COMMENT INVESTIR EN BOURSE
Les cinq règles à respecter pour réussir à faire fructifier un capital.
Investir en Bourse consiste à acheter des
valeurs (actions, obligations…) émises par des entreprises cotées en Bourse ou
par des institutions. On peut souscrire à des parts de fonds collectifs (sicav
et FCP) qui achètent ces valeurs.
Règle n°1 : acceptez les risques
La décision d’acheter des actions vous expose aux évolutions des cotations.
Celles-ci s’affichent en hausse ou en baisse selon les perspectives estimées
par les investisseurs sur la société et sur la conjoncture. Par exemple, une
action qui cote 100 euros voit son cours descendre à 95 (soit -5%). Cela
signifie que des actionnaires ont cédé leurs titres (parce qu’ils croient moins
au potentiel de la société) à des acheteurs qui, eux, à l’inverse, pensent que
cet investissement est intéressant. Avec les actions, on peut voir son capital
baisser jusqu’à 100% (en cas de faillite) ou progresser si l’entreprise réussit
ses projets de développement. On peut gagner sur la durée bien plus de 100%.
Investir en Bourse fait donc prendre un risque mais le potentiel de performance
peut dépasser largement les solutions de placement sans risques.
Règle n°2 : investissez dans une optique de long terme
Vous devez gérer un portefeuille dans une perspective de placement sur au
moins trois ans. Ne spéculez pas avec l’argent nécessaireà votre budget. Car
vous devez pouvoir traverser les inévitables retournements sans vous trouver
contraint de céder vos titres au pire moment. Investir «à long terme» ne
signifie pas qu’on doit conserver toujours longtemps ses actions. Car il
importe de savoir vendre pour prendre ses gains ou ses pertes en fonction de
l’évolution du potentiel de la société. Cette optique de long terme exige
d’apprécier la performance d’un portefeuille par-delà les satisfactions ou
déceptions ponctuelles.
Règle n°3: diversifiez votre portefeuille
Le Revenu a toujours recommandé de gérer son actif boursier avec la «méthode
des cinq postes» : actions françaises et européennes (entrant dans un PEA
défiscalisé), actions internationales, actions or et matières premières,
obligations et sicav monétaires. Ce qui répartit les risques. L’investisseur
qui ne souhaite pas assumer lui-même les choix préférera les sicav et fonds
communs de placement (FCP), gérés par des professionnels. Cette gestion
collective permet de plus une diversificationgéographique plus aisée (en raison
de la difficulté de surveiller et de s’informer sur les places financières
étrangères).
Règle n°4 : répartissez vos choix d’actions
Se constituer un portefeuille impose de pouvoir investir progressivement
environ 1500 euros sur au moins dix lignes, soit un investissement de 15000
euros. Cette règle permet de ne pas trop diluer les chances de gains et de
diminuer les risques de pertes. Ne concentrez pas tout votre actif sur un même
secteur d'activité, mais répartissez-le sur plusieurs, les plus porteurs.
Ajustez régulièrement votre portefeuille en fonction de l'évolution de la
conjoncture, sans vous laisser emballer par les constants –mais passagers–
phénomènes de mode ou d'excès. Il convient souvent de prendre position lors des
phases de doute. Un dicton à suivre: «Achetez au son du canon et vendez au son
du violon.»
Règle n°5 : sélectionnez votre intermédiaire avec soin
Pour l’ouverture d’un compte-titres, commencez par consulter votre banque et
analysez la concurrence. Renseignez-vous sur les conditions et frais (plus ou
moins motivants selon les établissements). Testez l’efficacité des modalités
interactives pour gérer votre portefeuille par Internet. Vous pourrez ainsi
intervenir en direct en Bourse pour saisir les meilleures opportunités.
A RETENIR :
Placer en Bourse exige beaucoup de méthode et de réalisme dans les décisions
d'achat et de vente. Ceux qui «jouent» prennent plus de coups qu'ils n'en font.
Seule la vision de ceux qui «investissent» à long terme, pour profiter de la
construction progressive des profits d'une entreprise, apporte de réelles
satisfactions durables.
LES TERMES CLÉS POUR COMPRENDRE NOS CONSEILS
Vendez/allégez votre position
Cédez tout («vendez») ou partie («allégez») des actions que vous détenez,
quelle que soit l’évolution du cours depuis votre achat, même si vous réalisez
une moins-value.
Ce conseil correspond à une anticipation négative. Une annonce faite par une
entreprise ou par un concurrent dans son secteur d’activité peut prendre à
contre-pied l’optimisme des analystes et justifier un changement de position.
Nous suggérons alors de vendre ou d’alléger selon l’importance du risque de
perturbation que nous expliquons dans notre analyse.
Renforcez
Achetez de nouveau des actions d’une société que nous avons recommandée
auparavant à un cours inférieur et dont nous estimons qu’elle conserve encore
du potentiel.
Opérez une moyenne en baisse
Achetez de nouveau une valeur déjà conseillée, mais à un cours inférieur. Ce
conseil permet de diminuer votre «prix de revient», c’est-à-dire votre cours
moyen d’achat de l’action (servant de référence également pour le calcul de la
plusvalue imposable).
Attention : une «moyenne en baisse» ne se conçoit que si vous considérez que la
baisse du cours de l’action est excessive par rapport au potentiel de
l’entreprise. En outre, cette opération ne doit pas vous conduire à surpondérer
le titre, c’est-à-dire à lui accorder une part trop importante dans votre
portefeuille.
Achetez/achetez à titre spéculatif
Investissez sur une valeur dans une perspective d’un à trois ans, ou plus.
Vous devez intégrer tout achat dans une diversification de votre portefeuille
selon les secteurs d’activité et la tendance de la conjoncture.
Un conseil «spéculatif» signifie qu’une éventuelle information peut doper
l’action (annonce de résultats meilleurs que prévu, opération de rachat, etc.).
Prenez vos bénéfices
Vendez une partie (ou tout pour une ligne de moins de 3000 euros) des
actions d’une société, en hausse depuis notre conseil d’achat, afin de
concrétiser vos plus-value. Cela lorsque le cours s’approche de l’objectif
prévu.
L’action… n’est pas chère/est à son prix/ est trop chère
La cherté d’une valeur ne dépend pas de son cours. Elle s’apprécie d’après
la perception des investisseurs sur les perspectives de profit de la société
dans son secteur d’activité. Les analystes utilisent essentiellement à cet
effet le ratio PER (price earning ratio), c’est-à-dire le rapport cours sur
bénéfice net par action anticipé pour l’année par les analystes.
LEXIQUE
Action.
Titre de propriété d’une part de capital d’une société. L’inscription sur
votre «compte-titres» établit ce droit de propriété.
Bourse.
La Bourse est un système qui reçoit et gère de façon informatique les
demandes d’achat et celles de vente sur les titres. Elle confronte ces ordres
de façon à établir un cours de Bourse qui traduit un accord entre un acheteur
et un vendeur sur la transmission des valeurs. La Bourse est gérée par une
entreprise privée cotée, Nyse Euronext.
Compte-titres.
Compte ouvert auprès d’un intermédiaire financier habilité à transmettre les
ordres en Bourse (banque, société de Bourse, Caisse d’Épargne, La Banque
Postale…).
Frais de Bourse.
Il s’agit des frais prélevés par votre intermédiaire sur vos ordres d’achat
ou vente. Vous supportez aussi des frais dits de «gestion» appliqués
annuellement ou par semestre sur le montant de votre portefeuille. Ces frais,
variables selon les intermédiaires et le mode de passage des ordres, sont
précisés par les «conditions tarifaires» mis à votre disposition.
Obligation.
Titre d’emprunt émis par une société privée ou publique ou par l’État.
L’inscription sur votre «comptetitres » établit ce droit de propriété.
SOURCE : LE REVENU
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