Info, dépêche ou communiqué de presse


jeudi 30 octobre 2008 à 1h08

United Capital Markets, Inc. répond à l'article du New York Post


KEY BISCAYNE, Floride, October 30 /PRNewswire/ --

En réponse à un article inexact publié par le New York Post dimanche le 26 octobre, United Capital Markets, Inc. souhaite faire la déclaration suivante :

À l'attention du New York Post, de Teri Buhl et de vos sources d'investissement :

Une grande partie de l'article << Devaney Booed off Stage >> (<< Devaney, hué, quitte la scène >>), publié dans l'édition de dimanche dernier (26 octobre) du New York Post, est complètement fausse. Je ne me suis pas fait huer et je n'ai pas quitté la scène. C'est une pure invention. Ce genre de faux reportage ne fait qu'aggraver les problèmes de restauration de la confiance auxquels est confronté le secteur financier. De tels articles mettent encore plus en péril le système financier car ils accusent à tort les parties prenantes au secteur. Nous sommes une des rares maisons de courtage de la communauté ABS/MBS à fournir des liquidités et à s'efforcer d'aider les marchés. Les parties de l'article citant les problèmes qu'ont rencontrés ma maison de courtage et ma société de gestion d'actifs en 2007 et cette année sont vraies. Le reste de votre article est inexact.

Vous m'avez appelé et m'avez dit qu'un investisseur ayant investi dans les fonds de couverture d'United Capital Asset Management (<< UCAM >>) est très contrarié par ses pertes et qu'il ne me souhaite aucun bien. Mme Buhl, vous n'étiez pas présente à la conférence. Vous avez parlé à une personne qui vous avait appelée avec pour seul objectif de tenter de nous calomnier, moi et ma société, en vous faisant écrire un article négatif. En outre, il est absurde que vous considériez comme crédible une personne qui vous a raconté qu'elle avait eu l'idée de voler des oeuvres d'art dans mon yacht et qui, en plus de cela, était éméchée.

D'habitude, j'ignore ce genre d'attention médiatique, mais comme je soutiens le secteur des conférences ABS/MBS depuis neuf ans, j'ai ressenti le besoin de me prendre position contre cette attaque sur ma personne et, chose bien plus importante, sur les conférences du secteur qui font partie intégrante des transferts d'informations et au final, de la guérison de nos marchés.

J'aimerais vous faire remarquer que début 1999, j'ai commencé à soutenir les conférences du secteur, notamment l'American Securitization Forum (<< ASF >>), ainsi que l'Information Management Network (<< IMN >>), avec des paiements s'élevant désormais à presque 3 millions USD. Nous avons partagé une partie de nos bénéfices en payant des parrainages, des divertissements et des dîners afin de tenter d'accroître la participation du secteur. Au fur et à mesure de l'expansion du secteur ABS, le nombre de participants aux conférences est passé de 300 personnes en 1999 à plus de 6 000 personnes ces dernières années. J'ai gracieusement offert mon temps et mes efforts en participant à presque chaque conférence, deux fois par an, depuis maintenant déjà neuf ans, en siégeant à des conseils et à des comités mais également en donnant des présentations devant quelque 40 groupes d'experts. Peut-être jugerez-vous cela comme un dévouement envers mon secteur.

Je suis désolé pour tout investisseur qui a perdu une partie des sommes investies au cours des 18 derniers mois. L'environnement a été particulièrement difficile pour tout investisseur participant au marché des obligations avec des valeurs mobilières structurées : RMBS, ABS, CMBS et CDO. Les marchés se sont effondrés et les meilleures obligations << AAA >> s'échangent à 50 % de leur valeur nominale et presque toutes les autres à 10 % ou moins. Cet effondrement du marché à hélas entraîné d'énormes pertes chez une grande gamme d'institutions et d'individus.

Tous les investisseurs sont responsables de leurs décisions d'investissement. Que vous soyez une banque d'investissement, une banque régionale, un gestionnaire d'actifs, un fonds de fonds, une compagnie d'assurances, un fonds de couverture ou un gestionnaire CDO, il en va de même. Qui que vous soyez et où que vous vous trouviez, il est important de comprendre que si vous ou votre groupe d'investissement se retire de certains investissements ou de certaines stratégies, c'est vous qui restez responsable des résultats.

Je pense vraiment avoir fait preuve de responsabilité envers le marché et envers le secteur. Tout comme d'autres investisseurs, j'ai perdu plus de 100 millions USD de mon patrimoine dans ce secteur du marché. J'étais le deuxième plus important investisseur dans mon fonds de couverture, géré par UCAM, avec une participation d'environ 15 %. De surcroît, UCM, mon courtier/négociant, a également rencontré d'énormes difficultés. Fin 2007, UCM a enregistré d'énormes pertes qui ont pratiquement anéanti les capitaux propres de la maison.

Outre ma responsabilité pour mes investissements personnels, je continue de participer aux conférences et m'efforce d'apporter des solutions aux graves problèmes du marché. Heureusement, j'étais diversifié et n'avais pas mis toute ma valeur nette dans les obligations à haut risque. J'ai vendu une longue liste de mes biens personnels afin de me recapitaliser et de poursuivre mon engagement sur le marché. Comme toutes les sociétés financières, UCM continue d'observer ces conditions extraordinaires et se réjouit de mettre en oeuvre une stratégie qui servira nos clients tout en nous faisant sortir du rouge.

Au travers d'UCM et de comptes affiliés, nous possédons presque cent obligations issues de presque tous les secteurs de la finance structurée et avons acheté la plupart de ces valeurs au cours du trimestre dernier. Au lieu de me cacher sous mon bureau et d'éviter les gens ou de m'apitoyer sur mes pertes, j'ai accepté le secteur tel qu'il est, ainsi que ses défis, en gardant la tête haute et en étant dynamique afin de trouver des solutions pour le marché. Nous offrons de la valeur.

C'est avec ce même engagement fort que UCM a échangé un montant nominal de 50 milliards USD en produits hors cote non liquides, principalement de qualité non investissement, en 9 ans d'existence. À l'issue de cette période, nous sommes devenus les leaders des marchés secondaires pour tous les secteurs adossés à des actifs, actuellement en péril, notamment les ABS de l'aviation, CDO, prêts de franchise, maisons préfabriquées, prêts hypothécaires à risque, cartes de crédit en difficulté, privilège de deuxième ordre, et bien sûr les RMBS. Notre société a fourni des liquidités à d'innombrables comptes institutionnels, nous avons acheté de manière compétitive lorsque d'autres syndicataires ne le faisaient pas.

Notre gestionnaire d'actifs a reçu pour tâche le même engagement. Notre principale stratégie de fonds de couverture a réalisé des rendements de 49 % et 42 % en 2005 et 2006, respectivement. En 2007, le fonds a pratiquement été anéanti, succombant à des forces inattendues qui, avec le recul, se sont avérées être les suivantes : les mauvais investissements, des données fondamentales en dégradation, les prêteurs REPO saisissant les garanties et une avalanche d'offres précipitant les prix et affaiblissant les liquidités. En 2008, le fonds a été saisi par les prêteurs et tous les capitaux propres ont été éliminés.

Seul un individu honnête est capable d'admettre qu'il avait tort. UCM et UCAM géraient des valeurs douteuses en 2007 et elles avaient tort. Tout investissement autre que des liquidités ou une position vendeur sur les revenus fixes représentait un mauvais investissement. Par la mise sous presse de ces articles erronés, le New York Post aggrave fortement la perte de confiance dans les marchés et dans ces importantes conférences du secteur. Le même genre de reportages irréfléchis a, en partie, contribué à la disparition d'autres sociétés financières, comme Lehman Brothers, et a mis à mal le système financier mondial.

En février 2009, UCM fêtera ses 10 printemps. À cette occasion, nous dirons peut-être à nos clients et à nos amis négociants : << Soyez responsables de vos investissements et gardez la tête haute et continuez à vous investir dans votre travail et dans votre secteur. Ne baissez pas les bras. >>

John Devaney

Président-directeur général d'United Capital Markets, Inc. et d'United Capital Asset Management LLC

Site Web : http://www.unitedcapital.com

United Capital Markets, Inc.
© 2002-2026 BOURSICA.COM, tous droits réservés.

Réalisez votre veille d’entreprise en suivant les annonces de la Bourse

Par la consultation de ce site, vous acceptez nos conditions (voir ici)

Page affichée mardi 7 avril 2026 à 19h17m16