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KETCHUM LTD

lundi 1er décembre 2003 à 14h27

Une nouvelle etude montre que le traitement en association avec le KEPPRA, des patients atteints de tumeurs cerebrales entraine une reduction sensible du nombre de crises refractaires


BRUXELLES, December 1 /PRNewswire/ -- Selon une nouvelle étude(1) dont les résultats sont publiés aujourd'hui dans la revue Seizure, le nombre de crises épileptiques réfractaires chez les patients atteints de tumeurs cérébrales a été réduit de plus de la moitié chez 65 % des sujets par l'introduction de l'antiépileptique KEPPRA(2) dans le schéma thérapeutique(1). Sur l'ensemble des patients examinés souffrant de crises réfractaires, 20 % ont vu leurs crises disparaître complètement. Les chercheurs menant l'étude sont arrivés à la conclusion que l'introduction du KEPPRA en vue de la réduction du nombre de crises chez les patients atteints de tumeurs cérébrales semblait être bénéfique et méritait une recherche approfondie, notamment sur son utilisation en monothérapie chez ces patients.

L'épilepsie chez les patients souffrant de tumeurs cérébrales est un phénomène fréquent. L'incidence des crises varie de 35 à 70 %, la plus élevée étant observée avec les tumeurs de bas grade (60 à 70 %)(3). La généralisation de l'utilisation de la chimiothérapie chez les patients victimes de tumeurs cérébrales soulève des inquiétudes quant au risque d'interactions pharmacocinétiques (pk) entre les médicaments antiépileptiques et les agents antinéoplasiques. Un risque que ne présente pas le KEPPRA, antiépileptique de deuxième génération n'entraînant pas d'interactions pharmacocinétiques connues, ce qui laisse entendre que ce médicament pourrait être particulièrement utile et bénéfique pour ce groupe de patients(4).

Méthodologie de l'étude

Vingt-six patients atteints de tumeurs cérébrales primitives ont été sélectionnés pour participer à cette étude. Le KEPPRA a été administré dans les cas de crises réfractaires, d'effets indésirables produits par d'autres antiépileptiques ou d'interactions médicamenteuses potentielles avec les agents néoplasiques ou les glucocorticoïdes.

Résultats de l'étude

Dix-huit patients souffrant de gliomes de haut grade et huit atteints de gliomes de bas grade ont au total pris part à l'étude. Dans le groupe de bas grade, les crises réfractaires ont essentiellement motivé l'utilisation du KEPPRA. Dans le groupe de haut grade, l'utilisation du KEPPRA plutôt que d'un autre antiépileptique était principalement guidée par le souci d'éviter les interactions médicamenteuses pharmacocinétiques avec la chimiothérapie systémique ou la dexaméthasone. Le délai médian du suivi était de 9,3 mois.

Le KEPPRA a été associé à d'autres antiépileptiques chez vingt-cinq patients. Chez vingt patients souffrant de crises réfractaires, un taux de réduction des crises de plus de 50 % a été constaté chez treize patients ( 65 %) et, chez sept de ces treize patients, la prise du médicament original a pu être interrompue. Des vingt patients atteints de crises réfractaires, quatre ont vu les crises disparaître totalement. Un patient a commencé le KEPPRA en monothérapie comme médicament initial en raison des interactions potentielles et son traitement s'est révélé efficace dans la période de suivi de quinze mois.

Le principal chercheur de l'étude, le docteur Charles Vecht du centre médical Haaglanden à La Haye (Pays-Bas), a déclaré : << L'objectif ultime du traitement de l'épilepsie est d'aboutir à la disparition totale des crises ou, si ce n'est pas possible, à la réduction de leur fréquence et de leur gravité. Pour la première fois, les résultats montrent que l'utilisation du KEPPRA présente un fantastique potentiel de réduction de la fréquence des crises chez les patients épileptiques atteints de tumeurs cérébrales. L'absence d'interactions pharmacocinétiques connues du KEPPRA peut en faire une option thérapeutique particulièrement importante pour ces patients dont la plupart suivent d'autres traitements comme la chimiothérapie. >>

Des effets indésirables ont été observés chez neuf patients (35 %), parfois plus d'un par patient. Les effets indésirables les plus fréquemment signalés mais généralement légers sont la fatigue, la somnolence et les vertiges. Un patient a souffert de psychose et un autre d'un état de mal épileptique.

Le KEPPRA(R) a été découvert et mis au point dans les laboratoires de recherche d'UCB Pharma. UCB Pharma est l'un des premiers groupes pharmaceutiques d'Europe.

Présent sur tous les grands marchés mondiaux, la société est spécialisée dans les maladies allergiques et respiratoires et dans le traitement des troubles du système nerveux central. Parmi les produits mis au point par UCB Pharma figurent le XYZAL(R) (lévocétirizine), le ZYRTEC(R) (cétirizine), l'antihistaminique de seconde génération le plus utilisé au monde, et le KEPPRA(R), indiqué dans le traitement en association des crises partielles liées à l'épilepsie. Employant plus de 6 500 personnes réparties dans plus de 100 pays, la société a son siège social à Bruxelles (Belgique). En 2002, l'entreprise a enregistré un chiffre d'affaires consolidé de 1,48 milliard d'euros.

Pour en savoir plus, consultez les sites www.ucb-group.com et www.ucbpharma.com.

Références

(1) Wagner G.L. et al. Levetiracetam: preliminary experience in patients with primary brain tumours. Seizure 2003; 12 (8): 585-586.

(2) Le KEPPRA est une marque déposée du groupe UCB. Veuillez consulter les renseignements sur le produit et le régime d'emploi autorisé dans votre pays, ces informations pouvant varier d'un pays à l'autre.

(3) Villemure J.G. and de Tribolet N. Epilepsy in patients with central nervous system tumours. Current Opinion in Neurology 1996; 9 (6): 424-428.

(4) Patsalos P.N. Pharmacokinetic profile of levetiracetam: toward ideal characteristics. Pharmacology and Therapeutics 2000; 85 (2): 77-85.

Notes aux journalistes :

- On estime à 50 millions le nombre de personnes ayant souffert d'épilepsie à un moment donné dans le monde. La prévalence moyenne de l'épilepsie active est d'environ 8,2 pour mille de la population totale. Aide-mémoire n°165 de l'OMS sur l'épilepsie (2001).

- KEPPRA est actuellement indiqué en association, chez les patients épileptiques adultes, dans le traitement des crises partielles avec ou sans généralisation secondaire

- UCB mène actuellement des recherches cliniques complémentaires sur le lévétiracétam et notamment des essais en pédiatrie, en monothérapie et sur les crises généralisées primaires.

- En avril 2000, les Etats-Unis sont devenus le premier pays à commercialiser KEPPRA, suivis de près par la Suisse en mai 2000. KEPPRA est aujourd'hui disponible dans les pays suivants : Afrique du Sud, Allemagne, Argentine, Australie, Autriche, Belgique, Bulgarie, Canada, Danemark, Espagne, Etats-Unis, Finlande, France, Grèce, Hong Kong, Irlande, Italie, Luxembourg, Malaisie, Mexique, Norvège, Pays-Bas, Pologne, République tchèque, Royaume-Uni, Singapour, Suède et Suisse. Dernièrement, KEPPRA a été lancé en Malaisie (juillet 2003), au Canada et en Australie (août 2003) ainsi qu'en France (septembre 2003).

- Une crise partielle (I) ne touche qu'une seule partie du cerveau. Elle peut être << simple >> (Ia) lorsque la conscience n'est pas affectée, << complexe >> (Ib) lorsque la conscience est affectée, ou << généralisée secondaire >> (Ic) lorsqu'une crise simple ou complexe s'étend pour toucher la totalité du cerveau.

- Les nouveaux agents antiépileptiques doivent d'abord faire leur preuve comme traitement en association - en général dans les crises partielles - avant de pouvoir demander l'autorisation de pouvoir les utiliser en monothérapie.

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