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jeudi 26 janvier 2006 à 17h40

Les Chinois mangent du chien : fait avéré ou fausse information ?


LONDRES, January 26 /PRNewswire/ --

- Un nouveau livre met en exergue l'importance de comprendre la culture chinoise

Pour des centaines de millions de Chinois dans le monde, Dimanche va marquer le début de l'année du Chien, symbole adapté pour combler le fossé culturel entre la Chine et le reste du monde. Etant donné l'attitude adoptée par la Chine envers les chiens au cours de l'Histoire et l'intérêt croissant que porte ce pays pour les animaux de compagnie, de nombreux occidentaux se sont souvent posés la question : << Est-ce que les Chinois mangent vraiment les chiens >> ?

Selon Tom Doctoroff, l'auteur de << Billions: Selling to the New Chinese Consumer >>, publié ce mois-ci par Palgrave Macmillan, la réponse est un << oui >> catégorique.

<< Il est vrai qu'il existe des restaurants spécialisés dans la cuisine du chien, en particulier dans le sud plus un ou deux sur les rues très animées de Shanghai mais les personnes issues de la classe moyenne ne pourraient jamais avoir de sandwich au chien au déjeuner >>, explique M. Doctoroff. << Mais la globalisation est partout et avec les normes internationales de conduite et de consommation ayant également un impact sur la Chine, la mastication de chien est devenue une pratique de moins en moins populaire >>.

Les clebs trop chouchoutés de l'Ouest ont la réputation d'être le << meilleur ami de l'homme >> alors qu'en Chine, les chiens émergent à peine de plusieurs siècles de bas statut. L'attitude de la Chine envers les animaux de compagnie est radicalement différente de ce qui existe à l'Ouest où ils sont traités comme des membres à part entière de la famille. Au Royaume-Uni, les ventes de produits d'entretien pour chiens représentent 3,3 milliards de livres (4,9 milliards d'euros), en Allemagne ce chiffre se situe autour des 3 milliards d'euros comme en France, où ce secteur représente plus de 3 milliards d'euros. Aux Etats-Unis, les ventes de nourriture pour chiens, d'accessoires, de services de toilettage et de soins vétérinaires ont totalisé environ 35,9 milliards de dollars en 2005 (soit 29 milliards d'euros), selon le American Pet Products Manufacturers Association.

Les Chinois pour leur part, se sont toujours davantage souciés de se nourrir que de gaspiller de la nourriture et de l'affection sur les chiens. Ensuite, il existe les perceptions négatives : les chiens, en particulier, sont perçus comme la couche la plus basse de la société. Ils ont traditionnellement été méprisés car considérés comme des lèche-bottes, des pions entre les mains des puissants, des servants attachés et stupides.

Alors que l'attitude de la Chine envers les animaux domestiques et les chiens change progressivement, dans la plupart des cas, c'est une nouvelle minorité bourgeoise qui montre un intérêt pour les chiens. La possession d'un chien peut également être perçue comme un signe d'appartenance à une couche supérieure de la classe sociale, un symbole de l'extravagance de la classe moyenne occidentale. Bien que posséder un chien soit devenu une chose de plus en plus acceptée au cours de ces dernières années, le propriétaire peut encore être perçu comme un imbécile.

Le fait que le chien soit l'un des 12 animaux du calendrier chinois ne signifie pas que les Chinois vénèrent le chien ou le considèrent comme un animal spécial. Bien au contraire. << L'année du cochon correspond à l'année de la chance tandis que l'année du chien est considérée comme une année des plus modestes, normales, conventionnelles, ennuyeuses et sans intérêt >>, a indiqué M. Doctoroff.

<< On compte de plus en plus de propriétaires de chiens. Dans le passé, ils symbolisaient la petite bourgeoisie et étaient jusqu'à très récemment, politiquement incorrects. Même aujourd'hui, acquérir un chien coûte extrêmement cher, comme pour suggérer qu'il s'agit là d'une espèce d'extravagance. En fait, le propriétaire de chien stéréotypé est appelé 'er nai', littéralement, 'deuxième sein' mais qui au sens figurer signifie 'seconde épouse' ou plus communément 'maîtresse' >>, explique M. Doctoroff en citant cet exemple pour symboliser à quel point la Chine se différencie de l'Occident. << La seule manière pour les multinationales de réussir en Chine est d'embrasser la vision du monde fondamentalement différente que la Chine représente. Le seul moyen sûr de pénétrer le marché est de comprendre sa culture extrêmement différente ainsi que son paysage opérationnel. Mon livre établit un équilibre entre optimisme et réalisme car on a vite fait de laisser filer une opportunité >>.

Tom Doctoroff est Directeur Général de Greater China et Directeur de la région Asie du Nord-Est pour le compte de JWT, la plus grande agence de publicité aux Etats-Unis et la quatrième au classement mondial. Il a intégré l'équipe de Greater China en 1994 en tant que Directeur des affaires régionales et compte plus de 11 ans d'expérience poussée à Hong Kong et en Chine. En 2003, il a été nommé Responsable d'agence régionale de l'année par le magazine Media, l'une des principales publications sur la publicité et le marketing de la région et il reçut en 2004 la prestigieuse récompense Magnolia Government Award en reconnaissance de ses contributions au développement économique de Shangaï. Son livre, << Billions >>, lève le voile sur le rôle essentiel de la culture chinoise dans la prise de décisions d'achat et traduit les perceptions des consommateurs en stratégies pour assurer un succès à long terme au coeur du Royaume du Milieu.

Les animaux domestiques constituent l'un des nombreux points culturels à aborder. Dans son ouvrage, M. Doctoroff équipe les lecteurs d'outils pour comprendre et exploiter les motivations sous-jacentes des consommateurs chinois et révèle les pièges dans lesquels tombent de nombreuses multinationales. Il identifie également les manières employées par les mercaticiens pour influencer les Jeux Olympiques de Beijing de 2008 et optimiser les opportunités de parrainage entourant les Jeux.

Dans la préface du livre, M. Martin Sorrell, Directeur Général de la société parent de JWT, WPP, renforce la prémisse de l'ouvrage en parlant de la croissance et du développement dont il a été témoin depuis sa première visite de la Chine en 1989, ainsi que de l'importance de comprendre les différences entre la Chine et le monde occidental.

A propos de JWT

JWT, qui célèbre son 141e anniversaire cette année est le quatrième réseau de services complets du monde. WPP est sa société parent (Nasdaq : WPPGY). On compte parmi les clients clés de JWT, Unilever, the Diamond Trading Company, HSBC, Ford, Nestle, B&Q, Unicharm, Lenovo computers, China Unicom.

CONTACT : Marian Salzman, +1-212-210-7585, marian.salzman@jwt.com

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