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La gestion collective propose de bons outils de diversification
d'un patrimoine: Les sicav et les fonds communs donnent accès à toute une gamme
déplacements, du monétaire à l'obligataire ou à l'indiciel.
Acheter
des actions de sicav ou de fonds communs de placement (FCP) revient à déléguer
la gestion de valeurs mobilières à des professionnels spécialisés et contrôlés
par l'AMF (Autorité des marchés financiers). Les sicav et les fonds communs
sont des portefeuilles d'actions, d'obligations et tous autres instruments
financiers. Ces placements entrent aussi bien dans un compte-titres classique
que dans un plan d'épargne en actions (PEA) ou un contrat d'assurance vie
multisupport. Sicav et FCP donnent accès à un très grand nombre de marchés et
de type d'instruments financiers dans le monde. Ils permettent de diversifier
un patrimoine financier, en proposant des placements au maniement peu aisé,
tels que les obligations, indexées ou non sur l'inflation, et autres instruments
de taux, les devises, ou les actions de sociétés de pays émergents (Brésil,
Russie, Inde, Chine, etc.). Le cadre réglementaire très strict qui régit la
gestion collective ne met certes pas les souscripteurs à l'abri des
performantes décevantes, voire médiocres. Il faut donc bien veiller au niveau
de risque correspondant au profil de gestion de ces placements : «dynamique»,
«équilibre» et «prudent».
Les
six familles de sicav et de fonds communs.
En
France, environ 8 000 sicav et fonds communs «actions» proposent des
portefeuilles d'actions françaises, d'actions de sociétés des pays de la zone
euro - et de la Communauté européenne - et d'actions d'entreprises cotées
d'autres zones géographiques (États-Unis, Japon, etc.). Les sicav «actions»
peuvent aussi détenir en portefeuille des titres de mines d'or et de
producteurs de métaux. Les sicav «obligations et autres titres de créance» sont
investies, elles, en obligations et tous autres instruments financiers
représentatifs de dette. Leurs actifs peuvent être libellés en euros ou en
devises internationales. La famille des sicav et fonds communs «monétaires»
regroupe des placements de court terme pour votre trésorerie. Attention : il
faut distinguer les sicav monétaires dites «régulières» des «dynamiques», qui
rapportent, en principe, bien plus que les taux du marché monétaire. Mais, en
réalité, elles s'avèrent bien plus risquées (lire l'encadré). Les sicav
«diversifiées» détiennent en portefeuille, à proportions variables, des
actions et des obligations. La famille des «sicav de fonds alternatifs» permet
d'investir dans des parts de fonds d'arbitrage (hedgefunds). Enfin, les
fonds dits «à formule» constituent des placements collectifs en valeurs
mobilières aux caractéristiques très diverses : capital et/ou coupons garantis,
avec promesse de plus-value, en fonction de l'évolution d'indices boursiers, de
cours de valeurs, etc.
Enrichir
un contrat d'assurance vie.
Les
contrats d'assurance vie en euros garantissent une grande sécurité des sommes
placées. Les contrats en unités de compte (sicav) ouvrent, eux, l'accès à des
placements plus rentables, mais plus risqués. Ces contrats d'assurance vie
«multisupport» permettent donc de bénéficier du régime fiscal privilégié de
l'assurance vie, tout en investissant dans des sicav ou des fonds «actions».
Certains courtiers en ligne proposent ainsi des contrats d'assurance vie
multisupport donnant accès à plus de 2 000 fonds.
Les frais. Les sociétés de gestion facturent des frais, à l'achat et à
la vente des actions de sicav et des parts de fonds communs. Le prix d'achat
est égal à la valeur liquidative, majorée d'une commission de souscription
(droit d'entrée), multipliée par le nombre de parts. Le prix de vente se calcule
en diminuant la valeur liquidative d'une commission de rachat (droit de
sortie), le tout étant proportionnel au nombre de parts vendues. Les autres
frais mentionnés dans le prospectus (frais de gestion, etc.) sont déjà inclus
dans la valeur liquidative. Si vous achetez des sicav d'une autre banque que la
vôtre, prévoir aussi des courtages et des frais de garde. Dans l'ensemble, les
courtiers en ligne prélèvent, eux, moins de frais et donnent accès à un choix
bien plus large de sicav.
La fiscalité. Les plus-values des sicav et des FCP sont taxées à 27%
(au-delà du seuil de 15 000 euros) dans un compte-titres ordinaire, mais des
seuls prélèvements sociaux (11%) après cinq ans dans un PEA, ou après huit ans
dans un contrat d'assurance vie (taxe de 7,5% au-delà d'un certain seuil).
OÙ trouver le prix des parts ? Les valeurs liquidatives des actions de
sicav et des parts de fonds communs sont accessibles sur le site Internet de
l'établissement qui les commercialise. Par ailleurs, sur son site (www.amf-france.org), l'AMF publie, depuis
2004, les valeurs liquidatives des sicav et fonds communs commercialisés en
France. Pour accéder à ces données mises à jour, en règle générale,
quotidiennement (base OPCVM Geco) : sur la page d'accueil du site de l'AMF,
cliquez sur «L'espace de l'épargnant» et ensuite sur la ligne «Consulter la
valeur liquidative d'un OPCVM». Ensuite, remplissez les cases «Nom de produit»
et «Société de gestion».
A.
C.
Peut-on bien protéger son capital contre l'inflation avec des
sicav ?
Les
sicav obligataires investies en emprunts d'État indexés sur l'inflation offrent
une bonne protection contre l'inflation. Ces placements obligataires doivent être
envisagés pour une période d'au moins trois ans. Pour l'instant, le risque
assez peu élevé de regain d'inflation en Europe a peu distingué leurs performances
de celles des sicav obligataires classiques. Aux États-Unis, les fonds indexés
sur l'inflation commencent à être très recherchés par les épargnants.
Faut-il investir dans les sicav et les fonds indiciels ?
La
concurrence des trackers (Exchange Traded Funds ou ETF) est rude. Les sicav et
les fonds communs dont la performance reproduit fidèlement un indice boursier,
obligataire, etc., prélèvent des frais de gestion qui les rendent moins
attrayants que les trackers. Car les ETF sont eux aussi des fonds indiciels,
cotés en Bourse, donc négociables à tout moment.
La souscription de sicav par abonnement est-elle intéressante ?
Les
banques à réseau et les courtiers en ligne proposent à peu près tous ce
service d'investissement. Il consiste en un versement automatisé, chaque mois
ou chaque trimestre, d'une somme forfaitaire (minimum 35 euros), qui est
investie dans les sicav et les fonds communs de l'intermédiaire. Outre qu'elle
permet de se constituer un capital sans avoir à transmettre d'ordres, la
souscription de sicav par abonnement peut alimenter un compte-titres
ordinaire, un PEA ou un contrat d'assurance vie multisupport.
Des placements monétaires à risque
A
priori, l'appellation sicav monétaire sous-entend qu'il y a une garantie
implicite du capital qu'on y investit pour des durées courtes, inférieures à un
an. Mais la tourmente actuelle des marchés de capitaux a mis en évidence les carences
d'information sur les risques réels pris par certaines sociétés de gestion pour
améliorer le rendement de sicav et fonds monétaires. Les plus exposés à la
crise déclenchée, cet été, par les crédits hypothécaires américains à risque
ont été certains fonds monétaires «dynamiques», notamment ceux gérés par Oddo,
BNP Paribas et Axa. Ces véhicules de placement, très investis en crédits hypothécaires
titrisés, ont dû, un temps, suspendre les rachats et les souscriptions. Les
trois établissements ont depuis rouvert ces fonds monétaires «dynamiques». Mais
certains investisseurs n'ont pas récupéré tout l'argent qu'ils y avaient placé
et d'autres devront encore patienter quelques mois pour s'en faire rembourser
tout ou partie. La crise de confiance dans ce type de placement est réelle car
nombre de sicav monétaires «régulières» n'ont pas eu non plus, ces derniers
mois, des performances dignes d'un placement supposé sans risque. À tel point
que nombre de grandes entreprises ne veulent plus placer leur trésorerie dans
des sicav monétaires et préfèrent acheter des certificats de dépôt ou des
billets de trésorerie d'émetteurs au-dessus de tout soupçon.
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