Groupe SEB : Rapport de gestion au 31 mars 2008 INFORMATION FINANCIERE TRIMESTRIELLE
Regulatory News:
Groupe SEB (Paris:SK) (ISIN:FR0000121709)
Faits marquants du 1er trimestre
Environnement général
Le 1er trimestre 2008 a été marqué par un environnement économique général qui est resté très favorable aux mois de janvier et février, dans la lignée de l’exercice 2007, et qui s’est tendu dans quelques pays en mars. En comparaison avec un début d’année 2007 vigoureux (croissance organique des ventes du Groupe de 9,2%), il se termine sur une performance très satisfaisante (croissance organique de 8,5%). Cette dernière s’appuie sur le maintien d’un bon niveau de consommation dans la grande majorité des marchés entraînant des ventes accrues et de qualité. Elle est nourrie par la poursuite d’un intérêt notable pour les marques, par le succès des innovations produits et par la réussite des approches en partenariats, qui font désormais partie du paysage en petit équipement de la maison.
Pour autant, les deux enjeux majeurs qui prévalent depuis 2 ans sont toujours de mise :
- Au plan monétaire, la dépréciation de plusieurs devises importantes dans le fonctionnement du Groupe face à l’euro s’est poursuivie voire amplifiée. Sur la base des cours moyens du 1er trimestre 2008 par rapport au 1er trimestre 2007, le dollar américain a perdu 12% de sa valeur, le rouble 5%, le won coréen 15%, le peso mexicain 11% de même que la livre sterling (11%)… alors que la livre turque et le yen montraient une stabilité fragile et que le real brésilien s’appréciait de 4% supplémentaires. Ces évolutions monétaires se traduisent sur les ventes du Groupe par un impact devises -18 M€, contre -19 M€ sur les trois premiers mois de 2007. A cet effet négatif de conversion en euros des ventes réalisées par le Groupe dans plusieurs de ses grands marchés internationaux s’ajoute un enjeu de compétitivité, car si l’euro fort favorise le Groupe dans ses achats de matières et de composants, il est préjudiciable à son activité export, encore majoritairement issue d’Europe occidentale. Comme 2007, l’année 2008 démarre donc dans un contexte monétaire tendu.
- L’environnement matières premières, notamment pour ce qui est des métaux, reste marqué par des prix élevés, même si le phénomène de hausse continue semble s’être calmé. Ainsi, avec un cours moyen de 2 730 $ la tonne au 1er trimestre 2008 (contre 2 800 $ au 1er trimestre 2007), le prix de l’aluminium s’est relativement stabilisé, à un niveau qui demeure toutefois élevé, proche des plus hauts historiques. Après les records atteints en 2007, le nickel (utilisé dans la composition des aciers inox) affiche un cours moyen de 28 860 $ la tonne sur les 3 premiers mois 2008, contre 41 450 $ sur la même période de 2007. Cette forte baisse est liée à une certaine reconstitution des stocks mondiaux due à une demande atténuée par le développement large « d’aciers alternatifs » utilisant moins de nickel. Le niveau de prix n’en reste pas moins très élevé. Côté cuivre (utilisé dans les articles culinaires et pour les moteurs), la situation est inverse avec une tendance inflationniste continue puisque le cours moyen du 1er trimestre 2008 s’établit à 7 760 $ contre 5 940 $ un an auparavant. Des stocks mondiaux bas, une demande forte ainsi que la spéculation expliquent ce mouvement de hausse, qui se poursuit. Les plastiques et les emballages, pour leur part, commencent à être impactés par la hausse du prix du pétrole. Du fait d’une politique de couvertures des 12 mois à venir, le Groupe ne ressent pas immédiatement les effets des évolutions de prix des métaux dans ses achats, effets qui sont en fait lissés dans le temps. L’impact est plus immédiat sur les achats de produits « sourcés », les fournisseurs répercutant de façon plus directe et rapide les hausses de prix des matières.
Intégration de Supor
Le 21 décembre 2007, à l’issue d’une Offre Publique Partielle d’Achat, le Groupe SEB a pris le contrôle à 52,74% de la société chinoise Supor dont il détenait déjà 30% du capital depuis le 31 août. Mise en équivalence à hauteur de 30% sur 4 mois en 2007, Supor est consolidée par intégration globale depuis le 1er janvier 2008 et le processus d’intégration de la société dans le fonctionnement du Groupe SEB a été engagé. Ce processus s’articule autour de 2 comités opérationnels :
- le Comité stratégique, composé des membres du Comité Exécutif du Groupe SEB et des principaux membres de la Direction Générale de Supor, définit et pilote les orientations stratégiques de Supor, d’une part, et détermine les axes prioritaires d’intégration d’autre part ;
- le Comité d’intégration, composé des membres de la Direction Générale de Supor, met en œuvre les décisions du Comité stratégique et réalise concrètement l’intégration.
Dans ce contexte, 10 projets stratégiques ont été retenus dont 6 sont prioritaires et doivent être menés à court terme :
- le développement export de Supor ;
- son expansion en Asie du Sud-Est ;
- les transferts mutuels de produits et de technologies entre Supor et le Groupe SEB, à la fois en articles culinaires et en petit électroménagers (2 projets distincts);
- l’ajustement de la politique de sous-traitance de Supor ;
- la stratégie industrielle adoptée.
Parallèlement, le processus comprend 6 projets d’intégration dont 5 sont prioritaires :
- la productivité des usines ;
- l’optimisation des achats ;
- l’intégration et l’homogénéisation des process Finance, Ressources Humaines et Systèmes d’Information (3 projets).
La mise en cohérence de ces process est d’ores et déjà en cours, et les échanges entre les équipes Groupe et locales de Supor ont démarré sur des bases fructueuses.
Division par 3 du nominal de l’action
Le Conseil d’Administration du 12 février a décidé de proposer à l’Assemblée Générale du 13 mai prochain de diviser le nominal de l’action SEB par 3, ce qui aura pour effet de faire passer ce nominal de 3€ à 1€. Si elle est approuvée par l’Assemblée, cette opération sera réalisée le 16 juin prochain, date à laquelle le cours de bourse de l’action SEB sera automatiquement divisé par 3.
En effet, l’action SEB cote depuis près de 18 mois à plus de 100 € et elle fait partie des valeurs les plus « chères » de l’indice SBF 120. Sa division par 3 amènera l’action SEB dans une fourchette de cotation plus attractive et accessible pour les actionnaires individuels qui investissent en Bourse et améliorera la liquidité du titre. Les actions nouvelles auront les mêmes droits que les actions anciennes quant aux droits de vote et aux droits à prime de fidélité. Pour l’actionnaire, l’opération est neutre, sans démarche, sans frais et sans conséquence sur la valeur de son portefeuille.
Activité
| En millions d’euros | T1 2007 | T1 2008 |
Variation 2008/ 2007 |
|||||
|
Parités
courantes |
Parités
constantes |
|||||||
| France | 124 | 141 | + 13,0 | + 13,0 | ||||
| Autres pays UE | 151 | 159 | + 5,4 | + 7,2 | ||||
| Amérique du Nord | 89 | 89 | + 0,6 | + 12,1 | ||||
| Amérique du Sud | 60 | 61 | + 1,3 | - 0,5 | ||||
| Europe Centrale, CEI, et autres pays | 138 | 153 | + 11,6 | + 13,5 | ||||
| Asie Pacifique | 51 | 122 | +137,0 | +144,4 | ||||
| TOTAL | 613 | 725 | + 18,2 | + 21,2 | ||||
Chiffres arrondis % calculés sur chiffres exacts
Le Groupe SEB a réalisé au 1er trimestre 2008 des ventes de 725 M€, en croissance de
18,2 % à parités courantes et de 21,2 % à parités constantes. Cette très forte progression inclut en fait plusieurs facteurs conjugués :
- La contribution sur 3 mois, pour un montant de 78 M€, de la société chinoise Supor nouvellement acquise fin 2007 et consolidée par intégration globale depuis le 1er janvier 2008 ;
- Un effet parités négatif de 18 M€ (-19 M€ au 1er trimestre 2007) provenant de la dépréciation de plusieurs devises de fonctionnement du Groupe face à l’euro et notamment du dollar américain, qui poursuit son affaiblissement, du rouble, du won coréen et de la livre sterling, non compensée par la nouvelle appréciation du real brésilien ;
- Une croissance organique, hors Supor, de 8,5 % (rappel : 9,2% au 1er trimestre 2007 et 8,6% sur l’année 2007) qui traduit le maintien d’une activité solide, malgré une base de comparaison élevée.
En proforma, c’est-à-dire en réintégrant l’activité de Supor au 1er trimestre 2007, la croissance est de 7,7% à parités courantes et de 10,4% à taux de changes constants.
La progression robuste du chiffre d’affaires à parités et périmètre constants est liée à des volumes de vente accrus et à une nouvelle amélioration du mix-produits, l’effet prix se limitant à un très léger raffermissement sur la période. Pour ce qui est des volumes, si, à structure constante, l’activité est stable en articles culinaires, elle est en revanche en nette hausse en petit électroménager, qui bénéficie des succès confirmés et de l’expansion géographique des nouveautés 2007 (aspirateur Silence Force, Dolce Gusto, friteuse Actifry…) malgré la contre-performance réalisée en ventilateurs en Amérique du Sud du fait d’une météorologie défavorable. Simultanément, la montée en gamme s’est poursuivie, la demande étant plus orientée vers des produits à valeur ajoutée (progression des générateurs vapeur par rapport aux fers vapeur, cafetières expresso plutôt que filtre, friteuse « sans huile » Actifry face aux friteuses traditionnelles…).
Les ventes sont en outre en progression sur la quasi-totalité des activités : seule la préparation des aliments marque un léger repli, tandis que le confort de la maison, pénalisé par les méventes de ventilateurs, recule plus fortement. Toutes les autres activités affichent une croissance satisfaisante voire vigoureuse. D’un point de vue géographique, hors Amérique du Sud, où le Groupe a souffert d’un démarrage lent, et Moyen-Orient, où il rencontre des difficultés de distribution, les ventes ont globalement été bien orientées dans la majorité des pays au 1er trimestre. Les marchés européens, notamment, ont continué à se comporter favorablement, avec un bon maintien de la demande, à l’exception de quelques tassements ciblés au mois de mars.
La répartition géographique détaillée a été légèrement actualisée depuis le début de 2008, afin de mettre plus en évidence la zone Asie-Pacifique, comprenant la Chine, qui prend désormais une place plus importante dans l’activité du Groupe. Plus précisément :
En France, au 1er trimestre 2008, le marché du petit électroménager est resté porteur et bien orienté à la fois en volume, avec des accroissements substantiels, en prix (très légère consolidation) et en mix-produits. La montée en gamme s’est en effet poursuivie et elle a continué à être favorable aux marques établies, qui ont encore renforcé leurs positions. C’est également le cas du Groupe SEB, qui, avec un chiffre d’affaires en hausse de 13% sur la période, a, certes, bénéficié de reports de décembre 2007, mais a aussi continué à gagner des parts de marché en s’appuyant sur ses produits phares : la friteuse « sans huile » Actifry, toujours plébiscitée par les consommateurs, l’aspirateur Silence Force dont le succès, fondé sur l’atténuation marquée de la nuisance du bruit, ne se dément pas, les machines à pain –avec une très belle performance du modèle Baguette-, Dolce Gusto, qui continue à gagner du terrain,… En parallèle, le Groupe a bénéficié d’un retour en force de produits plus classiques mais qui retrouvent une nouvelle vigueur, portés par des innovations (fonctionnalités, spécificités et design) et par des opérations marketing : ainsi, les cuiseurs vapeur, fers et générateurs vapeur, par exemple, ont vu leurs ventes progresser sensiblement voire fortement. En revanche, l’activité est contrastée en ce début d’année en articles culinaires, où la croissance en produits de cuisson anti-adhésifs est compensée par
un repli en autocuiseurs et en moulerie ; elle est également plus difficile en produits conviviaux et en soin de la personne, où l’offre doit être re-dynamisée face à une concurrence très active.
Dans les autres pays de l’Union Européenne à 15, la croissance affichée de 7,2% à parités constantes (+4,8% en croissance organique, hors effet Supor) est la résultante d’une situation un peu plus contrastée qu’en 2007, à la fois par pays et d’un point de vue calendaire, avec un mois de mars sensiblement ralenti voire en baisse sur plusieurs marchés. La performance, globalement soutenue, diffère selon les pays : la dynamique est ainsi forte en Espagne, avec des reconquêtes de référencements et une activité tonique sur les nouveaux produits et les partenariats (Nespresso et Dolce Gusto, essentiellement) ; le développement rapide se poursuit en Grèce et en Suisse, sur l’ensemble de l’assortiment présent sur ces marchés et la progression demeure très satisfaisante en Autriche. En Italie, du fait d’une conjoncture plus tendue et de la non-récurrence, au 1er trimestre 2008, d’une opération commerciale ponctuelle de début 2007, le chiffre d’affaires s’établit en légère baisse à structure constante. En Allemagne, après un début d’année solide, les ventes du Groupe ont été pénalisées en mars par une dégradation soudaine du marché, caractérisée par une chute brutale de la demande et une agressivité concurrentielle accrue, qui a limité la croissance. En Belgique, aux Pays-Bas et au Portugal, le chiffre d’affaires réalisé est quasiment stable, le contexte de marchés durci étant compensé par les succès avérés des produits phares comme Actifry, Dolce Gusto, Silence Force ou encore des machines à pain, qui marquent des avancées remarquables. Enfin, au Royaume-Uni, après une année 2007 très difficile, l’activité du Groupe marque un rebond significatif au 1er trimestre 2008 à taux de change constant, rebond qu’il est toutefois aléatoire d’extrapoler car il reflète davantage l’impact de promotions spéciales en articles culinaires et de quelques succès spécifiques (Actifry, Dolce Gusto, Quick Cup…) qu’une amélioration d’un marché toujours très tendu et orienté vers les prix bas.
En Amérique du Nord, la croissance s’établit à 12,1% à parités constantes, contre +0,6% à parités courantes, du fait principalement de la dépréciation du dollar face à l’euro, l’affaiblissement du peso mexicain ayant un impact plus négligeable. La croissance organique s’établit pour sa part à 7,3 %. A l’instar de 2007, la situation reste contrastée selon les pays et selon les marques. Aux Etats-Unis, où le Groupe a réorganisé et segmenté ses activités en janvier, le contexte de consommation est morose et la dégradation du marché immobilier affecte entre autres les achats d’équipement de cuisine. Le Groupe y réalise pourtant une progression satisfaisante de ses ventes à structure et parités constantes qui s’appuie sur trois piliers de cœur de gamme : un net redressement de T-fal en articles culinaires qui traduit le bon accueil par la distribution du repositionnement vers le haut de la marque, une nouvelle dynamique de croissance chez Rowenta tirée par les générateurs vapeur et un bon démarrage de la gamme Emeril by T-fal en petit électroménager (cuiseur vapeur, friteuse…). L’activité de Mirro WearEver reste sur le 1er trimestre en repli : si la marque WearEver prend progressivement le relais de T-fal en début de cœur de gamme, Mirro n’a pas encore réussi à refaire sa place en entrée de gamme, dans un marché particulièrement agressif. En haut de gamme, l’activité de Krups reste en repli sur la période mais le lancement de Beertender sur le marché américain au mois de mars engendre une très forte poussée des ventes en fin de trimestre, de bon augure pour les mois à venir. All-Clad, pour sa part, enregistre un début d’année en retrait face à un 1er trimestre 2007 plutôt fort malgré le lancement réussi de nouvelles gammes avec des retombées satisfaisantes en mars. Hors USA, les performances du Groupe sont également hétérogènes : au Canada, les ventes reculent dans un contexte de marché difficile mais pourtant ouvert à l’émergence de niches haut de gamme, comme l’attestent les excellents résultats des marques premium du Groupe, et en particulier d’All-Clad et de Krups, tandis que Rowenta aussi progresse. Au Mexique, si la dynamique de marché change avec,
notamment, une forte orientation café, la croissance du Groupe se poursuit à un rythme rapide, amplifié au 1er trimestre par une opération commerciale spéciale dans le cadre d’un programme de fidélité.
En Amérique du Sud, le 1er trimestre 2008 s’achève sur un repli de 0,5% des ventes à taux de change constants et marque une rupture avec plusieurs années de croissance solide ininterrompue. Dans la pratique, cette quasi-stabilité est très largement imputable à l’activité brésilienne du Groupe (-2,5% à parités constantes, +1,2% à parités courantes), fortement pénalisée par la mévente de ventilateurs due à une météorologie défavorable au 1er trimestre. Hors cette situation particulière sur les ventilateurs, Arno a su défendre ses parts de marché au Brésil sur l’ensemble de ses produits phares (cafetières, blenders, sandwich makers, machines à laver semi-automatiques…) et Panex a progressé de manière satisfaisante, dans un environnement concurrentiel pourtant avivé : appréciation du real facilitant les importations de produits asiatiques à bas prix, montée en puissance de la grande distribution moderne et concentration accrue des circuits traditionnels, arrivée de nouveaux entrants sur le marché, agressivité commerciale exacerbée des concurrents... Dans le même temps, le Groupe poursuit son développement au Venezuela, s’appuyant sur la bonne tenue de la consommation mais évoluant dans un contexte politico-économique qui se tend, notamment avec la Colombie. Celle-ci connaît au demeurant un ralentissement assez marqué de la demande, qui, conjugué à la problématique météorologique sur les ventilateurs, se traduit par une baisse du chiffre d’affaires du Groupe dans ce pays. En Argentine et au Chili en revanche, l’élargissement de l’offre produits dans un environnement plus porteur qu’auparavant engendre une progression des ventes.
En Europe Centrale, CEI et dans les autres pays (Turquie et autres pays du Moyen-Orient, Afrique), le Groupe réalise 21% de ses ventes consolidées. Depuis plusieurs années, cette zone se caractérise par une très forte dynamique (+20,5% à parités constantes en 2007), qui s’est poursuivie au 1er trimestre 2008 avec les spécificités suivantes :
- En Europe Centrale (Pologne, Slovaquie, Tchéquie, Bulgarie…), la frénésie de consommation et d’équipement ne s’est pas démentie et le Groupe continue à asseoir ses positions en élargissant encore son spectre produits et en introduisant avec succès ses produits phares actuels : lancé en Tchéquie et en Slovaquie, Dolce Gusto y connaît ainsi un développement rapide, très encourageant pour le lancement en septembre en Pologne. Le développement continu des grandes chaînes de distribution occidentales constitue un relais de croissance additionnel sur ces marchés en plein essor.
- En CEI, malgré la dépréciation du rouble qui renchérit les produits d’importation, le Groupe achève le 1er trimestre sur une croissance robuste, fondée sur une activité très soutenue sur l’ensemble de la gamme et sur le développement réussi d’Actifry, des machines à pain et des fours à micro-ondes. Dans ce contexte très porteur, il a cependant volontairement limité ses ventes à certains de ses clients russes en situation fiscale incertaine. Parallèlement, il enregistre une progression sans précédent de son activité en Ukraine où la demande atteint des records.
- En Turquie, dans un environnement monétaire plutôt stable et dans un contexte de marché porteur mais très concurrentiel, relayé par une distribution en pleine mutation, le Groupe signe au 1er trimestre une très belle performance. Celle-ci couvre une large part de son offre produits et confirme le redressement engagé au second semestre 2007, s’appuyant notamment sur le succès des 156 Tefal shops présents sur le territoire.
- Au Moyen-Orient en revanche, malgré une demande croissante, l’activité du Groupe est en recul marqué du fait de la défaillance ponctuelle de son principal distributeur en Arabie Saoudite et des effets de l’embargo en Iran.
En Asie-Pacifique (Chine, Asie du Sud-Est, Japon, Corée, Australie…), le Groupe réalise au 1er trimestre 2008 près de 17% de son chiffre d’affaires, contre seulement 7% sur l’année 2007. Cette zone est désormais isolée afin de mettre en exergue le nouveau poids de l’activité du Groupe en Chine après l’acquisition de Supor. Sur la base de ce nouveau découpage, les ventes réalisées dans la région Asie-Pacifique avaient progressé en 2007 de 7% environ. Au 1er trimestre 2008, la croissance excède 144% à parités constantes du fait du changement de périmètre, et elle s’établit à 10,7 % sur la zone à structure et taux de change constants avec en particulier :
- Une accélération de la dynamique en Corée, en dépit de la baisse du won, portée notamment par un vrai renouveau en articles culinaires ;
- De nouvelles avancées en Australie en en Nouvelle-Zélande, où le Groupe progresse plus vite que les marchés et renforce ses positions en articles culinaires, en générateurs vapeur et en cuiseurs vapeur ;
- Une bonne tenue des ventes au Japon, avec une mention spéciale pour les autocuiseurs, qui au 1er trimestre bénéficient d’une grande campagne gouvernementale sur les économies d’énergie ; l’environnement monétaire reste néanmoins pénalisant pour le Groupe.
- Une forte progression en Malaisie, où le Groupe est bien armé face à une demande en forte croissance.
En Chine, l’activité de Supor, non présente dans les ventes en 2007, a connu une croissance de plus de 30 % au cours du 1er trimestre, s’inscrivant dans la ligne des performances de 2007. Elle est fortement tirée par le développement de l’activité petit électroménager, en plein essor.
Indicateurs économiques
Marge opérationnelle
Le 1er trimestre se caractérise par des ventes traditionnellement modestes pour le Groupe (en moyenne, 21-22% des ventes annuelles) et cette saisonnalité basse a une incidence directe sur celle de la marge opérationnelle du fait de l’annualisation de certaines charges, et notamment des frais de structure. Les 3 premiers mois de l’exercice ne sont donc pas représentatifs de l’activité et des performances de l’année.
A fin mars 2008, la marge opérationnelle s’élève à 73,5 M€, en croissance de 73 % par rapport aux 42,6 M€ du 1er trimestre 2007. Elle inclut une contribution de Supor d’un montant de 7,3 M€.
Dans un contexte de prix toujours élevés des matières premières, les achats du Groupe restent encore pénalisés, avec un surcoût de 1 M€ sur les achats directs de matières premières (la politique de couverture pratiquée limite les effets de la hausse). L’amélioration de la marge opérationnelle provient essentiellement de la croissance organique des ventes et notamment de la bonne gestion du mix-produits, l’effet prix restant positif mais à une échelle beaucoup plus modeste que les trimestres précédents, reflétant une concurrence accrue dans certains pays européens. S’y ajoutent l’impact positif des devises (7 M€ au total, très largement liés au dollar) et un strict contrôle des coûts : les frais variables sont maîtrisés et les frais fixes stabilisés, conduisant à une rentabilité à fin mars en net progrès. Celle-ci donne au Groupe les moyens de continuer à soutenir sa croissance future à travers, en particulier, un nouvel accroissement de ses investissements publicitaires, et ce, dès le second trimestre, pour la fête des mères.
Structure financière
Au 31 mars 2008, la dette financière s’établit à 489 M€, en hausse de 138 M€ par rapport au 31 mars 2007. Cette hausse traduit l’impact du financement par endettement de l’acquisition de Supor, intervenu en totalité au second semestre 2007, atténué par l’effet du désendettement. En la matière, la bonne tendance enregistrée fin 2007 a été poursuivie avec un désendettement au 1er trimestre 2008 de 97 M€, reflétant les efforts continus réalisés sur la gestion du besoin en fonds de roulement en général, et sur les stocks en particuliers.
Sur la base de fonds propres à 960 M€ au 31 mars, le ratio d’endettement s’établit à 51%, représentatif du niveau annuellement bas de l’endettement à la fin du mois de mars, qui constitue au demeurant le point minimum de l’année en la matière. La structure financière du Groupe reste donc très confortable.
Faits nouveaux depuis le 31 mars 2007
Le 28 avril 2008, inauguration de la nouvelle usine de Supor au Vietnam.
Perspectives
Dans un environnement qui montre quelques signes de durcissement en fin de trimestre, le Groupe reste confiant dans sa capacité à capitaliser sur ses atouts stratégiques pour générer de la croissance organique en 2008 et poursuivre l’amélioration de sa rentabilité. C’est dans ces conditions, et en continuant à investir en Recherche et Développement ainsi qu’en marketing et publicité pour promouvoir ses innovations, qu’il construira son avenir.
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