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société :

IMERYS

secteur : Industries diversifiées
mercredi 8 mars 2006 à 6h32

IMERYS - Résultats 2005


PARIS, March 8 /PRNewswire/ --

Progression de + 10,1 % du résultat courant net Croissance externe dynamique Dividende proposé de 1,65 EUR, soit + 10,0 %

Le Conseil d'Administration d'Imerys, réuni sous la présidence d'Aimery Langlois-Meurinne, a examiné les comptes définitifs de l'exercice 2005, présentés par Gérard Buffière, Directeur Général. Ils seront soumis à l'approbation de l'Assemblée Générale le 2 mai 2006.

(en millions d'euros - normes IFRS) 2005 2004 % variation Résultats consolidés Chiffre d'affaires 3 045,2 2 870,5 + 6,1 % Résultat opérationnel courant(1) 434,0 421,8 + 2,9 % Résultat courant net, part du Groupe(2) 287,6 261,2 + 10,1 % Résultat net, part du Groupe 309,4 240,0 + 28,9 % Financement Cash flow opérationnel courant(3) 479,8 444,6 + 7,9 % Investissements payés 251,0 194,3 + 29,2 % Capitaux propres 1 686,2 1 362,6 + 23,8 % Dette financière nette 1 140,0 889,8 + 28,1 % Données par action (nombre moyen 63 426 126 63 363 013 n.s. pondéré) Résultat courant net, part du Groupe(2) 4,53 EUR 4,12 EUR + 10,0 % Dividende net proposé 1,65 EUR 1,50 EUR + 10,0 %

(1) Résultat opérationnel, avant autres produits et charges.

(2) Résultat net, avant autres produits et charges nets.

(3) Résultat opérationnel courant plus dotations nettes aux amortissements et provisions (EBITDA) moins impôts sur le résultat opérationnel courant.

En 2005, les marchés sur lesquels intervient Imerys ont été globalement moroses et certains facteurs ponctuellement défavorables ont affecté l'activité : hiver rigoureux en France au 1er trimestre, grève de sept semaines de l'industrie papetière finlandaise au 2ème, ouragans aux Etats-Unis au 3ème. L'exercice a également été marqué par l'inflation forte et continue des coûts externes, principalement l'énergie.

Dans ce contexte, Imerys a réussi à poursuivre sa progression. Le chiffre d'affaires augmente, la marge opérationnelle se maintient à un niveau élevé et, grâce en particulier à une nette baisse du taux effectif d'imposition, le résultat courant net est en hausse pour la quatorzième année consécutive, à un rythme satisfaisant de + 10,1 %.

La progression du résultat opérationnel courant a été obtenue, malgré la forte hausse des coûts externes et un effet devises légèrement négatif (appréciation du réal brésilien), grâce à :

> la contribution des acquisitions réalisées depuis le début de l'année (nette de l'effet des cessions) ;

> l'évolution une nouvelle fois positive du couple prix/mix produits ;

> une bonne maîtrise des coûts fixes, illustrant les efforts permanents d'amélioration de l'efficacité opérationnelle.

Les progrès réalisés dans trois des quatre branches d'activité ont permis de compenser l'effet des difficultés rencontrées par la branche Pigments pour Papier.

La croissance externe a été particulièrement active en 2005, avec en particulier l'entrée dans le Groupe de Lafarge Refractories, World Minerals et Denain-Anzin Minéraux. Ces acquisitions se situent dans le droit fil des axes de développement définis en 1999. Le niveau des investissements industriels est également resté très soutenu. Après un effort de développement interne essentiellement consacré en 2004 au renforcement des positions d'Imerys dans les carbonates de calcium pour papier, le programme a été en 2005 réparti entre les quatre branches d'activité.

Pour Gérard Buffière : "Notre résultat courant net est en hausse en 2005 pour la 14ème année consécutive, bien qu'Imerys ait eu à faire face à une conjugaison de facteurs défavorables. Je suis heureux de constater que nous bénéficions de l'action déterminée des équipes du Groupe pour augmenter la valeur ajoutée de nos produits et l'efficacité de nos unités de production. 2005 aura également été une année importante de développement ; la montée en puissance de nos nouvelles unités industrielles et nos acquisitions récentes, dont l'intégration se déroule de façon satisfaisante, apportent une contribution largement positive. En 2006, nous continuerons à nous adapter à un environnement qui devrait notamment être marqué par une nouvelle hausse des coûts externes. Notre flexibilité financière intacte nous donnera toute latitude pour poursuivre activement notre développement."

Le Conseil d'Administration proposera à l'Assemblée Générale du 2 mai 2006 la distribution d'un dividende net de 1,65 euros par action, contre 1,50 euros au titre de l'exercice 2004 (+ 10,0 %), soit un montant total d'environ 104,5 millions d'euros, représentant 36,3 % du résultat courant net, part du Groupe. Ce dividende sera mis en paiement le 17 mai 2006.

COMMENTAIRE DETAILLE DES RESULTATS DU GROUPE

Le compte de résultat, le tableau de financement et le bilan consolidés figurent en annexe de ce communiqué.

L'exercice 2005 a été caractérisé par un environnement général peu favorable :

> Minéraux de Spécialités : les marchés sur lesquels la branche intervient ont été globalement moroses au cours de l'exercice, particulièrement ceux des minéraux de performance (peinture, plastiques, adhésifs,...) et des céramiques, en Europe et en Amérique du Nord. Ceux des solutions techniques avancées (graphite pour piles et batteries, supports de cuisson,..) se sont en revanche bien comportés.

> Pigments pour Papier : après une bonne année 2004, le marché mondial des papiers d'impression et d'écriture, principal débouché de la branche, a enregistré en 2005 une faible croissance, concentrée en Asie. La production européenne a été affectée au 2ème trimestre par la grève de 7 semaines de l'industrie papetière finlandaise.

> Matériaux & Monolithiques : les marchés de la branche se sont globalement bien tenus avec, en particulier, un fort dynamisme de la construction individuelle neuve en France. Le marché des réfractaires monolithiques, a quant à lui, ralenti à partir de l'été.

> Réfractaires, Abrasifs & Filtration : les marchés de la branche ont connu une évolution contrastée. Après une croissance en début d'année, ceux des réfractaires ont baissé au 2nd semestre. Dans les abrasifs, le ralentissement a été également perceptible, plusieurs des marchés sous-jacents (automobile et construction en Europe) n'étant actuellement pas très dynamiques. Quant aux marchés de la filtration, ils ont été globalement stables sur la période.

Chiffre d'affaires : + 6,1 % à 3 045,2 millions d'euros

Cette évolution intègre un effet périmètre significatif (+ 88,4 millions d'euros, soit + 3,1 %) qui recouvre deux éléments de sens opposé :

> la contribution très positive au chiffre d'affaires de la période (+ 343,8 millions d'euros) des acquisitions réalisées depuis le début de l'exercice (Lafarge Refractories, World Minerals et Denain-Anzin Minéraux) ;

> l'impact négatif (- 255,4 millions d'euros) des cessions réalisées fin 2004 (CDM) et au 1er semestre 2005 (American Minerals et Larivière).

Après avoir été négatif pendant cinq ans, l'impact de change est globalement neutre sur l'exercice (+ 0,1 million d'euros).

A périmètre et changes comparables, le chiffre d'affaires progresse donc de + 3,0 % (+ 3,3 % au 1er semestre, + 2,7 % au 2nd), reflétant :

> la progression du couple prix/mix produits (+ 3,0 %), qui traduit les efforts de répercussion de coûts externes en forte hausse ;

> une stabilité des volumes de vente.

Résultat opérationnel courant : + 2,9 % à 434,0 millions d'euros

Le Groupe a été confronté tout au long de l'exercice à la très forte inflation de ses coûts externes (- 108,7 millions d'euros), principalement celle de l'énergie, gaz naturel et électricité (mais aussi du fret, des produits chimiques et des matières premières). Dans ce contexte, et malgré des marchés sous-jacents globalement atones, la croissance du résultat opérationnel courant s'explique par :

> la contribution des acquisitions de l'exercice, dont l'impact, net de celui des cessions, est de + 18,3 millions d'euros ;

> l'amélioration du couple prix/mix produits pour + 94,2 millions d'euros, qui compense presque l'inflation des coûts externes ;

> un impact volumes légèrement positif (+ 5,4 millions d'euros) ;

> le contrôle toujours strict des coûts fixes de production dans l'ensemble des branches.

L'impact des devises est, lui, négatif sur l'exercice (- 4,5 millions d'euros), quasi-intégralement lié à l'appréciation du réal brésilien.

La progression des trois autres branches d'activité a compensé la baisse marquée des performances de la branche Pigments pour Papier. Au total, la marge opérationnelle se maintient à un niveau élevé (14,3 % en 2005, contre 14,7 % en 2004) et la rentabilité des capitaux investis (ROI)(1), impactée négativement par l'évolution des devises et les acquisitions en cours d'exercice, s'établit à 14,9 % en 2005, contre 16,1 % en 2004.

Résultat courant net, part du Groupe : + 10,1 % à 287,6 millions d'euros

Cette progression prend en compte :

> un léger alourdissement du résultat financier (- 47,3 millions d'euros contre - 39,4 millions d'euros en 2004), principalement du à l'accroissement de la dette consécutif aux acquisitions de l'exercice ;

> une nette amélioration de la charge d'impôts courante (- 101,0 millions d'euros, contre - 121,9 millions d'euros en 2004), qui reflète la réduction sensible du taux effectif d'imposition (26,1 %, contre 31,8 % en 2004). Cette baisse est notamment liée à l'extension de l'exemption fiscale dont bénéficie RCC au Brésil, à l'appréciation du réal brésilien par rapport au dollar américain et à la réduction des taux d'impôt sur les sociétés en vigueur en France et en Autriche.

A 4,53 euros contre 4,12 euros en 2004, le résultat courant net par action progresse de + 10,0 % sur l'exercice, le nombre moyen pondéré d'actions en circulation étant quasiment stable, à 63 426 126 contre 63 363 013 en 2004.

Résultat net, part du Groupe : + 28,9 % à 309,4 millions d'euros

Le résultat net, part du Groupe, prend en compte un montant de + 21,8 millions d'euros d'autres produits et charges nets d'impôts comprenant :

> des plus-values de cession de titres nettes, pour un montant de + 93,5 millions d'euros, principalement liées au désinvestissement de Larivière ;

> des charges de restructuration, notamment dans les Pigments pour Papier en Grande-Bretagne et les Minéraux de Spécialités dans ce même pays, mais aussi en Italie et aux Etats-Unis, ainsi que différents ajustements de valeur d'actifs, pour un montant global net de - 71,7 millions d'euros.

Une flexibilité financière intacte

L'exercice a été marqué par un niveau élevé et en croissance de génération de cash flow opérationnel courant (2), à 479,8 millions d'euros (444,6 millions d'euros en 2004). Il prend en compte :

> un EBITDA(3)de 596,9 millions d'euros (582,4 millions d'euros en 2004), soit une hausse de + 2,5 % ;

> une charge d'impôt sur le résultat opérationnel courant de - 113,4 millions d'euros (- 134,4 millions d'euros en 2004).

Le cash flow libre opérationnel courant(4) s'établit, quant à lui, à 219,4 millions d'euros (227,9 millions d'euros en 2004), avec :

> une nette hausse des investissements industriels sur la période (ils représentent 127 % des amortissements en 2005). D'un montant payé de 251,0 millions d'euros (194,3 millions d'euros en 2004), ils sont répartis dans les quatre branches d'activité du Groupe et intègrent bien sûr les investissements réalisés dans les sociétés récemment acquises ;

> une variation du besoin en fonds de roulement opérationnel négative de - 18,1 millions d'euros (- 36,1 millions d'euros en 2004), reflétant l'évolution de l'activité, avec une hausse des stocks de matières premières et de produits finis s'expliquant par des facteurs parfois ponctuels.

Après la prise en compte du résultat financier net d'impôts (- 34,9 millions d'euros après impôts contre - 26,8 millions d'euros en 2004) et des autres éléments du besoin en fonds de roulement et éléments non monétaires, pour un total de 10,6 millions d'euros contre 22,2 millions d'euros en 2004, le cash flow libre courant(5) s'établit à 195,1 millions d'euros (223,3 millions d'euros en 2004).

L'impact sur la trésorerie des opérations de croissance externe est de - 439,6 millions d'euros, contre - 50,2 millions d'euros en 2004. Ce montant, le plus élevé depuis 1999, année de l'acquisition d'English China Clays, intègre pour l'essentiel les acquisitions suivantes :

> dans les Minéraux de Spécialités, Gran Bianco Carrara (Italie) et Blancs Minéraux de Tunisie (carbonate de calcium naturel (GCC) pour minéraux de performance), puis Denain-Anzin Minéraux (feldspath, mica, quartz et kaolin principalement en France) ;

> dans les Pigments pour Papier, des sociétés détenant des réserves de GCC au Vietnam (YBB) et en Malaisie (Gain Resources) ;

> dans les Réfractaires Monolithiques (branche Matériaux & Monolithiques), Lafarge Refractories (leader européen) et QA Refractories (Afrique du Sud);

> dans les Réfractaires, Abrasifs & Filtration, World Minerals, qui a permis au Groupe de prendre pied sur les marchés des minéraux pour filtration.

Les cessions d'actifs se sont élevées à 183,9 millions d'euros, contre 26,8 millions d'euros en 2004. Elles concernent American Minerals (mars 2005) et Larivière (avril 2005).

Malgré l'importance des investissements internes et externes réalisés en 2005, la flexibilité financière du Groupe demeure intacte, grâce à ces cessions et au haut niveau de cash flow libre courant. En effet, la dette financière nette consolidée s'élève à 1 140,0 millions d'euros au 31 décembre 2005, contre 889,8 millions d'euros fin 2004, soit 67,6 % des fonds propres et 1,9 fois l'EBITDA, ratios très proches de leurs niveaux de la fin 2004 (respectivement 65,3 % et 1,5 fois).

Au 31 décembre 2005, le Groupe dispose de ressources financières d'un montant total de 2,2 milliards d'euros, soit 1,1 milliards d'euros de plus que sa dette financière nette à la même date. La maturité moyenne de ces ressources a été encore allongée à 5,5 années (contre 5,3 années au 31 décembre 2004), leur coût a été optimisé et elles restent bien équilibrées entre ressources bancaires et obligataires, avec des échéances de remboursement étalées dans le temps.

La structure financière d'Imerys reste donc extrêmement solide. Le Groupe conserve ainsi une capacité de mouvement intacte pour saisir les nouvelles opportunités qui se présenteraient en 2006.

COMMENTAIRES PAR BRANCHE D'ACTIVITE % (en millions d'euros) 2005 2004 variation Chiffre d'affaires 3 045,2 2 870,5 + 6,1 % Minéraux de Spécialités 814,9 795,1 + 2,5 % Pigments pour Papier 755,0 759,2 - 0,6 % Matériaux & Monolithiques 922,4 850,7 + 8,4 % Réfractaires, Abrasifs & Filtration 598,3 502,5 + 19,1 % Holding & Eliminations (45,4) (37,0) n.s. Résultat opérationnel courant 434,0 421,8 + 2,9 % Minéraux de Spécialités 95,2 93,4 + 1,9 % Pigments pour Papier 73,8 97,3 - 24,1 % Matériaux & Monolithiques 197,8 168,3 + 17,5 % Réfractaires, Abrasifs & Filtration 95,4 76,7 + 24,3 % Holding & Eliminations (28,2) (13,9) n.s.

Branche Minéraux de Spécialités (26 % du chiffre d'affaires du Groupe)

En 2005, les marchés sur lesquels la branche intervient ont été globalement difficiles :

> les marchés des minéraux de performance (peinture, plastiques, adhésifs,...) sont restés mal orientés en Europe et dans une conjoncture assez favorable en Amérique du Nord, ont connu au 3ème trimestre un fléchissement lié aux ouragans ;

> les marchés des céramiques (porcelaine de table, carrelage, sanitaire) se sont globalement inscrits en baisse en Europe et en Amérique du Nord ;

> dans les métiers des solutions techniques avancées, les marchés (graphite pour énergie mobile et lubrifiants, supports de cuisson) se sont en revanche bien comportés.

Le chiffre d'affaires de la branche s'établit à 814,9 millions d'euros (+ 2,5 % par rapport à 2004). Cette hausse prend en compte :

> un impact périmètre de + 2,1 %, reflétant les acquisitions réalisées depuis le début de l'exercice (Gran Bianco Carrara et Blancs Minéraux de Tunisie en mai ; Denain-Anzin Minéraux fin octobre) ;

> un impact devises très légèrement positif (+ 0,9 %).

A périmètre et changes comparables, les ventes sont ainsi en léger repli sur l'exercice (- 0,5 %, dont - 0,4 % au 1er semestre et - 0,6 % au 2nd), le recul des volumes de ventes, plus sensible dans la seconde partie de l'année, ayant été quasiment compensé par l'amélioration du couple prix/mix produits.

Par activité, les principales tendances ont été les suivantes:

> Minéraux de Performance et Céramiques Europe : les volumes de vente ont été affectés par l'atonie des marchés des minéraux de performance, de la porcelaine de table et du carrelage (avec en outre, dans ce dernier segment, une réduction de l'activité de négoce en Italie), dont l'effet n'a été que très partiellement compensé par la hausse des volumes de matières premières pour sanitaire ;

> Minéraux de Performance et Céramiques Amérique du Nord : les volumes sont en repli avec une baisse dans les matières premières pour céramiques et une stabilité globale des minéraux de performance ;

> Solutions Techniques Avancées : les volumes continuent de progresser, en particulier dans le graphite pour énergie mobile et lubrifiants, ainsi que dans les supports de cuisson.

Le résultat opérationnel courant s'élève à 95,2 millions d'euros (+ 1,9 %).

Combinée aux importants efforts d'optimisation industrielle menés dans l'ensemble de la branche, et à un léger impact périmètre, l'évolution positive du couple prix/mix produits a permis de presque compenser la très forte inflation de certains coûts externes (énergie, transport), accentuée au 2nd semestre (prix du gaz aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne en forte hausse) et la baisse des volumes. La marge opérationnelle résiste bien, à 11,7 % contre 11,8 % en 2004.

Le programme de simplification industrielle et d'optimisation des coûts de production, engagé depuis 2003, a encore été intensifié à travers de nouveaux investissements de productivité :

> aux Etats-Unis, la modernisation de l'outil industriel est en voie d'achèvement. L'usine de GCC de Sylacauga (Alabama) bénéficie de nouveaux équipements et l'unité de production de carbonates ultrafins a été déplacée et rationalisée. À Sandersville (Géorgie), la rationalisation des fabrications de kaolin est terminée et une nouvelle étape de la restructuration de l'usine de Dry Branch (Géorgie) a été engagée à l'automne;

> au Royaume-Uni, un effort important est porté sur la baisse des coûts d'extraction et de traitement. Dans le Devon, les outils de raffinage ont été réorganisés et, en Cornouailles, des équipements ont été automatisés ;

> enfin, au Brésil, l'amélioration de l'unité de GCC de Bras Cubas s'est poursuivie et un investissement de dégoulottage de capacité a démarré dans l'usine de carbonate de calcium précipité (PCC) de Ripasa.

En 2005, la branche a su saisir d'intéressantes opportunités de croissance externe :

> Les positions dans le GCC pour minéraux de performance ont été significativement renforcées, avec l'acquisition de 60 % du capital de Gran Bianco Carrara (Italie) et l'augmentation de 25 % à 68 % de la participation d'Imerys dans Blancs Minéraux de Tunisie (BMT) ;

> Avec la création d'une joint-venture (60 % Imerys) avec Topking Ceramic Minerals (Chine), la branche dispose désormais d'une première plate-forme de production d'argiles et de pâtes céramiques pour amorcer son développement local sur les marchés chinois du carrelage et du sanitaire, en forte croissance ;

> Enfin, au dernier trimestre, Imerys a acquis Denain-Anzin Minéraux (chiffre d'affaires de 81,4 millions d'euros en 2005) pour une valeur d'entreprise de 78,6 millions d'euros. Cette opération apporte à la branche deux minéraux dont elle ne disposait pas en Europe - le feldspath (applications carrelage et verre) et le mica (applications peinture) - tout en lui permettant de consolider ses positions dans le kaolin, pour applications principalement céramiques et fibres de verre.

A 71,8 millions d'euros en 2005 (139 % des amortissements), les investissements industriels sont en hausse par rapport à 2004 (54,8 millions d'euros). Ils reflètent la poursuite de la modernisation de l'outil industriel et l'augmentation sélective de capacités dans le GCC.

Branche Pigments pour Papier (25 % du chiffre d'affaires du Groupe)

Après une bonne année 2004 (+ 5,1 %), le marché mondial des papiers d'impression et d'écriture, principal débouché de la branche, n'a enregistré qu'une faible croissance en 2005 (+ 1,7 %), concentrée en Asie :

> en Amérique du Nord, la production de papier est en baisse (- 1,1 %), la croissance des papiers mécaniques ayant partiellement compensé la baisse de la production sur les autres segments ;

> en Europe, très affectée au 2ème trimestre par la grève de l'industrie papetière finlandaise, la production de papier a retrouvé progressivement un rythme normal au cours de l'été. Sur l'année, elle est stable (- 2,9 % au 1er semestre et + 3,0 % au 2nd) ;

> en Asie, le développement soutenu du marché du papier se poursuit (+ 5,6 %), principalement en Chine, avec le démarrage d'importantes capacités de production.

Le chiffre d'affaires s'élève à 755,0 millions d'euros en 2005 (- 0,6 % par rapport à 2004).

Hors effets de périmètre (- 3,5 % correspondant à la cession de la société de distribution suédoise CDM fin 2004) et des devises (quasi négligeable sur l'ensemble de l'année, à - 0,5 %), le chiffre d'affaires progresse de + 3,4 % (+ 4,0 % au 1er semestre ; + 2,9 % au 2nd). Sur la période, les volumes sont en légère croissance, la montée en puissance des nouvelles capacités de carbonates de calcium ayant compensé l'impact de la grève en Finlande. Le couple prix/mix produits progresse, de façon très insuffisante toutefois pour compenser l'inflation des coûts externes.

Dans les différentes zones géographiques, les principales tendances de l'activité ont été les suivantes : les volumes sont en légère hausse par rapport à l'exercice précédent en Europe et en Amérique du Nord. L'activité en Asie a été globalement décevante, enregistrant toutefois les effets progressifs des nouvelles capacités de production en Chine et en Inde.

Le résultat opérationnel courant s'établit à 73,8 millions d'euros (contre 97,3 millions d'euros en 2004) et la marge opérationnelle à 9,8 % (contre 12,8 % en 2004). La performance opérationnelle de la branche a été lourdement pénalisée par la très forte inflation des coûts externes (énergie, transport, produits chimiques), qui s'est accélérée tout au long de l'année. Conjuguée à un effet devises négatif (appréciation du real brésilien par rapport au dollar américain) et à l'impact sur les volumes de la grève de l'industrie papetière finlandaise, cette tendance n'a été que très partiellement compensée par une légère progression du couple prix/mix produits et par les actions sur les coûts fixes engagées vigoureusement dans la branche.

Dans ce contexte, les efforts d'optimisation de la base de coûts ont en effet été intensifiés :

> deux plans de réduction des coûts fixes ont été menés en Cornouailles (Grande-Bretagne), importante zone de production de kaolin. Ils s'y sont traduits par une baisse de près de 15 % des effectifs de la branche;

> parallèlement, l'optimisation de la capacité de l'usine de kaolin brésilienne d'Imerys RCC a permis d'accompagner la croissance de la demande mondiale pour ses kaolins de couchage, particulièrement appréciés pour leurs propriétés de blancheur et d'opacité.

En 2005, la stratégie de développement des positions de la branche dans les carbonates de calcium s'est concrétisée, avec le démarrage des investissements engagés en 2004 :

> en Asie, l'unité indienne de production de GCC est progressivement montée en puissance au cours de l'année. Démarrée en décembre 2004, elle a été construite en partenariat avec BILT, principal papetier indien. La nouvelle unité chinoise est entrée en production au 1er trimestre 2005, en même temps que la nouvelle machine à papier adjacente d'UPM-Kymenne, dont elle assure l'approvisionnement. L'investissement a été complété par la mise en place d'un nouveau mélangeur. Les réserves de GCC ont par ailleurs été renforcées dans la zone, avec, d'une part, l'acquisition au mois de juillet de 66,7 % du capital de Yen Bai Banpu, joint-venture exploitant au Vietnam des réserves d'une excellente blancheur et, d'autre part, l'extension des réserves dont dispose la branche en Malaisie ;

> en Europe, l'usine satellite de PCC de Husum (Suède) a comme prévu démarré en janvier 2005 et la capacité de l'usine de GCC de Tunadal (Suède) a été accrue. Ces importants investissements ont été réalisés dans le cadre d'un contrat à long terme avec M-real, l'un des principaux papetiers européens. Ils alimentent son site de Husum avec un mélange innovant de GCC et de PCC.

Les investissements industriels de la branche s'établissent à 75,6 millions d'euros, en deçà du niveau de 2004 (109,4 millions d'euros). Ils représentent 120 % des amortissements.

Branche Matériaux & Monolithiques (30 % du chiffre d'affaires du Groupe)

La branche a tiré le meilleur parti de la bonne tenue globale de ses marchés :

> le marché français des matériaux de construction a continué sa progression en 2005. Le segment de la couverture s'améliore de + 1,4 %, grâce au dynamisme des mises en chantier de maisons individuelles neuves (+ 6,0 % sur l'année) et malgré une légère baisse de la rénovation (- 3,4 %). Dans la brique de structure, les produits en terre cuite ont poursuivi leur croissance (+ 8,9 %) avec de nouveaux progrès face aux parpaings en béton.

> soutenu jusqu'à l'été, le marché des réfractaires monolithiques s'est ensuite infléchi, en raison d'une conjoncture moins favorable dans la sidérurgie en Europe occidentale, avant de se reprendre en décembre.

Le chiffre d'affaires s'établit à 922,4 millions d'euros en 2005, en hausse de + 8,4 % par rapport à 2004.

Cette hausse prend en compte un effet périmètre de + 2,9 %, correspondant à l'acquisition de Lafarge Refractories en janvier, nette de la cession de Larivière en avril.

A périmètre et changes comparables, la croissance de la branche ressort à + 5,5 % (+ 4,8 % au 1er semestre ; + 6,2 % au 2nd). Cette évolution reflète l'impact conjugué de la progression du couple prix/mix produits et de la hausse des volumes de vente.

Par activité, les principales tendances ont été les suivantes:

> Matériaux de Construction : bonne tenue des volumes grâce au dynamisme du marché français des tuiles et des briques, l'activité étant toujours à un bon niveau en Espagne, mais difficile au Portugal ;

> Réfractaires Monolithiques : progression des volumes de ventes, avec un développement sensible en Europe de l'est et en Asie, qui a largement compensé le ralentissement attendu en Europe de l'ouest.

A 197,8 millions d'euros, le résultat opérationnel courant progresse fortement, de + 17,5 %. La marge opérationnelle s'établit à 21,4 % (contre 19,8 % en 2004). La croissance des volumes de vente et du couple prix/mix produits, ainsi qu'une excellente maîtrise des coûts fixes de production, ont largement compensé l'impact négatif de la hausse de certains coûts externes (principalement l'énergie dans les matériaux de construction et les matières premières dans les réfractaires monolithiques).

Dans les matériaux de construction, les capacités de production ont été accrues pour répondre à la demande et les efforts d'optimisation industrielle ont été renouvelés :

> dans la toiture, une nouvelle ligne a démarré en juin 2005 à Sainte-Foy-l'Argentière (Rhône). Le programme de rationalisation et de rééquilibrage des productions de tuiles en terre cuite entre sites s'est poursuivi. Les efforts ont également portés sur la réduction des coûts énergétiques ;

> dans la brique, après le démarrage des nouveaux équipements des usines de La Boissière-du-Doré (Loire Atlantique) et de Bessens (Tarn et Garonne), la nouvelle unité de production d'Optibric(TM) de Mably (Loire) devrait être opérationnelle dans les premiers mois de 2006.

En termes de croissance externe, le début de l'année a été marqué par l'acquisition pour 125,6 millions d'euros de Lafarge Refractories, l'un des leaders européens dans la production et la vente de réfractaires monolithiques. Son rapprochement avec la filiale d'Imerys, Plibrico, qui devrait générer des synergies significatives, se déroule conformément aux prévisions. Dans ce nouvel ensemble, renommé Calderys, toutes les équipes industrielles et commerciales ont maintenant été fusionnées. En mai, la société sud-africaine QA Refractories, a été acquise, complétant les positions hors d'Europe. Une nouvelle usine va également être construite en Chine. Proche de Shanghai, elle devrait entrer en production fin 2006 et approvisionnera principalement les marchés de la sidérurgie et de la fonderie.

A 52,1 millions d'euros en 2005 (147 % des amortissements), les investissements industriels sont en hausse par rapport à 2004 (37,2 millions d'euros).

Branche Réfractaires, Abrasifs & Filtration (19 % du chiffre d'affaires du Groupe)

En 2005, les marchés de la branche ont connu une évolution contrastée :

> après un début d'année soutenu, les marchés des réfractaires ont décrû au 2nd semestre, en Europe et en Amérique du Nord. Cette évolution, attendue par rapport à une base de comparaison élevée en 2004, est principalement liée à la baisse de la production sidérurgique dans le monde occidental. Comme dans les réfractaires monolithiques, une amélioration a cependant été notée en décembre.

> sur les marchés des abrasifs, le ralentissement a été progressif tout au long de l'année, plusieurs des marchés sous-jacents (automobile et construction en Europe) n'étant pas très dynamiques actuellement ;

> les marchés de la filtration ont, quant à eux, été globalement stables sur la période.

Le chiffre d'affaires s'établit à 598,3 millions d'euros en 2005 (+ 19,1 % par rapport à 2004). Cette hausse sensible prend en compte :

> un impact périmètre de + 13,7 % reflétant la contribution de World Minerals à compter du 15 juillet 2005, nette de la cession d'American Minerals (mars 2005) ;

> un effet devises négligeable (+ 0,2 %).

A périmètre et changes comparables, les ventes progressent donc de + 5,2 % (+ 7,6 % au 1er semestre ; + 2,7 % au 2nd), grâce à une nette amélioration du couple prix/mix produits, compensant largement la baisse des volumes, principalement enregistrée sur le 2nd semestre.

Les tendances dans les divisions de la branche ont été les suivantes :

> Minéraux pour Réfractaires : baisse générale des volumes, enregistrée à partir de l'été et affectant l'ensemble des activités (argiles calcinées, andalousite, Molochite,...) ;

> Minéraux pour Abrasifs : volumes globalement stables sur la période, avec un ralentissement progressif des ventes de corindons dans les applications abrasives comme réfractaires ;

> Minéraux pour Filtration : volumes stables sur la période.

Le résultat opérationnel courant est en forte hausse, de + 24,3 %, à 95,4 millions d'euros.

Ce progrès (+ 18,7 millions d'euros) et la hausse de la marge opérationnelle (15,9 %, contre 15,3 % en 2004), malgré les effets de périmètre, s'expliquent par la nette amélioration du couple prix/mix produits et la gestion rigoureuse des coûts fixes de production. Ces facteurs ont plus que compensé la forte inflation des coûts externes (énergie et matières premières) et un léger repli global des volumes, enregistré principalement sur la seconde partie de l'exercice.

Dans les minéraux pour réfractaires, le Groupe continue de moderniser et d'améliorer l'efficacité industrielle de ses unités de production. Les nouveaux équipements de l'usine d'Andersonville (Géorgie, Etats-Unis) fonctionnent conformément aux attentes techniques et économiques. Ils permettent d'améliorer sensiblement les coûts logistiques. Dans l'usine d'andalousite de Glomel (France), de nouveaux équipements plus performants de palettisation et d'emballage ont été installés. En Afrique du Sud, la décision a été prise d'ouvrir en 2006 un nouveau gisement d'andalousite.

Dans les minéraux pour abrasifs, Imerys a réalisé en 2005 d'importants investissements. A Zschornewitz (Allemagne), la capacité de production de produits spéciaux a augmenté et une nouvelle unité de production de poudres abrasives fines a été installée. La construction d'une nouvelle usine de poudres abrasives ultrafines, qui devrait entrer en production fin 2006, a démarré à Villach (Autriche). Toujours à Villach, un nouveau laboratoire regroupe, depuis 2004, l'ensemble des équipes de Recherche & Technologie dans les minéraux pour réfractaires et abrasifs. Désormais totalement opérationnel, ce laboratoire favorise le partage des compétences et accélère le développement des innovations.

World Minerals, leader mondial des minéraux pour filtration (diatomite et perlite), a rejoint Imerys mi-juillet. Basée en Californie, la société réalise un chiffre d'affaires annuel d'environ 300 millions de dollars américains à partir de réserves minérales de qualité et d'une solide base industrielle : 23 usines aux Etats-Unis, en Amérique latine (Mexique, Chili, Brésil), en Europe (France, Italie, Espagne, Turquie) et en Chine.

Cette acquisition, pour une valeur d'entreprise de 211,5 millions d'euros, permet à Imerys d'entrer sur le marché de la filtration des liquides. Elle complète en outre la large gamme de minéraux du Groupe sur les segments de la peinture ou des plastiques (kaolins, carbonates de calcium, ...).

Depuis son acquisition, les atouts stratégiques de World Minerals et le potentiel d'amélioration de ses résultats ont été confirmés. Les actions nécessaires à l'exploitation de ce potentiel ont d'ores et déjà été initiées.

A 27,4 millions d'euros en 2005 (96 % des amortissements), les investissements industriels sont en hausse par rapport à 2004 (19,9 millions d'euros).

EVENEMENTS RECENTS

Le 28 février 2006, Imerys a conclu l'acquisition du groupe français AGS. Situé à Clérac (Charente-Maritime), celui-ci a réalisé un chiffre d'affaires d'environ 50 millions d'euros en 2005. A partir de ses réserves minières, il produit des argiles, dont il calcine une très grande partie (chamottes et métakaolins) avant de les vendre principalement dans les marchés réfractaires et sanitaires. AGS est désormais intégré à la branche Réfractaires, Abrasifs & Filtration d'Imerys.

RESSOURCES HUMAINES ET DEVELOPPEMENT DURABLE

A fin décembre 2005, les effectifs du Groupe sont de 15 934 (contre 14 088 à fin décembre 2004), reflétant notamment les acquisitions de l'exercice.

Au cours de l'année, les équipes de gestion des ressources humaines ont été fortement sollicitées par les acquisitions et réorganisations industrielles que le Groupe a connues. Elles ont accru leurs efforts en matière de recrutement et de mobilité interne, domaines fondamentaux pour intégrer rapidement des ensembles complexes.

Afin d'appuyer ces efforts, ces équipes ont été renforcées, l'objectif étant de toujours mieux motiver et fidéliser les collaborateurs. Parallèlement, les outils de gestion ont été affinés ou mis en place dans l'ensemble du Groupe concernant l'évaluation de la performance, le développement des carrières et la formation de nos équipes.

Le Groupe a poursuivi en 2005 sa démarche de Développement Durable, avec la création d'un outil de reporting unique qui lui permet de mieux mesurer sa performance non financière dans les domaines de l'environnement, de l'hygiène & sécurité, et des ressources humaines. L'organisation du premier challenge interne Développement Durable, destiné à valoriser les initiatives des différentes branches a également marqué cette année. La publication du second rapport Développement Durable doit intervenir à l'été 2006. Il fera le point sur les différentes actions mises en oeuvre et portera sur un périmètre très sensiblement élargi.

GOUVERNEMENT D'ENTREPRISE ET ORGANISATION

Au cours de l'année 2005, l'organisation d'Imerys a évolué avec le retour à un mode de direction à Conseil d'Administration dissociant les fonctions de Président et de Directeur Général. Cette modification, qui préserve la séparation de ses organes de contrôle et de gestion, permet au Groupe de poursuivre la mise en oeuvre des meilleures pratiques de Gouvernement d'Entreprise. Aimery Langlois-Meurinne a été nommé Président, et Gérard Buffière Directeur Général.

Par ailleurs, le Groupe a poursuivi l'optimisation et la formalisation de ses dispositifs de contrôle interne. Ce chantier majeur a, parmi ses objectifs, d'améliorer encore la qualité de son information stratégique et financière.

Enfin, une charte intérieure régissant le fonctionnement du Conseil d'Administration a été adoptée en 2005, dans un souci de progrès permanent et de suivi actif des évolutions réglementaires.

Leader mondial de la Valorisation des Minéraux, Imerys est présent dans 43 pays avec plus de 250 implantations et réalise plus de 3 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2005. A partir de minéraux qu'il extrait et transforme depuis ses réserves de qualité rare, le Groupe développe pour ses clients industriels des solutions qui améliorent leurs produits ou leurs processus de production. Ses produits trouvent de très nombreuses applications dans la vie quotidienne : bâtiment, produits d'hygiène, papiers, peintures, plastiques, céramiques, télécommunications, filtration de liquides alimentaires,...

Relations Investisseurs : Isabelle Biarnès - +33-01-49-55-63-91/66-55 Contacts Presse : Isabelle Biarnès - +33-01-49-55-63-91/66-55 Matthieu Roquet-Montégon - +33-06-16-92-80-65

ANNEXE Imerys - Comptes Consolidés 2005 COMPTE DE RESULTAT CONSOLIDE (millions d'euros) 2005 2004 Chiffre d'affaires 3 045,2 2 870,5 Autres produits de l'activité 20,3 20,4 Produits des activités ordinaires 3 065,5 2 890,9 Matières premières et achats consommés (1 055,4) (1 016,0) Variation des stocks de produits en cours et finis et 36,9 11,5 production immobilisée Charges externes (762,5) (681,1) Charges de personnel (621,2) (568,1) Impôts et taxes (39,9) (38,3) Amortissements et pertes de valeur (185,3) (163,0) Variation nette des provisions d'exploitation 22,4 2,5 Autres produits et charges d'exploitation (26,5) (16,6) Résultat opérationnel courant 434,0 421,8 Autres produits opérationnels 93,5 - Autres charges opérationnelles (96,2) (45,6) Autres produits et charges opérationnels (2,7) (45,6) Résultat opérationnel 431,3 376,2 Produits des placements 5,2 4,3 Charge d'endettement financier brut (48,0) (38,6) Charge d'endettement financier net (42,8) (34,3) Autres produits et charges financiers (4,5) (5,1) Résultat financier net (47,3) (39,4) Impôts sur le résultat (76,5) (97,5) Quote-part des résultats nets des entreprises 4,6 3,4 associées Résultat net 312,1 242,7 Résultat des intérêts minoritaires (2,7) (2,7) Résultat net, part du Groupe 309,4 240,0 dont : Résultat net courant, part du Groupe 287,6 261,2 Autre résultat net, part du Groupe 21,8 (21,2) Résultat net courant par action 4,53 4,12 Résultat net par action 4,88 3,79 Résultat net dilué par action 4,83 3,76 Taux de change moyen euro/USD 1,2447 1,2426

BILAN CONSOLIDE Imerys - Comptes Consolidés 2005 ACTIF CONSOLIDE 2005 2004 (millions d'euros) Goodwill 815,3 560,1 Autres immobilisations incorporelles nettes 35,8 29,0 Actifs miniers 497,2 459,0 Autres immobilisations corporelles nettes 1 276,6 1 053,4 Participations dans les entreprises associées 31,9 25,9 Actifs financiers disponibles à la vente 16,0 13,8 Autres actifs financiers 10,3 11,7 Autres créances et autres actifs 13,9 19,7 Impôts différés actif 34,6 30,0 Total actif non courant 2 731,6 2 202,6 Stocks 475,8 399,5 Créances clients et comptes rattachés 590,3 494,5 Instruments financiers actif 66,7 63,2 Valeurs mobilières de placement et autres actifs 61,0 96,3 financiers Trésorerie et équivalents de trésorerie 134,7 66,6 Autres créances et autres actifs 99,1 91,6 Total actif courant 1 427,6 1 211,7 TOTAL ACTIF CONSOLIDE 4 159,2 3 414,3 PASSIF CONSOLIDE ET CAPITAUX PROPRES 2005 2004 Capital 127,9 126,9 Primes 219,5 204,9 Réserves 1 015,2 781,7 Résultat net 309,4 240,0 Capitaux propres part du Groupe 1 672,0 1 353,5 Intérêts minoritaires 14,2 9,1 Capitaux propres 1 686,2 1 362,6 Provisions pour avantages du personnel 237,1 195,5 Autres provisions 161,0 150,0 Emprunts et dettes financières 943,1 940,6 Autres dettes 33,2 24,2 Impôts différés passif 76,4 83,2 Total passif non courant 1 450,8 1 393,5 Provisions 12,8 12,0 Dettes fournisseurs et comptes rattachés 313,1 273,7 Impôts exigibles sur le résultat 13,8 10,0 Instruments financiers passif 23,1 9,7 Dettes financières 423,0 144,0 Concours bancaires 13,6 20,6 Autres dettes et autres passifs 222,8 188,2 Total passif courant 1 022,2 658,2 TOTAL PASSIF CONSOLIDE ET CAPITAUX PROPRES 4 159,2 3 414,3 Dette nette 1 140,0 889,8 Taux de change de clôture euro/USD 1,1797 1,3621

Imerys - Comptes Consolidés 2005

TABLEAU DES FLUX DE TRESORERIE CONSOLIDES (millions d'euros) 2005 2004 Flux de trésorerie provenant des activités opérationnelles Flux de trésorerie généré par les opérations 587,8 582,8 Intérêts payés (60,1) (51,3) Impôts sur le résultat payés sur marge opérationnelle (105,5) (131,1) et résultat financier Dividendes reçus 1,9 1,5 Flux de trésorerie généré par les autres produits et (30,4) (18,3) charges opérationnels Flux de trésorerie provenant des activités 393,7 383,6 opérationnelles Flux de trésorerie provenant des activités d'investissement Acquisitions d'immobilisations corporelles et (251,0) (194,3) incorporelles Acquisitions de titres de participation sous déduction (271,0) (50,2) de la trésorerie acquise Acquisitions d'actifs financiers disponibles à la - - vente Cessions d'immobilisations corporelles et 25,8 13,6 incorporelles Cessions de titres de participation sous déduction de 144,5 13,1 la trésorerie cédée Cessions d'actifs financiers disponibles à la vente 1,5 0,1 Variation nette des immobilisations financières 4,7 (0,2) Intérêts encaissés 3,8 2,1 Flux de trésorerie provenant des activités (341,7) (215,8) d'investissement Flux de trésorerie provenant des activités de financement Augmentation (réduction) de capital 15,6 (13,1) Cessions (acquisitions) d'actions propres (38,2) 6,3 Dividendes versés à la société mère (95,0) (79,3) Dividendes versés aux intérêts minoritaires (1,4) (0,5) Emission d'emprunts 2,9 354,4 Remboursement d'emprunts (100,9) (171,7) Variation nette des autres dettes et valeurs 235,7 (267,5) mobilières de placement Flux de trésorerie provenant des activités de 18,7 (171,4) financement Variation de la trésorerie et équivalents de 70,7 (3,6) trésorerie Trésorerie et équivalents de trésorerie au début de 46,0 50,9 l'exercice Variation de la trésorerie et équivalents de 70,7 (3,6) trésorerie Incidence de la variation des taux de change 4,8 (1,3) Incidence des changements de principes comptables (0,4) - Incidence des variations de périmètre - - Trésorerie et équivalents de trésorerie à la fin de 121,1 46,0 l'exercice Trésorerie et équivalents de trésorerie 134,7 66,6 Concours bancaires (13,6) (20,6) Trésorerie et équivalents de trésorerie à la fin de 121,1 46,0 l'exercice ---------------------------------

(1) Résultat opérationnel courant divisé par capitaux investis moyens (y compris écarts d'acquisitions).

(2) EBITDA moins impôts sur le résultat opérationnel courant.

(3) Résultat opérationnel courant plus dotation aux amortissements et provisions.

(4) Cash flow opérationnel courant moins investissements industriels payés et variation du besoin en fonds de roulement opérationnel.

(5)Cash flow libre opérationnel courant moins résultat financier net d'impôts et variation des autres éléments du BFR et des éléments non monétaires (impôts différés et provisions financières).

Imerys
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