ANOVO : déclaration de Christian Guilbert, Président de Genesis Partners
PARIS, June 19 /PRNewswire/ -- Christian Guilbert, Président de Genesis Partners rappelle sa position sur l'augmentation de capital d'ANOVO. Il apporte son plein soutien au plan stratégique de l'entreprise et appelle les actionnaires à contribuer au redressement financier d'ANOVO.
Déclaration de Christian Guilbert, Président de Genesis Partners:
<< Genesis Partners, créée pour la circonstance, a racheté, en décembre 2008, pour 4,5 MEUR, une créance de 15 MEUR que des banques détenaient sur ANOVO parce que cette société se trouvait, à ce moment, fragilisée par un endettement trop fort. En la rachetant et en l'incorporant au capital, je réglais une partie du problème le plus urgent. ANOVO, c'est une société industrielle française avec des filiales majoritairement européennes, ce sont 6.000 salariés qui y travaillent au quotidien et je me suis senti concerné par ce projet qui permettait d'apporter des solutions et de sauvegarder des emplois. J'ai, en effet, la chance de pouvoir m'engager dans des investissements de long terme sans exigence de retour rapide. De plus, son activité s'inscrit parfaitement dans les préoccupations actuelles, que je partage, de développement durable, de régénération des produits ou de destruction dans des filières contrôlées. Enfin, je souhaitais développer, comme je l'ai toujours fait, une politique active d'association de tous les salariés, au travers d'un FCPE, au développement futur de l'entreprise, clé de sa réussite. Je crois que cette réussite passe par la stabilisation de l'actionnariat autour d'un actionnaire de référence, capable de se projeter dans l'avenir.
La contestation de certains actionnaires face à cette opération d'augmentation de capital a surtout porté sur la problématique de dilution. Le conseil d'ANOVO y a répondu en attribuant gratuitement des Bons de Souscription d'Actions (BSA) qui permettent aux actionnaires actuels de garder une part significative du capital dans des conditions financières équivalentes à celle de l'opération Genesis Partners. Après exercice de ces bons, ma participation sera ramenée de 48% à 24 %.
Le premier actionnaire d'ANOVO, Monsieur Jean de la Villardière, qui détient 12 % du capital, l'a bien compris puisqu'il vient de déclarer qu'il soutenait l'opération (voir la vidéo : http://www.eurobusinessmedia.com/media/090618villardiereWmp.html). Comme c'est lui qui, après moi, a le plus investi dans cette affaire sur les derniers mois, je pense qu'il sait ce qu'il fait et que son objectif est de rentabiliser cet investissement industriel dans un secteur qu'il connait bien. Entre autres, je pense qu'il a bien compris qu'en incorporant la dette au capital, c'est l'entreprise qui s'enrichit de 15 MEUR. En cas d'exercice des BSA, c'est un apport total de fonds propres de 32 MEUR dont 17 MEUR en trésorerie qui assure le sauvetage de l'entreprise.
Le projet alternatif, piloté par Monsieur Likierman, se caractérise surtout par l'absence de tout plan industriel et financier. Monsieur Likierman est un homme de négoce, pas un industriel et il a déjà des difficultés à gérer ses propres affaires. J'en veux pour preuve qu'il licencie dans ses sociétés.
Monsieur Likierman veut changer l'équipe dirigeante qui a bien restructuré l'entreprise, réalise de bonnes performances et vient de présenter des comptes semestriels encourageants. Il ne veut pas d'une augmentation de capital qui est, plus que jamais, nécessaire, la repoussant aux calendes grecques et sans la garantir. Il ne résout donc aucun des problèmes de l'entreprise, et notamment n'apporte aucun éclairage sur la manière dont il compte financer l'échéance de septembre qui s'élève à 8,4 MEUR. C'est une attitude irresponsable qui pénalise l'entreprise, inquiète ses clients et ses fournisseurs. Ceux qui, aux côtés de Monsieur Likierman, trompent les actionnaires doivent réfléchir aux conséquences de leurs actes et se demander ce que vaudront les actions ANOVO si l'assemblée du 30 juin ne rétablit pas l'équilibre financier de la société. >>


