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La
découverte de l’épave du Titanic en 1985 avec Ifremer et Comex, la 1ère photo
finish couleur aux JO d’Atlanta en 1996, la numérisation de la première bible
de Gutenberg en 2000 en partenariat avec Xerox figurent parmi les faits d’armes
d’i2S. Créée en 1979, la PME bordelaise (12,3 millions de chiffre d’affaires en
2006 pour un résultat net de 687.000 euros) spécialisée sur les marchés de la
vision numérique lance son introduction sur Alternext. Pour Jean-Pierre
Gérault, le président du directoire, la croissance d’i2S doit être confortée
sur trois métiers bien différenciés. Les premières négociations du titre sont
prévues le 30 octobre.
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Pouvez-vous nous présenter brièvement les trois domaines
d’activité où vous intervenez ?
Jean-Pierre Gérault : Notre entreprise est structurée
autour de trois pôles : « Vision » pour 47% de notre chiffre d’affaires propose
des solutions innovantes de vision numérique grâce à des caméras intelligentes.
« DigiBook » pour 41% de notre activité a pour objet la numérisation du
patrimoine écrit. Il s’agit de scanner des documents reliés ou d’archive. Cette
activité est réalisée à 85% à l’international. Enfin « LineScan » (12% du CA)
pour le contrôle industriel, les systèmes d’inspection de surface pour produits
plats : le verre, les plastiques à forte valeur ajoutée etc. Cette dernière
activité est entièrement réalisée hors d’Europe, à 80% aux Etats-Unis et à 20%
en Chine.
Au total, comment se répartit votre chiffre d’affaires entre la France et
l’international ? Les zones géographiques où vous souhaitez vous renforcer ?
J-P.G : Aujourd’hui, nous réalisons la moitié de notre activité à
l’international. Au premier semestre 2007, le chiffre d’affaires à
l’international a progressé de 72% par rapport au premier semestre 2006. Les
Etats-Unis offrent des opportunités de développement importants mais l’Europe
aussi. Sans oublier la Chine avec LineScan où nous disposons déjà d’une unité à
Shanghai.
Qui sont vos principaux clients ?
J-P.G : Concernant Vision, nos principaux clients sont des grand
équipementiers comme Thales, Schlumberger, Canal+ etc. mais aussi des
laboratoires universitaires et de recherche scientifiques. Pour DigiBook, ce
sont les grandes bibliothèques, les centres d’archives et des prestataires de
services qui participent aux projets de numérisation. Pour LineScan, nos
clients sont des grands comptes américains (3M, General Electric Plastics etc.)
et chinois.
Pourquoi tentez-vous maintenant, 28 ans après la création de l’entreprise,
l’aventure de la Bourse ?
J-P.G : i2S a connu trois périodes distinctes : d’abord, nous avons
élaboré et commercialisé des composants que nous n’avons cessé d’améliorer. A
partir du milieu des années 1990, nous avons fabriqué nos propres produits
comme DigiBook. Au début des années 2000, nous avons lancé LineScan et l’avons
organisé en business unit à partir de 2003. Aujourd’hui, nous avons trois
divisions qui opèrent sur des marchés internationaux. Nous sommes dans une
phase d’accélération de la croissance à l’international. Nous avons besoin de
solidifier cette croissance par l’apport de technologies supplémentaires, de
métiers complémentaires, voire même par une augmentation de nos parts de
marché.
Combien comptez-vous lever ? Avez-vous des cibles bien définies en matière
de croissance externe ?
J-P.G : Nous sommes sur une augmentation de capital de 4,5 millions
d’euros sur une base de milieu de fourchette avec l’exercice possible d’une
clause d’extension de 15%. On peut estimer que 90% de cette somme sera
consacrée à une acquisition. Nous avons effectivement repéré des cibles,
notamment pour DigiBook et LineScan mais cela ne devrait pas se faire d’ici la
fin de l’année, plutôt dans le courant du premier semestre 2008.
Vos perspectives pour l’année 2007 ?
J-P.G : Elles sont favorables. Je rappelle qu'au premier semestre, nous
avons réalisé un chiffre d'affaires en hausse de 28,5%à 7,32 millions d’euros
et un résultat courant qui est passé de 133.000 à 644.000 euros.
Envisagez-vous de verser un dividende ?
J-P.G : Pas pour l’instant. Aujourd’hui, notre objectif est de financer
notre croissance.
Propos recueillis par Julien
Gautier
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