La Suède offre plusieurs millions de dollars américains pour financer les efforts d'adaptation aux effets du changement climatique - cette somme sera-t-elle suffisante ?
POZNAN, Pologne, December 12 /PRNewswire/ -- Lors du sommet climatique organisé hier à Poznan, le gouvernement suédois a annoncé qu'il verserait 500 millions de dollars américains pour aider les pays en voie de développement à préparer, prévoir et maîtriser les effets du changement climatique. Néanmoins, bien que les contributions suédoises soient considérables, elles restent insuffisantes pour répondre aux besoins d'adaptation des pays en voie de développement.
Cette contribution, associée aux promesses antérieures faites à la Banque Mondiale et à l'Union européenne, confirme l'engagement de la Suède pour le soutien des pays en voie de développement dans leurs efforts pour faire face au changement climatique et à ses impacts.
Néanmoins, bien que les contributions suédoises soient considérables, elles restent insuffisantes pour répondre aux besoins d'adaptation des pays en voie de développement. Des études indépendantes publiées l'an dernier par la Banque Mondiale, Oxfam, le programme des Nations Unies pour le développement et le secrétariat des Nations Unies pour le changement climatique montrent que l'investissement nécessaire à l'adaptation des pays en voie de développement se situe entre 10 et 100 milliards de dollars américains par an.
<< Tandis que l'annonce faite par la Suède est la bienvenue, il est évident que la somme récoltée sera toujours largement insuffisante pour financer les efforts d'adaptation. Il n'est pas normal que les pays en voie de développement doivent compter sur les contributions volontaires de quelques pays riches pour faire face à un problème dont ils ne sont pas responsables >>, explique Richard Klein, analyste de la politique climatique à l'Institut de Stockholm pour l'environnement. << Les pays en voie de développement perdent patience et considèrent de plus en plus qu'il s'agit d'une question de justice et de droits de l'Homme. Ils se demandent, après tout, pourquoi il est possible de trouver des centaines de milliards de dollars pour sauver des banques alors qu'une simple fraction de ce montant n'est pas disponible pour sauver toutes les vies en danger à cause du changement climatique >>.
Une manière de collecter les sommes nécessaires pour le financement de l'adaptation serait de mettre aux enchères des droits d'émission pour l'industrie, et d'utiliser une partie de ces produits pour soutenir les efforts d'adaptation des pays en voie de développement. La Norvège a soumis une proposition aux négociations internationales sur le changement climatique à cet effet, et cette approche est actuellement mise à l'épreuve en Allemagne.
Klein ajoute : << Utiliser le marché du carbone pour collecter des fonds en vue de financer les efforts d'adaptation est une idée ingénieuse car cela permet la création de fonds nouveaux et supplémentaires au lieu de détourner de l'argent d'autres domaines prioritaires. Cela permettrait également d'appliquer le principe du pollueur-payeur, largement accepté dans d'autres domaines de politique environnementale >>.
Notes pour les éditeurs
La Suède a également promis antérieurement :
- 600 millions de couronnes suédoises pour les fonds d'investissement sur le climat de la Banque Mondiale ;
- 5,5 millions d'euros pour l'Alliance mondiale contre le changement climatique de l'Union européenne (le seul pays européen à contribuer jusqu'à présent).
La nécessité de s'adapter au changement climatique est devenue de plus en plus évidente car les pays riches, tels que la Suède, ont énormément compté sur les combustibles fossiles pour soutenir leur essor. Les pays en voie de développement ont reçu une contribution insignifiante pour faire face au problème climatique. Par exemple, toute l'Afrique génère moins de 3 % des émissions mondiales de CO2 à ce jour alors que la Suède génère à elle seule près de 0,37 %. Les États-Unis, quant à eux, génèrent près de 29 % des émissions mondiales à ce jour.
Pour obtenir plus d'informations et une analyse du financement des efforts d'adaptation aux effets du changement climatique, veuillez consulter le compte-rendu ci-joint.
L'Institut de Stockholm pour l'environnement est un organisme de recherche international indépendant spécialisé dans les questions relatives au développement durable et à l'environnement. Des recherches fondamentales avant-gardistes aux créations de capacités avec les pays en voie de développement, notre objectif est de faire le lien entre la science et la politique.
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