les quinze jours à Challeng
La vérité sur Veritas Tous
les quinze jours à Challenges, nours demandons à Eric Galiègue, le PDG
de Valquant, un conseil boursier. Avec un certain succès puisque son portefeuille, "entre initiés"
réalise une performance de 16,5% sur 12 mois, contre 10,7% pour le CAC
40. Sachant que le marché primaire action, celui des introductions en
Bourse, commençe à reprendre des couleurs, nous lui avons demandé son
avis sur Bureau Véritas, la grosse opération en cours. Voici la note
qu'il nous a rédigé sur cette valeur. En exclusivité pour internet,
puisque le magazine ne publie que ses conseils d'achats:
SECTEUR, SENSIBILITES : c’est un secteur « défensif », en ce sens que
l’activité ne dépend a priori pas de la conjoncture économique.
L’activité de certification ne peut que se développer, en raison de la
hausse tendancielle de la réglementation et du besoin de se fier à des
acteurs indépendants, objectifs, sans parti pris…
La certification, c’est un peu comme la notation : le fait d’être payé
directement par les entreprises certifiées crée un problème de fond (le
conflit d’intérêt est « congénital ») . Pourtant le système fonctionne
bien …
EVALUATION :
L’évaluation de BUREAU VERITAS correspond parfaitement à celle de des
deux compétiteurs directs, SGS (suisse) et INTERTEK (UK). 0n paie 20 x
les bénéfices 2008, pour une capitalisation boursière de 3,75 milliards
d’euros, qui représente 2 ans de ventes.
Par rapport à ses deux comparables, la société française se caractérise
par des fonds propres particulièrement bas. Il est vrai que cette
activité requiert très peu de fonds propres, mais réaliser un CA de 1,8
milliards d’€ avec des fonds propres limités à 72 millions d’€, et une
dette de 640 M€.(!), est toujours un peu angoissant.
Un petit tiers du chiffre d’affaires actuel du groupe est réalisé grâce
aux opérations de croissance externes menées depuis 6 ans…
Pourquoi Wendel vend-il une participation dans cette société ?
C’est bien parce que le groupe considère que ses perspectives sont moins bonnes et/ou que son évaluation est assez généreuse.
Le marché a actuellement du mal avec les prestations intellectuelles
pures, dont les sociétés de services informatiques sont le meilleur
exemple.
Je n’envisage donc pas un parcours boursier exceptionnel.
J’ai donc une position neutre, et je ne souscrirais pas ces titres.
Voilà qui est clair.
PHM
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