BOURSE, INFO, CONSEILS, FORUMS, ...             LA BOURSE, TOUT SIMPLEMENT !
La bourse
simplement !
S'IDENTIFIER Plus de 1500 forums boursiers à votre disposition, suivez et intervenez sur vos valeurs préférées, et bénéficiez de nombreux autres services...
Forum   (debutant)

DEBUTANTS EN BOURSE

Message n° 1NXUX de Krfd7052
lundi 28 janvier 2008 à 19h14


50 %

Soldes - 50 %

Le recul des marchés s'est amplifié ces dernières semaines... au point que plusieurs belles entreprises sont désormais bradées. Nous en avons sélectionné dix qui méritent d'être placées en portefeuille, leurs qualités et perspectives se reflétant mal dans leur valorisation actuelle.

 

C'est bien connu, la Bourse finit toujours par brûler ce qu'elle a adulé! La saignée dont sont victimes de nombreuses valeurs depuis quelques mois en témoigne. Et, ces dernières semaines, le phénomène s'est accentué. Qu'on en juge... Depuis le 1er janvier, des entreprises aussi belles que Delachaux, Derichebourg, Hermès International, Manitou ou encore Ubisoft, pour ne citer que celles-là, ont abandonné plus de 20 %!

Baisse des prix

Les sujets d'inquiétude quant aux perspectives de l'économie et des marchés se sont multipliés ces derniers mois: conséquences de la crise financière pour les banques et l'économie, ampleur du ralentissement économique américain, risque de propagation au reste du monde, robustesse de la croissance des pays émergents, ampleur des révisions en baisse des bénéfices des entreprises pour 2008? Autant de questions et d'incertitudes qui conduisent les investisseurs à réduire leurs positions. Vingt-cinq milliards d'euros ont ainsi été retirés des fonds actions en Europe depuis le 1er janvier. En France, certaines sociétés de gestion réputées subissent des retraits massifs de capitaux depuis plusieurs mois... et sont contraintes de vendre, quel que soit le prix, les valeurs en portefeuille. Moins les titres sont liquides, plus forts sont les décalages de cours induits par ces sorties. C'est ce qui explique notamment l'ampleur de la correction intervenue sur les valeurs moyennes. Depuis le 1er janvier, alors que le CAC 40 n'a abandonné que 3,75 %, les indices reflétant le parcours des petites et moyennes valeurs ont reculé de 10 à 11 %, après une année 2007 au terme de laquelle elles avaient déjà affiché une performance inférieure de 3 à 4 points à celle du CAC 40!

Pourtant, tout a un prix. Comme le rappelle le célèbre investisseur américain Warren Buffett, «la raison la plus fréquente des baisses de prix [Ndlr: le cours des actions] est le pessimisme soit généralisé, soit spécifique à une compagnie ou à une industrie. Nous voulons faire des affaires dans un tel environnement non parce que nous aimons le pessimisme mais parce que nous aimons les prix qu'il génère». En d'autres termes, c'est en achetant dans les périodes au cours desquelles les investisseurs broient du noir que l'on réalise les investissements qui seront finalement les plus rentables. Mais le plus difficile dans cet environnement est de ne pas se laisser influencer par les avis parfois divergents des experts sur la façon dont pourrait évoluer la Bourse dans les prochains mois, pour se consacrer uniquement à l'étude et à l'analyse des entreprises dans lesquelles on souhaite investir.

Investir à long terme

Bien sûr, la crainte légitime de tout investisseur prêt à renforcer ses positions en Bourse est que la correction générale ne soit pas encore terminée. Mais il faut bien comprendre qu'on n'achète jamais au plus bas. Lorsqu'on investit pour plusieurs années, le plus important est d'acquérir des titres d'entreprises de qualité à un prix raisonnable. N'oubliez jamais que, «à court terme, le marché est une machine à voter, mais, à long terme, c'est une machine à peser». Le prix des actions finira toujours par rejoindre la valeur de l'entreprise, même si, à court terme, il faut psychologiquement se préparer à affronter des variations du cours des actions parfois importantes. Mais ces dernières ne modifient en rien la valeur des entreprises sous-jacentes.

C'est dans cet esprit que la rédaction de a réalisé le présent dossier, en recherchant, parmi les entreprises le plus fortement sanctionnées en Bourse ces derniers mois (certaines ont parfois abandonné plus de 50 % par rapport à leur plus-haut atteint en 2007), celles dont les perspectives sont les plus séduisantes et dont la valorisation est revenue à un niveau raisonnable. Concrètement, au sein des entreprises du SBF 250, nous avons sélectionné les sociétés dont le cours de l'action a connu le plus fort repli depuis trois mois, qui présentent le plus faible multiple de capitalisation des bénéfices et qui affichent le rendement le plus élevé. Parmi ces entreprises, nous en avons sélectionné dix dont la valorisation est en moyenne aujourd'hui 25 % inférieure à celle du marché et au sujet desquelles nous avons les convictions les plus fortes

10 belles affaires à prix cassés

Leur cours a dévissé de 30 à 48 % depuis leur plus-haut de 2007, leur valorisation est 25 % inférieure à celle du marché et leur rendement 40 % plus élevé... Alors, pourquoi s'en priver?

- 30

Dexia

Petit retour en grâce

Les déclarations du directeur financier de Berkshire Hathaway (société appartenant au milliardaire américain Warren Buffett) confirmant qu'il n'excluait pas d'investir dans un assureur monoline ont crédibilisé les propos du patron de Dexia. Non pas qu'on s'attende à ce qu'Axel Miller lui cède sa filiale FSA, active dans les métiers du rehaussement de crédit (sorte de garantie pour les souscripteurs de certaines obligations) aux Etats-Unis, mais plutôt parce que l'intérêt soudain de Warren Buffett montre bien qu'il y a beaucoup d'argent à gagner dans cette branche, qui représente 10 à 15 % des bénéfices de Dexia.

Or c'est ce que s'évertue à expliquer depuis plusieurs mois Axel Miller. Il soutient que les dépréciations de FSA sont purement comptables et qu'il n'a pas enregistré de pertes dues aux subprimes. Il affirme aussi que l'activité de FSA, qui a vu son «triple A» confirmé, n'a jamais été aussi forte car ses concurrents perdent du terrain. «La part de marché de FSA est habituellement de 25 %, mais, en ce qui concerne la production nouvelle, elle est passée à environ 50 %», note Dirk Peeters, analyste chez KBC. Dexia peut choisir les meilleurs dossiers avec de meilleures marges. «Même si cela ne durera pas éternellement, la filiale engrange pour l'instant des profits pour les années à venir», constate-t-il. Il table sur un bénéfice récurrent (hors dépréciations) de 2,4 milliards d'euros au titre de 2007. De quoi augmenter, comme promis, le dividende de 10 %, ce qui assure un rendement de 5 % environ, en attendant des jours meilleurs M.-J. P.

Notre conseil A 8,8 fois les bénéfices 2007 estimés, l'action n'a jamais été aussi bon marché. Acheter autour de 17 euros

- 35 %

GL Trade

Rendement appréciable

Les éditeurs de logiciels ne sont pas en odeur de sainteté en Bourse. Pas étonnant, donc, que le titre GL Trade, dont les principaux clients sont des banques et des institutions financières, ait dévissé de plus de 35 % depuis son plus-haut de 2007. Cette sanction nous paraît toutefois exagérée. Au cours actuel, le titre ne capitalise en effet que 11 fois le bénéfice estimé pour 2007, niveau de valorisation historiquement bas pour cette société qui a affiché ces dernières années une croissance moyenne de son activité de plus de 10 %. Pour 2007, elle a confirmé, lors de la publication de son chiffre d'affaires sur neuf mois, la prévision d'une progression de 5 à 6 % de sa croissance interne à taux de change constant. De quoi rassurer les investisseurs dans un contexte de marché peu engageant.

En tout cas, les résultats devraient suivre et le dividende également. La société, dont le principal actionnaire n'est autre que Nyse Euronext, distribue généralement la moitié de ses bénéfices. Le dividende pourrait s'élever cette année à 1,24 euro, offrant un rendement appréciable de 4,5 %. Enfin, le rapprochement entre Euronext et le New York Stock Exchange a relancé les spéculations sur une cession de cet actif peu stratégique pour Nyse Euronext. Le timing d'une telle opération est certes difficile à anticiper, mais, le jour venu, les candidats à un éventuel rachat de GL Trade ne devraient pas manquer X. D.

Notre conseil Au cours actuel, les risques sont limités dans une optique à moyen terme

- 38 %

Imerys

Croissance régulière

Quasi continue depuis plus de dix ans, la hausse du titre du spécialiste des minéraux industriels s'est interrompue en juillet 2007. En cause: les craintes de ralentissement de l'économie américaine et, surtout, la crise du secteur de la construction. D'autant que la faiblesse du dollar reste un problème, les comptes étant convertis en euros. Au cours des neuf premiers mois de l'exercice 2006-2007, le chiffre d'affaires a été amputé de 71,2 millions d'euros, ce qui a conduit certains analystes à revoir légèrement à la baisse leurs prévisions de résultats. Cependant, le repli, qui atteint 35 % depuis les sommets de l'été, semble exagéré: 20 % seulement des facturations sont réalisées outre-Atlantique et à peine 5 % le sont dans le bâtiment. De plus, le groupe a toujours su s'adapter aux situations difficiles, et une seizième année de croissance est attendue. Ainsi, alors que les charges variables augmentent en raison de la flambée du cours des matières premières et des coûts de fret, la société parvient à maintenir un bon niveau de marge opérationnelle. Pour l'exercice 2006-2007, elle devrait atteindre 14,1 % (+ 0,1 point) grâce à des investissements de modernisation et à des plans de restructuration significatifs. Enfin, fort des positions qu'il détient dans chaque marché où il est présent, le leader mondial de l'extraction et du traitement des minéraux a choisi de renforcer son exposition au marché asiatique afin de capter les perspectives de croissance de la région J.-B. A.

Notre conseil Compte tenu des qualités du groupe et de ses capacités d'adaptation, l'action paraît peu chère, à 9,6 fois le bénéfice net 2007 estimé

foncières Décote et dividende

L'indice IEIF Siic France des sociétés foncières a chuté de 36 % par rapport à son sommet du 22 février 2007. Il s'agit de prises de bénéfices, après une ascension de 240 % en un peu plus de quatre ans. Pratiquement toutes les foncières offrent désormais une décote par rapport à leur actif net réévalué (ANR) estimé fin juin 2007. Cette décote dépasse même 30 % sur certaines valeurs comme Orco, Compagnie la Lucette, Cegereal, Foncière des régions, Affine, Foncière Développement Logement et Silic. Les titres valorisés avec une prime sur l'ANR font figure d'exception (Altarea, Mercialys...). Cette prime semblait pourtant justifiée par le statut de valeur de croissance des foncières. Mais la hausse du coût de financement des acquisitions est passée par là, réduisant d'autant l'écart avec le rendement locatif. La création de valeur est désormais moins facile, ce qui va ralentir, voire stopper la hausse des ANR. Il convient donc de privilégier les foncières les moins endettées, mais aussi les plus aptes à capter une partie de la marge de promotion en démarrant des projets très en amont, pour obtenir de meilleurs rendements locatifs initiaux. Retenir aussi celles qui ont les actifs les plus défensifs (centres commerciaux et murs de boutiques). Par ailleurs, le secteur des foncières devrait être marqué par de nombreuses fusions dès cette année et recèle quelques belles valeurs de rendement. Le coupon estimé dépasse 5 % sur des titres comme Foncière des régions, Cegereal, Tour Eiffel, Züblin et Compagnie la Lucette J.-L. C.

- 37 %

IMS

Très faible valorisation

Affecté par son statut de valeur cyclique, le titre du leader européen de la distribution d'aciers spéciaux a dévissé de 37 % depuis l'été. Pourtant, il recèle de nombreux atouts. Après une croissance moyenne de 14 % entre 2004 et 2007, la direction a relevé les objectifs du groupe pour la période 2008-2010. Elle vise désormais une progression annuelle de ses facturations de 16 %, soit 1 million de tonnes d'aciers vendus chaque année contre 0,7 million actuellement, afin de porter sa part de marché en Europe de 9 à 14 % d'ici à 2010. Pour atteindre son but, IMS compte poursuivre ses acquisitions dans un marché très fragmenté. Et il en a la possibilité, avec un endettement net qui pourrait atteindre jusqu'à 70 % de ses fonds propres (contre 58 % au troisième trimestre 2007). L'effet de taille devrait ainsi engendrer une amélioration des conditions d'achat, donc une hausse de la marge brute de 444 euros la tonne en 2006 à 480 euros en 2010. De la même manière, la marge opérationnelle devrait progresser de 0,5 point, à 7,5 %.

Autre point positif, alors que l'environnement économique s'est obscurci ces derniers mois, l'évolution favorable du prix des alliages et la confirmation des niveaux d'activité pour la fin de l'année dernière ont conduit la direction à relever son objectif de résultat opérationnel 2007 à 110 millions d'euros, contre 102,4 millions initialement. Enfin, le groupe n'est pas affecté par la faiblesse du billet vert, puisque l'intégralité de ses ventes est réalisée en Europe J.-B. A.

Notre conseil Compte tenu de la croissance attendue, l'action paraît peu chère, à 6,7 fois le bénéfice net estimé pour 2007

- 44 %

M6

Une évolution réglementaire favorable

Même les promesses de Nicolas Sarkozy de mettre un terme à la publicité sur France Télévisions n'y font rien... Les chaînes commerciales n'ont plus la cote en Bourse. Il est vrai que les perspectives du marché publicitaire n'ont jamais été aussi floues, avec la concurrence grandissante de nouveaux supports comme Internet et, surtout, des nouvelles chaînes de la télévision numérique terrestre. Le sévère avertissement sur les résultats lancé par TF1 lors de la publication de ses comptes du premier semestre 2007 a jeté le trouble sur le secteur, entraînant la chute du titre et, à sa suite, celle de M6. Pourtant, la situation des deux entreprises n'est pas exactement similaire. Le statut de leader de TF1 le rend a priori plus vulnérable à l'émiettement attendu des audiences. D'ailleurs, M6 continue de gagner des parts de marché. Selon les statistiques de Yacast, son chiffre d'affaires publicitaire brut a progressé de 4,6 % (contre + 0,8 % seulement pout TF1). Autre différence, les diversifications du groupe M6 sont plus avancées: la chaîne représente moins de la moitié des ventes consolidées, contre 60 % pour TF1. Enfin, le bilan de M6 est extrêmement sain, avec une trésorerie nette estimée à plus de 80 millions d'euros fin 2007 (au contraire, TF1 est endetté à hauteur de 500 millions d'euros environ) E. S.

Notre conseil Les changements réglementaires attendus dans le secteur audiovisuel devraient profiter au titre. Et il ne se paie que 11 fois les bénéfices 2008

Banques La crise n'est pas terminée

«Il ne faut pas attendre d'éclaircie sur les valeurs bancaires avant la présentation des résultats annuels. Ensuite... cela dépendra des nouvelles», notait la semaine dernière le patron d'une grande banque de la place. Le marché français est moins affecté que son homologue américain et, si la confiance revient, les activités de titrisation, surtout utilisées pour refinancer des crédits à la consommation ou des billets de trésorerie des entreprises, vont repartir. Faut-il craindre pour les banques françaises des ardoises qui, comme chez Citi ou Merrill Lynch, se chiffrent en dizainesde milliards de dollars? A priori, non. Les banques françaises ne sont pourtant pas épargnées. Société générale a dû réintégrer à son bilan 4,3 milliards de dollars des créances titrisées, avec des pertes à la clé. Crédit agricole enregistrera 2,5 milliards d'euros de nouvelles dépréciations au quatrième trimestre, mais restera bénéficiaire. Natixis n'est pas en forme, mais ses actionnaires, Caisses d'épargne et Banques populaires, lui ont enlevé une épine du pied en reprenant sa filiale américaine CIFG, à recapitaliser. BNP Paribas, sensible à la dégradation de la conjoncture américaine au travers de BankWest, est aussi plus exposée sur le marché des LBO, mais l'établissement résiste. L'année 2008 n'apportera pas de solutions à tous les problèmes. Le ralentissement économique en vue aura des effets négatifs qui viendront s'ajouter au recul des revenus dans la gestion d'actifs et la banque d'investissement. La restauration des marges sur les crédits compensera peut-être la baisse des volumes, mais elle servira surtout à absorber la montée des risques. 2008 ne devrait pas être un grand millésime pour les valeurs bancaires, dont les bénéfices pourraient être revus à la baisse

M.-J. P.

- 48

Manitou

Sanction excessive

Avec 35 % de baisse ces trois derniers mois, l'action du numéro un mondial des chariots tout-terrain atteint des niveaux particulièrement intéressants. Au cours actuel, la valeur d'entreprise de Manitou se limite en effet à environ 5,5 fois son résultat opérationnel courant attendu pour 2007! Certes, Manitou est un groupe cyclique, et une telle valorisation a déjà été atteinte à plusieurs reprises dans le passé. Mais le groupe a considérablement évolué. Il est aujourd'hui beaucoup mieux implanté à l'international, même si l'Europe absorbe encore près de 80 % de ses ventes. Surtout, il a depuis deux ans pris position sur un marché dix fois plus gros que celui du chariot tout-terrain: les chariots de manutention industrielle. Ce dernier devrait constituer un soutien important à la croissance future.

En fait, au cours actuel, la valorisation du groupe traduit des anticipations de baisse des ventes et des bénéfices. Or, compte tenu du niveau d'activité actuel et de l'évolution anticipée des marchés finaux du groupe (agriculture, industrie et construction) dans les zones où il est implanté, l'exercice 2008 semble devoir constituer une nouvelle année de progression des résultats. Ce n'est donc qu'en 2009, le cas échéant, que les résultats de l'industriel pourraient refluer, à la faveur d'un éventuel ralentissement économique marqué sur le Vieux Continent. La valorisation actuelle anticipe largement ces hypothèses pessimistes. Pour mémoire, lors du précédent bas de cycle (2002), les ventes avaient reculé de 14 % par rapport au haut de cycle (2000), et le bénéfice net de 20 % C. D.

Notre conseil La qualité de l'affaire est telle que son prix actuel constitue une opportunité

- 40 %

Mr. Bricolage

On brade

Dans un secteur de la distribution pris dans la tourmente des marchés financiers, Mr. Bricolage a été particulièrement touché: le titre a chuté de 35 % en trois mois. Les incertitudes sur l'évolution de la consommation et du marché immobilier ont suscité la méfiance. La chute s'est poursuivie quand la direction a annoncé le 2 janvier devoir intégrer 4,7 millions d'euros de charges non récurrentes dans ses comptes 2007, ce qui devrait amputer d'environ 20 % le bénéfice net, estimé désormais à 16,5 millions d'euros - en hausse, quand même, de 7 % sur un an.

Cette nouvelle est certes intervenue à un mauvais moment mais elle ne remet pas en cause le redressement des fondamentaux du groupe,dont les ventes progressent plus rapidement que le marché. Le chiffre d'affaires est ainsi attendu en hausse de 7 % en 2007 et de 6 % en 2008 - dans l'hypothèse que la consommation ne décrochera pas. Volumes de ventes croissants et optimisation des achats se traduisent par une amélioration progressive de la rentabilité. La marge d'exploitation devrait dépasser 7 % pour l'exercice 2007, contre 6 % en 2006. Aujourd'hui, fort d'une structure de coûts rationalisée et d'un endettement réduit, le groupe peut se redéployer. Il compte reprendre dès cette année les ouvertures de magasins et n'exclut pas une acquisition. Enfin, Mr. Bricolage bénéficiera en 2008 d'une plus-value nette d'impôt de 14 millions d'euros liée à la cession d'actifs immobiliers A. C.

Notre conseil La baisse du titre apparaît comme une opportunité pour se repositionner sur la valeur, qui capitalise seulement 7 fois le bénéfice net, hors plus-value exceptionnelle, attendu pour 2008

Des actions non soldées...

Il est rare qu'un marché baissier affecte tous les titres de la même façon. En fonction des causes à l'origine des craintes des investisseurs et de leurs conséquences économiques, les secteurs et les valeurs subissent des corrections variables. Mais il est rare également que des valeurs se maintiennent, dans un tel environnement, à leur plus haut niveau. C'est pourtant le cas de «l'icône» de la Bourse de Paris, Air liquide, dont l'action n'est qu'à quelques points de son sommet historique. La régularité de métronome avec laquelle les bénéfices du numéro deux mondial des gaz industriels augmentent rassure ses actionnaires. Quelle que soit la vigueur de l'économie, les bénéfices devraient progresser d'au moins 10 % par an au cours des prochaines années. Danone se situe également à un niveau peu éloigné de ses sommets. Et Pernod Ricard n'en est pas très loin non plus. Ces deux entreprises exercent des métiers qui dépendent peu de l'activité économique mondiale. Même dans une conjoncture très difficile, leurs bénéfices pourraient encore suivre une courbe ascendante. Attention, toutefois. En cas de poursuite de la baisse du marché et avec une valorisation aujourd'hui supérieure à 20 fois les bénéfices estimés pour 2007, ces valeurs pourraient finir par faire l'objet de dégagements C. D.

- 46 %

Neopost

Confiance à restaurer

Une valeur de croissance ne doit pas décevoir. Ou bien la sanction est sévère. Neopost l'a appris à ses dépens. Fin octobre, le fabricant de machines à affranchir le courrier a été contraint d'abaisser ses prévisions. La faute à une situation de marché plus difficile qu'attendu aux Etats-Unis, où le groupe réalise 40 % de son activité, et à un dollar faible. Du coup, le groupe ne s'attend plus qu'à une croissance de 2 % de son chiffre d'affaires fin janvier 2008 et à une marge opérationnelle de 26 %, contre 26,3-26,5 % initialement prévus. Les analystes ont bien reçu le message. Alors qu'en juin dernier ils anticipaient en moyenne une hausse de 6,8 % du bénéfice net par action de l'exercice clos fin janvier 2008, ils tablent désormais sur une baisse de 5,3 %. Pas de quoi, donc, justifier une chute du titre de 43 % en six mois et un PER de 13,7. Pour mémoire, Neopost se payait l'an dernier plus de 20 fois les prévisions de bénéfices de l'exercice en cours.

L'action affiche ainsi une forte décote alors que le succès du business model du groupe et sa solidité financière ne sont pas remis en cause. En outre, un gros programme de renouvellement d'affranchisseuses est prévu en 2008 aux Etats-Unis. Certes, avec la faiblesse du billet vert, les analystes s'attendent à une amélioration moins soutenue de l'activité au cours des mois qui viennent. Mais ils anticipent tout de même une croissance de 2 à 5 % du chiffre d'affaires pour l'exercice 2008-2009, avec une marge d'exploitation en progression de 0,5 point

N. R.

Notre conseil Le cours actuel constitue une belle porte d'entrée sachant que, en outre, Neopost est généreux avec ses actionnaires. Le rendement 2007 est en effet estimé à plus de 5 %. Il faudra en revanche être patient, car le retour de la confiance risque de prendre du temps

- 47

Nexans

Des marchés encore porteurs

Achaque période de forte baisse des marchés surgissent des aberrations. Le cas de Nexans en fait partie. Le premier fabricant de câbles de la planète a ainsi chuté de 17 % depuis le 1er janvier et vu sa capitalisation fondre quasiment de moitié depuis son plus-haut de l'été 2007. En fait, le titre souffre du mouvement moutonnier des investisseurs qui consiste à vendre sans discernement tout le secteur des biens d'équipement en raison de son caractère cyclique. A cela s'ajoute la défiance des investisseurs vis-à-vis des valeurs moyennes.

Pourtant, les perspectives de Nexans restent bien orientées grâce à une forte demande dans son premier débouché, les câbles pour l'énergie. De plus, le groupe continue à se désengager de son activité peu rentable des fils conducteurs, ce qui aura un effet mécanique positif sur sa rentabilité. La société devrait d'ailleurs, lors de la publication de ses résultats annuels le 31 janvier, relever ses objectifs pour les prochains exercices. Les analystes attendent ainsi en moyenne un chiffre d'affaires de 5 milliards d'euros en 2008 et une marge d'exploitation de près de 8 %. Or, si entre juin 2007 et janvier 2008 les prévisions de bénéfice ont été revues à la hausse de 13 % par le consensus, le PER a chuté, dans le même temps, de plus de 40 %! F. C.

Notre conseil La valeur se paie désormais 8,3 fois son résultat net et moins de 6 fois son résultat d'exploitation attendus en 2008. Des niveaux qui nous semblent très intéressants

- 34 %

Saint-Gobain

Une décote historique

L'opération séduction du nouveau directeur général a fait long feu. En prenant les commandes de Saint-Gobain au printemps dernier, Pierre-André de Chalendar souhaitait imprimer sa marque. A l'occasion de la présentation des résultats semestriels, il s'est ainsi prononcé pour une accélération de la stratégie de Jean-Louis Beffa, qui voulait faire du groupe un leader mondial du marché de l'habitat. Ses objectifs à l'horizon 2010: une croissance interne de 5 % par an du chiffre d'affaires et un bénéfice net par action en amélioration de plus de 10 % par an en moyenne. Les analystes avaient applaudi des deux mains, relevant même de 6 % leur estimation de bénéfice net par action pour 2007.

Mais la crise immobilière américaine est passée par là. Saint-Gobain a eu beau confirmer sa confiance, début juillet, le marché a commencé à craindre qu'il ne soit pénalisé par une baisse d'activité outre-Atlantique, cette zone représentant environ 15 % de son activité. Certes, le fabricant de matériaux est touché puisque, au cours des neuf premiers mois de l'année 2007, son chiffre d'affaires a baissé de 15 % aux Etats-Unis, mais cette contre-performance est largement compensée par la bonne tenue de ses marchés en Europe et dans les pays émergents. Saint-Gobain devrait donc parvenir à atteindre ses objectifs de croissance en 2007 mais aussi en 2008, ce que le marché n'intègre pas au cours actuel. Le titre se paie, en effet, 10,4 fois le bénéfice net estimé en 2007, soit un niveau de bas de cycle, alors que la direction a justement réduit fortement le caractère cyclique de l'activité. Même l'arrivée de Wendel dans le capital en septembre n'a pas réussi à soutenir le titre N. R.

Notre conseil L'action bénéficie d'un attrait spéculatif qui mériterait une meilleure valorisation

Technos Inutile de se presser

Dans les marchés chahutés, la techno pique du nez. Le phénomène n'est pas nouveau, mais il se rappelle au mauvais souvenir des investisseurs. Parmi les plus fortes baisses du SBF 250, les technos arrivent en bonne place. Pourtant, nous restons réservés sur la majorité de ces dossiers, qui souffrent aussi de leur statut de valeur moyenne à l'heure où les investisseurs privilégient les titres les plus liquides. C'est notamment le cas de Parrot. Le spécialiste des kits mains libres Bluetooth a beau ne se payer que 8,6 fois ses bénéfices attendus en 2007, le marché n'a plus confiance dans une société qui a multiplié les bévues. Chez Modelabs, si la branche de fabrication de téléphones à la demande (30 % des ventes) est bien orientée, le reste de l'activité (distribution, accessoires...) est à la peine. Prudence également pour Soitec. Certes, après une chute de 77 % en un an, le titre pourrait avoir bientôt touché le fond, mais la société souffre de la faiblesse du dollar et sa dépendance à son grand client AMD est un facteur de risque important. Parmi les autres valeurs en pleine déconfiture, citons Wavecom ou Bull et, dans une moindre mesure, Oberthur. Mais il n'y a pas que les valeurs moyennes qui souffrent. Il suffit pour cela de regarder le parcours boursier d'Alcatel (- 32 % en trois mois) ou de Thomson, qui enfonce chaque jour de nouveaux plus-bas. Sur ces dossiers aussi, la prudence reste de mise, les deux sociétés pâtissant d'un manque chronique de visibilité

F. D.

 


Illustration des conseils boursiers de Boursica.com
  • PERFORMANCE GLOBALE EXCEPTIONNELLE DE
    PLUS DE 200% PAR AN !
  • Conseils garantis et petits prix !
  • Contact direct avec les conseilleurs du site.
ABONNEZ-VOUS POUR UN PEU PLUS D' 1 € / JOUR : 
CONSEILS CERTIFICATS   -   CONSEILS ACTIONS
Témoignages :
« que dire ? Simplement merci pour ce 2eme salaire » (msg n° 6EP2J)
« pv presque un an de salaire en moins de 4 heures un vrai bonheurrrrrrrrr » (msg n° 6CPH4)
« que du bonheur, car j ai déjà pu acheté ma petite maison et depuis
peu ma petite voiture » (msg n° 6H4JE)
« Mille foi merci pour votre travail, vous rendez vraiment beaucoup
de gens heureux. » (msg n° 6H4AP)
Lire d'autres témoignages...