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Le
groupe bancaire résiste à la morosité ambiante. Ses bons résultats
viennent conforter les ambitions d'expansion de sa maison mère, le
Crédit Mutuel .
Neuf
ans après son rachat par le Crédit Mutuel Centre Est Europe, le Crédit
industriel et commercial (CIC) donne toute satisfaction à son
propriétaire. Certes, le groupe bancaire voit son produit net bancaire
reculer en 2007 de 3,7 % à 4.193 millions d'euros. Son résultat net
part du groupe baisse aussi de 10,6 % à 1,139 milliard d'euros. Mais,
selon le CIC, cette évolution résulte de l'application des normes
comptables IFRS. La banque ajoute que l'année 2006 constitue un
référentiel très élevé puisqu'elle avait enregistré en un an un
doublement de son résultat. " Ce qu'il faut retenir, c'est que nous
avons confirmé le cap du milliard d'euros de bénéfice net ", résume
Alain Fradin, vice-président du directoire du CIC. Le groupe bancaire
avait essuyé de lourdes pertes sur ses produits dérivés en 2005. Il se
félicite d'avoir été cette fois-ci relativement épargné par la crise
des crédits immobiliers américains à risque dits " subprimes ". Le CIC
détient un portefeuille de 3,9 milliards d'euros de titres exposés.
" Compte tenu de la décote et de la faible liquidité des marchés au
31 décembre 2007, ce portefeuille enregistre un produit net bancaire
négatif de 180 millions d'euros ", indique le groupe. Du fait de la
qualité des titres concernés, dont 91 % sont notés AAA, il n'y aurait
toutefois pas de risque significatif de pertes à terme. Au contraire,
" nous pourrions bien enregistrer des plus-values latentes d'ici trois
ans ", affirme Michel Lucas, président du directoire du groupe
bancaire. La banque de détail, qui représente 69 % de l'activité du
CIC, a confirmé son dynamisme, captant 185.000 nouveaux clients,
particuliers, professionnels et entreprises confondus. " En janvier,
nous avons passé le cap des quatre millions de clients ", se félicite
Alain Fradin. Le domaine de l'assurance dommages a en particulier tiré
l'activité vers le haut. Les contrats en portefeuille ont progressé de
20,4 % pour frôler les 2 milliards. CANDIDAT AU RACHAT DES 403 AGENCES
DE HSBC EN FRANCE Ces bons résultats renforcent la solidité financière
de la maison mère. Le groupe Crédit Mutuel-CIC voit ses fonds propres
progresser de 10,5 % pour dépasser le cap des 20 milliards d'euros à
20,291 milliards. De quoi nourrir les ambitions d'expansion du patron
du Crédit Mutuel. Michel Lucas reconnaît être non seulement candidat au
rachat des 403 agences françaises de HSBC, mais aussi d'autres agences
de banques étrangères dans l'Hexagone. Sur le ton de la boutade, il
n'exclut pas non plus un rapprochement avec la Société Générale. En
abandonnant au Crédit Mutuel 30 % de son capital, " la Générale se
mettrait à l'abri d'une OPA d'un groupe étranger. Pour le Crédit
Mutuel, rapatrier un tiers du résultat d'une banque qui dégage
traditionnellement 7 milliards d'euros par an n'est pas dénué d'intérêt
non plus ", souligne, rieur, Michel Lucas. À bon entendeur...
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