Le sirolimus assure une protection durable contre la maladie coronarienne chez les greffés du coeur
SYDNEY, Australie, October 25 /PRNewswire/ -- Une étude publiée aujourd'hui dans le journal Circulation indique que le sirolimus, utilisé dès la greffe de coeur, assure une protection durable contre la vasculopathie d'allogreffe cardiaque tout en réduisant de moitié le rejet aigu d'organe chez ces patients.
La vasculopathie d'allogreffe cardiaque, une forme agressive de maladie coronarienne, se manifeste par une sténose et un blocage des artères coronariennes. Cette maladie est présente chez au moins 50%(1) des greffés du coeur dans les cinq premières années qui suivent la greffe. C'est la cause de décès la plus fréquente chez ces patients et son importance augmente avec le temps après la greffe. Le rejet aigu est responsable de décès précoces dans l'année qui suit la greffe de coeur, tandis que vasculopathie d'allogreffe cardiaque cause 17% de tous les décès au delà de 3 ans.(2)
Commentant sur les recherches, le Professeur associé Anne Keogh de l'Hôpital St Vincent de Sydney a déclaré, "La vasculopathie d'allogreffe cardiaque constitue un défi majeur pour les greffés du coeur. A ce jour, le traitement de cette complication, dont la progression est implacable, a été décevant. Les hypocholestérolémiants et les inhibiteurs calciques ont un certain effet protecteur mais n'éliminent pas le problème. Ce médicament excitant -- le sirolimus inhibiteur de mTOR - inhibe sensiblement son développement chez les greffés du coeur. Cela concorde avec ses effets dans la maladie coronarienne régulière quand il s'agit d'enrayer la resténose intra-stent - un fait connu depuis plusieurs années"
Cinq centres de greffe cardiaque d'Australie et de Nouvelle Zélande ont enrôlé 136 greffés du coeur dans cette étude ouverte. Après leur greffe de coeur, les patients furent randomisés pour recevoir du sirolimus ou de l'azathioprine en association avec de la cyclosporine et des stéroïdes. Parmi ces 136 patients, 34 reçurent du sirolimus 3mg, 57 reçurent du sirolimus 5mg, et 43 reçurent de l'azathioprine ; seulement 2 patients (1 azathioprine, 1 sirolimus 5mg) ne reçurent aucun de ces médicament. Parmi ces 136 patients, 41% subirent un ultrason intracoronaire (ICUS) au bout de 2 ans à la demande de l'investigateur pour déterminer si les effets bénéfiques sur la vasculopathie pouvaient être maintenus.
Un ultrason intracoronaire et une angiographie coronaire furent effectués à 6 semaines, 6 mois et 2 ans et comparés entre les 2 groupes. A 2 ans, tous les paramètres de vasculopathie d'allogreffe cardiaque avaient progressé sensiblement chez les patients recevant de l'azathioprine. Par contraste, aucun développement de vasculopathie ne fut observé chez les patients recevant du sirolimus. Les résultats confirment que le sirolimus, utilisé dès la greffe, est associé à une protection marquée contre la vasculopathie d'allogreffe cardiaque.
Mesures d'ultrason intracoronaire à 2 ans AZA SRL p-Value (SRL contre AZA) Epaisseur intima & media maximale (mm) 0,9 +/- 0,4 0,5 +/- 0,3 0,0865 Epaisseur intima & media moyenne (mm) 0,32+/- 0,19 0,22 +/- 0,16 0,0048 Surface intima & media moyenne (mm2) 3,8 +/- 2,2 2,8 +/- 2,0 0,0397 Diamètre de lumière moyen (mm) 3,4 +/- 0,7 3,8 +/- 0,6 0,0042 Surface de lumière moyenne (mm2) 9,4 +/- 3,8 11,7 +/- 3,7 0,0047 Surface de vaisseau moyenne(mm2) 13,3+/- 4,4 14,6 +/- 4,5 0,1600 Volume de plaque (mm2 ) 7,1 +/- 4,7 5,7 +/- 4,1 0,1105 Charge de plaque (%) 28,7+/- 15,3 18,3 +/- 11,3 0,0002
D'après le Professeur Keogh "Les résultats de cette étude sont convaincants et très excitants. La prévention de la vasculopathie du greffon, non seulement à 6 mois mais aussi à 2 ans, suggère que le choix du traitement immunosuppresseur initial peut influencer les résultats thérapeutiques à long terme chez les greffés du coeur pour ce qui est de la maladie coronarienne. Plus de 90% de tous les receveurs de greffe de coeur en Australie et en Nouvelle Zélande pendant toute cette période furent enrôlés dans l'étude, ce qui signifie que le sirolimus est utile pour la majorité".
Autres résultats de l'étude:
Le rejet aigu dans les 6 premiers mois fut réduit presque de moitié quand le sirolimus fut substitué à l'azathioprine. Notablement, cette réduction fut obtenue sans augmentation de diabète sucré, d'hypertension artérielle ou de cholestérol et avec une survie comparable. En fait, la malignité et les infections du cytomégalovirus avaient tendance à être moins fréquentes. On s'attend à ce que les bienfaits augmentent avec le temps en ce qui concerne la malignité.
Rejet aigu - A 6 mois, un rejet aigu se manifestait chez 32,4% des patients recevant du sirolimus 3mg (p=0,027) et 32,8% de ceux recevant du sirolimus 5mg (p=0,013), comparé à 56,8% recevant de l'azathioprine Survie - Les taux de survie à 12 mois ne différaient pas de manière significative (85,3% sirolimus 3mg, 86,2% sirolimus 5mg, 90,9% azathioprine, log-rank p=0,746) En outre, les résultats de l'étude s'alignent activement avec ceux des stents coronariennes enduites de sirolimus qui sont utilisées dans la maladie coronarienne régulière, réduisant les taux d'occlusion au minimum - ce qui fait que ce type de stent est très recherché. Références (1) Avery RK. Cardiac-Allograft Vasculopathy. NEJM. 2003 349:829-830. (2) Taylor DO et al. The registry of the International Society for Heart and Lung Transplantation: twentieth official adult heart transplant report - 2003. J Heart Lung Transplant. 2003;22;6:616-624.
David Faktor, Directeur Affaires publiques & Communications, +02-8382-2866, +0405-497-510, pour Hôpital St Vincent, Sydney. NOTE AUX REDACTEURS: Si vous souhaitez en savoir plus ou obtenir une interview avec le Professeur Anne Keogh, veuillez appeler David Faktor


