27.12.2008
La direction du spécialiste de la vente par correspondance indique
qu'"aucune décision n'est finalisée" sur d'éventuelles suppressions
d'emplois, démentant le chiffre de 400 postes supprimés avancé par la
presse.La direction des 3 Suisses a indiqué vendredi
26 décembre avoir "enclenché une profonde mutation de son métier de la
vente à distance", mais qu'"aucune décision n'est finalisée" sur
d'éventuelles suppressions d'emplois. Le Figaro faisait état de 400 postes supprimés.
Mutation
"3 Suisses a enclenché une profonde mutation de son métier de la vente
à distance. L'ensemble des équipes dirigeantes et du personnel se
mobilisent depuis plusieurs mois dans la transformation du modèle
commercial où le e-commerce continue son développement et représente
déjà plus de 40% du chiffre d'affaires", écrit la direction dans un
communiqué.
"Ce redéploiement nécessite également une réflexion sur les process,
les organisations et les compétences clés. A ce stade, aucune décision
n'est finalisée de nature à engager le processus de consultation des
partenaires sociaux", est-il ajouté.
400 suppressions d'emplois ?
Selon le Figaro de vendredi, "Les 3 Suisses tablent pour
le moment sur 400 suppressions de postes dont entre 140 et 170 au siège
(à Croix, dans le département du Nord)). Les autres concernent les six
centres d'appels téléphoniques de Villeneuve-d'Ascq, Rouen, Marseille,
Nantes, Lyon et Nancy qui emploient 500 salariés".
Interrogée sur les 400 suppressions de postes annoncés par le
quotidien, une porte-parole de la direction de la société a "démenti"
qu'un tel chiffre soit arrêté, affirmant que la réorganisation à
l'étude "n'implique pas forcément de plans sociaux".
"S'adapter à l'évolution des ventes"
"C'est vrai que la direction nous a alerté depuis un moment", a indiqué
de son côté à l'AFP Fatiha Bouzaoui, secrétaire CGT du CE des trois
Suisses, qui s'est dit "très inquiète", tout en précisant qu'il n'y
avait pour l'instant "rien de concret" et que la direction devait
"donner sa stratégie en février".
Même son de cloche du côté de la CFDT selon laquelle au mois de
février, l'entreprise devrait annoncer une nouvelle restructuration.
"On n'a pas de chiffres. Aujourd'hui, il y a des études dans tous les
services", explique Brigitte Moreira, déléguée syndicale CFDT.
"Rien de précis n'est décidé, nous travaillons à une réorganisation
annoncée courant 2009", a précisé un porte-parole des 3 Suisses, cité
par Le Figaro. Il faut "s'adapter à l'évolution de nos ventes sur internet, qui représentent 40% de notre chiffre d'affaires", a-t-il ajouté.
L'ancien directeur général de Trois Suisses France Jean-Marie
Bouckaert, avait été remplacé fin octobre par un nouveau responsable,
Pascal Gires, un mouvement qui s'était accompagné de craintes des
syndicats sur l'emploi.
Baisse constante depuis 2003
Jean-Marie Bouckaert avait, avant son départ, "précisé qu'au niveau des
six centres de vente par téléphone, la direction serait dans
l'obligation d'en fermer quelques-uns", avait alors indiqué Fatiha
Bouzaoui.
Le vépéciste, détenu à 55% par le groupe allemand Otto et à 45% par la
famille Mulliez, également propriétaire d'Auchan, Decathlon et Leroy
Merlin, travaille depuis des mois à cette réorganisation.
Si le chiffre d'affaires des sites internet progresse de plus de 20%
chaque année depuis 2003, les acteurs historiques de la vente à
distance (Camif, La Redoute, 3 Suisses...) enregistrent une baisse
constante depuis la même année. En 2008, leur chiffre d'affaires
devrait reculer de 7%, puis de 8% en 2009, selon le cabinet Xerfi.
Cet automne, La Redoute, propriété du groupe de luxe et de distribution
PPR, a d'ailleurs annoncé la suppression de 672 emplois d'ici 4 ans,
fermant notamment ses 81 points de contacts en France, alors que la
Camif a fait l'objet d'une liquidation judiciaire.
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