La Nippon Foundation lance un appel à la formation d'une alliance pour mettre fin à la pauvreté en Afrique
M. Yohei Sasakawa, président du conseil d’administration de la Nippon Foundation, a signalé que le manque d’infrastructures fait partie des problèmes fondamentaux auxquels se heurtent les agriculteurs africains, car il empêche le type de « révolution verte » qui a eu lieu en Asie. Lors de son intervention devant des leaders africains durant la session plénière sur les partenariats privés-publics (29 mai), dans le cadre de la quatrième Conférence internationale de Tokyo pour le développement de l’Afrique (TICAD IV), il a déclaré que, « même lorsque les agriculteurs parviennent à accroître leur récolte, ils ne disposent pas de marchés sur lesquels vendre leurs produits ou bien, s’il y a des marchés, les agriculteurs n’y ont pas accès ».
Il a précisé qu’en conséquence « ils ne peuvent pas transformer la récolte supérieure en revenus, de sorte que leur qualité de vie ne s’améliore pas ».
« C’est là l’une des principales différences entre l’Afrique et l’Asie », a-t-il ajouté.
M. Sasakawa a déclaré que « pour aborder ce problème, il faut créer une alliance entre toutes les parties prenantes de manière à englober la politique agricole, le développement des infrastructures et le développement de marchés ».
« Il est temps d’agir. Tous ensemble, nous pouvons former une alliance pour mettre fin à la pauvreté en Afrique ». Il a souligné que la Nippon Foundation « est prête à jouer son rôle ».
M. Sasakawa, qui est ambassadeur de bonne volonté de l’OMS pour l’élimination de la lèpre, a déclaré avoir vu « à quel point une alliance de ce type peut s’avérer efficace dans le domaine de la lèpre. Il a suffi d’un peu plus de vingt ans pour que cette maladie cesse d’être un problème de santé publique dans 122 pays pour ne plus l’être aujourd’hui que dans deux pays ».
Il a conclu en mettant l’accent sur le problème urgent de l’augmentation en flèche du prix des engrais, « laquelle a de graves conséquences pour les agriculteurs africains ». Il a lancé un appel pour que cette question soit examinée lors du Sommet du G8, qui se tiendra au Japon cette année. Il s’est engagé à travailler avec les leaders africains « afin d’améliorer la vie des agriculteurs, car c’est cela qui permettra de venir à bout de la pauvreté en Afrique ».
Au cours des 22 dernières années, la Nippon Foundation a financé le programme Sasakawa-Global 2000 (SG2000), qui a aidé de petits agriculteurs de 14 pays africains à accroître et à diversifier leurs cultures vivrières et à améliorer les moyens de subsistance ruraux. Ce programme a été lancé en 1986 en coopération avec Jimmy Carter, ancien président des États-Unis, et le Dr Norman Borlaug, lauréat du prix Nobel et père de la « révolution verte » en Inde et au Pakistan.
Afin de renforcer la capacité des services de vulgarisation agricole, la Nippon Foundation a financé des programmes d’éducation pour des agents de vulgarisation en milieu de carrière dans 13 universités et établissements d’enseignement supérieur dans neuf pays africains. À ce jour, ce sont près de 2 300 agents de vulgarisation qui ont obtenu leur diplôme ou bénéficient actuellement de ce programme.
La Nippon Foundation a investi plus de 180 millions de dollars US dans ces programmes.
Notes à l’attention des rédacteurs
Yohei Sasakawa est le président du conseil d’administration de la Nippon Foundation, une fondation privée à but non lucratif établie en 1962 dans le but de mener des activités philanthropiques en utilisant des revenus provenant de courses de bateaux à moteur.
M. Sasakawa a intégré la fondation comme membre du conseil d’administration en 1981, a occupé les fonctions de directeur à partir de 1989 et est devenu président du conseil d’administration le 1er juillet 2005. Parmi les objectifs globaux de la fondation figurent l’assistance à des activités humanitaires, tant au Japon qu’à l’étranger, ainsi que le développement maritime mondial. Les idéaux philanthropiques de la fondation englobent le développement social et l’autarcie et elle adhère à ces principes en s’efforçant d’améliorer la santé publique et l’éducation, de réduire la pauvreté, d’éliminer la faim et d’aider les personnes handicapées.
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