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Forum (horscote)
SOCIETES NON COTES
Message n° 421TC de
Pier
vendredi 2 janvier 2009 à 17h10
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Enquête judiciaire sur la société de vente en ligne Showroom2001 |
Date: |
02/01/2009 @ 15h45 |
PARIS, Jan 2 (Thomson Financial) - Une information judiciaire pour "pratiques commerciales douteuses" a été ouverte à Paris visant la société de vente en ligne Showroom2001, soupçonnée d'avoir pris des commandes qu'elle ne pouvait honorer et ainsi lésé ses clients, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.
Cette société, qui regroupe plusieurs enseignes comme Promotions.fr, Prix.fr ou Shoozle, était en redressement judicaire depuis le 20 octobre avant d'être placée en liquidation le 17 novembre.
La société a continué à enregistrer des commandes, alors qu'elle se savait en cessation de paiements depuis la fin février, a-t-on précisé de même source, confirmant une information du Parisien.
"Plusieurs centaines de personnes" auraient ainsi été lésées, selon cette source.
Des plaintes ont également été déposées auprès de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).
La fédération de vente à distance (Fevad) qui regroupe les principaux sites internet de commerce, souligne que Showroom2001 ne fait pas partie de son organisation et qu'elle est loin dans le classement des sites les plus actifs.
Cette société de "e-commerce", spécialisée dans la vente de matériel électronique et d'électroménager, était déjà dans le collimateur du parquet de Paris qui avait mené une enquête préliminaire avant d'ouvrir en octobre une information judiciaire pour "pratiques commerciales douteuses".
"Entre la période de la cessation de paiement et la prononciation du redressement judiciaire, une entreprise peut faire à peu près n'importe quoi, ne plus honorer ses commandes, encaisser les chèques et les virements bancaires et faire ensuite valoir sa bonne foi", explique à l' Michel Pasotti, qui représente plusieurs plaignants.
Ainsi "pendant des mois des clients ont passé leurs commandes sans savoir que l'entreprise était en cessation de paiement", a-t-il ajouté, regrettant ensuite "l'ambiguïté du cadre réglementaire" qui n'assure pas la protection du client.
"On souffre de l'absence de structures pour intervenir dans le cadre d'une action de groupe ou d'une action collective. C'est très handicapant", a ainsi regretté Me Pasotti.
"Et pour une affaire Showroom2001 il y en a des dizaines voire des centaines dans lesquelles les consommateurs se retrouvent floués, la société s'étant volatilisée", a-t-il encore assuré.
Les ventes sur internet connaissent un succès croissant. Selon une étude, les ventes du secteur devraient progresser de 10% cette année après une hausse de 12% en 2008.
La liquidation en novembre dernier de la Camif Particuliers, véritable institution, a tiré la sonnette d'alarme. Les associations de consommateurs ont demandé le remboursement des sommes versées ou la livraison des biens commandés.
En effet, en cas de liquidation, le client passe après les remboursements de l'Ursaff, le paiement des impôts, des salaires ou encore des fournisseurs.
La Fevad va proposer "dans les semaines à venir" une série de mesures de défense des consommateurs, a déclaré à l', le secrétaire général, Dominique Duchatelier. Parmi celles-ci, un système d'assurance ou encore la possibilité de débiter le client seulement lors de l'expédition de la marchandise, a-t-il précisé.
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