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Vous vous rappelez de la crise
bancaire qui fit grand bruit cet été ? Grande nouvelle, ce n’est pas fini. A
Washington, l’air commence à devenir électrique, voire proche de la panique
totale au fur et à mesure que la crise générale et systémique s’aggrave : crise
boursière, financière, économique, en même temps que la crise du dollar. Le
site WSWS.org décrit, à la date du 9 novembre 2007, l’atmosphère de la
déposition du président de la Federal Reserve, Ben Bernanke, au Congrès le 7
novembre sous terme de « Near-panic atmosphere... ». Tout cela, tel que résumé dans le
discours de Bernake, est le résultat de la crise de la subprime. Or, la crise
qui frappe le marché des crédits immobiliers hypothécaires, de la subprime aux
Etats-Unis (prêts hypothécaires à taux variables), s’est étendue aux bourses,
banques et société et fonds limités dans le monde entier et est loin d’être
terminée, et le président la réserve fédérale n’est pas seul à annoncer que les
jours qui viennent n’iront pas en s’améliorant. Dans ces conditions, l’imagination des analystes s’emballe, Gwynne
Dyer nous prédit un pic pétrolier, et à coté de ça la chine a annoncé son
intention de passer ses transaction en euro, ce qui causerait quelques remous
dans l’économie européenne. Que du bonheur. Petite histoire d’une crise Pour ceux qui n’étaient pas là pendant ces derniers mois,
voici un bref aperçu de la situation : Après l’attentat du 11 septembre, et du fait des taux
d’intérêt variable en baisse, commença une nouvelle montée dans la demande de
bien immobilier, ce qui engendra deux bulles financières : celle du marché
immobilier et celle des investissement boursiers. La
bulle de l’immobilier fut celle qui explosa la première,
en 2007, les taux d’intérêt ont atteint des sommets et les prix de
l’immobilier
aux Etats-Unis commencèrent à chuter. Les gens ne parvinrent pas à
rembourser
leurs emprunts et les banques et établissements financiers commencèrent
à faire
faillite. La chute qui toucha les Etats-Unis contamina les bourses, les
banques, les sociétés et les fonds spéculatifs dans le monde entier.
Les principales
vagues furent ressenties en Asie, au Canada et en Australie. La crise
n’épargna
pas non plus de nombreuses entreprises, sociétés de production, de
marketing et
même le high-tech. Les effets des deux bulles précédemment citées continuent
de perdurer et la sensation de crise économique mondiale est visible et
augmente chaque jour davantage sur le terrain. La question posée est : combien
de temps pourra-t-on encore rester stables lorsque des vents violents de crise
soufflent dans les environs ? Sommes-nous en mesure d’exécuter une action
quelconque afin d’empêcher les prochaines chutes ? La délicate harmonie
mutuelle La crise des crédits démontre
combien nos systèmes sont liés de façon interdépendante et combien chaque
infime mouvement peut mettre en danger la stabilité de tout le marché. Les
crises engendrent une « contamination » d’autres intervenants et entraînent tout
le marché au seuil de l’effondrement et sont une partie des signes de la
globalisation économique. Toutes les tentatives de maintien de la possibilité
de prévision des modèles économiques pour faire face à ces phénomènes ont
abouti jusqu’à présent à un échec. Pourtant, des systèmes bien plus
complexes et dépendant les uns des autres existent dans la nature, et
fonctionnent en parfaite harmonie. Pourquoi, ici, un système aussi vital pour
le bon fonctionnement de nos sociétés n’est pas capable de se maintenir de
façon stable ? Comprendre les lois de la
nature Le prix Nobel de physiologie ou de médecine le Pr
Güther Blobel, chercheur dans la prestigieuse université Rockefeller à Institut médical de New explique que
la science arrive à la conclusion que le principe de réciprocité est la clé de
l’existence de tout le système de la nature. « Le meilleur exemple pour cela,
dit Blobel, est les cellules du corps. Les cellules s’unissent les unes aux
autres en donnant réciproquement au corps tout entier. Chaque cellule du corps
reçoit ce dont elle a besoin pour vivre et tout le reste de ses forces elle les
met au service du corps. » En fait, à chaque niveau de la nature une particule
agit en faveur de la généralité à laquelle elle appartient, et ainsi elle
trouve sa plénitude. La délicate harmonie mutuelle est ce qui permet la vie et
c’est sur elle que se fondent tous les systèmes de la nature. La base des systèmes
artificiels : l’égoïsme Les systèmes artificiels que la société humaine s’est
construites sont en totale opposition avec l’harmonie présente dans la nature. A la base du
comportement humain initiant ces systèmes se trouve l’égoïsme, qui préfère
toujours l’étroit intérêt personnel à l’avantage général, et qui entretient la
course après la richesse, les honneurs et le pouvoir et également (voire
principalement) au détriment des autres. Dans le contexte économique, nous voyons que les intérêts
particuliers des détenteurs de capitaux et d’actions sont la priorité et la
préférence des sociétés. Et certains vous diront : « de nombreuses sociétés
aident la communauté et offrent un réseau sécuritaire social ». Cette action est
certes louable, cependant il est clair que ce n’est qu’un désir basique de toute
entreprise cherchant à embellir son image dans les médias et se faire de la
publicité, ce qui au final est du même cadre égoïste. C’est
précisément là où nous commettons une erreur :
plus nous agissons chacun dans notre propre intérêt, plus cela nous
mène à nous
renfermer sur nous-mêmes, et plus nous découvrons à quel point nous
sommes tous
liés les uns aux autres à travers une série de systèmes sociaux et
économiques - des systèmes artificiels dans lesquels nous sommes
menottés sans pouvoir en
échapper. Sans en prendre conscience, toute action, même la plus
petite, peut
engendrer des changements à l’autre bout du monde, et inversement.
L’ego et la
globalisation nous emprisonnent dans un cercle vicieux et ne nous
laissent pas
le temps de respirer. La question est : comment sommes-nous parvenus à une
situation dans laquelle il nous semble qu’à chaque instant la terre peut
s’effondrer sous nos pieds ? Au lieu d’ajuster le système de liens entre nous existant
dans la nature, nous avons construit à côté un réseau supplémentaire,
artificiel, basé sur l’égoïsme, sans comprendre que nous avons mis ainsi notre
existence en péril. Une solution en vue ?Aussi étrange que cela puisse
paraître, il ne nous reste pas grand-chose d’autre à faire que de changer nos
habitudes. Comment ? Simplement grâce à l’éducation. Les gens doivent prendre
conscience de la raison de la crise et comprendre qu’il existe des lois qui
régissent l’ensemble du système de la nature. Les secousses vécues aujourd’hui viennent
du fait que, nous, nous n’agissons pas selon ces lois. En faisant appel aux
différents systèmes explicatifs, afin que les gens comprennent que notre
société est interdépendante, autrement dit nous que sommes tous liés les uns
aux autres. Cela est comparable à un corps de cellules où chaque cellule du
système « humanité » doit comprendre que le modèle économique le plus avantageux pour
elle est de s’inquiéter de la survie du système collectif, de s’inquiéter de
l’autre. Il ne s’agit pas de construire une utopie, il s’agit d’opérer un
changement de valeurs.
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