances de manière plus intensive. Cela créera une opportunité pour le développement de la résistance aux pesticides restants, menaçant donc la productivité agricole et le revenu des agriculteurs européens.

Participation scientique

Les scientifiques de la liste qui suit ont participé à l'atelier :

  • Dr. Pablo Bielza, Universidad Politécnica de Cartagena (Espagne)
  • Dr. Ian Denholm, Rothamsted Research (Grande-Bretagne)
  • Dr. Udo Heimbach, Julius Kühn Institut (Allemagne)
  • Dr. Philippos Ioannidis, Institut de la Protection des Plantes de Thessaloniki (Grèce)
  • Andy Leadbeater, Comité d'Action concerant la Résistance aux Fongicides (Suisse)
  • Paul Leonard, Comité d'action concernant la Résistance aux Insecticides (Belgique)
  • Lise Nistrup Jørgensen, Université de Aarhus (Danemark)
  • Dr. Guido Sterk, Biobest (Belgique)

Le texte du communiqué issu dune traduction ne doit daucune manière être considéré comme officiel. La seule version du communiqué qui fasse foi est celle du communiqué dans sa langue dorigine. La traduction devra toujours être confrontée au texte source, qui fera jurisprudence.

ContactsMédias
Institut Agricole de Slovénie
Dr. Andrej Simon?i?, +386 1 28 05 222
E-mail: Andrej.Simoncic@kis.si
http://www.kis.s

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