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Le groupe Crédit Mutuel-CIC a engagé des discussions exclusives avec l'espagnol Banco Popular en vue de lui racheter sa filiale française et ses 18 agences. Il pourrait ainsi s'offrir un - petit - lot de consolation, un mois après avoir été devancé par les Banques Populaires pour la reprise des 7 banques régionales mises en vente par HSBC France (406 agences au total). Les Banques Populaires l'avaient emporté pour 2,1 milliards d'euros, un prix alors jugé excessif par Michel Lucas, le directeur général de Crédit Mutuel-CIC.
Banco Popular gère en France, où il s'est installé en 1968, 5 agences situées à Paris, 3 autres en Ile-de-France et 10 dans le sud, à Béziers, Bordeaux, Elne, Grenoble, Lyon, Mauguio, Montpellier, Nîmes, Perpignan et Villeurbanne.
Etablissement généraliste, il fournit l'ensemble des services bancaires, ainsi que des produits d'assurance et de prévoyance, aux Espagnols résidant en France et « à toute personne ou société ayant des liens avec l'Espagne ».
Coopération commerciale
L'accord prévoit en parallèle une « coopération commerciale » permettant aux clients des deux banques d'utiliser leurs réseaux respectifs. « La proposition du Crédit Mutuel inclut un accord commercial qui assurera la continuité des services offerts aux clients en France par l'intermédiaire du réseau du groupe français (5.000 agences) », selon Banco Popular. Inversement, les clients de la banque française pourraient profiter du réseau de Popular en Espagne et au Portugal, le troisième plus important dans la péninsule ibérique avec 2.500 agences. Les groupes se refusent à fournir tout élément de valorisation de la transaction, affirmant qu'ils « ont prévu de clore prochainement les négociations sur les termes du contrat ».
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